Harry Potter
Posté le 11.01.2008 par fandefessees
C’est une fiction de Rae. Rogue et Minerva sont les enfants adoptés de Dumbledore.
Perte de contrôle
Rogue s’assit sur sa chaise préférée, une boisson à la main, les yeux dans le vide. Ses genoux gigotaient nerveusement en même temps qu’il repensait aux événements de la journée. »Merde », pensa-t-il, pourquoi l’avait-il laisser l’agacer comme ça ! Pourquoi je ne l’ai pas jouée cool. Il eut un petit sourire à la pensée de Minerva hurlant sous son nez pendant qu’il la toiserait et qu’elle perdrait le contrôle.
Aah, c’était sa faute ! Elle avait commencé ! Comment aurait-il dû répondre quand elle avait débarqué comme une tornade dans SA classe et avait commencé à lui lancer des insultes devant ses étudiants. Comment avait-elle osé ! Personne ne pouvait lui faire perdre son sang froid comme elle !
Ses pensées se tournèrent ensuite vers le regard qu’avait eu Dumbledore. L’estomac de Rogue se retourna en y pensant. Ce regard avait toujours été suivi par une « discussion » dont Rogue n’avais aucune envie de penser. Mais c’était il y a longtemps. Il ne s’était pas retrouvé sur les genoux de Dumbledore depuis des années et qu’il soit damné si cela allait se passer maintenant. Pas quand c’était Minerva qui avait commencé ! Non, ça n’arriverait pas ! Il ne pouvait pas se soumettre à une telle punition enfantine. Il n’aurait qu’à l’expliquer très clairement à son père et ils pourraient régler le problème entre adultes. Rogue était bien décidé à s’accrocher à cette pensée sachant qu’il avait raison et son père n’aurait qu’à l’accepter.
Quand les coups attendus sur la porte se firent entendre, Rogue avança à grands pas vers vers celle-ci et répondit calmement.
« Bonsoir Directeur, entrez je vous en prie », dit Rogue en ouvrant la porte.
Dumbledore étudia le visage de son fils adoptif. C’était un acteur hors pair ! Bien, il aurait à user de ses talents bien assez tôt si Voldemort réussissait à revenir. La mâchoire serrée et la rébellion brillant dans les yeux de son fils ne passèrent pas inaperçus. Oui, pensa-t-il, il allait devoir utiliser une approche différente.
Dumbledore se dirigea directement vers le bureau de Rogue, s’assit sur sa chaise et dit : « Severus Snape Dumbledore venez ici. »
Rogue avait déjà été appelé au bureau de son père plusieurs fois alors il s’approcha se tenant bien droit, déterminé à regarder l’homme dans les yeux. Il décida qu’il valait mieux qu’il agisse rapidement avant que ses nerfs le lâchent. « Directeur, vous ne pouvez pas m’en vouloir d’avoir répondu aux agressions de Minerva aujourd’hui. Je… »
« Pourquoi vous a-t-elle agressé ? », demanda Dumbledore non sans une pointe de colère dans la voix qui électrifia la pièce.
Ce n’était pas le point que Rogue s’était préparé à défendre. Il essaya désespérément de trouver un bon argument mais qui aurait pu le faire quand le plus puissant des sorciers vous toisait du regard !
Avant que Rogue ne puisse articuler quoique ce soit, Dumbledore parla à nouveau. « Est-ce que vous niez que vous avez malmené et diminué ses étudiants ? »
« Quoi ? Je… »
« Est-ce que vous niez que vous vous moquiez d’un garçon qui se débat pour tenter de trouver sa voix dans un monde où ses parents ont été torturés à en devenir fous !! Est-ce le genre de personne que vous voulez être Severus ? »
« Non…monsieur…je… »
Voulez-vous vraiment que Minerva pense que vous croyez qu’elle se cache à Poudlard derrière moi au lieu de faire face au monde !! »
« NON ! », cria Severus sincèrement, blessé par ce dernier argument. « J’étais en colère ! Nous avons tous les deux dit des choses… ! Je ne le pensais pas…je…je l’a respecte. »
« Peut-être devriez-vous lui dire un jour », dit Dumbledore plus calmement. Puis, il soupira. « Severus, Minerva n’aurait jamais dû vous interpeller devant votre classe et vous insulter de la sorte mais elle avait tous les droits d’être en colère après vous du fait de votre comportement détestable. »
Rogue était toujours désireux de défendre ses actions. « Vous avez dit que vous compreniez mon attitude envers Potter ! », se plaint-il.
« Est-ce le seul a avoir subit une humiliation ?! Severus, je sais que vous êtes en colère et je ne m’attends pas à ce que vous soyez amical avec vos élèves, mais j’attends de vous que vous les traitiez avec un minimum de décence. SUIS-JE ASSEZ CLAIR ?! »
« Oui, directeur. »
« Alors je ne vois aucune raison de reporter la suite. Vous vous êtes comporté lamentablement et avez traité mes élèves avec dédain. Vous avez aussi insulter votre sœur de noms terribles devant des étudiants. Elle en a été grandement humiliée. C’est INEXCUSABLE, Severus, et vous allez devoir en subir les conséquences. »
Dumbledore se leva de la chaise derrière le bureau et se dirigea vers le sofa.
Je ne peux pas…je ne le ferai pas…pensa Severus. « Directeur », dit-il rapidement.
Dumbledore s’arrêta et se retourna lentement vers son fils les yeux scintillants « Ou, fils ? »
L’estomac de Rogue se souleva désagréablement quand il croisa le regard de Dumbledore. Il faillit se dégonfler et se dépêcha de continuer. « Monsieur, je sais ce que vous avez l’intention de faire et je crains que je ne…je ne puisse pas me soumettre à un tel châtiment infantile. Nous avons vécu beaucoup de choses et j’ai tant vu également. Je suis prêt à me soumettre à toute autre forme de punition pour mon comportement mais je ne serais pas fessé comme un enfant ! »
« Je vois », dit Dumbledore en se retournant à nouveau et en repartant vers le sofa où il s’assit.
Rogue fut déconcerté par la réponse. Il s’était senti en confiance avec son petit discourt mais pourquoi se sentait-il maintenant comme un enfant insolent ? « Monsieur, je crois… »
« Severus, venez ici ! » Les mots ne furent pas prononcé très forts cette fois, mais le ton glacial souleva à nouveau l’estomac de Rogue. Sapristi, comment pouvait-il demandé à être traité comme un adulte quand il avait l’impression d’avoir dix ans ! Il fit un pas en avant. Rogue jeta un regard noir à ce pied traitre…il…ne…il…ne….pouvait…pas.
« Severus, regardez-moi ! » Rogue leva les yeux bien malgré lui et croisa le regard bleu perçant de Dumbledore. « Venez ici, TOUT DE SUITE ! »
Il avait perdu la bataille. Rogue avança lentement vers le sofa et se plaça à côté de son père qui lui prit le bras et l’allongea en travers de ses jambes. Personne ne pouvait résister à ce regard ! pensa Rogue. Si le Seigneur noir lui-même s’était tenu debout devant Dumbledore à ce moment-la, regardant ces yeux perçants, il serait venu lui aussi et se serait retrouvé allongé sur les genoux du directeur. Cette image fit sourire Rogue malgré la position inconfortable dans laquelle il se trouvait.
« Il y a quelque chose de drôle, fils ?! »
« Non, monsieur ! », répondit Rogue.
« Bien. » Dumbledore souleva la robe de Rogue et prenant sa baguette tapa doucement les fesses de ce dernier. Instantanément, le pantalon et le caleçon de Rogue se retrouvèrent à ses genoux.
« Severus, quand je dis aux gens que j’ai confiance en vous, je ne veux pas simplement dire que je sais que vous ne nous trahirez pas en faveur de Voldemort. Je veux dire aussi que je sais que vous êtes un homme bon et que vous traiterez les gens avec le respect qui leur est dû. Je n’ai pas envie de croire qu’il puisse en être autrement et cela concerne tout aussi bien les étudiants. »
Des larmes montaient dans les yeux de Rogue. Il doit y avoir un rapport entre le fait d’être allongé sur les genoux de quelqu’un et les larmes, pensa-t-il. J’ai subit des tortures que peu de gens peuvent imaginer et connut la douleur et me voilà sur le point de pleurer comme un bébé avant la première claque !
« Je suis désolé, monsieur », dit Rogue.
« Je vous crois, fils ». CLAC, CLAAAC…la fessée commença. Pendant un moment, Dumbledore fessa en silence, laissant son fils se concentrer sur la sensation désagréable que procurait la punition.
« MMmmm », gémit Rogue en commençant à sentir la douleur lui chauffer le postérieur.
Sans s’arrêter, Dumbledore commença à poser ses questions : « Severus, pourquoi recevez-vous cette fessée ? »
Ahhh, il détestait ça… « Je n’ai pas bien traité les étudiants, monsieur. »
« Et ? »
« Aooh…et j’ai crié sur ma sœur devant des élèves et je l’ai insultée….aaaahha »
« Vous vous rendez compte combien cela ressemble à un comportement infantile, fils ? »
« Oui, AAAeooh…monsieur. »
Les fesses de Rogue avaient pris une teinte rose. Dumbledore exprimait clairement son mécontentement en se concentrant sur des zones bien précises jusqu’à imprimer une douleur fulgurante puis il changeait d’endroit et recommençait.
« Est-ce que vous referez une telle scène devant des étudiants à l’avenir ? «
« AAhaa…Non, monsieur. »
Dumbledore concentrait maintenant ses claques cuisantes à l’endroit où les fesses et les cuisses se touchent, et cela devenait difficile pour Rogue de se concentrer sur autre chose que la douleur qui en résultait. Il se tortillait et gémissait sous les coups.
Malgré la douleur qui s’accroissait, Rogue avait réussi jusque là à retenir ses larmes mais il ne pouvait pas s’empêcher de gigoter.
Dumbledore s’arrêta et avec sa baguette fit apparaître une paddle. Il la posa sur les fesses de Rogue pour que ce dernier s’enquisse de sa présence. Rogue grogna.
« Severus, ai-je toute votre attention ? »
« Oui, monsieur », répondit Rouge d’un ton abattu, s’efforçant de retenir ses larmes. Mais Dumbledore ne l’entendait pas de cette oreille. Il savait que son fils avait besoin de se soumettre totalement à l’attention de Dumbledore et à cette correction, de se laisser aller pour que cette punition soit effective.
« Severus, je vous aime beaucoup », dit Dumbledore. « Je vous ai pardonné pour ce que vous avez fait en tant que Mangemort et je respecte et j’admire les choix difficiles que vous avez pris pour atteindre votre rédemption. Maintenant, vous devez vous pardonner à vous-même et arrêter de reporter votre culpabilité sur vos étidiants. »
Pendant la dernière partie de son sermon, Dumbledore avait levé haut la paddle et l’abattit à pleine force sur les fesses déjà bien rouges de Rogue.
CRACK !
Les dernières défenses de Rogue cédèrent et il se mit à sangloter dans ses mains.
Dumbledore continua à le fesser avec la paddle fermement mais avec moins de force que le premier coup. Rogue sut que Dumbledore avait bien l’intention que le message s’imprime dans la tête du maître des Potions et y reste un moment.
D’un air désabusé, Rogue pensa que le Seigneur noir devrait se mettre à fesser ses Mangemorts. Cela le brisait bien plus facilement que le sort de Cruciatus. Non, se dit-il, ce n’était pas vraiment la fessée. C’était ce satané amour…enfin…l’amour couplé avec la paddle !
Dumbledore usait toujours de la paddle avec une dextérité hors du commun, ne cherchant plus à sermonner son fils, mais simplement à s’assurer que le message passait. Le derrière de Rogue était maintenant d’un rouge vif du haut des fesses jusqu’à mi-cuisse. A chaque coup de paddle, son corps sursautait involontairement pendant qu’il continuait à pleurer.
J’ai l’impression, pensa Rogue, trouvant du réconfort en faisant de l’esprit, que le Directeur n’est pas très content de moi !!
CRACK, CRACK, CRACK !!!
Dumbledore laissa tomber la paddle et redressa Rogue pour le serrer dans ses bras. Dumbledore savait qu’il n’avait que quelques minutes pour réconforter le maître des Potions avant que ce dernier n’insiste pour regagner un semblant de dignité. Dumbledore le serra contre lui et lui murmura des paroles réconfortantes.
Après seulement quelques minutes, Dumbledore sentit Rogue se raidir et celui-ci se leva rapidement et se ressaisit. Il réussit à ne pousser qu’un léger gémissement quand son pantalon entra en contact avec son postérieur endolori.
Rogue essuya son visage avec sa manche et prit quelques secondes pour contrôler sa respiration. Ensuite, il dit : « merci pour cette correction, Directeur, je ferai de mon mieux pour améliorer mon comportement. »
Dumbledore faillit se mettre à rire face à ce conformisme de la part d’un maître des Potions qui quelques instants auparavant avait été allongé en travers de ses jambes. « Vous essaierez de ne pas m’obliger à refaire cela de si tôt, n’est-ce pas Severus ? »
« VOUS OBLIGER ?!! » C’était presque trop pour Rogue.
Soulevant un sourcil, Dumbledore dit : « Est-ce que je dois vous mettre au coin, fils, pour que vous puissiez réfléchir à la raison pour laquelle vous avez reçu cette fessée ? »
Il y avait une étincelle dans ses yeux et Rogue se contenta de grogner.
« Enfin, je suppose que vous y repenserez assez chaque fois que vous vous asseirez dans les prochains jours. »
Dumbledore se dirigea vers la sortie. « Oh, à propos, vous et Minerva vous vous excuserez l’un envers l’autre demain devant toute l’école au petit déjeuner, alors ne soyez pas en retard. »
Les yeux de Rogue s’ouvrirent tout grands. « Monsieur, pas devant… »
« Vous avez été un piètre modèle à suivre aujourd’hui et demain vous montrerez comment se rattraper. Ce sera une leçon précieuse pour tout le monde », dit Dumbledore d’un ton léger.
« Monsieur, je ne… »
Le regard sur le visage de Dumbledore changea d’un coup et ses yeux bleus perçants accrochèrent ceux noirs de Rogue. Mince…dix ans à nouveau.
« Oui, monsieur », répondit Rogue en soupirant.
« Très bien. Dormez bien fils. Je vous demande de ne pas utiliser d’huile ou aucun charme cette fois-ci et rappelez vous à chaque fois que vos fesses vous élanceront : amour et pardon ! »
Sur ces paroles, Dumbledore sortit des appartements de Rogue.
Rogue le regarda partir et quand la porte se referma, il pensa « je vous aime aussi, monsieur. »
FIN
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Posté le 11.01.2008 par fandefessees
Cette histoire est l’œuvre de Dina. Les pensées des personnages sont en italique.
L’ours en peluche
Ca y est !
Il en avait plus qu’assez !
La coupe était pleine !
Severus fonça à travers les couloirs pour la vingtième fois depuis le début de l’année. Il était deux heures du matin pour l’amour de Merlin. N’était-ce pas suffisant ce que cet insolent avait fait à Halloween ? Et avec le Troll et tout le reste ? N’était-ce pas suffisant ce qui était arrivé pendant le match de Quidditch quand il avait du sauver cet ingrat insolent ?
Rogue n’avait pas trouvé le repose depuis que ce morveux avait posé les pieds à Poudlard. Chaque nuit, il patrouillait dans les couloirs, et plus d’une fois le garçon préparait quelque chose. Mais depuis Noël, c’était devenu insupportable.
A ce moment-là, Rogue ne savait pas que c’était en partie la faute du directeur. Ce dernier avait donné à Harry la cape d’invisibilité de son père, cette même cape qui avait donné des cauchemars aux professeurs de Poudlard pendant les sept années où James Potter avait étudié à l’école de Magie.
Il semblait que c’était justement une de ses nuits de cauchemars pour Rogue. Flich venait de l’alerter qu’il y avait un étudiant hors de son lit et Rogue cherchait l’école de fon en comble pour le trouver. Il savait que c’était Potter, il le savait c’est tout. Bien sûr, qui d’autre ? Ce petit morveux arrogant se pavanant comme s’il possédait le château.
Pendant ce temps, Harry, insoucieux d’un certain professeur de Potions en rage, était assis en haut de la Tour d’Astronomie, sa cape d’invisibilité en sécurité dans sa poche. Il était assis dans le noir sur une large fenêtre, ses bras autour de ses genoux repliés sur sa poitrine et regardant en bas. C’était si calme, si tranquille et reposant. Harry se sentait privilégié. Il était maintenant dans un endroit où il se sentait heureux, où il pouvait trouver la paix. Poudlard ! Et rien que de penser que quelques mois auparavant, il ne savait même pas que cet endroit existait. Il avait même des amis maintenant. Les gens l’appréciaient, à part Rogue bien sûr. L’homme l’avait détesté le jour où il avait posé un pied dans l’école, mais ce n’était pas grave, il avait l’habitude. Ce qu’Harry considérait comme étrange, c’était la réaction des autres personnes à son égard, pas celle de Rogue. Pour lui s’était normal que les gens le traitent comme le faisait Rogue.
Harry soupira. Il commençait à avoir froid. Il devrait peut-être retourner dans la tour de Gryffondor et se coucher sous les couvertures de son lit. Harry se mit à sourire en s’étirant. Il avait maintenant un lit, son propre lit, ses couvertures si confortables et chaudes. Tout ce qui lui manquait c’était un ours en peluche à serrer contre lui la nuit. Harry ricana. Ouais, que penserait Ron s’il savait qu’Harry…ahh !
Une main se posa brusquement sur son épaule le faisant sursauter. Il le va les yeux horrifié et déglutit bruyamment. Rogue ! Le visage livide, furieux, les yeux brillants, les narines frétillantes. Rogue était hors de lui. Harry voulait parler, s’enfuir, faire quelque chose au lieu de rester pétrifié sur place l’air terrifié, mais il ne pouvait pas. C’était Rogue ! Harry avait de sérieux problèmes.
« Vous pensez être au-dessus des règles, Potter ? » Le maître des Potions posa la question avec une colère non dissimulée dans la voix, informant clairement Harry que son dernier jour était arrivé. Après tout, Rogue n’avait pas déjà essayé de le tuer avant en tentant de le faire tomber de son balai en plein match de Quidditch devant tout le monde, devant Dumbledore lui-même. Qu’est-ce qui l’arrêterait maintenant de tuer Harry ?
La gorge d’Harry était sèche et il réussi à articuler un faible : «Non, monsieur ».
« Je vois. Alors vous pensez, de fait, que d’être hors de votre dortoir après le couvre-feu, dans la tour d’astronomie en plus, seul et A DEUX HEURES DU MATIN est permis par le règlement ? »
Oh mince, Rogue allait le jeter de la tour d’astronomie. Harry était trop bête, pourquoi n’avait-il pas gardé sa cape d’invisibilité sur lui ? Il déglutit une nouvelle fois.
« Qu’y a-t-il ? Vous ne trouvez rien à dire ? »
Que pouvait-il dire ? S’il vous plaît ne me tuez pas ?
« Monsieur, je…Je suis désolé, je heu.. s’il vous plaît monsieur… », Harry bafouilla. Il se détestait d’être si faible mais il était terrifié.
La voix de Rogue fut si tranchante, froide et emplie de haine quand il dit : « Oui, Potter vous allez être désolé croyez-moi. »
Et Harry frissonna.
Rogue le saisit par la nuque et le poussa fermement en direction de la porte. Attendez ! LA porte ? Rogue n’allait donc pas le jeter de la tour ? Harry reprit son souffle soulagé, Rogue ne le tuerait pas aujourd’hui. Mais attendez, où est-ce qu’ils allaient ? Harry sentit son estomac se nouer, Rogue l’emmenait dans le bureau du directeur ? Oh non ! Harry ne supportait pas cette idée. Harry imagina la déception dans le regard du directeur et son souffle se coupa. Et soudain, de se retrouver jeté du haut de la tour d’astronomie ne lui sembla pas si horrible.
Mais non, Rogue le poussa toujours en avant et ils…. Harry gémit ! Ils se dirigeaient vers les donjons ! Rogue s’imaginait vraiment qu’il pouvait le mettre en retenue à cette heure-ci ? Il allait récurer les chaudrons jusqu’au matin ?
Trop tôt à son goût, ils arrivèrent aux donjons et Rogue poussa Harry dans son bureau. Harry se tint tout droit attendant le sermon qui allait sûrement commencer. Et Rogue ne le déçut pas.
« Je veux UNE raison Potter, UNE EXCUSE qui justifierait votre complet dédain des règles qui ont été édifiées pour la sécurité des étudiants plus que tout autre chose. UNE EXCUSE qui pourrait vous faire croire que vous pouvez faire ce qui vous plaît sans craindre des conséquences en retour. »
Harry voulait vraiment en finir mais il ne trouva rien à dire alors, ils resta debout en silence étudiant le bout de ses chaussures en espérant que le sermon allait se terminer.
« Rien à dire, Potter ? »
Harry secoua la tête. « Non monsieur ». Pourquoi vous me donnez pas tout de suite cette retenue qu’on en finisse ?
« Et bien M. Potter, je peux vous assurez que vous serez plus éloquent dans quelques instants. Je vais m’assurer que la pensée de quitter votre dortoir après le couvre-feu ne vous effleure même plus l’esprit. ».
Harry se sentit soudain mal à l’aise, quelque chose dans la voix de Rogue était…déterminé. Comme si le professeur était arrivé à une décision. Et que faisait-il à prendre la chaise de son bureau et de la poser à cause d’Harry, au milieu de la pièce.
Harry fixa sans comprendre Rogue qui s’assit sur la chaise et le prit par le bras en disant d’un air vicieux : « il n’y aura plus d’irrespect , plus de balade nocturne quand vous ne devriez pas, et plus de cette attitude de ‘je suis au-dessus des lois’. »
Rogue attrapa le pantalon d’Harry et défit rapidement la braguette. Il baissa le pantalon de Harry qui tomba à ses chevilles. C’est seulement à ce moment qu’Harry sortit de sa stupeur, qu’il réalisa que Rogue avait l’intention de…oh mon dieu ! Rogue allait…il allait lui donner une fessé ? Ca ne pouvait pas être vrai, n’est-ce pas ?
Avant qu’Harry ne réalise vraiment ce qui se passait, il se retrouva à regarder les bottes de Rogue en travers des genoux du professeur. « Non, non, monsieur, s’il vous plaît », supplia Harry en se débattant pour se relever. Il ne pouvait pas y croire.
Rogue maintint facilement le garçon en travers de ses genoux, son bras entourant fermement la taille d’Harry. Rogue donna à Harry une grosse claque cuisante sur ses fesses par dessus sa robe. Harry poussa un cri. Aaïee, ça faisait mal.
Rogue souleva la robe d’Harry découvrant son slip et son corps frêle. Rogue fut surpris. Sans sa robe, Harry paraissait très petit et maigre. Le garçon avait toujours paru petit pour son âge, mais maintenant en regardant le dos nu et les jambes nues d’Harry, et bientôt ses fesses nues, il semblait encore plus chétif. Rogue abattit une nouvelle fois sa main sur les fesses d’Harry ce qui arracha un autre gémissement. Il continua à claquer sévèrement les fesses d’Harry une dizaine de fois.
Harry poussa un petit cri après chaque claque. Cela faisait mal. La douleur dans son postérieur était tellement intense qu’il espérait que Rogue arrête bientôt.
Mais Rogue était loin d’avoir fini. Il passa ses doigts dans l’élastique du slip d’Harry et le baissa jusqu’à ses genoux. Harry avait les fesses rougies. Harry eut le souffle coupé en sentant l’air frais du donjon caresser son postérieur endolori.
« Nooonn, non monsieur, s’il vous plaît ! »
Le garçon venait de découvrir avec horreur que les premières claques n’avaient été qu’une mise en bouche. Super ! Il allait recevoir une longue fessée. Rogue voulait s’assurer qu’il ne recommencerait pas ses balades nocturnes.
Rogue leva la main au dessus de sa tête. Il ferma légèrement sa main et écarta les doigts, puis abattit fermement sa main sur les fesses d’Harry qui poussa un cri aigu. Rogue sourit. L’expérience lui avait appris que c’était la manière la plus efficace pour donner une fessée : ses doigts claquaient les deux fesses en même temps sans blesser la chair et le fait de fermer à moitié sa main augmentait le bruit de la claque ce qui effrayait sans fondement aucun le petit insolent sur ses genoux. Une autre claque et Harry commença à se débattre. Puis, Rogue se mit à abattre en rythme claque après claque, cinglant sévèrement les fesses et le haut des cuisse d’Harry jusqu’à ce qu’elles se tintent d’un rouge cuisant.
Harry, oubliant toute excepté la douleur qui irradiait son postérieur, pleurait maintenant à chaudes larmes. Il marmonnait au milieu de ses sanglots des morceaux de phrases incompréhensibles : « Aaohh, je suis désolééééé…Aaahhh s’il vous plaît, stop…., je….gentil……aaaahooh, plus jamais ! »
Rogue était satisfait. L’insolent réfléchirait avant de remettre un pied en dehors de son dortoir. Mais il restait la dernière leçon et Rogue serait damné s’il laissait le garçon se relever avant qu’il l’ait apprise.
Rogue souleva son genou droit légèrement pour que les fesses d’Harry se retrouvent bien au milieu de ses genoux et qu’il ait puisse atteindre l’endroit où les fesses et les cuisses se touchent, l’endroit exact où Harry allait s’asseoir. Il laissa sa main posée sur les fesses d’Harry qui étaient maintenant brûlantes et laissa au jeune garçon le temps de se calmer. Il avait besoin qu’Harry écoute attentivement.
Après un moment, les sanglots d’Harry diminuèrent et il cessa de gémir. Il espérait que ce soit fini. Ses fesses le faisaient souffrir au delà des mots, et il savait que s’il recevait ne serait-ce qu’une simple claque, il allait en mourir.
« Si vous êtes assez calme Potter, nous allons pouvoir continuer », reprit Rogue effaçant tous les espoirs d’Harry.
A ces mots, Harry fondit une nouvelle fois en larmes : « Non, s’il vous plaît, c’est trop ».
Rogue souleva calmement sa main et l’abattit juste là où Harry s’assayait.
« Aaahhaooo ! »
« Vous n’enfreindrez plus jamais les règles. »
CLAAAC
« Aooahahh, non, jamaiiiis »
« Vous ne quitterez plus jamais votre dortoir après les heures autorisées. » CLAAAC
« Ooohaaha, s’il vous plaît, non. Je ne le ferais plus », répondit Harry en pleurant.
CLAAACC
« Aaaahhhhoahh, mon dieu. Je suis désolé, monsieur, tellement désolé. »
« Vous écouterez vos professeurs CLAAP, vous suivrez le règlement CLLAAAAC, et vous serez sage, CLAC, CLAC, CLAAC, CLLAAC, CLAC, CLAAAAAC »
Harry gémissait et chialait sans retenue. Ca faisait tellement mal, tellement mal ! A ce moment précis, il espérait que quelqu’un allait le jeter du haut de la tour pour en finir. Il aurait du sauter quand il en avait eu l’opportunité. Il continua à pleurer toutes les larmes de son corps allongé en travers des genoux de son professeur. Et bientôt, ses pleurs diminuèrent quand il sentit une main lui tapoter le dos. C’était tellement réconfortant. Un instant après, la main s’arrêta ce qui faillit le refaire pleurer, mais finalement la main se mit à lui caresser le dos en dessinant des cercles. Il ferma les yeux pour arrêter les dernières larmes. Harry avait l’impression de s’être assis sur un poêle brûlant mais il se sentait bien maintenant. Il était fatigué et sa gorge le brûlait d’avoir autant gémit.
Rogue était reconnaissant que le garçon se soit finalement calmé et ait enfin arrêté de pleurer si ce n’est quelques reniflements occasionnels. Il avait commencer par lui tapoter le dos, puis avait dessiner des ronds avec sa main pour le calmer. Au départ, Rogue avait décidé de finir la fessée et d’envoyer le garçon au coin pour le faire réfléchir sur son comportement mais il n’avait pas pu. Harry avait été tellement en détresse que Rogue s’était senti obligé de le réconforter.
Harry, une fois calmé, réalisa soudain qu’il était toujours allongé en travers des genoux de son professeur les fesses à l’air. Il rougit et se débattit pour se relever.
Rogue aida Harry à se relever et regarda le garçon remettre rapidement son pantalon. Rogue grimaça, c’était pas une bonne idée. Harry couina et soudain de nouvelles larmes se mirent à couler sur ses joues. Rogue poussa un soupir.
Harry finit par relever la tête et croisa le regard de Rogue. Il s’attendait à d’autres remontrances ou quelque chose dans ce genre. Il avait été choqué par ce qui s’était passé, la façon dont Rogue l’avait réconforté, mais il s’avait que Rogue continuerait à l’insulter.
Rogue s’approcha d’Harry, et lui souleva le menton. Il essuya des larmes avec son pouce et dit d’une voix douce : « J’espère M. Potter j’espère que vous saurez rester en dehors des ennuis car sinon, je n’hésiterai pas à recommencer et… »
Rogue fut abasourdi. Il ne pensait pas que ses simples paroles allaient produire cette réaction ; Harry s’était remis à pleurer à chaudes larmes.
Rogue ne savait pas quoi faire. « Potter, je n’ai pas dit que j’allais vous redonner une fessée, je voulais dire que… », reprit Rogue.
Mais le garçon n’écoutait pas. Rogue ne savait pas que c’était la première fois dans la vie d’Harry que quelqu’un lui avait essuyé ses larmes.
Après un moment Rogue dit impatiemment : « Oh pour l’amour de Merlin Potter, venez ici ». Et Rogue approcha Harry de sa poitrine, passa ses bras autour du garçon et lui tapota le dos comme s’il berçait un bébé pour l’endormir. Au début, cela sembla avoir un effet négatif car Harry se mit à pleurer plus fort, mais ensuite, le garçon se calma et Rogue sentit les bras de Harry autour de sa taille et le garçon reposa sa tête sur le torse de son professeur le serrant fort.
Rogue leva un sourcil ; depuis quand les étudiants le prenaient-il pour une ours en peluche ?
Harry marchait lentement, gémissant et grimaçant à chaque pas. Ses fesses le faisaient souffrir et il savait que ça prendrait des jours, voire des semaines pour que se fesses guérissent. Il devait avoir des bleus partout. Il tenta de poser une main sur ses fesses se contractant dans l’attente d’une douleur mais avec surprise, il découvrit qu’il pouvait non seulement se toucher les fesses, mais aussi les frotter. C’est ce qu’il se mit à faire. Ca faisait un bien fou !
Harry continua à avancer lentement. Rogue lui avait ordonné de rentrer directement au dortoir des Griffondor. Il ne voulait pas y rentrer. Pour être honnête, ce qu’il voulait c’était retourner en haut de la tour d’Astronomie et s’allonger sur le ventre sur la fenêtre et regarder dans le vide. Mais il ne pouvait pas, n’est-ce pas ? Si Rogue l’attrapait à nouveau…Harry frémit. Le Professeur avait été très clair : « Potter, si je vous attrape en dehors de votre dortoir pendant les heures non autorisées, vous vous retrouverez en travers de mes genoux pour une longue séance avant même de pouvoir dire ouf. Et croyez-moi, la prochaine fois je ne serais pas aussi indulgent avec vous. »
Indulgent, INDULGENT ! C’était ça être indulgent ?
Harry n’en avait pas cru ses oreilles. Ses fesses…elles…heu ! En fait, ses fesses le faisaient beaucoup moins souffrir maintenant. Le plus vif de la douleur avait disparue et il n’avait presque plus mal. Etonnant ! Mais de toute façon, comment Rogue avait-il pu faire ça ? Cela devrait être interdit. Aucun autre Professeur n’aurait fait ça, n’est-ce pas ? Si les Professeurs étaient autorisés à fesser les étudiants, Harry en aurait entendu parlé quand même. Ron lui aurait dit.
« M. Potter ! M. Potter ! Monsieur Potter !... »
« Hein ! » Harry était tellement pris dans ses pensées qu’il avait passé l’entrée de son dortoir et avait continué à marcher le long du couloir jusqu’à ce que le portrait de la grosse dame l’appelle. Harry retourna sur ses pas et remercia à voix basse la femme pour l’avoir appelé. Il prononça le mot de passe et entra dans la salle commune des Griffondor. Il monta dans sa chambre. Ron, Neville, Seamus et Dean étaient tous profondément endormis. Harry était soulagé. Cela aurait été très embarrassant si l’un deux lui avait demandé d’où il venait et pourquoi il marchait bizarrement !
Harry se glissa dans la salle de bain et baissa rapidement son pantalon et son slip. Pour la première fois depuis qu’il était arrivé à Poudlard quelques mois auparavant, il trouva une utilité à ce grand miroir derrière la porte de la salle de bain. Il avait toujours trouvé que d’avoir ce miroir faisait très fille, maintenant il était bien content de l’avoir. Il se tourna et regarda ses fesses. Il s’attendait à ce qu’elles soient couvertes de bleues. Après tout, il avait eu terriblement mal en travers des genoux du maître des Potions. Harry grogna ; ses fesses avaient seulement une légère teinte rose. Il n’en revenait pas. Toute cette douleur et elles étaient seulement roses ? Et même douleur s’atténuait maintenant. C’était tellement injuste. Et ensuite, Harry fit la chose la plus surprenant qui soit : il sourit !
Rogue l’avait fessé, lui avait crié dessus et l’avait réprimandé, mais il lui avait aussi essuyé ses larmes et l’avait pris dans ses bras. Personne n’avait jamais fait ça dans sa vie. Il avait reposé sa tête contre la poitrine de Rogue et il avait pleuré. Rogue lui avait tapoter le dos pour le réconforter. Cela valait bien une fessée, non ?
Harry se mit en pyjamas et se glissa dans son lit sous les couvertures. Il poussa un soupir. Si seulement il avait un ours en peluche !!
Il faisait sombre. La chambre était assez familière pour lui pour que la pénombre le gêne. Il se tenait debout dans les ombres de l’aile de l’hôpital observant le petit tas allongé sur l’un des lits. Toutes les cinq minutes, la forme s’agitait, se retournait essayant de trouver le sommeil. Rogue entendit de faibles pas et se recula dans un coin de la pièce. Les ombres l’entourèrent. Personne ne remarquerait sa présence. S’il y avait quelque chose à part les potions où il excellait c’était de se fondre dans le noir.
Pomfrey s’approcha sans bruit du lit d’Harry. Elle se pencha au dessus du lit pour examiner son patient sans risquer de le réveiller et poussa un grand soupir de frustration.
« M. Potter, vous devriez être en train de dormir. »
Harry haussa les épaules. « Peux pas dormir », répondit-il.
Poppy secoua la tête. « Ca ne va pas M. Potter. Vous devez vous reposer. Les os cassés nécessitent du repos, de la nourriture en plus des potions. »
« Je sais, mais ça fait mal », se plaint Harry.
« Et bien peut-être que la prochaine fois, vous réfléchirez à deux fois avant de faire des cabrioles avec votre balai. Et juste pour attraper cette petite balle ! Vraiment ! », le réprimanda Pomfrey.
« C’est du Quidditch, Madame Pomfrey », répliqua Harry scandalisé. Juste pour attraper une petite balle, vraiment, Madame Pomfrey ne comprenait rien au Quidditch !
Rogue retint de justesse un reniflement agacé.
Madame Pomfrey répondit sévèrement : « Et bien, que cela vous serve de leçon dans ce cas, Potter. »
Les yeux d’Harry s’agrandirent sous le choc de ces paroles.
Harry s’était retrouvé plusieurs fois à l’hôpital depuis qu’il était arrivé à Poudlard. Il devait bien admettre que cela était dû en grosse partie au Quidditch, mais il en était arrivé à aimer la vieille infirmière. Il semblait qu’elle l’appréciait également car elle était toujours gentille et prévenante. Elle prenait grand soin de lui et ça, personne ne l’avait fait auparavant. Il s’appliquait à faire semblant d’être agacé, comme tout bon garçon de onze ans, mais en fait à l’intérieur cela lui faisait chaud au cœur.
Poppy soupira. « Allons, Potter. Ne me regardez pas avec ces yeux de chiot abandonné. Je ne le pensais pas vraiment. »
Harry fit un petit sourire.
Elle lui tendit une fiole de potion et lui sourit. « Tenez, ça vous aideras à calmer la douleur. Et peut-être pourrez-vous trouver le sommeil », dit-elle d’une voix rassurante.
Harry prit la potion et la bu d’une traite et eu un haut le cœur.
Poppy sourit. « Je suis sûr que cela avait meilleur goût que la potion pour les os », dit-elle.
Harry fit une drôle de tête ce qui fit rire Poppy. « Maintenant, allongez-vous et essayez de vous reposer »
Harry acquieça. « Merci Madame ».
Poppy le borda avant de s’en aller, ce qui le fit sourire.
Rogue observa de nouveau le garçon. Il se retournait toujours dans tous les sens mais ses mouvements étaient plus lents maintenant. La douleur s’était atténuée. Cependant, il ne semblait pas que le garçon était sur le point de s’endormir. Mieux valait en finir au plus vite alors.
Rogue s’approcha du lit d’Harry et croisant ses bras sur sa poitrine, il attendit que le garçon lève les yeux sur lui, ce qu’il fit après un moment. Rogue put pratiquement sentir le cœur d’Harry s’emballer quand il découvrit son Professeur. Que ça serve de leçon à cet insolent, après ce qu’il avait fait ce jour-là. Le faire sursauter lui et toute l’école avec ses acrobaties sur ce satané balai ! Le garçon avait pratiquement embrassé le sol, se cassant le bras, deux côtes et couvrant son corps d’ecchymoses. Il avait de la chance d’être encore ne vie.
Harry fixait le Maître des Potions avec des yeux grands ouverts. Ce dernier ressemblait à ce moment même à une chauve-souris géante venue de l’enfer pour sucer le sang des enfants dans leur lit. Harry eut la gorge nouée.
Rogue tendit les mains en avant et Harry essaya de se cacher sous les couvertures. Enfant idiot. Rogue jeta un puissant « Silencio » autour d’eux avant de remettre da baguette dans sa manche et de souleva un sourcil à l’attention d’Harry qui était maintenant livide.
« A quoi pensiez-vous ? »
Harry déglutit bruyamment avant de bafouiller : « Je..je ne sais pas ce que…ce que vous voulez dire Professeur. »
Rogue plissa les yeux. « Ne. Jouez. Pas. Au. Malin. Avec. Moi. Vous savez très bien de quoi je veux parler. »
Harry se concentra pour se rappeler ce qu’il avait fait ce jour-là et même ces derniers jours. Il ne trouva pas ce qu’il avait pu faire pour enrager autant son Professeur de Potions. Il pouvait voir que la colère de Rogue augmentait à mesure que le temps passait.
« Je ne sais pas Professeur », murmura Harry.
Un regard sur Rogue et son regard noir, et Harry sut que le moment était arrivé. Rogue allait le tuer ce soir et avec le sort « Silencio », personne ne l’entendrait hurler. Madame Pomfrey ne viendrait pas le voir avant des heures, il en était sûr.
Rogue leva un sourcil demandant sarcastiquement : « Vous ne savez pas. Hum, laissez-moi vous aider. Peut-être quelque chose concernant le match de Quidditch d’aujourd’hui ? »
Harry déglutit une nouvelle fois essayant d’humidifier sa gorge sèche. Etait-ce parce qu’il avait battu les Serpentars ? Mais..mais il était supposer jouer pour gagner, non ? Mais Rogue avait l’air tellement furieux.
« J’ai…j’ai attrapé le snitch, Monsieur ? »
Rogue regarda le garçon comme si une, non, plusieurs têtes venaient lui pousser dessus. Il se mit à crier : « EST-CE TOUT CE A QUOI VOUS POUVEZ PENSEZ ? CE SATANE SNITCH ? »
Harry tressaillit. Il ne comprenait pas. Il n’avait rien fait de mal, pourquoi Rogue lui criait dessus, pensa Harry se sentant misérable.
Rogue se mit à arpenter la pièce. « Que pensez-vous de : voler comme un fou sur votre balai comme si une horde de fantômes étaient à vos trousses ? Ou de passer si près des poteaux cinq fois aujourd’hui, assez près pour vous rompre le cou ? Et de voler droit vers le sol et de ne pas vous arrêter pour attraper ce foutu snitch quitte à vous casser tous les os de votre corps et de risquer votre vie ? NE REFLECHISSEZ-VOUS DONC JAMAIS ? »
Harry colla ses genoux contre son torse se mettant en boule. Il semblait bien plus jeune dans cette position, essayant d’enfoncer sa tête entre ses genoux. Il ne savait plus que penser. Est-ce que Rogue lui criait dessus pour avoir risquer sa vie ? Pourquoi s’en inquiétait-il ? Il se rappelait bien ce qu’y s’était passé quand Rogue l’avait attrapé dans la Tour d’Astronomie. Mais, c’était différent. Harry avait fini par se convaincre que Rogue l’avait puni uniquement parce qu’il s’était trouvé dehors après le couvre-feu. Mais maintenant, il ne savait plus que penser.
Rogue grinça des dents. Le garçon avait le culot de l’ignorer. Il avait enfoui sa tête entre ses genoux et ne l’écoutait plus. Et bien, cela allait changer et tout de suite !
Rogue attrapa les bras de Harry et les dégagea de ses genoux. Harry releva la tête d’un coup. Rogue plongea son regard noir dans les yeux d’Harry et murmura froidement : « vous ne risquerez plus votre vie, M. Potter ».
« Oui, monsieur », couina Harry.
Rogue s’assit et allait retourner directement Harry sur ses genoux quand il se souvint. Le garçon avaient des os cassés.. Il ne devait pas ressentir de douleur maintenant mais ses os étaient tout de même qu’en voie de guérison. Il regarda le garçon qui essayait toujours de s’écarter de lui avec un air perdu.
Rogue lui demanda d’une voix calme : « Quel bras et quelle jambe sont blessés, Potter ? » Rogue savait que Pomfrey avait remis les côtes d’Harry en place d’un coup de baguette magique.
« Mon bras et ma jambe droite. Pourquoi Professeur ? », demanda Harry d’une voix faible maintenant apeuré.
Au lieu de répondre, Rogue se leva, attrapa Harry par dessous les bras et le souleva comme il aurait soulever un bébé. Harry en eut le souffle coupé. « Professeur », articula-t-il choqué.
« Silence ». Rogue eut le souffle court remarquant que le garçon était fort léger. Il n’y avait presque pas de chair autour de ses os. Soudai, Rogue fut submergé par l’envie de le serrer dans ses bras. Il cligna des yeux horrifié. D’où cette idée lui vint-elle ? Il se réprima mentalement et s’assit plaçant Harry doucement en travers de ses jambes.
Harry secoua la tête. Non, non, noooonnnn. Ce n’était pas en train d’arriver. Ce n’était pas possible. Pas encore.
« Professeur, non, s’il vous plaît. Arrêtez. Je suis désolé. »
Rogue passa une main autour de la taille d’Harry et le maintint serré contre lui. Il claqua fermement les fesses d’Harry sous son pyjama. Harry eut le souffle coupé.
Rogue, satisfait que le garçon cesse de se débattre, demanda calmement : « Ai-je toute votre attention, Potter ? »
Harry renifla. « Oui monsieur »
« Bien. Maintenant écoutez. Ce que vous avez fait aujourd’hui est inexcusable. Il n’y a aucune raison valable pour risquer… »
« Mais je devais le faire, monsieur », dit Harry d’une petite voix ce qui lui valut une autre claque cinglante. « Aouhh ».
« Ne m’interrompez pas »
Harry acquiesça mais resta silencieux., pendant que Rogue continuait : « Comme je disais, il n’y a aucune raison valable pour que vous risquiez stupidement votre vie de cette façon. Cela n’arrivera plus jamais et je vais m’en assurer tout de suite. Je vous promets Potter qu’une fois que j’en aurait fini avec vous, vous réfléchirez longtemps avant de refaire cette erreur. »
Harry n’en revenait pas. Il jouait simplement au Quidditch. Il était supposé attraper le snitch. C’était injuste. Cependant, vu la position dans laquelle il se trouvait ; allongé en travers des jambes de son professeur,les fesses pointant en l’air, cela ne l’encourageait pas à affirmer ces propos à haute voix. Au lieu de cela, il essaya de sonner aussi contrit que possible : « Oui, monsieur. Je suis désolé. Cela n’arrivera plus. S’il vous plaît, ne me fessez pas ! »
Rogue confirma froidement : « Oui, ça n’arrivera plus. Et je vais m’en assurer immédiatement ». Rogue abattit deux nouvelles claques cuisantes sur les fesses d’Harry qui se tortilla sur ses genoux.
« Etes-vous confortable, Potter ? »
Harry cligna des yeux. Qu’est-ce que c’était comme question ? Il était sur les genoux de son professeur sur le point de recevoir une fessée pour l’amour de Merlin. Bien sûr qu’il était dans une position inconfortable. CLAC ! « Répondez à la question »
Harry eut le souffle coupé à nouveau. Il avait oublié combien la main de Rogue faisait mal. « Je ne comprends pas ce que vous voulez dire Professeur ».
Rogue leva les yeux. Garçon stupide. « Votre bras et votre jambe. Est-ce qu’ils vous font souffrir dans cette position ? »
Harry cligna une nouvelle fois des yeux abasourdi. Rogue allait lui donner une fessée et il s’inquiétait de savoir si son bras et sa jambe lui faisaient mal. Et ses fesses alors ?!
« Non, monsieur »
« Bien » Et ce fut le dernier mot que Rogue prononça pendant un long moment. Rogue baissa la culotte de pyjama d’Harry ainsi que son slip avec une aisance née de son expérience. Harry se mit à gémir : « Noonn, monsieur, non, s’il vous plaît… » Bien sûr cela ne changea rien.
Rogue ne perdit pas de temps. Claque après claque s’abattirent sur le postérieur d’Harry. Rogue s’appliquait à couvrir le haut des fesses d’Harry jusqu’au haut des cuisses.
CLAC. Pause. CLAC. Pause. CLAC. Encore et encore. Rogue savait que les pauses entre les claques étaient terribles pour celui qui recevait la fessée. Cela lui donnait le temps d’enregistrer la douleur que causait le coup et dès qu’il gémissait la claque suivante arrivait. Et Harry n’échappa pas à la règle. Après chaque coup, il avait le souffle coupé puis expirait rapidement et finalement laissait échapper un « aouhh » ce qui satisfaisait son professeur. Quelques minutes plus tard, le rythme changea, ce fut plus : CLAAC : « aooahh. Pardon ! » CLAC « arrêtez » CLAAAC « s’il vous plaît ! »
Très bientôt, les petites fesses d’Harry se tintèrent d’une séduisante (aux yeux de Rogue) nuance de rose foncé qui allait de corps avec la main de son professeur. Rogue poussa un soupir. Sa main lui faisait mal. Et il croyait au vieil adage : « ça me fait plus mal qu’à toi ». Après tout, sa main lui faisait vraiment mal après les fessées, mais il ne voulait pas utiliser une règle ou une ceinture sur le garçon. Il était si chétif pour son âge. Il ressemblait plutôt à un enfant de 8 ou 9 ans mais pas à un garçon de 11 ans. Et même, il ne serait pas si dur.
Harry n’était plus qu’une forme immobile sur les genoux de son professeur, pleurant tout ce qu’il savait. Entre ses sanglots, il réalisa que même si la fessée était deux fois moins douloureuse que le sort pour réparer les os, il était toujours en train de pleurer comme un bébé. La douleur était différente. Oui, quand les os guérissaient c’était extrêmement douloureux. Mais là, il ne s’agissait pas de ça ; c’était une punition. Et ses fesses étaient en feu. Sans parler du fait qu’il se sentait comme un méchant petit garçon qui avait été bien puni dans cette position. Mais, honnête avec lui même, c’est bien ce qu’il était.
Attendez, mais Rogue ne le fessait plus maintenant. Il n’y avait plus de claque. Et pourtant Harry ressentait toujours le besoin de pleurer. Qui ne l’aurait pas eu quand la main de son professeur caressait gentiment son dos de cette façon ? Qui n’aurait pas ressentit ce besoin quand le méchant Maître des Potions vous berçait et vous murmurait des paroles réconfortantes ?
Une fois Harry calmé, Rogue remonta son bas de pyjama sur les fesses cuisantes d’Harry ce qui provoqua de nouvelles larmes.
Rogue mit Harry sur ses pieds et se retint de sourire. Vraiment, ces envie soudaine l’agaçaient ! Le garçon avait toujours les joues et le nez rouges, ses yeux étaient bouffis et il frottait ses yeux avec ses poings en reniflant comme l’aurait fait un petite enfant.
« Je suis, snif, désolé, professeur. Sniff »
Rogue esquissa un sourire : « Je sais, Potter. Venez ici. »
Rogue approcha Harry de lui. Il sortit un mouchoir en papier de sa poche, il attrapa le pichet d’eau et humidifia le mouchoir. Il essuya le visage du garçon. Harry se remit à pleurer. Sapristi. Pourquoi faisait-il tours ça ? Il tapota l’épaule d’Harry jusqu’à ce qu’il se calme.
« J’espère qu’il n’y aura plus besoin de refaire ça, M. Potter », dit Rogue d’une voix sévère.
Harry secoua rapidement la tête. « Non, monsieur ». Plus jamais.
Rogue hocha la tête. « Bien. Maintenant, pourriez-vous essayer de dormir ? »
Le garçon acquiesça avant de se glisser dans son lit gémissant et grimaçant jusqu’à ce qu’il soit allongé sur le ventre.
Rogue remonta les couvertures sur Harry et se mit à lui tapoter le dos. Harry sourit et murmura : « Merci Monsieur ».
« Dormez », répondit Rogue d’une voix bien trop douce à son goût.
Le garçon ferma les yeux et s’endormit profondément au bout de quelques minutes.
Rogue resta à regarder le garçon un moment. Il avait l’air si petit, si fragile et innocent, et il faut le dire bien fessé. Rogue sourit et ébouriffa doucement les cheveux d’Harry en murmurant : « Dors bien, petit idiot ».
FIN
Posté le 07.01.2008 par fandefessees
Cette histoire est de Rae.
Le livre
Hermione était assise seule dans la salle commune des Gryffondors étudiant ardemment. Elle commençait à avoir l’impression qu’elle était dépassée par cette histoire de retourneur de temps et de classes en plus, mais jamais elle ne l’aurait admis ! Elle avait juste besoin de travailler plus dur. Elle essuya ses yeux, essayant de repousser le sommeil, et passa à son prochain devoir. D’accord, alors où était ce livre qu’elle avait emprunté à la bibliothèque pour son essai sur l’arithmancie ? Il n’était nulle part sur les piles de livres couvrant la table.
Elle chercha encore, la panique montant rapidement en elle. Elle devait rendre son devoir demain ! Et si elle l’avait oublié à la bibliothèque !! Elle attrapa son sac et elle put dire immédiatement avec le poids qu’il faisait qu’il ne contenait aucun livre, mai selle sentit quelque chose de doux à l’intérieur. Oui, c’est vrai, la cape d’invisibilité d’Harry. Ils l’avaient cachée dedans après avoir rendu visite à Hagrid. « Ca y est ! , pensa-t-elle. Je vais juste faire un saut à la bibliothèque, prendre le livre et revenir en un clin d’œil. »
Son cœur s’accéléra à la pensée d’une telle violation du règlement. Bien sûr, elle avait déjà enfreint quelques règles avec Harry et Ron, mais quelque part, le faire d’elle-même était une tout autre chose. Les professeurs étaient très stricts quant au fait de se retrouver dehors après le couvre-feu surtout depuis que quelqu’un s’était introduit à Poudlard. Ce serait une sérieuse violation des règles.
Elle soupira et regarda devant elle sa feuille de parchemin vide. A la pensée de ne rien avoir à rendre pour son devoir elle sauta sur ses pieds et attrapa la cape. Elle devait aller chercher ce livre !! C’était juste un saut rapide à la bibliothèque et elle avait la cape. Elle n’avait pas le choix !
En approchant le portrait de l’entrée, elle s’arrêta une dernière fois. C’était pratiquement le milieu de la nuit. Si elle se faisait attraper… L’image d’un grand F en haut de sa copie la fit avancer. Elle ne pouvait échouer !!
Après être sortie, elle revêtit la cape et avança rapidement vers la bibliothèque. Il faisait trop noir à l’intérieur de la bibliothèque pour voir quoique ce soit, alors elle fut obligée de retirer la cape et d’allumer sa baguette. Là…elle avança vers le bureau où se trouvait le livre et ne vit pas le marchepied qui se trouvait devant elle. Elle trébucha et s’écroula par terre. Dans un effort d’amortir sa chute, elle jeta les mains en avant et cogna au passage une petite table où se dressait un vase avec des fleurs. Ce dernier vacilla avant de tomber sur le sol en se brisant bruyamment. Pendant quelques minutes, elle resta assise se tenant le menton en se concentrant sur la douleur. Quand celle-ci s’atténua, elle réalisa le danger de la situation. Elle ramassa sa baguette qui brillait toujours et regardant derrière elle, vit la cape là où elle l’avait laissée tomber. Elle savait qu’il fallait qu’elle se cache dessous rapidement, mais elle décida d’aller rapidement chercher le livre. Elle attrapa le livre et se rua sur la cape mais au moment où ses mains se refermaient sur le tissu, une lanterne apparut sur le seuil de la porte et elle vit Flinch se tenant là, un sourire naissant sur ses lèvres.
« Ah, aha !! Ne devriez-vous pas être au lit, petite fille ? Vous allez avoir des ennuis !! »
Il n’y avait aucun doute là-dessus. Il avait un air de pure jubilation sur le visage quand il avança sur Hermione et lui saisit fermement le bras. Sa main osseuse était comme un étau quand il la traîna derrière lui. Hermione trébuchait maladroitement en essayant de suivre les pas de Flinch qui la tirait hors de la bibliothèque et le long du couloir.
Oh non, oh non ! pensa-t-elle mais elle essaya ensuite de se raisonner. McGonagall aurait certainement des mots bien choisis à lui dire et elle aurait certainement droit à des heures de retenue (elle grimaça à cette pensée), mais elle comprendrait aussi. Elle savait combien Hermione travaillait dur et elle comprendrait qu’il fallait qu’elle ait ce livre. Et bien, peut-être même qu’elle…
Hermione remarqua soudain qu’on ne l’emmenait pas vers les appartements de McGonagall. En fait, il semblait qu’ils se dirigeaient vers les donjons. « Heu…Monsieur Flinch, monsieur, je suis une Gryffondor. Professeur McGonagall est la chef de ma Maison. »
« oooooh, pas ce soir ! »
« Que voulez-vous dire pas ce soir ! » Son anxiété l’envahit rapidement et elle trouvait difficile de se montrer respectueuse envers cet homme qui la traînait à travers l’école.
« Professeur McGonagall n’est pas là ce soir, et elle a confié au Professeur Rogue le soin de s’occuper des vilains petits enfants de sa Maison. » Il était impossible de ne pas remarquer la joie que Flinch ressentit en faisant cette déclaration.
Ce n’était pas de la joie qui s’abattit sur Hermione mais plutôt quelque chose qui s’apparentait à de la pure TERREUR !!!
« Rogue !! » Elle commença à se débattre pour essayer de dégager son bras de l’étreinte de Flinch. Ce dernier secoua fermement son bras et se remit à la tirer derrière lui.
En approchant des appartements de Rogue, Hermione avait cessé de se débattre et ouvrait de grands yeux en respirant difficilement. « Comment McGonagall pouvait laisser Rogue se charger des Gryffondor ? » Il allait la tuer. Elle était sûr qu’il ne comprendrait pas qu’elle ait pu quitter la salle commune au milieu de la nuit pour un livre. Elle n’eut pas beaucoup plus de temps pour y réfléchir car ils arrivèrent trop vite à son goût à leur destination. De la lumière filtrait toujours sous la porte des appartements de Rogue. Flinch trotta jusqu’à la porte et frappa comme un gamin tout excité d’apporter un cadeau qu’il savait ferait très plaisir.
Un bref silence s’en suivit, et pendant un moment, l’espoir que Rogue ne fut pas là se forma dans l’esprit d’Hermione. Un coupant « entrez » venant de l’intérieur balaya tous ses espoirs et s’il y avait eu assez de lumière, Flinch aurait pu voir Hermione perdre toutes ses couleurs au son de cette voix.
Flinch ouvrit la porte. Rogue se tenait debout de dos, regardant deux fioles qu’il tenait dans la lumière. Il se retourna lentement comme s’il pensa encore à autre chose, mais quand il Flinch ses yeux tombèrent rapidement sur Hermione.
Il la fixa intensément. « Et bien, qu’avons-nous là ? »
« Elle était dehors après le couvre-feu, monsieur. Dans la bibliothèque. »
Rogue eut un bref sourire d’amusement tout en continuant à transpercer Hermione de son regard. Hermione était figée comme un lapin dans les phares d’une voiture. Elle ne pouvait pas bouger, ni regarder ailleurs, et son cœur s’emballait.
Rogue cessa de la fixer et se retourna, se déplaçant vers son bureau où il déposa les fioles.
« Merci monsieur Flinch, vous avez été d’une aide précieuse. Vous pouvez vous retirer. Je peux vous assurer que cet enfant sera bien…prise en main. »
Flinch hésita agité à l’idée de devoir partir… »Ne puis-je pas resté ? Je l’ai trouvée. »
« Non », répondit Rogue, n’élevant pas la voix mais la finalité qui émanait de celle-ci fit bouger Flinch vers la porte. Il lança un dernier sourire sarcastique à Hermione et sortit.
Se retrouvant seule avec Rogue sembla sortir Hermione de sa paralysie.
« Professeur, j’était juste… »
« SILENCE ! » Rogue se tourna vers elle et la fixa à nouveau mais cette fois elle fut incapable de soutenir son regard et regarda rapidement ailleurs. Cela ne sembla pas être d’une grande elle, car elle pouvait sentir le regard de Rogue la transpercer. « Mademoiselle Granger, vous n’êtes pas de ma Maison alors laissez-moi vous expliquer deux trois petites choses. Quand un étudiant est amené dans mes appartements pour recevoir une punition, il ne parle pas tant qu’on ne s’adresse pas à lui ! Il finit aussi par comprendre que quand on lui donne un ordre il doit le suivre à la lettre ou les choses s’empirent pour lui ! SUIS-JE ASSEZ CLAIR ? »
« Oui, monsieur », réussit à dire Hermione. Son esprit allait à toute allure « punition ? » Quelle sorte de punition allait lui infliger Rogue ? Il avait clairement dit « amené dans mes appartement pour recevoir une punition » Ca ne sonnait pas comme une détention. Quelle punition donnerait-il à ceux de sa maison.
Une session de cri et de réprimandes de la part de Rogue serait certainement une punition mais quelque chose lui disait que ce n’était pas cela. Des lignes peut-être, ou…non impensable !!
« Alors, Mademoiselle Granger, vous pensez être tellement intelligente que vous êtes au-dessus des règles, n’est-ce pas ? Vous pensez pouvoir vous en sortir en courant dans la bibliothèque quand vous voulez par ce que McGonagall est tellement fière de vous qu’elle ne vous punira pas ? Est-ce que vous pensez ? »
« Non, monsieur », répondit Hermione mal à l’aise. Elle baissa les yeux sur le bois ciré du bureau de Rogue. Ses accusations portaient assez de vérité en eux pour la blesser.
« Non ? Et bien, laissez-moi vous assurer que je ne vais pas hésiter à vous punir pour ce genre d’action irréfléchie. Ces règles sont là pour une raison, Mademoiselle Granger ! Vous avez l’air de croire que vous êtes brillante, je suis sûre que vous pourrez me dire pourquoi les étudiants ne sont pas autorisés à quitter leur pièce commune au milieu de la nuit, avec un tueur en cavale !! »
Hermione n’était pas sûre si elle était supposé répondre. Il n’avait pas vraiment posé une question. Elle pensa qu’il valait mieux qu’elle reste silencieuse.
« Quoi, la grande Hermione Granger ne peut pas répondre à une simple question ? Je m’attendais à vous voir bondir en agitant votre main comme à votre habitude ! », dit Rogue d’un ton sarcastique.
Hermione rougit et se mordit la lèvre.
« Alors, laissez-moi vous dire. Cette règle est faite pour vous protéger de toute sorte de danger et rien ne me rend plus furieux que d’avoir des je-sais-tout s’imaginer qu’ils croient mieux que les autres et qui risquent leur propre vie !!! » Les yeux de Rogue brillaient de colère. « A quoi pensiez-vous Mademoiselle Granger. »
Hermione déglutit difficilement. Dis de cette façon, son excuse semblait un peu limite. « J’avais oublié un livre à la bibliothèque, monsieur. Je ne pouvait pas faire mon devoir sans et je dois le rendre demain ! »
Les yeux de Rogue se plissèrent quand il la fixa à nouveau. « Donnez-moi le livre. »
Hermione fut surprise de vois qu’elle tenait toujours le livre dans sa main. Quand Flinch l’avait trouvée, elle avait rapidement caché la cape dans sa robe mais le livre était resté dans sa main. Elle tendit le livre à Rogue qui y jeta un bref regard avant de le poser sur le bord de son bureau.
Il se retourna vers elle et croisa ses bras contre sa poitrine. « C’est donc ça ! C’est tout ce que vous avez à dire pour votre défense, jeune fille ! Vous avez risqué votre vie et commis un acte éhonté de totale désobéissance et de violation du règlement juste pour finir votre devoir !! »
Il y eut un silence.
« Je vous ai posé une question, jeune fille ! »
« Ou…oui, monsieur…je suis désolée. »
« Oh, vous le serez très certainement, mademoiselle Granger. »
Pendant un moment, Rogue ne dit plus rien et se contenta de lui asséner son regard le plus désapprobateur. Hermione baladait son regard sur le sol, le plafond, n’importe où pour éviter ces yeux qui lui criaient leur désapprobation quant à ce qu’elle venait de faire. Elle put sentir des larmes lui monter aux yeux. « Pourquoi avait-elle été aussi stupide ! », pensa-t-elle.
Rogue se déplaça vers une chaise située dans un coin de la pièce. « Contre mon bon plaisir, mademoiselle Granger, Professeur McGonagall a été clair quant au fait que je ne pouvais pas punir ses élèves dans le but de corriger leurs défauts innés ou les actes qu’ils ont commis ultérieurement. C’est fort dommage car je crois depuis longtemps que quelqu’un aurait dû vous prendre ne main pour vous montrer cette insupportable je-sais-tout ! Je peux vous assurer que si vous étiez dans ma Maison, vous auriez déjà senti mon mécontentement concernant votre comportement à cet endroit depuis longtemps ! McGonagall semble vivre dans la désillusion que les étudiants perdent d’eux-mêmes ce défaut désagréable sans besoin d’une quelconque forme de discipline. » En parlant, il souleva la chaise et la déplaça pour la poser devant son bureau. « Alors, pour le moment, nous ne nous concentrerons que sur votre stupide désobéissance de ce soir. »
Rogue s’assit sur la chaise et regarda à nouveau Hermione. « Regardez-moi mademoiselle Granger. »
Hermione se força à lever les yeux du sol et à le regarder. Il y avait maintenant des larmes qui faisaient briller ses yeux.
La voix de Rogue était sévère : « Vous, mademoiselle Granger, avez été désobéissante et avez risqué stupidement votre vie sans aucune raison valable. C’est tout à fait inacceptable et vous allez recevoir une fessée. Avez-vous quelque chose à dire ? »
Les larmes coulèrent sur ses joues rouges de honte. Elle avait eu t envie de protester contre « sans aucune raison valable » mais se dit qu’il serait plus sage de ne rien dire. « Monsieur, n’y a-t-il pas une autre puniti… »
« Non !, coupa Rogue, venez ici, mademoiselle Granger. »
Hermione pensa un instant à s’enfuir en courant et à se cacher jusqu’au retour de McGonagall. Rogue sembla lire dans son esprit.
« Mademoiselle Granger, comme je l’ai dit tout à l’heure, vous découvrirez rapidement que l’obéissance est la seule conduite à suivre dans cette pièce. Je peux vous assurer que si je dois venir vous chercher, vous ne serez pas enthousiaste par ce qui en suivra et si je dois vous courir après, vous serrez fessée deux fois plus. Maintenant, VENEZ ICI !!! »
Hermione avança lentement vers le maître des Potions et elle eut le souffle coupé quand il se pencha pour lui attraper le bras et la tirer pour la placer sur ses genoux.
Elle n’eut cru pas possible de rougir encore plus mais quand Rogue lui souleva sa jupe, elle sut que ses joues devaient être du rouge vif des Gryffondors. Elle se tortillait furieusement sur les genoux de Rogue, humiliée. Une claque ferme l’a figea. « Pourquoi recevez-vous cette fessée, mademoiselle Granger ? »
« Parce que j’étais dehors après le couvre-feu. »
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“Pourquoi avez-vous enfreint les règles ? Quelle raison m’avez-vous donnée ?
« J’avais besoin d’un livre. »
SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK!
“Etait-ce une bonne raison pour se montrer si désobéissante et RISQUER VOTRE VIE EN VOUS BALADANT DANS L’ECOLE AU MILIEU DE LA NUIT AVEC UN TUEUR EN CAVALE!!!”
« Non, monsieur », réussi à répondre Hermione à travers ses larmes.
« Non, effectivement, jeune fille ! »
SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK!
Rogue pouvait maintenant sentir la chaleur irradier des fesses de la jeune fille. Il savait qu’elles devaient avoir une teinte rosée maintenant. Il arrêta de la fesser.
Hermione tourna légèrement la tête pour voir ce que Rogue était en train de faire, espérant que la fessée était finie. Elle eut à nouveau le souffle coupé en réalisant ce qu’il avait en tête. Il avait pris le livre de sur son bureau et le tenait fermement dans sa main.
« Mademoiselle Granger, j’espère que cela vous rappellera qu’aller chercher un livre à la bibliothèque n’est JAMAIS une excuse suffisante pour ne pas suivre le règlement et risquer votre vie. » sur ce, il abattit le livre sur le derrière de la jeune fille
Hermione poussa un cri « Aaaaah…je suis désolée….aaooha….Monsieur ! »
Rogue lui administra dix coups cinglants avec le livre et Hermione se mit à pleurer comme une madeleine. Une fois fini, elle sentit les mains de Rogue la soulever et elle fut surprise par la douceur de son geste. Il la remit sur ses pieds devant lui et la teint par les épaules. Elle trouva ça réconfortant et se demanda si c’était la raison pour laquelle il le faisait.
« Bien, jeune fille, j’espère que vous avez appris votre leçon. J’espère aussi que vous ne n’agirez plus aussi stupidement à l’avenir. »
« Je suis désolée, monsieur. »
« Je sais. Vous avez reçu votre punition. Nous n’avons plus besoin d’en parler. » Il se leva et l’ancien Rogue revint à la charge. Je vais vous escorter jusqu’à votre dortoir où vous irez directement au lit ! Si j’entends que vous êtes restée éveillée pour faire votre devoir, nous aurons une autre ‘discussion’ sur la nécessité d’une bonne nuit de sommeil et non de s’acharner au travail. Est-ce que c’est clair ? »
« Oui, monsieur », répondit Hermione avant de soupirer tout bas. Elle se demandait combien de temps McGonagall allait être absente !
FIN
Posté le 07.01.2008 par fandefessees
Cette histoire est de Betsylupin. Alors, elle a écrit une fic à partir d’un passage du film. Vous reconnaîtrez ce qui fait partie du film et les rajouts !
Harry et la carte des Maraudeurs
Harry regarda à droite et à gauche, tournant sur lui-même. Il pointa le bout de sa baguette sur la carte des Maraudeurs pour l’éclairer, et retrouver les pas d’un certain Peter Pettigrew. Il les avait vu quelques secondes auparavant, se baladant silencieusement dans le même couloir que lui, et ils venaient de disparaître.
Plus tôt dans la soirée, le jeune homme était allongé sur son lit à manger des bonbons et à parcourir ce merveilleux cadeau que lui avait confié les jumeaux Weasley. Quand le nom familier de Peter Queudever était apparu miraculeusement, il s’était senti obligé de sauter au bas de son lit et de se lancer à sa poursuite. Après tout, Peter Queudevert était mort, tout le monde le savait. Assassiné par un criminel du nom de Sirius Black, lui et une douzaines de Moldus sont décédés dans une rue bondée en plein jour. Un doigt avait été retrouvé et le reste n’était plus que de l’Histoire.
Et pourtant, il était, maintenant, à l’intérieur même du château ! Quelque chose n’allait pas, et Harry se sentit obligé de découvrir ce qui se passait. Regardant à nouveau la carte, ses yeux suivirent le hall de haut en bas, se posant sur les petites empruntes de pas qui s’approchaient de lui, juste au coin.
Un nom apparut derrière eux : Severus Rogue. D’un petit coup de baguette sur la carte, Harry murmura les mots magiques pour effacer le contenu. Il murmura également un Nox, éteignant la lumière émanant de sa baguette et plongeant par là même le couloir dans la pénombre.
Dès que sa baguette fut éteinte, une autre source de lumière apparut. Devant lui se tenait le Professeur Rogue, ses habits noirs boutonnés et bien serrés, sa cape flottant derrière lui.
« Potter », cracha-t-il en pointant sa baguette sur la poitrine du garçon. « Que faites-vous à arpenter les couloirs la nuit ? »
« Je suis somnambule », répliqua Harry en finissant d’enfouir la carte dans la poche de son sweat-shirt.
« Comme vous ressemblez à votre père, Potter. Il était aussi extrêmement arrogant, se pavanant dans le château… »
Harry rougit imperceptiblement, serrant la mâchoire d’un air de défiance. « Mon père ne se pavanait pas », répondit-il avant de redresser légèrement la tête. « Et moi non plus. Maintenant, si cela ne vous dérange pas, j’apprécierais que vous abaissiez votre baguette. »
Baissant sa baguette, Rogue pointa celle-ci sur la poche du sweat-shirt d’Harry. « Videz vos poches », ordonna-t-il.
Comme Harry n’obtempéra pas sur l’instant, Rogue répéta sa requette avec plus de fermeté « Videz. Vos. Poches ! »
Harry fouilla dans sa poche et en sortit la carte pliée.
« Qu’est-ce ? », demanda Rogue.
« Un morceau de parchemin vierge », répondit Harry en essayant de paraître sûr de lui.
« Vraiment ? », demanda Rogue peu convaincu. « Ouvrez-le. »
Harry hésita avant de déplier la carte entre ses mains. Rogue la toucha du bout de sa baguette. « Révèle tes secrets. »
Par magie, des lettres apparurent sur la carte pliée en deux.
« Lisez », commanda Rogue.
Timidement, Harry baissa son regard et lu le parchemin. « Messieurs Mooney, Queudver, Patmol et Cornedrue présentent leurs compliments au Professeur Rogue et… »
« Continuez », grogna Rogue.
Redressant la tête avec une pointe d’arrogance, Harry continua un sourire en coin : « et requièrent qu’il laisse son nez anormalement long en dehors des affaires des autres. »
« Pourquoi, petit insolent… »
« Professeur ? », interpella le Professeur Lupin apparaissant hors de la pénombre. Il était vêtu d’un pantalon trop long et d’un sweat-shirt trop large. Il regarda le maître des Potions, puis Harry, puis revint sur le maître des Potions. Rogue fit un demi tour et pointait maintenant sa baguette vers son collègue, son regard noir perçant plongé dans les yeux noisette de Lupin. « Et bien, et bien…Lupin », commença Rogue d’une voix hautaine. « Vous vous promenez dehors…sous la pleine lune, n’est-il pas ? »
Un sourire forcé passa sur les lèvres de Lupin en recevant la remarque cassante de Rogue. « Harry, est-ce que ça va ? », demanda-t-il les sourcils légèrement arqués par l’inquiétude.
Harry hocha légèrement la tête pendant que Rogue se retournait vers lui et lui arrachait la carte des mains.
« Cela reste à voir. Je viens juste de confisquer ce curieux parchemin des mains de M. Potter. Regardez, Lupin », continua Rogue en tendant le parchemin au Professeur de Défense contre les Forces du Mal. « C’est supposé être votre domaine d’expertise. Il est clair qu’il est lourd de magie noire. »
Lupin prit la carte et l’ouvrit avec précaution, l’examinant rapidement. « Oh, je doute sérieusement que cela soit le cas Severus. Il me paraît que ce n’est qu’un parchemin désigné à insulter quiconque essaie de le lire », dit Lupin dans un gloussement avant de se tourner vers Harry. « Je suspecte que c’est un produit Zonko ? » Rogue essaya de reprendre la carte des mains de Lupin.
« Néanmoins, reprit rapidement Lupin en éloignant la carte des mains de Rogue, je vais l’examiner pour voir s’il n’y a pas d’autres propriétés cachées. C’est après tout, comme vous l’avez dit, mon champ d’expertise ». « Harry, venez avec moi je vous prie », ajouta-t-il en faisant un signe de tête à Rogue et en faisant demi tour. « Professeur, bonne nuit. »
« Non, Potter, restez où vous êtes », commanda Rogue en se tournant vers Lupin, qui s’était retourné pour faire face à son collègue.
« M. Potter a été trouvé furetant dans les couloirs de l’école après le couvre-feu. Bien que la plupart du corps enseignant détourne les yeux de ses actes constants de flagrante désobéissance du règlement, cela n’est pas mon cas. Ce jeune homme va m’accompagner aux donjons pour y être puni. »
Lupin fronça les sourcils. « Severus, il est plus de minuit. Qu’importe la détention que vous réservez à ce garçon, je suis sûr qu’elle pourra attendre demain, n’est-ce pas ? »
« Oh, je puis vous assurez que ce n’est pas une détention ce à quoi je pense », répliqua Rogue, la lumière émanant de sa baguette vacillant dans ses yeux sombres. « Bonne nuit, Professeur Lupin », ajouta-t-il en attrapant Harry par le bras et en commençant à l’emmener avec lui.
« Cela serait parfait si vous n’aviez pas déjà une situation à régler », dit Lupin, arrêtant Rogue net. Il chercha rapidement quoi dire et les mots se formèrent dans sa bouche avant même qu’il ne les pense. « M. Filch m’a envoyé vous trouver. Il m’a dit quelque chose à propos de bruits suspects dans la salle commune des Serpentars. Il avait l’air perturbé, et quand je l’ai croisé, il m’a demandé d’aller vous chercher au plus vite…alors me voici. »
Rogue jeta un regard noir à Lupin, resserrant son étreinte sur le bras d’Harry. S’il y avait vraiment des soucis dans la salle commune de sa maison, il se devait de mettre le problème Potter de côté et d’aller voir ce qui se passait. Etre chef de maison n’était pas quelque chose qu’il prenait à la légère et il aimait s’occuper des problèmes dès qu’ils apparaissaient. Mais, en même temps, quelque chose dans ce que venait de lui dire Lupin semblait tomber à pic. Rogue contempla un moment la situation et Lupin finit par interrompre ses pensées.
« Laissez moi m’occuper d’Harry. Je m’assurerait qu’il ait été suffisamment puni pour avoir transgressé le règlement et qu’il retourne directement chez les Gryffondor », dit le Professeur de Défense en attrapant l’autre bras d’Harry.
Harry poussa un soupir inaudible en se retrouvant pris de chaque côté dans une sorte de guerre de pouvoir entre ses deux professeurs. Rogue resserra encore son étreinte en jetant un regard noir à Lupin. Harry sentit l’étreinte de Lupin se serrer également mais il e fut soulagé. Il s’en sortirait en un seul morceau s’il arrivait à suivre le professeur Lupin. Il ne pouvait pas se garantir la même chose avec le maître des Potions. Les deux adultes se fixaient intensément, refusant chacun de baisser les yeux.
« Sûrement », répliqua sarcastiquement Rogue. « Pardonnez-moi si je trouve que la situation requiert plus qu’une petite tape sur la main. »
« Je suis tout à fait d’accord », répondit Lupin en serrant encore plus sa main sur le bras d’Harry. « Je crois que pour une fois, nous sommes d’accord sur un point. »
Les deux hommes continuèrent à se fixer. Après un certain temps, Lupin leva un sourcil et hocha la tête. Rogue plissa les yeux et jeta un regard à Harry avant de regarder à nouveau Lupin. Harry regarda tour à tour ses deux professeurs. Un accord semblait s’être silencieusement imposé entre les deux hommes et un court instant, une boule se forma dans le ventre d’Harry. Avant de pouvoir comprendre ce qui se passait, il sentit Rogue relâcher son étreinte.
« Très bien », dit Rogue tout bas. « Potter, quand le Professeur en aura fini avec vous, vous irez directement au lit. Vous viendrez me voir pour votre retenue demain soir à sept heures. Une minute de retard et je peux vous garantir que quoique le professeur Lupin ait en réserve pour vous, cela ressemblera à des tapes affectueuses comparé à ce que je ferais, jeune homme. »
Des tapes affectueuses ?, pensa Harry en hochant la tête. « Oui, monsieur », marmonna-t-il, son esprit en émulsion du fait de ce que venait d’insinuer Rogue. Sûr, enfin, je veux dire non, se dit Harry en regardant Rogue remonter le couloir, la lumière de sa baguette diminuant au fur et à mesure qu’il s’éloignait.
« Lumos », dit Lupin en retirant sa baguette de la poche de son sweat-shirt. « C’est mieux. Harry, suivez moi. »
Harry hocha la tête et le suivit sans un mot.
« Entrez », dit le Professeur Lupin d’un ton bref. Harry suivit docilement son professeur favori dans la salle de classe. La pièce en forme de dôme était silencieuse, amplifient chaque son qui se répercutait contre les murs. En marchant vers le devant de la classe, Lupin sortit la carte de la poche de son sweat-shirt et l’ouvrit.
« Je n’ai pas la moindre idée, Harry, de la façon dont cette carte se soit retrouvée en votre possession, mais honnêtement je suis outré que vous ne l’ayez pas rendue ! », dit le Professeur d’une voix dure en se retournant vers le jeune garçon qui se tenait docilement derrière lui. « Cela ne vous ait pas venu à l’esprit qu’une telle carte dans les mains de Sirius Black est une carte qui mène à vous ? »
Harry avait du mal à tenir en place et faisait bouger une chaise d’une des tables de la classe. Il lui était difficile de croiser le regard de Lupin alors il fixait le sol devant lui. Il secoua la tête.
« Non ? », demanda Lupin.
« Non, monsieur », marmonna Harry.
Lupin poussa un soupir de colère contenue et s’avança vers son jeune élève. « Votre père n’a pas souvent réussi à suivre les règles, mais lui et votre mère ont donné leurs vies pour sauver la votre, dit Lupin la voix ferme et implacable, et risquer votre vie en arpentant les couloirs du château sans protection avec un tueur en cavale, me semble une piètre façon de les remercier ! » Lupin était maintenant hors de lui. Les mots qu’il avait prononcé frappaient le garçon de vérité en raisonnant contre les murs de la pièce.
Lupin serra les lèvres et ferma les yeux. Il se détourna d’Harry, et remonta la rangée de tables des élèves. Il regarda la carte et un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Que de bons moments passés ensemble, se rappela-t-il en laissant quelques souvenirs lui revenir en mémoire. Amusants mais dangereux, se réprimanda-t-il, ses sourcils se fronçant en se rappelant très clairement tous les moments où lui et ses amis l’avaient échappé bel. Il abaissa la carte et se pinça le bout du nez. Tu sais ce que tu as à faire, se dit-il le cœur lourd en se retournant vers Harry. Il réussit à cacher son sentiment de déception pour ce qu’il avait à faire et à afficher un visage déterminé.
« Harry, en tant que votre Professeur, et quelqu’un pour qui vous comptez énormément, je ne peux pas continuer à vous regardez risquer votre vie d’une façon si insensée », dit-il la voix toujours ferme. « Je pensais que notre conversation sur le pont vous avait montré ma désapprobation pour quelques un de vos mauvais choix. Malheureusement, je ois que ce n’est pas le cas », ajouta Lupin.
Harry déglutit nerveusement. Il se rappelait ce jour-la sur le pont au dessus du lac. Comment le Professeur Lupin lui avait parlé de la bonté de sa mère. Il avait aussi mentionné le côté malicieux de son père et combien son fils semblait marcher dans ses traces. Harry n’en avait rien pensé à ce moment-la, ayant visiblement pris la voix soucieuse de Lupin pour un consentement joyeux. Il était sûr maintenant qu’il s’était trompé.
« Professeur, vous avez dit à Rogue… »
« Professeur Rogue », le corrigea Lupin.
« Professeur Rogue qu’il était trop tard pour une retenue. Je n’ai pas de plume avec moi mais si vous en avez une, je pourrais commencer à écrire mes lignes », dit Harry avec espérance. Il espérait donc qu’en proposant de commencer rapidement sa punition, la conversation entre Lupin et Rogue serait oubliée. Dès qu’il vit Lupin secouer la tête, il sut que sa tentative avait échouée.
« J’ai bien peur que nous nous écartions des punitions standards qui se pratiquent à Poudlard », dit Lupin en lançant à Harry un regard entendu. Il savait ce qu’essayait de faire Harry. Il avait entendu le hoquet de surprise qui avait échappé d’Harry quand Rogue avait parlé de ce qui allait lui arriver. Bien qu’il admirait la force intérieur du garçon, il n’allait pas le récompenser en le laissant filer aussi facilement. Il s’appuya contre le bureau à l’opposé d’Harry et croisa ses bras sur sa poitrine.
« Pendant ces trois ans que vous avez passé à Poudlard, vous avez reçu plus de détentions et écrit plus de lignes que tout autre étudiant ici, excepté les jumeaux Weasley », commença à le sermonner Lupin. « Et pourtant, vous avez continué à contourner les règles, à les plier à votre convenance. » Lupin leva la main pour stopper Harry qui essaya de protester. « Ne m’interrompez pas », dit fermement Lupin.
Harry ferma la bouche et Lupin continua. « Vous avez du cœur, Harry, et vous êtes intelligent. Mais quelque fois vous laissez vos émotions obstruer votre bon jugement. Il y a beaucoup de choses qui se passent dans ce monde qui vous dépassent, plus que vous ne pouvez l’imaginer. Les règles sont faites pour une raison, pour votre sécurité ainsi que celle de tous les étudiants. Et si vous choisissez de les enfreindre comme s’il ne s’agissait que de broutilles, alors vous en subirez les conséquences. »
Harry hocha silencieusement la tête. Il était embarrassé, embarrassé d’être ici, d’avoir été pris, une fois encore, en train d’enfreindre le règlement. Mais le plus gênant, c’est qu’il avait agit de façon tellement idiote que le Professeur Lupin, le professeur le plus gentil de Poudlard, était obligé de le reprendre sur son comportement, et pire encore, il serait forcé de le punir.
« Professeur ? Est-ce que vous allez… », commença timidement Harry.
« Te fesser ? », finit Lupin.
Harry acquiesça rapidement, l’inquiétude se reflétant dans ses yeux.
« Oui, c’est ce que je vais faire. »
Harry, choqué, expira bruyamment. Il n’en revenait pas : treize ans et sur le point de recevoir une fessée. Il croisa le regard de Lupin. « Monsieur, sans vouloir vous offenser, vous ne croyez pas que je sois trop…trop vieux pour la fessée ? JE veux dire, j’ai déjà treize ans et… »
Lupin pouffa malgré lui, retenant un sourire. « Et tu ne seras pas le premier adolescent à recevoir une fessée pour s’être mal comporté, autant que je peux te garantir que tu ne seras pas le dernier. »
« Mais, monsieur… »
« Non, Harry », le coupa Lupin, sa voix redevenue ferme. « Comme je l’ai dit tout à l’heure, les autres punitions que tu as reçues n’ont pas semblé modifier ton comportement. J’espère que quand tu repartiras tout à l’heure, tu auras enfin compris l’erreur de tes choix et que tu retiendra la leçon. Maintenant, viens avec moi. »
Sur ces mots, Lupin se leva et posa une main ferme sur l’épaule d’Harry et le mena au devant de la classe. Ils arrivèrent juste devant le bureau du Professeur et Harry frissonna.
« Bien », dit Lupin sur le ton de la conversation. « Ce pantalon de nuit que vous portez, demanda-t-il en attrapant le tissu au niveau de la cuisse d’Harry et en le frottant entre ses doigts, c’est de la flanelle, n’est-ce pas ? »
Harry hocha la tête.
« Je crois que vous portez un caleçon en dessous ? »
Harry acquiesça à nouveau.
« Oui, alors je vais vous demandez de baisser votre pantalon et de vous penchez sur le bureau. »
Harry eut le souffle coupé. Baissez son pantalon ? Il agrippa fermement l’élastique.
« Harry », dit Lupin, la voix descendant de quelques octaves. Harry put dire au son de la voix de son Professeur qu’il valait mieux pour lui qu’il obéisse rapidement. C’est donc ce qu’il fit en baissant son pantalon juste en dessous de ses fesses.
« Penchez vous sur le bureau je vous prie. Etendez vous aussi loin que vous le pouvez », commanda Lupin en commençant à fouiller dans les tiroirs du bureau. Le cœur d’Harry battait la chamade. Il n’arrivait pas à croire qu’il s’était mis dans une telle situation, au sens propre comme au sens figuré. Lupin continuait à chercher autour du bureau et quand Harry entendit un « ah » satisfait, il leva les yeux.
« Ca ira », décida Lupin en tenant devant lui une règle en bois qui était restée près du tableau. Il passa ses doigts sur la règle, essuyant la craie qui s’y était déposée durant les leçons de cette semaine. Elle faisait un mètre de long et huit centimètres d’épaisseur. Si Lupin se le rappelait bien, elle devrait bien claquer le derrière d’Harry.
Les yeux d’Harry s’agrandirent quand il vit ce que le Professeur Lupin tenait entre les mains. En quelques secondes, le professeur était sorti de son champ de vision pour se placer derrière lui.
« D’accord, ajustons ça… », dit Lupin en attrapant le pantalon d’Harry et en le descendant de sous ses fesses jusqu’à ses genoux. Harry déglutit. Il avait espéré épargner ses cuisses en ne baissant son pantalon que sous ses fesses. Lupin, bien sûr, avait bien compris le petit manège d’Harry et ne put s’empêcher de sourire. Il remit rapidement son masque de fermeté pour s’occuper de la tâche qu’il devait accomplir.
« Douze coups pour avoir enfreint les règles en sortant de la salle commune des Gryffondor ce soir », annonça Lupin. Il posa sa main sur le bas du dos d’Harry. « Et six de plus pour s’assurer que cela ne se reproduira plus. Préparez vous. »
Sa dernière phrase était autant pour Harry que pour lui même. Il savait qu’il faisait ce qui était juste, mais il lui était tout de même difficile de se retrouver dans cette situation. Ce n’est pas qu’il pensa qu’Harry ne méritait pas ce qu’il allait recevoir, bien au contraire. Il avait été lui-même dans la position d’Harry assez souvent pour savoir combien se faire chauffer les fesses vous remettait rapidement dans le droit chemin. Il comprenait maintenant le dicton que lui disait son père chaque fois qu’il se retrouvait sur ses genoux. Cela lui faisait vraiment mal de devoir faire cela à Harry, surtout du fait des sentiments profonds qu’il nourrissait pour le garçon.
Harry posa ses mains bien à plat sur le bureau et attendit. Avant de s’en rendre compte, la fessée avait commencé. Le premier coup arriva vite et fort, en plein milieu de ses fesses qui pointaient en l’air. Cela faisait mal, pas horriblement, mais assez pour savoir que cela n’allait pas être une fessée légère. Après une légère pause, le second coup tomba et Harry poussa un petit gméissement.
Lupin entendit le gémissement qui s’échappa d’Harry et il sut qu’il ne voulait pas prolonger plus que nécessaire la punition. Avec une précision minutieuse et appliquée, il abattit encore et encore la règle sur les fesses à peine protégées par le mince sous-vêtement d’Harry. Il commença par administrer les coups au milieu du postérieur ainsi présenté, puis remonta pour enfin redescendre. Il pouvait entendre Harry pleurer, ses fesses se relevant légèrement en même temps qu’Harry se dressait involontairement sur le bout de ses pieds. La main de Lupin était posée depuis le début de la fessée sur le dos d’Harry et maintenant, il faisait pression sur le dos du garçon avec sa main pour le forcer à remettre ses pieds à plat.
Harry pleurait maintenant à chaudes larmes. Incapable de garder ses bras bien à plat devant lui, il les avait croisés sur sa tête et cachait son visage à l’intérieur dissimulant ses sanglots. La gêne avait cédé la place à autre chose : il sentait maintenant une vive douleur cuisante dans son postérieur et une autre douleur lui enserrant le cœur. Pourquoi était-il sorti de son lit ? Pourquoi avait-il cédé une nouvelle fois à sa curiosité ? N’apprenait-il jamais ? Pourquoi avait-il fallu qu’il se mette, et encore plus grave, le professeur Lupin dans cette position ? Il était sûr que le Professeur ne prenait aucun plaisir à la situation. Ce n’était pas Rogue, après tout, qui pour tout plaisir dans la vie, se délectait en terrorisant et en menaçant quiconque ose se trouver sur sa route. Mais le Professeur Lupin ?
L’homme avait été gentil et prévenant avec lui depuis le début. Il avait été ami avec ses parents, pour l’amour du ciel, et maintenant à cause d’Harry il en était arrivé à devoir le punir. Harry se sentait mal, et les larmes qui coulaient sur son visage venaient de la douleur qu’il ressentait à la fois dans son postérieur et dans son cœur. Lupin lui administra les douze coups puis posa la règle sur le bureau à côté d’Harry. Il caressa le dos d’Harry d’un geste affectueux, et regarda le dos du garçon se lever et s’abaisser sous les sanglots. Harry essayait tant bien que mal de reprendre sa respiration.
« C’est presque fini », dit doucement Lupin en reprenant la règle pour ce qu’il espérait être la dernière fois qu’il aurait à faire ça. « C’est derniers six coups sont de ma part, personnellement. Tu es apprécié par beaucoup de monde Harry, par plus de monde que tu ne le penses et pour des raisons que tu ne comprendras certainement jamais vraiment. Je tiens à toi, Harry, autant que personne et… » La voix de Lupin se perdit dans le nœud qui s’était formé dans sa gorge. Il tenait à Harry, énormément, mais il ne s’en était pas rendu vraiment compte jusqu’à ce moment. Harry, le fils de James et de Lily. James, un de ses meilleurs amis d’enfance que l’on lui avait arraché, à lui et à tout le monde, sans pitié. Harry lui rappelait cette vie qui semblait si loin maintenant, tellement distante de celle qu’il vivait maintenant. Une vie pour laquelle il donnerait n’importe quoi pour la revivre, et plus important une vie pour laquelle il ferait tout pour la préserver. Il se sentait qu’il avait une obligation, un devoir de faire bien avec Harry, comme il savait au fond de son cœur que James l’aurait fait. Il n’était pas le père du garçon et savait bien qu’Harry ne se sentirait jamais lié à lui mais il se sentait responsable de s’assurer qu’Harry apprenne le bien du mal, quand agir et quand faire attention. Il ferma les yeux, respira profondément et abattit la règle une nouvelle fois.
Harry réussit à se concentrer assez longtemps pour encaisser les six derniers coups administrés rapidement, grand merci, par Lupin. Au dernier coup de règle, Harry se cambra et poussa un cri avant de retomber sur le bureau, la tête dans ses bras. Lupin posa la règle sur le bureau à côté d’Harry et aida le garçon à se remettre sur ses pieds. Il attrapa le pyjamas du garçon et le remit avec précaution à sa place, en faisant attention de ne pas appuyer sur les fesses bien endolories d’Harry. Les épaules d’Harry étaient secoué par les sanglots. La douleur dans ses fesses était intense et il doutait raisonnablement de pouvoir dormir avec le postérieur en feu, et de pouvoir s’asseoir en classe le lendemain. Lupin plaça ses mais sur les épaules d’Harry et avec ses pouces lui leva le menton, levant les yeux verts jusqu’aux siens.
« Ca va ? », demanda le Professeur d’une vois douce.
La bonté était revenue dans la voix du Professeur ainsi que son sourire. Harry s’essuya les yeux avec la manche de son pull et réussit à hocher la tête en reniflant.
« Bien »,dit Lupin avant de tapoter l’épaule d’Harry et de commencer à s’éloigner.
« Professeur Lupin ? », demanda timidement Harry, sa voix tremblant comme des larmes coulaient toujours le long de ses joues. « Je suis désolé. »
Lupin hocha la tête. « Je sais, je sais. C’est terminé. » Il passa son bras autour des épaules d’Harry et le mena vers un canapé dans un coin de la pièce. Lupin s’assit et il aida Harry à prendre place à côté de lui. Il entendit Harry expirer douloureusement quand ses fesses bien punies touchèrent les coussins du canapé.
« Je en voulais pas…je n’avais pas l’intention de… », reprit Harry, trouvant difficile de regarder son professeur dans les yeux.
Lupin lui tapota dans le dos avant de prendre ses mains dans les siennes.
« Je sais. Il est rare qu’on ne le soit pas, surtout une fois qu’on a été puni », ajouta Lupin dans un petit rire. « Nous sommes désolé et nous sommes toujours…, continua Lupin en prenant le visage d’Harry entre ses mains, pardonnés ».
A ces mots, Harry se remit à pleurer. Lupin lui pressa gentiment le visage entre ses mains et lui sourit. « Allons, allons, calmez vous. »
Il serra Harry dans ses bras Ils restèrent un moment comme cela, puis Lupin demanda : « est-ce la première fois que vous avez reçu un efessée ? »
« Non, monsieur », répondit Harry un peu gêné. Il avait déjà été fessé mais pas par son oncle ou sa tante qui ne le frappait jamais de cette façon, mais par ses professeurs à l’école. « Mais c’est la première fois que celui qui me donne une fessée tient à moi », murmura-t-il.
« Je vois. Mais bien que cela n’ait pas été une expérience plaisante pour nous deux, je n’hésiterais pas à le refaire si cela est nécessaire. S’il vous plaît, ne me forcez pas à le refaire. »
« Oui, monsieur », répondit Harry en souriant faiblement et en se frottant les fesses. La douleur s’était atténuée mais il ne doutai pas qu’il s’en souviendrait demain.
« Dans ce cas, il est grand temps que vous alliez vous coucher », annonça Lupin d’uen voix plus ferme.
« Oui, monsieur. Bonne nuit, Professeur. »
« Bonne nuit, Harry. Et directement au lit », dit Lupin en tapotant la carte indiquant qu’il saurait si Harry s’amusait à faire un détour.
FIN
J’ai un peu écourté la fin pour cause de fainéantise !
Posté le 07.01.2008 par fandefessees
Cette histoire appartient à Pudge.
La tutelle chapitre 10
Le reste du week end se passa sans encombre dans les deux maisons ? Harry réussit à ne pas s’attirer d’ennui, recevant quelques regards sévères de la part de son tuteur. Draco, également, resta hors des ennuis. Il n’était pas assez bête pour provoquer son père.
Le lundi matin, Sévérus se leva vers six heures. Il alla voir Harry et trouva le garçon qui dormait profondément. Il décida de le laisser encore un peu dormir et opta pour la douche.
Il retourna dans sa chambre et choisi ses vêtement de la journée : un jeans et un chemise bleue. Ses affaires sous le bras, il passa dans la salle de bain et fit couler la douche. Se regardant intensément dans la glace, il pensa qu’il avait besoin d’une coupe de cheveux.
Mettant l’information dans un coin de sa tête, il passa sous la douche. Il en ressortit vingt minutes plus tard. Il s’habilla et bu une tasse de café et retourna réveiller Harry.
Il alluma la lumière de la chambre et dit à l’intention de la forme endormie : « c’est l’heure de se réveiller belle aux bois dormant ! »
« Allez vous en ! », marmonna Harry en serrant fort les couvertures autour de lui.
« JE ne peux pas, lève toi », dit Sévérus en approchant du lit et en retirant les couvertures d’Harry.
« Laissez moi tranquille, c’est trop tôt pour se lever », répliqua Harry, agacé de se retrouver sans couverture.
« Tu ne me laisses pas le choix dans ce cas », dit Sévérus d’un ton moqueur.
Il fit bouger sa baguette, murmura une incantation et un petit seau d’eau apparut. S’approchant à nouveau du lit, le seau à la main, il le versa sur Harry.
« Hé ! Pourquoi vous avez fait ça ? », hurla Harry en sautant au pied du lit.
« Bien, maintenant que tu es réveillé, va prendre une douche et prépare toi. Nous avons une journée bien chargée si tu te souviens bien », dit Sévérus imperturbable.
« Ok, mais vous pourriez au moins vous excuser », dit Harry en se dirigeant vers le placard.
« Non, je ne peux pas car je ne suis pas du tout désolé », répliqua Sévérus en sortant de la chambre. « Quand tu auras fini de t’habiller, viens me rejoindre dans la salle à manger pour le petit déjeuner. Si je n’y suis pas, attends moi. »
Une fois que Sévérus fut parti, Harry sortit ses vêtements : un jeans et un t-shirt rouge. Ensuite, il alla dans la salle de bain prendre sa douche.
En bas, Sévérus parlait avec son elf de maison, terly.
« Terly, je voudrais un petit déjeuner simple ce matin. Du porridge pour Harry et des fruits. Je prendrai des toasts beurrés et des œufs brouillés », lui dit Sévérus gentiment.
« Oui, monsieur », dit Terly en se penchant en avant.
Quelques minutes plus tard, Harry descendit et prit place à table à côté de Sévérus. Même après sa douche, il n’avait pas l’air tout à fait réveillé.
« Qu’est-ce qu’il y a pour le petit déjeuner ? », demanda-t-il en se frottant le yeux.
« Tu as des céréales avec des fruits. J’ai des toasts avec des oeufs », répondit Sévérus. Il sourit en voyant la réaction d’Harry qui ressemblait plus à un enfant avec la mine qu’il affichait. Harru n’était pas d’humeur à protester sur le fait qu’il n’ait pas d’œufs à manger. De plus, il aimait le porridge qui avait souvent un goût de framboises. Harry était fatigué, plus que d’habitude. Sévérus le remarqua mais ne dit rien.
Le petit déjeuner arriva cinq minutes plus tard. Il sentait très bon et Harry l’engloutit.
« Voici le planning de la journée, dit Sévérus. Après le petit déjeuner, je te suggère de prendre un livre, et de choisir un Cd à écouter. »
« Pourquoi ? », questionna Harry.
« On ne peut pas apparaître à Poudlard pendant les vacances, alors nous allons aller en voiture jusqu’à la gare. C’est à environ quarante minutes d’ici. Ensuite, le train nous amènera jusqu’à Poudlard. Cela va nous prendre trois heures pour y arriver », expliqua Sévérus.
« Je croyais qu’il n’y avait pas de train pour Poudlard », dit Harry se demandant comment un train moldu pourrait les emmener à Poudlard.
« Nous allons voyager avec un train magique », dit Sévérus. « C’est une ligne magique spéciale. Elle nous conduira directement jusqu’à Poudlard. »
« Oh, et on sera dans le train pendant deux heures ? », demanda Harry. « Quand on va prend le Poudlard express on en a pour une journée. »
« Le train que nous allons prendre va beaucoup plus vite que le Poudlard express », dit Sévérus. « Mais dépêche toi de finir ton petit déjeuner, il faut qu’on parte rapidement. »
Harry finit rapidement son petit déjeuner et suivant les conseils de Rogue, il prit un livre et un CD de musiques. Sévérus, lui, monta dans sa chambre et appela Lucius par la cheminée. Lucius était sur le point lui aussi de l’appeler et fut surpris de voir la tête de Sévérus apparaître dans la cheminée.
« J’allais justement t’appeler, dit-il. On dirait que tu m’as devancé. »
« J’ai toujours un train d’avance sur toi ! », répliqua Sévérus un sourire aux lèvres.
« On verra ce qu’on verra. Un de ces jours, je te battrai à la course », lança Lucius en riant. « Est-ce qu’Harry est prêt pour le grand jour ? »
« Oui, il est en haut en train de choisir un livre et un CD pour le voyage », répondit Sévérus. « Le voyage va être long. »
« C’est pareil ici. Draco en est toujours au petit déjeuner. Quand il aura fini de débarrasser, on s’en ira. On prend la voiture jusqu’à Hogsmeade et ensuite une carriole jusqu’à l’école. Et vous ? »
« On prend la voiture jusqu’à la gare et ensuite le train », répondit Sévérus.
De l’étage dans le manoir du côté de Sévérus, ils purent entendre Harry crier : « j’ai choisi le livre et un CD. Qu’est-ce que je fais maintenant ? »
« Ne quitte pas », dit Sévérus à Lucius.
Il retira sa tête de la cheminée et fit quelques pas dans la pièce.
« Va mettre tes chaussures et attend moi dans le vestibule. J’arrive dans quelques minutes », répondit Sévérus. « Et n’oublie pas de mettre une veste », ajouta-t-il.
« Désolé », dit Sévérus en revenant à Lucius.
« Pas de problème. Draco fait la même chose. Bon, on se voit bientôt alors. Bon voyage. »
« Merci, toi aussi. »
La communication finie, Sévérus rejoint Harry dans le vestibule. Le garçon avait l’air un peu pâle mais sinon, il avait l’air d’aller. Cependant, cela l’inquiétait un peu de voir Harry si pâle.
Peut-être n’a-t-il pas bien dormi cette nuit, se dit Sévérus.
« C’est pas trop tôt ! J’attends depuis des plombes », se plaint Harry raisonnant comme un gamin de cinq ans.
« J’ai appelé Lucius », répondit Sévérus en lançant à Harry un regard sévère. « Tu m’attends que depuis cinq minutes, alors arrête de te plaindre. »
Sévérus ouvrit la porte et ils entrèrent dans le garage. Il y avait une jeep Cherokee bleue intérieur cuir. Sévérus prit place derrière le volant et Harry sur le siège passager.
« Vous savez conduire ? », demanda Harry, surpris.
« Oui, j’avais un père moldu au cas où vous avez oublié », répondit Sévérus en démarrant la voiture.
Harry mit ses écouteurs et ouvrit son livre. Sévérus alluma la radio et trouva une station de rock classique.
« Draco, est-ce que tu es prêt ? », demanda Lucius en marchant vers la chambre de son fils.
Cela faisait un moment qu’il attendait Draco et s’ils ne se dépêchaient, ils allaient se retrouver dans l’heure de pointe.
« Je suis prêt. On peut y aller », dit Draco en sortant de sa chambre.
« C’est pas trop tôt. Tu as tout ce qu’il te faut pour le voyage ? On ne s’arrêtera pas en chemin. »
« Oui, père », répondit Draco, sarcastique.
« Et bien, monsieur le gros malin, pourquoi ne descends-tu pas prendre place dans la voiture. Démarre-la, j’arrive. »
« Ok, et tu veux que je conduise aussi ? », demanda Draco en prenant les clefs et en prenant l’air du parfait enfant bien élevé même s’il savait que son père ne le laisserait pas conduire. Qui ne tente rien, n’a rien.
« Non, tu la démarres c’est tout », répondit Lucius en prenant un air sévère pour cacher son envie de pouffer.
« Oui, madame », dit Draco en descendant vers le garage.
« C’est monsieur », répliqua Lucius en regardant son fils s’éloigner.
« Cissy, on s’en va. A bientôt », cria Lucius du bas des escaliers.
« Passez un bon moment », répondit Cissy.
Lucius rejoint Draco dans la voiture. Il écoutait la radio. Lucius ouvrit la porte du conducteur et monta.
« Prêt ? », demanda Lucius.
« Ouais. »
Lucius attacha sa ceinture et démarra. Ils roulaient depuis un petit peu quand Lucius engagea la conversation.
« Tu sais ce que tu vas commander ce midi au Chaudron bouillant ? »
« Je ne sais pas trop, peut-être des pâtes aux saumon ou un sandwich au poulet grillé. Et toi ? », demanda Draco.
« Je pense prendre des côtes de porc et une salade », répondit Lucius.
« Qu’est-ce que tu penses qu’Harry et Sévérus vont prendre ? »
« Je ne sais pas pour Harry mais je pense que Sévérus va prendre le sandwich au poulet grillé. »
« Il prend toujours ça », dit Draco en changeant la station de radio.
« Y a du nouveau avec tu-sais-qui ? », demanda Draco en baissant le volume de la radio et en se tournant vers son père, un regard séreux affiché sur son visage.
« Pas grand chose, c’est tout ce que je peux te dire »
« Qu’est-ce que tu veux faire une fois qu’on sera chez Sévérus ? », demanda Lucius pour changer de conversation.
« Jouer avec lui à un jeu de société’, répondit Draco, souriant à cette idée. « Peut-être que toi et Harry pourraient jouer avec nous. »
« Peut-être », dit Lucius.
Draco prit son jeux vidéo sur le hockey et se mit à jouer. Lucius entendait le son des buts et des pénalités.
« Tu sais, pour un si petit jeu, il fait beaucoup de bruits », dit Lucius. « Je ne sais pas à quoi pensait Westin quand il te l’a offert. »
« Il devait se dire que je l’aimerais beaucoup comme cadeau d’anniversaire », dit Draco en marquant un but.
« Il devrait passer plus de temps dans le monde des Sorciers », dit Lucius en riant.
« Tu t’attends à quoi papa ? C’est un pédiatre moldu », rétorqua Draco.
« Oui, je sais. »
Draco brancha son casque sur le jeu vidéo et plaça les écouteurs dans ses oreilles. Lucius changea la station de radio.
« Tu as tout ce qu’il te faut pour le train ? », demanda Sévérus en entrant dans la gare.
« Oui, bordel, arrêtez de me le demander. Ca fait déjà la troisième fois », répliqua Harry.
Il ne se sentait pas en grande forme et Rogue lui tapait sur les nerfs.
« Tu ferais mieux de changer de ton et de langage », dit fermement Sévérus.
Harry ne répondit pas et se contenta de marcher vers un banc près de la porte et s’assit. Sévérus alla à un guichet et acheta deux billets.
« On a à peu près trente minutes avant que le train parte. Tu veux quelque chose avant qu’on monte ? », demanda Sévérus.
« Juste une bouteille d’eau », répondit Harry en se levant.
« C’est tout, tu es sûr ? », demanda Sévérus.
« Oui, je suis sûr », répondit Harry l’air fatigué.
Sévérus alla vers le distributeur automatique et prit une bouteille d’eau pour Harry et une barre de céréales et un jus de fruits pour lui. Il essayait de comprendre pourquoi Harry se comportait de cette façon. Je vais l’observer de près pour voir s’il y a des changements ou des indices, se dit Sévérus.
« Merci », dit Harry en prenant la bouteille.
Harry et Sévérus se dirigèrent vers le quai où attendaient les trains. Il s’assirent près de l’entrée numéro six.
Sévérus regarda sa montre et dit à Harry : « allons-y, on embarque dans dix minutes. »
Harry se leva et suivit Rogue qui avança vers le quai. A mi-chemin, Sévérus prit Harry par l’épaule et le guida à travers le tunnel qui montait ensuite vers le quai. Ils arrivèrent bientôt en vue du train blanc.
« Viens, ils commencent à embarquer », dit Sévérus.
Harry dépassa Sévérus et monta dans le train. Il chercha un wagon de libre. Il en trouva un rapidement et y entra. Il s’assit sur la banquette, mis ses écouteurs, s’allongea complètement sur la banquette et s’endormi. Sévérus le trouva quinze minutes plus tard.
Il commençait à s’inquiéter pour de bon. Harry n’avait pas l’air d’aller depuis le début de cette journée et maintenant de le voir assoupi en plein milieu de la journée était déconcertant. Il avait dû mal dormir la veille.
Sévérus retira sa veste, l’accrocha à un des portemanteaux et s’approchant d’Harry posa doucement sa main sur son front. Il était un peu chaud mais rien d’anormal. Préférant laisser le garçon se reposer pendant le trajet, il s’assit sur la banquette en face d’Harry. Il sortit un livre et se mit à lire.
Ils arrivèrent à Poudlard deux heures et demie plus tard.
« Harry, réveille toi, nous y sommes », dit Sévérus d’une voix douce en secouant gentiment Harry.
Harry s’assit, regarda autour de lui et baya.
« Prêt ? », demanda Sévérus en enfilant sa veste.
« Ouais », répondit Harry, se sentant un peu mieux après cette petite sieste.
Ils sortirent du train et se dirigèrent vers le château. Harry était très heureux de le revoir. Il se sentait chez lui. Sévérus ouvrit les grilles et il marcha juste derrière Harry. Quelques minutes plus tard, ils étaient dans l’école, à côté des Gargouilles qui trônaient devant l’entrée du bureau de Dumbledore.
« Qu’est-ce qu’on attend ? », demanda Harry.
« Les Malfoy », répondit Sévérus.
« Ah oui, j’avais oublié », répliqua Harry visiblement peu satisfait.
« Crois moi, tu vas être surpris », dit simplement Sévérus.
Draco et Lucius arrivèrent un quart d’heure plus tard.
« Sevé, salua Lucius du milieu du couloir.
« Lucius, ravi de te revoir », dit Sévérus.
« Hé, Draco », salua Sévérus en regardant le garçon aux cheveux blonds.
« Hé Sev », répondit Draco.
« Harry, viens ici. Je voudrais te présenter », dit Sévérus à Harry qui se tenait contre le mur les bras croisés sur sa poitrine.
Le garçon se plaça à côté de Sévérus.
« Harry, je voudrais te présenter les vrais Malfoy », annonça Sévérus.
« Heureux de te rencontrer dans de meilleures circonstances », dit Lucius en lui tendant la main.
« Moi aussi », répondit Harry en serrant la main tendue.
« Salut Harry », dit Draco.
« Salut Mal…Draco », répondit Harry.
« Bonne journée à vous, messieurs », dit une voix familière derrière eux.
Ils se retournèrent pour voir Albus Dumbledore.
« Lucius, Sévérus, vous pouvez entrer », dit le Directeur.
« Nous vous suivons », dit Sévérus en suivant Dumbledore, Lucius à ses côtés.
Les trois hommes disparurent dans le bureau du Directeur, laissant Draco et Harry seuls.
« Ecoute, je suis désolé pour la façon dont je te traite à l’école », dit brusquement Draco dès que les adultes furent partis.
« Tu peux arrêter ton cinéma, Draco », répliqua Harry. « Ils ne sont plsu là pour te vori agir comme un parfait petit garçon. »
« Ce n’est pas du cinéma », affirma Draco.
« Connerie », rétorqua Harry.
Il s’avança vers le garçon aux yeux bleus et le poussa de toutes ses forces.
« Ca va pas la tête ! », hurla Draco en tombant par terre. Il se releva rapidement et poussa à son tour Harry.
La bagarre commença. Harry attrapa Draco par le col et lui asséna des coups de poing dans l’estomac. Draco lui envoya un coup de genou dans la poitrine. Ils reculèrent tous les deux quelques secondes puis se sautèrent à nouveau dessus. Ils tombèrent tous les deux au sol et roulèrent l’un sur l’autre.
« Ca c’est pour avoir insulté Ron », hurla Harry en donnant un coup de poing sur le bras de Draco.
« Tu ferais mieux de me lâcher Potter, ou sinon », menaça Draco sans avoir le temps de finir sa phrase.
« Tu ne feras rien du tout », dit Sévérus en tirant Harry par le bras.
Lucius releva rapidement Draco et le tint devant lui. Sévérus fit de même avec Harry.
« Qu’est-ce qui se passe ici ? », demanda Lucius à l’intention des deux garçons et sur un ton qui ne présageait rien de bon.
« C’est pas vos oignons », répliqua Harry en continuant à fixer Draco.
« Harrison James Potter, tu ne parles pas aux adultes sur ce ton », le réprimanda Sévérus. Il tourna le garçon colérique sur le côté et lui administra rapidement six claques cuisantes sur les fesses.
Harry fut horrifié. Sévérus venait de le fesser devant les Malfoy !
« Maintenant, présente tes excuses à M. Malfoy », ordonna Sévérus en tournant Harry pour que ce dernier fasse face à Lucius.
« Pardon », dit Harry en rougissant. L’humiliation était insoutenable. Premièrement, il venait de se faire claquer les fesses devant Lucius MAlfoy mais en plsu il avait été forcé de s’excuser.
« Excuses acceptées », dit Lucius.
« Qu’est-ce qui vous a pris ? », demanda Sévérus d’un ton autoritaire, ton qu’il employait plus souvent quand il enseignait à Poudlard.
« C’est pas assez clair. On a eu une petite dispute. C’est tout. », dit Draco en se tournant légèrement et en protégeant son derrière avec ses mains.
« Tu ferais mieux de surveiller ton langage. Tu as déjà assez d’ennuis comme ça, jeune homme », dit fermement Lucius.
« Papa, c’est la vérité ! Toi et Sévérus l’avez vu ! C’était juste une bagarre ! », répliqua Draco avant de pouvoir se contrôler.
Lucius ne perdit pas de temps à attraper le bras Draco et à lui donner des claques sur le derrière bien méritées. Draco, comme Harry, fut extrêmement embarrassé d’avoir des témoins.
« Monsieur, c’était juste une petite bagarre pour décompresser », dit sincèrement Harry à l’intention de Sévérus.
« Papa, Sévérus, s’il vous plait, ne posez pas de questions. C’est entre Harry et moi. Si vous devez nous punir, faites-le avant qu’on parte », dit Draco.
« Très bien, nous ne poserons plus de questions si vous nous promettez qu’il n’y aura plus de bagarre », dit Sévérus.
« Oui, monsieur », répondirent en chœur Harry et Draco.
« Draco, Lucius, nous vous retrouverons dans une minute », dit Sévérus en utilisant sa baguette pour créer une pièce dans le couloir.
Dans cette pièce, il y avait une table et une chaise. Sévérus s’assit et fit signe à Harry de s’approcher. Harry avança lentement et, comme il s’y attendait, se retrouva allonger sur les genoux de son professeur.
Sévérus ne prit pas le temps de sermonner Harry comme il le faisait d’habitude et se mit tout de suite à lui claquer le postérieur. Il savait très bien qu’il n’était pas nécessaire de faire un sermon et il n’avait pas envie de perdre son souffle pour rien. Harry savait très bien pour quoi il recevait cette fessée et il n’avait pas besoin qu’on lui rappelle. Sévérus vou