Cette fois, cette histoire appartient à Melissa.
La pire journée d’Harry Potter
Harry Potter passait l’une des pires journées de sa courte vie. D’abord, il s’était réveillé en retard ce qui lui avait valu une sévère remontrance de la part de sa tante Pétunia. Ensuite, son oncle lui avait donné une calotte sur la tête pour avoir fait brûler le bacon. Son oncle lui avait aussi dit qu’il n’aurait ni petit déjeuner, ni dîner pour s’être levé trop tard.
Alors, Harry avait fini par aller à l’école l’estomac vide, et avait reçu une sévère réprimande de la part de sa professeur pour avoir perdu ses devoirs. Dudley lui avait pris avant l’école et lui avait déchiré. Mais Harry ne voulait pas dire la vérité car ensuite, il était sûr que sa professeur dirait qu’il mentait. Comme punition, sa maîtresse le mit au coin, et lui dit qu’il devrait rester après la classe pour faire les devoirs d’hier et ceux d’aujourd’hui comme on pouvait pas compter sur lui pour rapporter ses devoirs à l’école. Harry grogna intérieurement. Il avait avoir de gros problèmes pour rentrer en retard à la maison !
Et pour empirer le tout, il pouvait entendre Dudley et sa bande ricaner dans son dos pendant qu’il était puni au coin. Ce n’était pas juste. Comment les gens pouvaient voir en Dudley un gentil garçon alors qu’il était si méchant au fond de lui ? Se jour pouvait-il empirer ?
Oui, il empira. A midi une fois qu’Harry pu enfin sortir de sa punition, Dudley arriva sur lui et lui prit son déjeuner s’assurant que les professeurs ne regardaient pas. Ensuite, Dudley et sa bande décidèrent de jouer à leur jeu favori : « Chasser Harry ». Harry ne faisait qu’essayer de leur échapper quand il décida de sauter derrière la beine à ordures. La seule chose dont il eut conscience après ça, ce fut que tout devient noir. Il se sentit tirer dans toutes les directions et ensuite il sentit le sol le heurter violemment.
Harry regarda autour de lui, étonné. L’école n’était plus là. Autour de lui, s’alignaient de vieilles maisons. Harry ne comprenait pas ce qui se passait. Que lui était-il arrivé ?Où était l’école ? Et quels gros problèmes il allait avoir une fois que les Dudleys se rendraient compte de ce qui s’était passé !
Harry eut à peine le temps de se faire à son nouvel environnement (il n’avait même pas eu le temps de se relever), quand quelqu’un trébucha sur lui. Il leva la tête pour apercevoir un homme habillé avec une espèce de robe noire lui jeter des regards noirs. L’homme étrange avait des cheveux noir, mi-long et gras, des yeux noirs froids, la peau blanche, des dents jaunes et un nez crochu. C’était de loin l’homme le plus effrayant qu’ait jamais vu Harry. Il aurait voulu se relever et s’enfuir en courant mais ses muscles étaient tétanisés. Pendant un moment, lui et l’homme se regardèrent dans les yeux.
Severus Rogue ne passait pas une bonne journée. Il s’était battu avec Albus pour avoir sa journée de libre et une fois qu’il l’avait obtenue, tout était aller de travers. Il n’avait pas réussi à avoir les ingrédients nécessaires à sa nouvelle potion, raison pour laquelle il avait demandé une journée de congé. Et maintenant, il venait de recevoir un mot l’informant qu’il y avait un problème chez lui. Le gardien était parti alors Severus avait apparut dans la rue, mais s’était pris les pieds dans un galopin sur le chemin de sa demeure.
Il jeta un regard noir au gamin, et soudain son cœur s’arrêta presque de battre. Ces cheveux, et ces yeux, mais ça ne pouvait pas être…
Severus se baissa et remit sans délicatesse le garçon sur ses pieds. Il écarta les cheveux que le garçon avaient sur son front révélant la cicatrice. Mince ! Comment le garçon était-il arrivé là ? Et qu’était-il supposé faire de lui ?
Premièrement, Severus savait qu’il devait rapidement éloigner Potter de la rue. Par chance, il habitait dans un quartier Moldu, et donc aucun sorcier ne devait le voir, mais Rogue ne voulait courir aucun risque.
Il attrapa le garçon par le bras et se mit à le tirer en bas de la rue pavée vers sa maison. Le garçon sembla hésiter un instant puis se mit à se débattre essayant de retirer son bras de l’étreinte de Rogue.
« Lâchez-moi ! », cria Potter.
Severus se retourna, réduisit le garçon au silence avec un sort avant de le porter comme un sac à patates et de continuer sa route.
Harry pouvait à peine le croire. L’homme effrayant l’avait attrapé sans rien dire et l’avait tiré vers le bas de la rue !
Et ensuite, quand Harry avait essayé de se défendre, il avait sorti cette espèce de baguette et soudain Harry n’avait plus pu parlé. Qu’il ait crié aussi fort qu’il le put ne changeait rien ; aucun son de sortait de sa bouche. Alors, une fois qu’Harry fut soulevé et posé sur l’épaule de l’homme, il s’était mis à lui taper dans les jambes avec toutes ses forces. C’était le seul endroit qu’il pouvait atteindre dans sa position.
Tout d’un coup, l’homme s’était arrêté et Harry avait senti une pluie de claques cinglantes s’abattre sur son postérieur. Harry se cambra et se mit à crier, mais bien sûr personne ne l’entendit.
Après avoir donné quelques claques au garçon, Severus lui avait murmurer : « Vous allez changez tout de suite de comportement, Potter ». Quand le garçon se raidit, Severus continua : « Oui, je sais qui vous êtes, et votre notoriété ne vous mènera nulle part avec moi. Je vais vous reposer à terre et vous allez marcher à mes côtés calmement jusqu’à ma maison, où nous allons avoir une longue discussion sur le fait que vous soyez arrivé ici quand je sais que vous habitez à Surrey. Si vous posez ne serait-ce qu’un pied hors des limites, je m’arrêterais sur le champ et vous tannerais les fesses jusqu’à ce que vous ne puissiez plus vous asseoir durant une semaine. Est. Ce. Que. Vous. Me. Comprenez ? »
Le garçon se figea pendant un moment puis hocha vigoureusement la tête. Severus replaça le garçon sur ses pieds, prenant sa main. Le garçon le regarda avec des yeux apeurés et larmoyants, sa main libre passant derrière pour frotter ses fesses. Rogue ne dit rien, se retourna et continua sa route.
Harry fit de son mieux pour suivre le pas de l’homme effrayant. Il avait depuis longtemps arrêter d’essayer de parler ou de crier, et de toute façon l’homme l’en avait dissuadé avec sa promesse de lui donner une fessée en plein milieu de la rue.
Harry ne pouvait imaginer comment il était arrivé dans cet endroit et où cet endroit était exactement. Il savait que jamais l’homme ne le croirait s’il lui racontait ce qui s’était passé, mais il ne savait pas ce qu’il pourrait dire d’autre. Harry n’avait aucune idée de ce que l’homme voulait dire par « notoriété ». Pourquoi était-il célèbre ? Pour être le seul gamin qui habitait sous un escalier au lieu d’avoir une chambre comme tout le monde ?
Harry se fatigua vite et trébucha deux fois en essayant de suivre l’allure de l’homme. La première fois, l’homme se contenta de le remettre rapidement sur ses pieds en continuant sa route, mais la deuxième fois il s’arrêta et lança à Harry un regard noir. Même si Harry n’avait plus mal aux fesses, il eut peur que le méchant homme effrayant le fesse à nouveau. Il passa sa main derrière pour couvrir ses fesses. L’homme poussa un soupir agacé avant de porter Harry le reste du trajet.
Severus Rogue n’aimait pas les enfants, en fait, il en avait horreur. Il aurait aimé pouvoir ignorer Potter et poursuivre son chemin, mais ne le fit pas pour plusieurs raisons. Premièrement, si Albus le découvrait, Severus savait qu’il aurait le droit à un sermon fastidieux. En plus, Severus devait admettre, à contre cœur, qu’il respectait le Directeur. La pensée qu’il puisse décevoir Albus s’il n’aidait pas le garçon lui restait sur le cœur bien plus que l’idée d’un sermon. Plus important encore, Dumbledore lui avait rappelé plusieurs fois qu’il avait une dette envers James Potter. Même si Severus aurait aimé ne pas en avoir mais Albus avait été intransigeant. Pour le meilleur ou pour le pire, James Potter lui avait sauvé la vis. Quand il s’était trouvé incapable de sauver la sienne, il avait juré de protéger l’enfant. Severus veillerait sur le garçon même s’il ne l’appréciait pas.
Severus sortit de ses pensées quand il arriva devant sa maison. Porté le garçon n’avait pas été bien difficile, et Rogue se demandait comment cela se faisait-il qu’il soit si léger. Il ouvrit la porte d’entrée à l’aide de sa baguette, entra dans le petit salon et déposa le garçon sur ses pieds avant de fermer la porte et de donner un tour de clef. Il pointa ensuite du doigt le vieux canapé usé et commanda d’une voix grave : « Assis ».
Harry se précipita sur le canapé ne voulant en aucun cas faire quelque chose qui mettrait en colère l’homme effrayant. Il s’assit et regarda Rogue apeuré.
Rogue prit une chaise de la table du salon et la plaça en face du canapé. Il s’assit dessus faisant face à Harry. Rogue regarda le garçon d’un air sévère avant de commencer : « Potter, mon nom est Professeur Severus Rogue. Vous m’appellerez Professeur ou Monsieur en tout occasion. Est-ce suffisamment clair ? »
Le garçon acquiesça. « Si je vous redonne votre voix, j’espère que je peux compter sur vous pour vous comporter d’une manière plus correcte », reprit Rogue.
Harry acquiesça à nouveau. Rogue annula le sort et remarqua qu’Harry avait eut un mouvement de recul quand il avait pointé sa baguette sur lui. Il prit un moment pour évaluer l’enfant. Pour quelques raisons qu’il ne pouvait comprendre, Potter portait des vêtements bien trop grands pour lui. Il n’avait pas l’air trop sale, comme il aurait pu l’être s’il avait fuit de chez lui. Mais comment expliquer qu’il soit arrivé là ? De plus, ses lunettes avaient été rafistolées avec du scotch. En un mot, le garçon devant lui ne ressemblait en rien à ce qu’un Potter choyé aurait du ressembler selon lui.
Il remarqua que Potter se mit à se tortillé, visiblement de plus en plus nerveux sous son regard inquisiteur. Severus posa ses coudes sur ses genoux, croisa ses mains et posa son menton dessus. « Expliquez-vous », ordonna-t-il.
Harry ne savait pas ce qu’il était supposé répondre. Qu’est-ce que l’homme voulait qu’il explique ? Essayant pour voir si sa voix marchait maintenant, il demanda : « Que voulez-vous savoir ? »
Sous le regard menaçant de Rogue, il ajouta rapidement : « Monsieur ».
« Vous devriez commencer par expliquer ce que vous faisiez dans la rue là où je vous ai trouvé. »
« Je ne sais pas », répondit Harry honnêtement.
« Etes-vous en train de me dire que vous ne savez pas pourquoi vous vous êtes enfui de chez vous ? »
« Je ne me suis pas enfui », répondit Harry tout bas.
« Alors que s’est-il passé ? », demanda Rogue, perdant rapidement patience avec le garçon.
Harry avait vraiment très peur maintenant. Il était évident que l’homme commençait à être en colère à cause de lui. N’ayant rien à perdre il lui dit : « J’essayais d’échapper à Dudley et sa bande. J’essayais juste de sauter derrière la beine à ordures, et c’est là que c’est arrivé. »
« Qu’est-ce qui est arrivé ? », grogna Rogue irrité, sur le point d’attraper le garçon et de l’étrangler pour lui soutirer les explications.
« Tout est devenu noir, et j’ai eu l’impression que quelqu’un me serrait très fort. Ensuite, j’étais dans la rue où vous m’avez trouvé », répondit Harry.
Severus put à peine le croire. Le garçon était apparu de l’autre côté du pays ! Il regarda le garçon en face de lui. Il avait l’air craintif comme s’il s’attendait à être réprimandé pour ce qu’il venait de dire.
« Qu’y a-t-il, mon garçon ? », demanda Severus.
« Vous me croyez ? », demanda à son tour Harry.
« Pourquoi est-ce que je ne vous croirais pas ? »
« Parce que personne ne me croit jamais », murmura Harry.
Séverus avait le sentiment grandissant qu’il était sur le point de découvrir que Potter n’était ni choyé, ni adoré comme il le croyait. Etant le chef de la Maison des Serpentars, il avait l’impression d’hériter des enfants aux passés peu reluisants, et il avait un point d’honneur à rechercher tout signe qui lui aurait signalé qu’il fallait qu’il aille voir comment se passait la vie de ses étudiants chez eux. Si les parents Serpentars étaient stricts, la plus part aimaient profondément leurs enfants. C’était les quelques croisés et les rares sangs de bourbe envoyés dans sa Maison qui portaient ces signes. Et bien que Rogue eut préféré ignorer les signes, le garçon devant lui semblait appartenir à cette catégorie des enfants maltraités :des vêtements trop grands pour lui, une apparence hirsute et le fait que le garçon sursautait facilement et qu’il baissait rapidement les yeux.
S’il y avait une chose que Severus détestait plus que de s’occuper des enfants, c’était les types qui abusaient des enfants sorciers à cause de leurs dons. Il y avait eu quelques fois dans la carrière de Professeur de Severus, où il fut envoyé pour surveiller des sangs de bourbe qui n’étaient pas revenus à Poudlard. Il avait transformé la dernière famille en crapauds avant de ramener l’enfant à Poudlard. Dumbledore avait été chagriné d’apprendre que Rogue en était arrivé à de telles mesures, même s’il avait expliqué au Directeur que le sort était temporaire et que la famille retrouverait leur forme normale au bout de quelques heures.
Depuis ce jour-là, Dumbledore donna à Hagrid la tâche de retirer les enfants maltraités. Severus trouvait que c’était mieux ainsi. Comme il avait juré de protéger Potter, il se sentit obligé de s’assurer que le garçon était traité correctement. Mais avant de pouvoir poursuivre l’interrogatoire, il entendit un gargouillis bruyant venant de l’estomac de l’enfant.
« Quand avez-vous mangé pour la dernière fois ? »
Harry rougit. Il ne voulait pas dire à l’homme la vérité, mais il avait aussi peur de ne pas lui répondre alors il dit : « J’ai déjeuné à l’école ».
Le garçon mentait. Severus le regarda sévèrement et le mis en garde : « Le mensonge et la désobéissance ne sauraient être tolérés dans ma maison. A moins que vous souhaitiez découvrir les conséquence d’un tel comportement, je suggère que vous me disiez la vérité. A quand remonte votre dernier repas ? »
Les yeux de Potter s’ouvrirent grands comme des soucoupes et il répondit rapidement : « J’ai dîné hier soir ».
Severus ne pouvait imaginer que Potter ait une famille qui le prive de nourriture, mais le garçon s’était montré honnête une nouvelle fois. Rogue décida d’approfondir le sujet : « Pourquoi n’avez-vous pas mangé aujourd’hui ? »
L’enfant se tortillait ne voulant visiblement pas répondre à la question. Severus se leva et vint s’asseoir à côté du garçon. Il plaça un doigt sous le menton d’Harry et le força à le regarder dans les yeux. « Je vous ai posé une question, et j’attends que vous me répondiez ».
Harry ne voulait plus regarder le Professeur mais il avait trop peur de bouger. Les yeux du Professeur brillaient dangereusement.
« Je n’ai pas eu de petit déjeuner car j’ai oublié de me réveiller à l’heure et que j’ai fait brûler le bacon », répondit-il avant d’ajouter d’une toute petite voix : « je n’aurai pas non plus de dîner ce soir. »
Severus fut choqué par la réponse du garçon. « Et qu’est-il arrivé au déjeuner que vous disiez avoir pris à l’école ? »
« Dudley l’a volé », répondit Harry.
C’était la deuxième fois que le garçon mentionnait ce Dudley. « Et qui est Dudley ? »
« C’est mon cousin. »
« Et comment se fait-il qu’il n’est pas d’ennui en se comportant ainsi ? », demanda Severus.
Harry haussa les épaules. « Il le fait quand les professeurs de regardent pas. Et si je le dis, il dit que je mens. »
Les Moldus ne pouvaient pas être si bêtes que ça. « Et tes professeurs le croient ? »
Harry acquiesça tristement.
« Et ta famille ? Ils le croient aussi ? »
« Ouais »
« Et pourquoi ça ? »
« Parce que personne ne me croit jamais. »
Ah, nous revoilà au point de départ. Severus se fatiguait à interroger le garçon. Il leva le menton de Harry encore une fois et plongea son regard dans le sien. Utilisant la *legillimancy*, il entra dans l’esprit du garçon espérant trouver des réponses. Les souvenirs qu’il vit accrurent son impression que quelque chose n’allait vraiment pas bien dans la maison d’Harry.
Si Albus apprenait cela, il demanderait à ce que le garçon soit retiré et placé ailleurs dans les plus brefs délais. Et cela éviterait à Severus des mots de tête à s’occuper du garçon pendant quelques années encore. Potter avait perdu connaissance durant la percée de Severus dans son esprit. Rogue souleva l’enfant avant de se faire apparaître à Hogsmeade et retourner au château.
Severus Rogue était livide. « Vous devez plaisantez M. le Directeur ! »
« Non, Severus, il doit retourner dans sa famille. »
« Après tout ce que je vous ai dit, vous jugez toujours qu’il est approprié de laisser le garçon à ces Moldus méprisables ? »
« La protection offerte… »
« Ne signifie rien si le garçon nous arrive avec des os cassés. Assurément, vous réalisez que Potter est élevé dans le même environnement qui a amené le Seigneur Noir au pouvoir ! »
Voyant qu’Albus n’allait pas l’écouter, Severus sortit du bureau du Directeur l’air hautain. Et bien que ce soit ainsi. On ne pourra pas dire qu’il n’ait pas essayé de protéger le garçon.
Une semaine passa. Severus ne savait pas quand et comment le garçon avait été renvoyé dans sa famille, mais il avait entendu que le garçon avait été nourri avant de s’en aller. Pendant cette semaine, Severus s’était montré encore plus bourru que jamais. Toutes les Maisons, excepté Serpentar, avaient perdu un nombre considérable de points, et même les étudiants de sa Maison avaient grande peur de provoquer la colère du Maître des Potions.
Finalement, le vendredi, Minerva en eu assez. Sa Maison avait perdu plus de 200 points durant la semaine et elle allait mettre un terme à cette absurdité. McGonagall savait d’où venait le problème, et bien qu’elle était persuadée qu’Albus serait mécontent s’il l’apprenait, elle avait trouvé une solution. Elle se dirigea à grands pas vers les donjons et le bureau du Professeur Rogue. Elle frappa vigoureusement à la porte sans réponse. « Severus, je sais que vous êtes là. Ouvrez cette porte immédiatement ! »
Toujours pas de réponse. Il l’ignorait. Sachant très bien que Severus pouvait l’entendre, elle dit nonchalamment : « Très bien. J’informerai mes étudiants de septième année qu’ils peuvent redécorer à leur guise les donjons. Rouge et or seront du plus bel effet ici… »
Elle se retourna comme pour partir quand la porte du bureau de Severus s’ouvrit avec fracas. Elle entra dans la pièce et s’assit dans un fauteuil ignorant l’air renfrogné de Severus. « Severus, mon cher, cela ne vous va pas du tout de faire la tête ».
« A quoi dois-je cette visite ? », demanda Rogue en continuant de jeter des regards noirs à l’intrus non désiré.
MacGonagall lui tendit un parchemin. « Prenez votre week-end. Allez y et voyez si vos soupçons sont fondés. »
Severus haussa les sourcils et lut le parchemin : « N°4 Privet Drive, Little Whinging, Surrey. »
Il regarda McGonagall d’un air suspicieux. « Et pourquoi me feriez-vous confiance pour cela ? »
« Je suis d’accord avec vous, Severus. J’ai essayé de lui dire quand il a placé l’enfant chez ces Moldus, mais il n’a rien voulu savoir. De plus, j’ai observé Potter durant cette semaine où il est revenu dans cette maison. Le garçon semble trop terrifié et prudent à mon goût. Je dois pourtant vous prévenir, Albus a eu beaucoup de mal à effacer la mémoires des Moldus. Ils sont persuadé que le garçon a escaladé le toit de l’école. Je ne suis pas sûr de ce qu’a fait Albus, mais il m’a affirmé que le garçon serait persuadé qu’il a rêvé tout ce qui s’est passé. Il ne se rappellera peut-être même pas de vous. »
« Très bien », dit Severus. « Je vais dire à mes Préfets de venir vous voir s’ils rencontrent des problèmes. Qu’avez-vous l’intention de dire au vieil homme ? »
Ce fut au tour de McGonagall de hausser les sourcils au sobriquet qu’avait choisi Severus pour parler de Dumbledore.
« Je vois que vous êtes toujours fâché après lui. Je vais simplement lui dire que vous avez demandé du temps supplémentaire pour travailler sur cette potion que vous étiez si impatient de finir la semaine dernière, votre week-end ayant été interrompu. Je suis sûre que personne n’aura de mal à le croire. »
Severus inclina la tête acceptant l’arrangement. Une fois Minerva partie, il appela ses Préfets, les informant de surveiller les étudiants de Serpentar et d’aller voir McGonagall si quoique ce soit se passait. Satisfait avec son plan, Severus se prépara à aller à Surrey. Il allait faire de la reconnaissance sur le terrain et voir ce qui se passait réellement dans la maison du garçon.
Pendant ce temps, la pire journée d’Harry Potter s’était transformée en la plus désastreuse semaine. Harry s’était réveillé dans son placard, ne sachant pas vraiment comment il était arrivé là. Il essaya de se lever pour aller prendre son petit déjeuner mais il on lui dit qu’il était puni et qu’il ne devait pas quitter sa « chambre » pendant les cinq prochains jours. Quand il demanda pourquoi, il mit tant de temps à balbutier sa question que son oncle eut le temps de lui mettre une calotte sur la tête et se mit à déblatérer combien Harry avait humilié cette famille. Selon son oncle, Harry avait été retrouvé sur la cheminée de l’école le jour d’avant. Harry essaya bien de se défendre qu’il n’avait rien fait, mais son oncle ne voulant rien entendre le poussa jusqu’au placard sous l’escalier et fourra Harry dedans en claquant la porte sur lui.
Pendant les longues heures qui suivirent, Harry essaya de se rappeler se qui s’était passé. Mais la seule chose qui semblait lui être resté c’était le visage d’un homme, d’un homme effrayant qui plus est. Sans preuve du contraire, Harry supposa que les Dursley devaient avoir raison. Il passa les cinq jours qui suivirent affamé et seul, mangeant seulement quand il pouvait aller furtivement dans la cuisine une fois sa famille couchée.
Finalement, le mercredi matin, il fut libre. Après une sévère remontrance, il fut envoyé à l’école. Comme cela arrivait souvent, Harry avait maintenant du retard dans ses leçons. Alors, pendant que les autres pouvaient courir et s’amuser dans la cour pendant la pose du midi et les récréations, Harry dû resté assis en classe à rattraper son retard. Et pour empirer les choses, le premier jour où il revint à l’école, les professeurs appelèrent une assemblée dans la cour où Harry fut publiquement réprimandé. La Directrice informa de façon lugubre que quiconque serait surpris à escalader les bâtiments de l’école serait suspendu comme l’avait été Potter. Harry avait rougit comme une pivoine pendant la totalité du sermon, espérant que le sol allait s’ouvrir pour l’avaler.
Severus apparut dans les environs de Little Whinging. Sachant qu’il devait se fondre dans la masse afin d’accomplir au mieux sa mission, Rogue s’était à contre coeur vêtu d’habits Moldu. Contrairement à ses pairs, Rogue m’était un point d’honneur à savoir s’habiller comme il convenait quand il faisait une incursion chez les Moldu. Même s’il détestait les Moldus, Severus était bien trop fier pour être aperçu habillé d’une mauvaise manière.
Il descendit la rue à grands pas, passant devant l’école et une rangée de maisons. Son attention fut attirée par une altercation entre des enfants de l’âge de Potter. Il allait poursuivre son chemin quand il remarqua que le garçon qui semblait être le sujet de cette altercation n’était autre que le garçon qu’il recherchait.
Pour une raison qui lui était inconnue, quatre garçons très costauds semblait sur le point de rosser l’enfant. Souhaitant aborder Potter seul, il lança sortilèges de douleur aigue sur le postérieur de chacun des agresseurs. Comme les garçons étaient en train de danser et de gémir en se frottant les fesses espérant calmer la douleur que Rogue avait causé, Potter saisit l’opportunité pour disparaître derrière un buisson tout proche.
Les autres garçons regardèrent autour d’eux, se demandant qu’est-ce qui avait bien pu les piquer. L’un d’eux suggéra que c’était peut-être une abeille. Ils cherchèrent un nid d’abeille pendant quelques minutes avant d’en avoir marre et d’aller jouer ailleurs. Sachant que Potter n’avait nulle part d’autre où aller, Rogue avança vers le buisson et dit : « Vous pouvez sortir, ils sont partis. »
Pas question qu’Harry bouge de là. Il se sentait en sécurité dans ce buisson. Il n’avait aucune idée de qui était cet homme qui se tenait devant lui. Il se rappelait très bien la leçon sur les « étrangers » dans la rue et pour rien au monde Harry ne serait sorti de sa cachette et laisser un étranger le prendre et lui faire ces chose horribles que les policiers avaient dit qu’il se passerait s’ils étaient enlevés. Harry se mit en boule espérant que l’homme étrange allait s’en aller rapidement.
Severus lança un regard noir au buisson. Il savait que le garçon était dedans, sûrement blessé qui plus est. Pourquoi le garçon refusait de sortir, il ne comprenait pas. Severus dit d’une voix lente et saccadée : « Potter, vous ne vous rappelez certainement pas de moi, alors je vais me présentez à nouveau. Je suis Severus Rogue et je suis venu voir si tout allait bien chez vous. Vous allez sortir de là immédiatement ou vous en subirez les conséquences. »
Harry reconnut la voix, même s’il ne savait pas d’où. Il se dégagea du buisson, se mit debout et le va les yeux sur le visage sévère au dessus de lui. C’était l’homme effrayant de son rêve ! Harry regrettait la décision d’avoir quitté la sécurité de sa cachette. Réfléchissant à toute vitesse, il écrasa le pied de l’homme et essaya de s’enfuir.
Rogue jura, et se retint d’étrangler le garçon sur le champs. Il leva sa baguette, pétrifia le garçon avant qu’il ne put faire cinq pas. Il continua en envoyant plusieurs sorts de douleur aigue sur les fesses du garçon avant de marmonner un autre sort pour que les Moldus qui passe ne les remarquent pas. Il rejoignit le garçon qui était maintenant allongé face contre terre. Il s’agenouilla et retourna le garçon. Potter était lamentable. Le scotch qui tenait ses lunettes était parti, et celles-ci pendant derrière une de ses oreilles. Le garçon avait un œil au beurre noir et il saignait abondamment du nez. Des larmes coulèrent des yeux de Potter quand celui-ci regarda Rogue avec la peur se dessinant sur son visage.
Severus sortit un mouchoir en papier pour stopper l’hémorragie, avant de faire apparaître un bol d’eau et des linges propres. Il retira les lunettes de Potter, soignant d’abord son nez et son œil. Après avoir nettoyé le visage du garçon, et s’être assuré qu’il n’était pas blessé ailleurs, il répara les lunettes de Potter et les remit à leur place.
Il vit que le garçon l’avait reconnu. « Je vois que vous vous rappelez de moi », dit-il en regardant intensément le garçon.
« Que vous me croyez ou non, Potter, j’essaie de vous aider. Vous ne m’attaquerez plus et vous n’essayerez plus de vous enfuir », continua Rogue.
« A moins bien sûr que vous ne vouliez que votre postérieur vous chauffe plus qu’il ne vous chauffe en ce moment », ajouta-t-il avec un sourire narquois.
L’homme se leva et Harry vit un éclair rouge et il se rendit compte qu’il pouvait à nouveau bouger. Mais avant qu’il n’eut le temps de se relever, il fut remit sur ses pieds sans ménagement. Son menton fut agrippé fermement et Harry fut forcé de regarder dans les yeux noirs de l’homme qu’il se rappela comme étant un Professeur. « Vous allez vous tenir à carreau », ordonna l’homme en plissant les yeux.
« Oui monsieur », répondit Harry d’une petite voix.
Severus prit l’enfant par la main. Il se rappela avoir vu un café en apparaissant un moment auparavant. Il se dit que ce serait un meilleur endroit pour parler au garçon et se mit en chemin. Potter le suivait docilement. Il entendit des reniflements venant du garçon et il le vit du coin de l’œil passer sa main derrière lui pour se frotter les fesses qui devaient toujours être douloureuses. Rogue avait développé ce sort de douleur aigue sur les garçons de sa propre Maison. Il avait entendu les plus jeunes dire que cela ressemblait à des coups de baguettes reçues sur des fesses nues. Cependant, contrairement à une baguette, cela ne laissait aucune trace, et Rogue l’utilisait donc, sans crainte, sur les insolents qui le défiaient.
Le temps qu’ils arrivent au café, le garçon ne pleurait plus. Rogue choisit une table à l’écart. Potter lui jeta un regard plein de pitié quand Rogue lui ordonna de s’asseoir, but Rogue se contenta de pointer la chaise du doigt et de lui lancer un regard menaçant. L’enfant s’assit avec précaution, sentant visiblement toujours l’effet du mécontentement de Rogue.
« Avez-vous mangé aujourd’hui ? », interrogea Rogue d’un ton bourru.
« Oui monsieur »
Rogue leva un sourcil et le garçon dit : « Vraiment, j’ai mangé ». « Juste un petit peu », ajouta-t-il.
« Pourquoi ça ? », demanda Rogue se disant qu’il n’avait pas tellement envie de connaître la réponse.
Harry haussa les épaules. « Dudley a presque tout pris ».
La serveuse arriva et Severus commanda deux repas légers. En attendant, Severus voulu en savori plus. « Expliquez-moi pourquoi ces garçons vous attaquaient ».
« Il s jouaient à Chasse Harry ».
« Chasse Harry ? »
« Ouais, c’est un jeu qu’adore mon cousin. »
« Et quel est le but de ce jeu exactement ? »
« Faut m’attraper et me taper dessus », répond Harry d’un ton neutre.
« Avez-vous déjà parlé à votre famille de ce jeu auquel votre cousin joue ? », demanda Severus.
« Ouais, une fois, répondit Harry, mais j’ai eu des ennuis pour avoir mentit à propos de Dudley. »
Severus n’avait qu’une envie, c’était de se rendre chez ces Moldus et de les transformer en quelque chose de pire que les crapauds. En limaces peut-être. Mais Dumbledore serait hors de lui. Severus avait besoin d’en savoir plus sur ce qui se passait, pour qu’il puisse élaborer un plan. Cependant, d’après les faits que lui avait révélés Potter, en plus des fragments de mémoire qu’il avait vu dans l’esprit du garçon, il était persuadé que ce cousin n’était rien qu’un tyran. Au court des années, Rogue était devenu u un adepte pour s’occuper de ce genre d’enfants. Il allait s’assurer que ces Moldus n’attaqueraient plus jamais un sorcier.
Préférant changer de sujet, Snape demanda au garçon : « Que vous rappelez-vous exactement de notre dernière rencontre ? »
« Je me rappelle que j’essayais d’échapper à Dudley, et que vous m’avez trouvé dans la rue », commença Harry.
Il rougit et poursuivit : « Et vous m’avez donner une…une fessée car j’ai essayé de m’enfuir. Et vous m’avez pris ma voix. Mais après vous me l’avez redonnée. Et vous m’avez cru quand je vous ai dit ce qui s’était passé, et vous pouvez dire quand les gens vous mentent, et…et je crois que c’est tout. »
« Vous ne vous rappelez rien d’autre ? »
Harry réfléchit profondément. « Vous portiez une robe noire, et vous aviez un étrange bâton. » Harry s’arrêta puis ajouta : « Et vous êtes un professeur et je dois vous appeler Monsieur. »
Severus pinça les lèvres. Il ne crierait pas sur le garçon. Cependant, cela lui requérait toute son énergie pour ne pas réprimander Potter et lui dire que Severus Rogue ne portait pas une robe ! Apparemment, l’expression de son visage dû trahir sa pensée car les yeux du garçon s’agrandirent et il baissa la tête. « Par..pardon Monsieur », bégaya-t-il.
Seveurs poussa un soupir. Perdre son sang froid n’arrangerait rien. Il se força à prendre un visage neutre. D’une voix douce mais autoritaire, il dit : « Regardez-moi. »
Le garçon leva des yeux larmoyants vers lui. Satisfait d’avoir l’attention de Potter, Severus dit : « je ne suis pas en colère contre vous, Potter. C’est votre profond manque de connaissances qui m’exaspère. »
« Oh », dit Harry ne comprenant pas plus.
« Dites-moi. Comment se fait-il que je vous ai, comme vous le dites, pris votre voix ? », demanda Severus.
Potter sembla réfléchir un moment et répondit d’une voix surexcitée : « Parce que vous êtes magique ! »
Severus regarda autour d’eux s’assurant que personne n’avait entendu le garçon. A sa grande surprise, personne ne sembla faire attention au débordement du garçon. Mais il ne voulait pas risquer d’attirer l’attention sur eux. « Ne parlez pas si fort », sermonna rudement Severus.
Le garçon se recroquevilla sur lui-même. Severus poursuivit d’une voix plus calme : « Vous avez raison, Potter. » Mais le garçon sembla s’affaisser encore plus. Rogue jura silencieusement et décida que ces Moldus allait payer pour avoir maltraité un sorcier. Avant que Severus ait pu faire sortir Harry de ses pensées, leurs repas arrivèrent.
Severus commença à manger son sandwich mais s’arrêta voyant que le garçon n’avait pas bougé. Utilisant la voix la plus gentille qu’il puisse prendre, il lui dit : « Mangez, mon garçon. »
Comme le garçon ne bougeait toujours pas, Severus durcit sa voix : « Potter ! »
Le garçon sursauta et leva les yeux. Rogue pointa l’assiette du garçon du doigt et commanda : « Mangez. Maintenant. »
Harry n’avait pas voulu rendre le Professeur en colère. Comment avait-il pu être aussi stupide pour dire que le Professeur était magique ? Tout le monde savait que la magie n’existait pas. Mais comment pouvait-il expliquer autrement ce qui lui était arrivé quand il s’était retrouvé avec l’homme bourru ? Quand le Professeur lui ordonna de manger, le garçon regarda tristement l’assiette. Il avait mal au ventre et il était sur qu’il ne pourrait rien avaler. Mais il savait que désobéir au Professeur n’était pas une bonne option, alors il prit son sandwich.
Certain que Potter allait s’exécuter, Rogue continua son repas, tout en observant attentivement le garçon. Au début, le garçon ne fit que prendre de toutes petites bouchées de son sandwich, mais bientôt il le dévora. A un moment, Rogue eut peur que le garçon de s’étouffe alors lui attrapa la main. Quand le garçon lui jeta un regard apeuré, Severus dit calmement : « Personne ne va vous prendre votre nourriture. Et j’attends que vous mangiez correctement. Est-ce clair ? »
Potter déglutit et hocha la tête. Une fois que Rogue lâcha la main du garçon, il remarqua que ce dernier faisait un effort pour manger plus posément et qu’il utilisait sa serviette.
Le repas se passa bien jusqu’à ce qu’une famille entre dans le café, parlant à tue-tête. L’homme ressemblait à un grand morse et la femme était grande et maigre avec un long cou et une tête allongée. Rogue plissa les yeux quand il reconnut qui était le fils. C’était l’un des garçons qui avaient attaqué Potter.
Rogue remarqua que Potter avait pâli. Ah, ce devait donc être les Dursley. Il fit signe au garçon de ne rien dire. La famille s’assit à une table juste en face d’eux, mais heureusement le dossier des chaises était assez haut pour qu’ils ne voient pas le garçon.
Le cousin de Potter se plaignit quand on lui demanda de s’asseoir : « Mais maman, ça fait mal !
« Dudlinou, répondit sa mère, j’ai regardé mon chéri. Il n’y a aucune marque. »
Potter mit sa main devant sa bouche pour étouffer ses rires. Manifestement, il avait vu plus tôt les autres garçons sauter sur place ne se tenant les fesses.
L’attention de Severus fut à nouveau attirée vers la famille quand l’homme se mit à grogner : « Quand je vais attraper ce gosse, je vais lui boxer les oreilles. Je suis sûr que c’est encore un de ses tours bizarre ! »
« Voyons, Vernon, dit la femme d’une voix raisonnable, ne pensons pas à lui. Nous allons avoir un dîner agréable, et ensuite nous irons voir un film. Que voulais-tu aller voir déjà Dudlinou ? »
C’est alors que le gros garçon se mit à vociférer qu’il voulait aller voir un film appelé « Qui a piégé Roger Rabbit ». Severus supposa que cela devait être un divertissement Moldu.
Severus retourna son attention sur Potter. Le garçon avait la tête basse et semblait déterminé à jouer avec l’ourlet de son t-shirt trop large.
« Parlent-ils toujours de vous de cette façon ? », demanda doucement Rogue.
Potter hocha la tête. Juste après, le cousin du garçon se leva pour aller apparemment aux toilettes. Quand il passa devant leur table, il se retourna et voyant Potter se mit à crier : « Le monstre est là, papa ! »
L’homme avança d’un pas lourd sur le garçon et le prenant par le col de son t-shirt le souleva hors de sa chaise. Le garçon se tenait à un centimètre du visage rouge de rage de l’homme.
« Pourquoi, espèce de petit… »
Severus interrompit l’homme, d’une voix posée mais menaçante : « Lâchez le garçon. Tout de suite. »
Tenant toujours Potter, l’homme tourna la tête vers Rogue et répondit : « En quoi ça vous regarde que je punisse mon propre neveu ? »
Severus répondit d’une voix grave : « Je suis une connaissance des parents du garçon. A moins que vous ne désiriez m’énerver davantage, je vous suggère de lâcher le garçon. » Severus avait lentement prononcé les trois derniers mots d’un ton glacial.
Le Moldu lâcha Potter et avança vers Severus. « Vous êtes un autre de ces monstres !, cracha-t-il avec mépris, je ne vous laisserai pas mettre ces idées tordues dans sa tête ! »
« Je n’essaierai pas si j’étais vous Dursley », répliqua Severus en sortant sa baguette de manière à ce que seul l’homme put la voir.
« Si je n’avais pas vu votre fils attaquer Potter, je n’aurai peut-être pas pris la peine de m’y intéresser. Cependant, maintenant que cela est fait, laissez-moi vous dire que je vais surveiller ce garçon de près. Si je me rends compte qu’il ne reçoit pas toute l’attention nécessaire, vous découvrirez jusqu’à quel point je peux être « monstrueux », continua Severus.
Le visage de l’homme prit une teinte encore plus rouge, mais il eut assez de présence d’esprit pour ne pas attaquer le sorcier. Il se retourna et s’assit à table avec sa femme, pensant apparemment que s’ils les ignoraient ils finiraient par partir. Severus se retourna pour regarder le garçon. Il avait l’air secoué, mais rien de plus. Severus mit assez d’argent Moldu sur la table pour payer leurs deux repas et tendit la main au garçon. Potter la prit sans mot.
En passant devant la table des Moldus, Severus se tourna vers eux et dit : « Il semble que vous allez être occupés ce soir. A quelle heure le garçon doit-il rentrer à la maison ? »
La femme lui jeta un regard dédaigneux. « On nous avait dit que nous ne serions pas importuné par les gens de votre espèce ! », cracha-t-elle.
Avant qu’elle puisse ajouter quoique ce soit, Severus reprit : « SI vous aviez traité le garçon correctement, je n’aurai pas eu à m’en mêler ! »
« Qu’est-ce que tu lui as raconté ? », demanda-t-elle à Potter.
Avant qu el garçon ne réponde, Severus dit : « Jusqu’à maintenant, presque rien. Mais je suis sûr qu’à la fin de la soirée, j’aurai une meilleure idée de la vie qu’il a vécu avec vous. »
« Peut-être devriez-vous le prendre avec vous. Nous n’en avons jamais voulu », dit-elle d’une voix méprisable.
Severus se pencha sur la femme jusqu’à ce que son nez ne soit plus qu’à un centimètre de celui de la femme. Il murmura : « Si le Seigneur Noir a été vaincu, je peux vous assurer que ses partisans sont encore bien vivants. La magie qui protège le garçon vous protège également. Les partisans du Seigneurs Noirs adoreraient éradiquer toute trace de la famille de Potter. Etes-vous vraiment prête à prendre ce risque ? »
La femme sembla frissonner. Elle dit d’une voix monotone : « 9 heures. Nous serons de retour à 9 heures. »
Severus se retourna et quitta le café, tirant Potter derrière lui. Cette journée ne se déroulait pas comme prévu. Mais peut-être que de passer la soirée avec le garçon lui permettrait d’obtenir les réponses aux questions qu’il se posait. Il ordonna au garçon de lui monter où il habitait. Il était temps de voir qu’elle existence avait Potter.
« Pour le moment, il doit retourner dans sa famille », répondit Severus.
« Mais, Severus, vous venez d’entendre le garçon… »
Rogue leva la main pour l’interrompre et dit : « Si nous devions prendre Potter maintenant, le monde des sorciers tout entier ainsi que celui des Moldus se mettraient à sa recherche. La situation doit être traitée délicatement. »
« Alors qu’allez-vous faire ? »
Severus s’assit dans le fauteuil en face du canapé. « J’ai un moyen d’empêcher l’oncle de Potter ainsi que son cousin de lui faire du mal. Et avant que vous ne me le demandiez, non, je ne vous donnerai pas de détail. J’ai l’intention de passer le wwek-end à gérer la situation », annonça-t-il.
« Très bien, répondit McGonagall, je n’aime pas ça mais en attendant une meilleure idée, je pense que ça devra convenir. » Elle se leva et sortit par la porte d’entrée en la fermant sèchement.
Potter fixait le professeur avec des yeux grands ouverts. Severus ne savait pas trop quoi lui dire. Alors, au lieu de lui expliquer, il lui dit : « Vous ne parlerez jamais de ce qui s’est passé aujourd’hui. Dans un moment, vous retournerez chez vous. Quand nous y serons, vous rentrerez dans la maison comme si je n’étais pas avec vous. Je serai près de vous, mais vous ne pourrez pas me voir. Est-ce que vous comprenez ? »
« Oui, monsieur », répondit Harry. « Mais… », commença-t-il timidement.
« Mais quoi ? », demanda Severus exaspéré.
« Je peux garder mon dragon ? », demanda Harry d’une toute petite voix.
« Pourquoi demandez-vous cela ? »
Le garçon sembla se tasser sur lui même. Severus jura encore que ces Moldus paieraient. Quand il demanda au garçon de s’approcher de lui, le garçon vint, obéissant mais refusant de le regarder dans les yeux et agrippant fermement le jouet qu’avait dû transfigurer McGonagall pour lui. Severus prit une profonde inspiration pour essayer de diffuser la colère qui l’inondait. Il souleva le menton d’Harry, le forçant à le regarder dans les yeux et lui demanda d’une voix neutre : « Pourquoi craignez-vous que quelqu’un vous enlève votre dragon ? »
« Parce que je l’ai eu ici et que c’est magique. Si je ne peux dire à personne que je suis venu ici, alors comment je vais leur dire où je l’ai eu ? Et si Dudley le voit, il me le prendra et le cassera », répondit Harry.
Qu’ils soient damnés ! Le garçon gagnait un peu plus le cœur de Severus à chaque atrocité qu’il lui révélait. Rogue soupira, souleva le garçon et le déposa sur ses genoux. Au début, Potter était tout tendu. Il était évident pour Severus que le garçon n’avait pas l’habitude d’être touché d’une manière affectueuse.
« Personne ne va vous prendre le dragon. Je vais jeter un charme dessus, comme ça les Moldus ne le verront pas. Pour que tu puisses le ramener chez toi, je vais devoir le réduire, pour ne pas qu’ils trouvent bizarre que tu tiennes un jouet invisible », lui dit Rogue.
Potter tint un moment le petit dragon contre lui, avant de tendre sa main lentement. Severus toucha le dragon avec sa baguette et le garçon regarda avec un sentiment d’émerveillement mêlé de crainte, le jouet rétrécir jusqu’à ce qu’il soit assez petit pour entrer dans sa poche. Replaçant Potter sur ses pieds, Severus annonça qu’il était temps pour eux d’y aller. Le garçon ne protesta pas, mais Rogue put voir le regard empli d’envie que le garçon lança aux livres qu’il avait lu plus tôt. Secouant la tête à cette façon qu’il avait de s’adoucir, Severus réduisit chaque livre qu’il avait choisi pour Potter et les glissa ensuite dans la poche de sa robe.
Il revint près du garçon et le prit dans ses bras. « L’apparition sera plus facile pour vous si je vous tiens fort », dit Rogue. Le garçon se laissa faire et Severus les fit apparaître dans les alentours de Little Whinging. Une fois là, Rogue se rendit invisible et ordonna au garçon de continuer à avancer. Il le suivit de près. Ils avaient à peine rejoint le parc dans lequel ils étaient allés plus tôt quand Rogue vit Ambrella courir dans la direction d’Harry.
« Harry ! Où étais-tu, mon garçon ? », demanda-t-elle en regardant rapidement si le garçon avait été blessé.
« Je jouais », mentit Harry.
« Tu n’as pas le droit d’être dehors si tard, jeune homme ! », le gronda Arabella.
« Je suis allé à la maison, mais la voiture n’était pas là et la porte était fermée », mentit-il à nouveau.
Figg le regarda de travers. Manifestement, elle ne le croyait pas, mais sans preuve du contraire, Rogue savait qu’elle ne pouvait pas faire grand chose. Le kneazle repoussant fonctionnait à merveille. Deux de ses ‘chats’ (Rogue pu dire en les regardant qu’ils étaient à moitié kneazles) étaient apparus, mais aucun ne vint près de lui.
La femme décida d’emmener Potter chez elle. Severus préféra ne pas les suivre. Il lui fallait trouver la maison de Potter seul. Ayant mémoriser l’adresse que lui avait donné McGonagall, il était persuadé qu’il trouverait la maison assez facilement. Il traversa plusieurs blocs avant de tomber sur Privet Drive. En passant devant les maisons aux formes carrés, il se dit que les Moldus n’avaient vraiment aucune imagination. S’assurant que personne ne pu le voir, il ouvrit discrètement la porte et entra dans la maison. Il referma prudemment la porte à clef derrière lui car il ne voulait pas que la famille de Potter se rendent compte de sa présence. Il marmonna un lumos et se mit à explorer la maison.
C’était d’une propreté médicale et les murs étaient couverts de photos du cousin de Potter. Il n’y avait rien qui laissait supposer que le garçon ait jamais existé. Il visita la cuisine, puis monta les escaliers. La première chambre dans laquelle il entra était pleine de jouets cassé. Il pensa que c’était peut-être la chambre de Potter mais, la penderie était vide. Il alla dans la chambre d’à côté, qui elle était pleine de trucs Moldus. Des posters tapissaient les murs, et au milieu de se chaos, il vit un lit confortable. Severus supposa que c’était la chambre du cousin de Potter. Il trouva deux autres chambres, une qui semblait être la chambre des parents et l’autre une chmabre d’amis. Mais où dormait donc Potter ?
Severus redescendit au rez-de-chaussée. Peut-être qu’il y avait une chambre qu’il n’avait pas vu. Mais après avoir revérifié toutes les pièces, il ne trouva pas une preuve se l’existence de Potter. Ses yeux tombèrent sur la seule porte qu’il n’avait pas ouverte. Non, impossible ! Mais quand il ouvrit la porte du placard sous l’escalier et quand il scruta l’intérieur, il sut que cela devait être là où Potter dormait.
Il y avait un petit matelas, une couverture toute usée et quelques jouets cassé. Rogue vit rouge. Son elf domestique était mieux logé !
Après avoir placé des sorts pour masquer toute activité magique, Severus trouva un coin reculé dans le salon et il se prépara à attendre les Moldus.
Harry était maintenant assis sur le canapé de Mme Figg, forcé de regarder une par une des photos de ses chats. Il détestati être ici. La maison sentait le chou. Pour empirer les choses, Figg l’avait cuisiné pour savoir où il avait été pendant ces dernières heures. Harry avait menti du mieux qu’il avait pu, se rappelant qu’il ne devait en aucun cas dire ce qui s’était réellement passé.
Au début, il pensa qu’il avait peut-être rêvé, mais juste après, il avait glissé sa main dans sa poche et il avait senti le petit dragon. Il voulait le sortir mais se rappela que le professeur lui avait dit que les Moldus ne pouvaient le voir.
Bientôt, il entendit le son familier de la voiture de son oncle se garer dans l’allée. Harry déglutit bruyamment. Il ne savait pas si le professeur était toujours là. Mais ce qu’il savait c’est que son oncle allait être furieux pour ce qui s’était passé au café.
Il se rendit compte à quel point il avait raison quand il vit le visage de son oncle, il était rouge de rage. « Il est là ? », demanda Vernon.
Mme Figg appela Harry. Ce dernier approcha à contre cœur. Bien qu’il détesta la maison de Mme Figg, il se sentait plus en sécurité ici que nulle part ailleurs avec son oncle. Il essaya de contourner son oncle et de courir jusqu’à la voiture, mais son oncle l’attrapa par la peau du cou. Après que Mme Figg eut fermé la porte, Vernon se retourna et secoua Harry comme une marionnette en disant : « Tu vas le regretter mon garçon ! »
Il tira Harry jusqu’à la voiture, et le jeta à l’arrière. Dudley ricanait de voir Harry dans cette mauvaise posture et lui donna un coup de poing dès qu’Harry fut à sa portée. Abattu, Harry se recroquevilla en boule collé le plus près possible de la portière. Dudley continua à le rouer de coups de poing tout le trajet du retour. Sa tante et son oncle ne dirent rien bien sûr. Harry se demanda où était le professeur. Il avait dit être là pour le protéger, mais où était-il quand Harry avait le plus besoin de lui.
Dès que la voiture s’arrêta dans l’allée devant la maison, Harry sauta dehors et couru à la maison, espérant se frayer un chemin à l’intérieur et se réfugier dans son placard.
Rogue entendit la voiture s’arrêter dans l’allée et alla à la fenêtre pour observer ce qui se passait. Il vit Potter sprinter vers la porte d’entrée, visiblement effrayé. Voyant l’oncle se ruer sur lui, Rogue ouvrit la porte pour le garçon. Potter se réfugia dans son placard. Quelques seconde plus tard, l’homme entra et brailla : « Viens ici ! Je n’en ai pas fini avec toi ! »
Rogue nota avec satisfaction que l’homme était trop volumineux pour se glisser par la porte du placard, et il était clair qu’il n’arrivait pas à attraper Harry. Rogue attendit que les trois Moldus soient entrés dans la maison avant de sortir de l’ombre et de lancer d’une voix glacial : « Cela sera bien suffisent ! »
Harry était assis recroquevillé sur lui-même dans le coin le plus loin de son placard là où son oncle ne pouvait pas l’attraper. Son cœur battit la chamade en entendant la voix du professeur.
Son oncle se retira de la porte de son placard, et Harry l’entendit brailler : « Que faites-vous ici bon sang de bois ? »
Harry entendit un bruit sourd, puis il entendit sa tante crier et ensuite, encore un bruit sourd.
Il entendit son cousin crier : « maman ! », mais ensuite, tout ce qu’il entendit c’est la voix de son professeur. Il avança tout doucement vers la porte et jeta un regard à l’extérieur entre les lattes de la porte de son placard. Son cousin était assis sur le canapé, silencieux.
Après que Severus ait pétrifié les adultes, et soumis le cousin de Potter sous le sort de l’imperio, il dit à voix haute : « Potter, tout va bien. Venez ici. »
Il regarda comme le garçon ouvrit la porte lentement et sortit, ses yeux s’ouvrant grands en voyant les figures immobiles de sa tante et son oncle. « Ils sont morts ? », demanda-t-il.
« Non, ils dorment. Maintenant, venez ici. »
Potter avait le petit dragon collé à sa poitrine en venant se placer devant le maître des Potions. Severus s’agenouilla devant lui pour le regarder de près. Une branche des lunettes du garçon semblait presque incrustée dans sa peau. Severus lui retira doucement ses lunettes, les répara et plaça un sort d’incassabilité. Les mettant de côté, il sortit de sa robe une potion.
« Fermez les yeux », ordonna-t-il gentiment.
Il appliqua la potion sur la peau rouge du garçon avant de demander : « Etes-vous blessé ailleurs ? »
Potter indiqua avec son doigt son épaule, ses côtes et son estomac du même côté. Rogue reboucha la potion pour le moment avant de retirer le t-shirt du garçon. Il appliqua ensuite la potion sur le reste des blessures du garçon. Il toucha le dragon de sa baguette pour lui faire retrouver sa taille normale, avant de diriger le garçon vers une large chaise.
Il s’assit dessus prenant le garçon sur ses genoux. « Que s’est-il passé ? », demanda-t-il.
Harry se reposa sur la poitrine du professeur. « Oncle Vernon était très en colère », répondit Harry d’une toute petite voix.
« Est-ce lui qui t’a frappé ? »
« Non, il m’a secoué très fort et il m’a jeté dans la voiture. C’est Dudley qui m’a tapé. »
Rogue jura. Crétins de Moldus ! Ne savaient-ils pas que de secouer un enfant pouvait causer des dommages permanents ? Il lança un charme de diagnostique sur Potter pour s’assurer qu’il n’avait pas d’autres traumatismes. Heureusement, Potter allait bien. Il remarqua que le garçon ne tressautait plus quand il sortait sa baguette. En fait, le garçon se pelotonnait contre lui !
« Ne vous endormez pas, Potter. Nous avons beaucoup à discuter. »
« Je vais avoir des ennuis ? », demanda Harry inquiet.
« Non », répondit Rogue. « J’ai seulement besoin que vous compreniez certaines choses. Quand votre famille se réveillera demain matin, ils ne se rappelleront rien de ce qui s’est passé au café ou de ce qui se passe en ce moment. Vous ne devrez pas en parler. Je vais utiliser la magie pour votre oncle et votre cousin ne puissent plus vous faire de mal. Cela ne veut pas dire que vous pourrez en profiter. Je resterai ici durant le week-end pour voir si vous allez bien, et ensuite j’aurai quelqu’un pour veiller sur vous. Vous ne pourrez certainement pas nous voir. Comme votre oncle ne pourra plus vous toucher, si vous vous comportez mal c’est à moi que vous aurez affaire. Vous comprenez ? »
« Oui, Monsieur. »
Rogue sortit a couteau de sous sa robe et dit : « J’ai besoin de quelques cheveux. Restez tranquille et ça ne vous fera pas mal. »
Les yeux d’Harry s’agrandirent à la vue du couteau, mais il se tint très droit sans bouger. Il sentit le Professeur lui tenir une mèche de cheveux et les couper. « Maintenant, aller vous préparer pour aller au lit et attendez-moi dans ce maudit placard », commanda Rogue.
Harry se laissa glisser des genoux de Rogue et se dépêcha d’obéir.
Une fois le garçon dans le placard, Rogue se leva et s’avança vers sa première victime, le cousin du garçon. Il utilisa son couteau pour faire une petite entaille sur le bras du garçon, et rempli une petite fiole de sang. Il toucha la fiole de sa baguette l’étiquetant, et ensuite sortit de sa robe une autre fiole rempli de potion haud-contineo. Il ajouta trois gouttes de sang du garçon et ensuite un cheveux de Potter. La potion se mit à faire des bulles pendant un moment puis redevint lisse. Il tendit la fiole au garçon et lui ordonna de boire. Après cela, il utilisa la légillimancie pour pénétrer l’esprit du garçon pour effacer et modifier les souvenirs de cette journée. Il ordonna au garçon d’aller au lit, souriant à l’idée de ce qui se passerait la prochaine fois que le garçon essaierait seulement de lever le petit doigt sur Potter.
Après que le cousin de Potter soit monter à l’étage, il répéta le procédé avec l’oncle, à l’exception près qu’il dû le réanimé avant de le mettre sous le sort de l’imperius pour le forcer à boire la potion. Il changea sa mémoire de la même façon et l’envoya se coucher.
Que faire avec la femme ? D’après ce qu’il avait pu voir, la tante de Potter ne l’avait jamais attaqué physiquement. Alors pour le moment, il se contenta de remplir une fiole de son sang, avant de modifier sa mémoire et de la déplacer dans les airs jusqu’à l’étage pour rejoindre son mari. Une fois à l’étage, Rogue jeta des charmes d’endormissement sur toute la famille.
Revenu en bas, il trouva le garçon se diriger vers la cuisine. « Où croyez-vous aller ? », gronda-t-il.
« Je dois mettre mes affaires au sale ou tante Pétunia ne sera pas contente », répondit Potter.
Rogue fit signe au garçon de lui montrer le chemin. Potter traversa la cuisine vers la porte du sous-sol. Comme il avait toujours le dragon dans une main et son linge dans l’autre, il avait des difficultés à ouvrir la porte. Severus passa devant et lui ouvrit la porte. Comme le garçon hésitait, Rogue marmonna un lumos, pour qu’ils puissent voir où ils descendaient.
Uen fois en bas, Rogue regarda impassible le garçon trier de manière experte ses habits dans les différents tas. Comment un garçon de sept ans pouvait-il savoir comment trier le linge sale ?
Rogue fut sorti de ses pensée quand Potter se retourna vers lui et le remercia d’une petite voix.
« Pourquoi aviez-vous peur ? », demanda le Professeur en portant le garçon pour remonter au rez-de-chaussée.
« Je n’aime pas le noir », admit Harry.
« Je cois que votre placard est assez sombre », nota Rogue.
« C’est différent », dit Harry.
« Et pourquoi ça ? »
Le garçon haussa les épaules. « Je suis en sécurité là-bas ».
« C’est à dire ? »
« Oncle Vernon ne peut pas y entrer, et Dudley peut à peine passer la porte. La dernière fois il est resté coincé ! »
« Et votre tante ? Je suis sûre qu’elle pourrait passer par la porte. »
« Elle ne rentre jamais. Elle dit juste à mon oncle de me laisser dedans », expliqua Harry.
« Ils vous enferment dedans ? »
« Oui »
« Combien de temps ? »
Le garçon haussa les épaules et répondit : « Quand ils sont vraiment en colère, une journée entière ».
A la fin de ces explications, ils étaient arrivés en haut des escaliers. Rogue posa le garçon par terre, ferma la porte et le poussa vers le placard. Une fois Harry entré dans l’étroit espace, Rogue s’y glissa en se baissant presque à moitié pour pouvoir entrer. Harry se mit sur son matelas et tira la couverture sur lui. Severus sortit les livres rétrécis de sous sa robe. Après leur avoir redonné leur taille normal, il les donna au garçon.
« Et si quelqu’un les voit ? », demanda Harry.
« Les Moldus ne les remarqueront pas », assura Rogue.
« Vous…vous voulez bien me lire une histoire ? », demanda timidement Harry ;
Rogue soupira. « Une histoire sur quoi ? »
« Sur les Dragons ! »
Bien sûr. Les dragons. Rogue allait maudire McGonogall la prochaine fois qu’il la verrait. Sans autre endroit où s’asseoir, il prit place par terre et commença à lire l’histoire. Si quelqu’un lui avait dit une semaine auparavant qu’il lirait une histoire au fichu garçon qui avait survécu, il leur aurait arraché la tête. Mais il commençait à apprécier le garçon. Rogue lui jeta un coup d’œil et remarqua qu’il s’était endormi.
A suivre
C’est une fiction de Rae. Rogue et Minerva sont les enfants adoptés de Dumbledore.
Perte de contrôle
Rogue s’assit sur sa chaise préférée, une boisson à la main, les yeux dans le vide. Ses genoux gigotaient nerveusement en même temps qu’il repensait aux événements de la journée. »Merde », pensa-t-il, pourquoi l’avait-il laisser l’agacer comme ça ! Pourquoi je ne l’ai pas jouée cool. Il eut un petit sourire à la pensée de Minerva hurlant sous son nez pendant qu’il la toiserait et qu’elle perdrait le contrôle.
Aah, c’était sa faute ! Elle avait commencé ! Comment aurait-il dû répondre quand elle avait débarqué comme une tornade dans SA classe et avait commencé à lui lancer des insultes devant ses étudiants. Comment avait-elle osé ! Personne ne pouvait lui faire perdre son sang froid comme elle !
Ses pensées se tournèrent ensuite vers le regard qu’avait eu Dumbledore. L’estomac de Rogue se retourna en y pensant. Ce regard avait toujours été suivi par une « discussion » dont Rogue n’avais aucune envie de penser. Mais c’était il y a longtemps. Il ne s’était pas retrouvé sur les genoux de Dumbledore depuis des années et qu’il soit damné si cela allait se passer maintenant. Pas quand c’était Minerva qui avait commencé ! Non, ça n’arriverait pas ! Il ne pouvait pas se soumettre à une telle punition enfantine. Il n’aurait qu’à l’expliquer très clairement à son père et ils pourraient régler le problème entre adultes. Rogue était bien décidé à s’accrocher à cette pensée sachant qu’il avait raison et son père n’aurait qu’à l’accepter.
Quand les coups attendus sur la porte se firent entendre, Rogue avança à grands pas vers vers celle-ci et répondit calmement.
« Bonsoir Directeur, entrez je vous en prie », dit Rogue en ouvrant la porte.
Dumbledore étudia le visage de son fils adoptif. C’était un acteur hors pair ! Bien, il aurait à user de ses talents bien assez tôt si Voldemort réussissait à revenir. La mâchoire serrée et la rébellion brillant dans les yeux de son fils ne passèrent pas inaperçus. Oui, pensa-t-il, il allait devoir utiliser une approche différente.
Dumbledore se dirigea directement vers le bureau de Rogue, s’assit sur sa chaise et dit : « Severus Snape Dumbledore venez ici. »
Rogue avait déjà été appelé au bureau de son père plusieurs fois alors il s’approcha se tenant bien droit, déterminé à regarder l’homme dans les yeux. Il décida qu’il valait mieux qu’il agisse rapidement avant que ses nerfs le lâchent. « Directeur, vous ne pouvez pas m’en vouloir d’avoir répondu aux agressions de Minerva aujourd’hui. Je… »
« Pourquoi vous a-t-elle agressé ? », demanda Dumbledore non sans une pointe de colère dans la voix qui électrifia la pièce.
Ce n’était pas le point que Rogue s’était préparé à défendre. Il essaya désespérément de trouver un bon argument mais qui aurait pu le faire quand le plus puissant des sorciers vous toisait du regard !
Avant que Rogue ne puisse articuler quoique ce soit, Dumbledore parla à nouveau. « Est-ce que vous niez que vous avez malmené et diminué ses étudiants ? »
« Quoi ? Je… »
« Est-ce que vous niez que vous vous moquiez d’un garçon qui se débat pour tenter de trouver sa voix dans un monde où ses parents ont été torturés à en devenir fous !! Est-ce le genre de personne que vous voulez être Severus ? »
« Non…monsieur…je… »
Voulez-vous vraiment que Minerva pense que vous croyez qu’elle se cache à Poudlard derrière moi au lieu de faire face au monde !! »
« NON ! », cria Severus sincèrement, blessé par ce dernier argument. « J’étais en colère ! Nous avons tous les deux dit des choses… ! Je ne le pensais pas…je…je l’a respecte. »
« Peut-être devriez-vous lui dire un jour », dit Dumbledore plus calmement. Puis, il soupira. « Severus, Minerva n’aurait jamais dû vous interpeller devant votre classe et vous insulter de la sorte mais elle avait tous les droits d’être en colère après vous du fait de votre comportement détestable. »
Rogue était toujours désireux de défendre ses actions. « Vous avez dit que vous compreniez mon attitude envers Potter ! », se plaint-il.
« Est-ce le seul a avoir subit une humiliation ?! Severus, je sais que vous êtes en colère et je ne m’attends pas à ce que vous soyez amical avec vos élèves, mais j’attends de vous que vous les traitiez avec un minimum de décence. SUIS-JE ASSEZ CLAIR ?! »
« Oui, directeur. »
« Alors je ne vois aucune raison de reporter la suite. Vous vous êtes comporté lamentablement et avez traité mes élèves avec dédain. Vous avez aussi insulter votre sœur de noms terribles devant des étudiants. Elle en a été grandement humiliée. C’est INEXCUSABLE, Severus, et vous allez devoir en subir les conséquences. »
Dumbledore se leva de la chaise derrière le bureau et se dirigea vers le sofa.
Je ne peux pas…je ne le ferai pas…pensa Severus. « Directeur », dit-il rapidement.
Dumbledore s’arrêta et se retourna lentement vers son fils les yeux scintillants « Ou, fils ? »
L’estomac de Rogue se souleva désagréablement quand il croisa le regard de Dumbledore. Il faillit se dégonfler et se dépêcha de continuer. « Monsieur, je sais ce que vous avez l’intention de faire et je crains que je ne…je ne puisse pas me soumettre à un tel châtiment infantile. Nous avons vécu beaucoup de choses et j’ai tant vu également. Je suis prêt à me soumettre à toute autre forme de punition pour mon comportement mais je ne serais pas fessé comme un enfant ! »
« Je vois », dit Dumbledore en se retournant à nouveau et en repartant vers le sofa où il s’assit.
Rogue fut déconcerté par la réponse. Il s’était senti en confiance avec son petit discourt mais pourquoi se sentait-il maintenant comme un enfant insolent ? « Monsieur, je crois… »
« Severus, venez ici ! » Les mots ne furent pas prononcé très forts cette fois, mais le ton glacial souleva à nouveau l’estomac de Rogue. Sapristi, comment pouvait-il demandé à être traité comme un adulte quand il avait l’impression d’avoir dix ans ! Il fit un pas en avant. Rogue jeta un regard noir à ce pied traitre…il…ne…il…ne….pouvait…pas.
« Severus, regardez-moi ! » Rogue leva les yeux bien malgré lui et croisa le regard bleu perçant de Dumbledore. « Venez ici, TOUT DE SUITE ! »
Il avait perdu la bataille. Rogue avança lentement vers le sofa et se plaça à côté de son père qui lui prit le bras et l’allongea en travers de ses jambes. Personne ne pouvait résister à ce regard ! pensa Rogue. Si le Seigneur noir lui-même s’était tenu debout devant Dumbledore à ce moment-la, regardant ces yeux perçants, il serait venu lui aussi et se serait retrouvé allongé sur les genoux du directeur. Cette image fit sourire Rogue malgré la position inconfortable dans laquelle il se trouvait.
« Il y a quelque chose de drôle, fils ?! »
« Non, monsieur ! », répondit Rogue.
« Bien. » Dumbledore souleva la robe de Rogue et prenant sa baguette tapa doucement les fesses de ce dernier. Instantanément, le pantalon et le caleçon de Rogue se retrouvèrent à ses genoux.
« Severus, quand je dis aux gens que j’ai confiance en vous, je ne veux pas simplement dire que je sais que vous ne nous trahirez pas en faveur de Voldemort. Je veux dire aussi que je sais que vous êtes un homme bon et que vous traiterez les gens avec le respect qui leur est dû. Je n’ai pas envie de croire qu’il puisse en être autrement et cela concerne tout aussi bien les étudiants. »
Des larmes montaient dans les yeux de Rogue. Il doit y avoir un rapport entre le fait d’être allongé sur les genoux de quelqu’un et les larmes, pensa-t-il. J’ai subit des tortures que peu de gens peuvent imaginer et connut la douleur et me voilà sur le point de pleurer comme un bébé avant la première claque !
« Je suis désolé, monsieur », dit Rogue.
« Je vous crois, fils ». CLAC, CLAAAC…la fessée commença. Pendant un moment, Dumbledore fessa en silence, laissant son fils se concentrer sur la sensation désagréable que procurait la punition.
« MMmmm », gémit Rogue en commençant à sentir la douleur lui chauffer le postérieur.
Sans s’arrêter, Dumbledore commença à poser ses questions : « Severus, pourquoi recevez-vous cette fessée ? »
Ahhh, il détestait ça… « Je n’ai pas bien traité les étudiants, monsieur. »
« Et ? »
« Aooh…et j’ai crié sur ma sœur devant des élèves et je l’ai insultée….aaaahha »
« Vous vous rendez compte combien cela ressemble à un comportement infantile, fils ? »
« Oui, AAAeooh…monsieur. »
Les fesses de Rogue avaient pris une teinte rose. Dumbledore exprimait clairement son mécontentement en se concentrant sur des zones bien précises jusqu’à imprimer une douleur fulgurante puis il changeait d’endroit et recommençait.
« Est-ce que vous referez une telle scène devant des étudiants à l’avenir ? «
« AAhaa…Non, monsieur. »
Dumbledore concentrait maintenant ses claques cuisantes à l’endroit où les fesses et les cuisses se touchent, et cela devenait difficile pour Rogue de se concentrer sur autre chose que la douleur qui en résultait. Il se tortillait et gémissait sous les coups.
Malgré la douleur qui s’accroissait, Rogue avait réussi jusque là à retenir ses larmes mais il ne pouvait pas s’empêcher de gigoter.
Dumbledore s’arrêta et avec sa baguette fit apparaître une paddle. Il la posa sur les fesses de Rogue pour que ce dernier s’enquisse de sa présence. Rogue grogna.
« Severus, ai-je toute votre attention ? »
« Oui, monsieur », répondit Rouge d’un ton abattu, s’efforçant de retenir ses larmes. Mais Dumbledore ne l’entendait pas de cette oreille. Il savait que son fils avait besoin de se soumettre totalement à l’attention de Dumbledore et à cette correction, de se laisser aller pour que cette punition soit effective.
« Severus, je vous aime beaucoup », dit Dumbledore. « Je vous ai pardonné pour ce que vous avez fait en tant que Mangemort et je respecte et j’admire les choix difficiles que vous avez pris pour atteindre votre rédemption. Maintenant, vous devez vous pardonner à vous-même et arrêter de reporter votre culpabilité sur vos étidiants. »
Pendant la dernière partie de son sermon, Dumbledore avait levé haut la paddle et l’abattit à pleine force sur les fesses déjà bien rouges de Rogue.
CRACK !
Les dernières défenses de Rogue cédèrent et il se mit à sangloter dans ses mains.
Dumbledore continua à le fesser avec la paddle fermement mais avec moins de force que le premier coup. Rogue sut que Dumbledore avait bien l’intention que le message s’imprime dans la tête du maître des Potions et y reste un moment.
D’un air désabusé, Rogue pensa que le Seigneur noir devrait se mettre à fesser ses Mangemorts. Cela le brisait bien plus facilement que le sort de Cruciatus. Non, se dit-il, ce n’était pas vraiment la fessée. C’était ce satané amour…enfin…l’amour couplé avec la paddle !
Dumbledore usait toujours de la paddle avec une dextérité hors du commun, ne cherchant plus à sermonner son fils, mais simplement à s’assurer que le message passait. Le derrière de Rogue était maintenant d’un rouge vif du haut des fesses jusqu’à mi-cuisse. A chaque coup de paddle, son corps sursautait involontairement pendant qu’il continuait à pleurer.
J’ai l’impression, pensa Rogue, trouvant du réconfort en faisant de l’esprit, que le Directeur n’est pas très content de moi !!
CRACK, CRACK, CRACK !!!
Dumbledore laissa tomber la paddle et redressa Rogue pour le serrer dans ses bras. Dumbledore savait qu’il n’avait que quelques minutes pour réconforter le maître des Potions avant que ce dernier n’insiste pour regagner un semblant de dignité. Dumbledore le serra contre lui et lui murmura des paroles réconfortantes.
Après seulement quelques minutes, Dumbledore sentit Rogue se raidir et celui-ci se leva rapidement et se ressaisit. Il réussit à ne pousser qu’un léger gémissement quand son pantalon entra en contact avec son postérieur endolori.
Rogue essuya son visage avec sa manche et prit quelques secondes pour contrôler sa respiration. Ensuite, il dit : « merci pour cette correction, Directeur, je ferai de mon mieux pour améliorer mon comportement. »
Dumbledore faillit se mettre à rire face à ce conformisme de la part d’un maître des Potions qui quelques instants auparavant avait été allongé en travers de ses jambes. « Vous essaierez de ne pas m’obliger à refaire cela de si tôt, n’est-ce pas Severus ? »
« VOUS OBLIGER ?!! » C’était presque trop pour Rogue.
Soulevant un sourcil, Dumbledore dit : « Est-ce que je dois vous mettre au coin, fils, pour que vous puissiez réfléchir à la raison pour laquelle vous avez reçu cette fessée ? »
Il y avait une étincelle dans ses yeux et Rogue se contenta de grogner.
« Enfin, je suppose que vous y repenserez assez chaque fois que vous vous asseirez dans les prochains jours. »
Dumbledore se dirigea vers la sortie. « Oh, à propos, vous et Minerva vous vous excuserez l’un envers l’autre demain devant toute l’école au petit déjeuner, alors ne soyez pas en retard. »
Les yeux de Rogue s’ouvrirent tout grands. « Monsieur, pas devant… »
« Vous avez été un piètre modèle à suivre aujourd’hui et demain vous montrerez comment se rattraper. Ce sera une leçon précieuse pour tout le monde », dit Dumbledore d’un ton léger.
« Monsieur, je ne… »
Le regard sur le visage de Dumbledore changea d’un coup et ses yeux bleus perçants accrochèrent ceux noirs de Rogue. Mince…dix ans à nouveau.
« Oui, monsieur », répondit Rogue en soupirant.
« Très bien. Dormez bien fils. Je vous demande de ne pas utiliser d’huile ou aucun charme cette fois-ci et rappelez vous à chaque fois que vos fesses vous élanceront : amour et pardon ! »
Sur ces paroles, Dumbledore sortit des appartements de Rogue.
Rogue le regarda partir et quand la porte se referma, il pensa « je vous aime aussi, monsieur. »
FIN
Cette histoire est l’œuvre de Dina. Les pensées des personnages sont en italique.
L’ours en peluche
Ca y est !
Il en avait plus qu’assez !
La coupe était pleine !
Severus fonça à travers les couloirs pour la vingtième fois depuis le début de l’année. Il était deux heures du matin pour l’amour de Merlin. N’était-ce pas suffisant ce que cet insolent avait fait à Halloween ? Et avec le Troll et tout le reste ? N’était-ce pas suffisant ce qui était arrivé pendant le match de Quidditch quand il avait du sauver cet ingrat insolent ?
Rogue n’avait pas trouvé le repose depuis que ce morveux avait posé les pieds à Poudlard. Chaque nuit, il patrouillait dans les couloirs, et plus d’une fois le garçon préparait quelque chose. Mais depuis Noël, c’était devenu insupportable.
A ce moment-là, Rogue ne savait pas que c’était en partie la faute du directeur. Ce dernier avait donné à Harry la cape d’invisibilité de son père, cette même cape qui avait donné des cauchemars aux professeurs de Poudlard pendant les sept années où James Potter avait étudié à l’école de Magie.
Il semblait que c’était justement une de ses nuits de cauchemars pour Rogue. Flich venait de l’alerter qu’il y avait un étudiant hors de son lit et Rogue cherchait l’école de fon en comble pour le trouver. Il savait que c’était Potter, il le savait c’est tout. Bien sûr, qui d’autre ? Ce petit morveux arrogant se pavanant comme s’il possédait le château.
Pendant ce temps, Harry, insoucieux d’un certain professeur de Potions en rage, était assis en haut de la Tour d’Astronomie, sa cape d’invisibilité en sécurité dans sa poche. Il était assis dans le noir sur une large fenêtre, ses bras autour de ses genoux repliés sur sa poitrine et regardant en bas. C’était si calme, si tranquille et reposant. Harry se sentait privilégié. Il était maintenant dans un endroit où il se sentait heureux, où il pouvait trouver la paix. Poudlard ! Et rien que de penser que quelques mois auparavant, il ne savait même pas que cet endroit existait. Il avait même des amis maintenant. Les gens l’appréciaient, à part Rogue bien sûr. L’homme l’avait détesté le jour où il avait posé un pied dans l’école, mais ce n’était pas grave, il avait l’habitude. Ce qu’Harry considérait comme étrange, c’était la réaction des autres personnes à son égard, pas celle de Rogue. Pour lui s’était normal que les gens le traitent comme le faisait Rogue.
Harry soupira. Il commençait à avoir froid. Il devrait peut-être retourner dans la tour de Gryffondor et se coucher sous les couvertures de son lit. Harry se mit à sourire en s’étirant. Il avait maintenant un lit, son propre lit, ses couvertures si confortables et chaudes. Tout ce qui lui manquait c’était un ours en peluche à serrer contre lui la nuit. Harry ricana. Ouais, que penserait Ron s’il savait qu’Harry…ahh !
Une main se posa brusquement sur son épaule le faisant sursauter. Il le va les yeux horrifié et déglutit bruyamment. Rogue ! Le visage livide, furieux, les yeux brillants, les narines frétillantes. Rogue était hors de lui. Harry voulait parler, s’enfuir, faire quelque chose au lieu de rester pétrifié sur place l’air terrifié, mais il ne pouvait pas. C’était Rogue ! Harry avait de sérieux problèmes.
« Vous pensez être au-dessus des règles, Potter ? » Le maître des Potions posa la question avec une colère non dissimulée dans la voix, informant clairement Harry que son dernier jour était arrivé. Après tout, Rogue n’avait pas déjà essayé de le tuer avant en tentant de le faire tomber de son balai en plein match de Quidditch devant tout le monde, devant Dumbledore lui-même. Qu’est-ce qui l’arrêterait maintenant de tuer Harry ?
La gorge d’Harry était sèche et il réussi à articuler un faible : «Non, monsieur ».
« Je vois. Alors vous pensez, de fait, que d’être hors de votre dortoir après le couvre-feu, dans la tour d’astronomie en plus, seul et A DEUX HEURES DU MATIN est permis par le règlement ? »
Oh mince, Rogue allait le jeter de la tour d’astronomie. Harry était trop bête, pourquoi n’avait-il pas gardé sa cape d’invisibilité sur lui ? Il déglutit une nouvelle fois.
« Qu’y a-t-il ? Vous ne trouvez rien à dire ? »
Que pouvait-il dire ? S’il vous plaît ne me tuez pas ?
« Monsieur, je…Je suis désolé, je heu.. s’il vous plaît monsieur… », Harry bafouilla. Il se détestait d’être si faible mais il était terrifié.
La voix de Rogue fut si tranchante, froide et emplie de haine quand il dit : « Oui, Potter vous allez être désolé croyez-moi. »
Et Harry frissonna.
Rogue le saisit par la nuque et le poussa fermement en direction de la porte. Attendez ! LA porte ? Rogue n’allait donc pas le jeter de la tour ? Harry reprit son souffle soulagé, Rogue ne le tuerait pas aujourd’hui. Mais attendez, où est-ce qu’ils allaient ? Harry sentit son estomac se nouer, Rogue l’emmenait dans le bureau du directeur ? Oh non ! Harry ne supportait pas cette idée. Harry imagina la déception dans le regard du directeur et son souffle se coupa. Et soudain, de se retrouver jeté du haut de la tour d’astronomie ne lui sembla pas si horrible.
Mais non, Rogue le poussa toujours en avant et ils…. Harry gémit ! Ils se dirigeaient vers les donjons ! Rogue s’imaginait vraiment qu’il pouvait le mettre en retenue à cette heure-ci ? Il allait récurer les chaudrons jusqu’au matin ?
Trop tôt à son goût, ils arrivèrent aux donjons et Rogue poussa Harry dans son bureau. Harry se tint tout droit attendant le sermon qui allait sûrement commencer. Et Rogue ne le déçut pas.
« Je veux UNE raison Potter, UNE EXCUSE qui justifierait votre complet dédain des règles qui ont été édifiées pour la sécurité des étudiants plus que tout autre chose. UNE EXCUSE qui pourrait vous faire croire que vous pouvez faire ce qui vous plaît sans craindre des conséquences en retour. »
Harry voulait vraiment en finir mais il ne trouva rien à dire alors, ils resta debout en silence étudiant le bout de ses chaussures en espérant que le sermon allait se terminer.
« Rien à dire, Potter ? »
Harry secoua la tête. « Non monsieur ». Pourquoi vous me donnez pas tout de suite cette retenue qu’on en finisse ?
« Et bien M. Potter, je peux vous assurez que vous serez plus éloquent dans quelques instants. Je vais m’assurer que la pensée de quitter votre dortoir après le couvre-feu ne vous effleure même plus l’esprit. ».
Harry se sentit soudain mal à l’aise, quelque chose dans la voix de Rogue était…déterminé. Comme si le professeur était arrivé à une décision. Et que faisait-il à prendre la chaise de son bureau et de la poser à cause d’Harry, au milieu de la pièce.
Harry fixa sans comprendre Rogue qui s’assit sur la chaise et le prit par le bras en disant d’un air vicieux : « il n’y aura plus d’irrespect , plus de balade nocturne quand vous ne devriez pas, et plus de cette attitude de ‘je suis au-dessus des lois’. »
Rogue attrapa le pantalon d’Harry et défit rapidement la braguette. Il baissa le pantalon de Harry qui tomba à ses chevilles. C’est seulement à ce moment qu’Harry sortit de sa stupeur, qu’il réalisa que Rogue avait l’intention de…oh mon dieu ! Rogue allait…il allait lui donner une fessé ? Ca ne pouvait pas être vrai, n’est-ce pas ?
Avant qu’Harry ne réalise vraiment ce qui se passait, il se retrouva à regarder les bottes de Rogue en travers des genoux du professeur. « Non, non, monsieur, s’il vous plaît », supplia Harry en se débattant pour se relever. Il ne pouvait pas y croire.
Rogue maintint facilement le garçon en travers de ses genoux, son bras entourant fermement la taille d’Harry. Rogue donna à Harry une grosse claque cuisante sur ses fesses par dessus sa robe. Harry poussa un cri. Aaïee, ça faisait mal.
Rogue souleva la robe d’Harry découvrant son slip et son corps frêle. Rogue fut surpris. Sans sa robe, Harry paraissait très petit et maigre. Le garçon avait toujours paru petit pour son âge, mais maintenant en regardant le dos nu et les jambes nues d’Harry, et bientôt ses fesses nues, il semblait encore plus chétif. Rogue abattit une nouvelle fois sa main sur les fesses d’Harry ce qui arracha un autre gémissement. Il continua à claquer sévèrement les fesses d’Harry une dizaine de fois.
Harry poussa un petit cri après chaque claque. Cela faisait mal. La douleur dans son postérieur était tellement intense qu’il espérait que Rogue arrête bientôt.
Mais Rogue était loin d’avoir fini. Il passa ses doigts dans l’élastique du slip d’Harry et le baissa jusqu’à ses genoux. Harry avait les fesses rougies. Harry eut le souffle coupé en sentant l’air frais du donjon caresser son postérieur endolori.
« Nooonn, non monsieur, s’il vous plaît ! »
Le garçon venait de découvrir avec horreur que les premières claques n’avaient été qu’une mise en bouche. Super ! Il allait recevoir une longue fessée. Rogue voulait s’assurer qu’il ne recommencerait pas ses balades nocturnes.
Rogue leva la main au dessus de sa tête. Il ferma légèrement sa main et écarta les doigts, puis abattit fermement sa main sur les fesses d’Harry qui poussa un cri aigu. Rogue sourit. L’expérience lui avait appris que c’était la manière la plus efficace pour donner une fessée : ses doigts claquaient les deux fesses en même temps sans blesser la chair et le fait de fermer à moitié sa main augmentait le bruit de la claque ce qui effrayait sans fondement aucun le petit insolent sur ses genoux. Une autre claque et Harry commença à se débattre. Puis, Rogue se mit à abattre en rythme claque après claque, cinglant sévèrement les fesses et le haut des cuisse d’Harry jusqu’à ce qu’elles se tintent d’un rouge cuisant.
Harry, oubliant toute excepté la douleur qui irradiait son postérieur, pleurait maintenant à chaudes larmes. Il marmonnait au milieu de ses sanglots des morceaux de phrases incompréhensibles : « Aaohh, je suis désolééééé…Aaahhh s’il vous plaît, stop…., je….gentil……aaaahooh, plus jamais ! »
Rogue était satisfait. L’insolent réfléchirait avant de remettre un pied en dehors de son dortoir. Mais il restait la dernière leçon et Rogue serait damné s’il laissait le garçon se relever avant qu’il l’ait apprise.
Rogue souleva son genou droit légèrement pour que les fesses d’Harry se retrouvent bien au milieu de ses genoux et qu’il ait puisse atteindre l’endroit où les fesses et les cuisses se touchent, l’endroit exact où Harry allait s’asseoir. Il laissa sa main posée sur les fesses d’Harry qui étaient maintenant brûlantes et laissa au jeune garçon le temps de se calmer. Il avait besoin qu’Harry écoute attentivement.
Après un moment, les sanglots d’Harry diminuèrent et il cessa de gémir. Il espérait que ce soit fini. Ses fesses le faisaient souffrir au delà des mots, et il savait que s’il recevait ne serait-ce qu’une simple claque, il allait en mourir.
« Si vous êtes assez calme Potter, nous allons pouvoir continuer », reprit Rogue effaçant tous les espoirs d’Harry.
A ces mots, Harry fondit une nouvelle fois en larmes : « Non, s’il vous plaît, c’est trop ».
Rogue souleva calmement sa main et l’abattit juste là où Harry s’assayait.
« Aaahhaooo ! »
« Vous n’enfreindrez plus jamais les règles. »
CLAAAC
« Aooahahh, non, jamaiiiis »
« Vous ne quitterez plus jamais votre dortoir après les heures autorisées. » CLAAAC
« Ooohaaha, s’il vous plaît, non. Je ne le ferais plus », répondit Harry en pleurant.
CLAAACC
« Aaaahhhhoahh, mon dieu. Je suis désolé, monsieur, tellement désolé. »
« Vous écouterez vos professeurs CLAAP, vous suivrez le règlement CLLAAAAC, et vous serez sage, CLAC, CLAC, CLAAC, CLLAAC, CLAC, CLAAAAAC »
Harry gémissait et chialait sans retenue. Ca faisait tellement mal, tellement mal ! A ce moment précis, il espérait que quelqu’un allait le jeter du haut de la tour pour en finir. Il aurait du sauter quand il en avait eu l’opportunité. Il continua à pleurer toutes les larmes de son corps allongé en travers des genoux de son professeur. Et bientôt, ses pleurs diminuèrent quand il sentit une main lui tapoter le dos. C’était tellement réconfortant. Un instant après, la main s’arrêta ce qui faillit le refaire pleurer, mais finalement la main se mit à lui caresser le dos en dessinant des cercles. Il ferma les yeux pour arrêter les dernières larmes. Harry avait l’impression de s’être assis sur un poêle brûlant mais il se sentait bien maintenant. Il était fatigué et sa gorge le brûlait d’avoir autant gémit.
Rogue était reconnaissant que le garçon se soit finalement calmé et ait enfin arrêté de pleurer si ce n’est quelques reniflements occasionnels. Il avait commencer par lui tapoter le dos, puis avait dessiner des ronds avec sa main pour le calmer. Au départ, Rogue avait décidé de finir la fessée et d’envoyer le garçon au coin pour le faire réfléchir sur son comportement mais il n’avait pas pu. Harry avait été tellement en détresse que Rogue s’était senti obligé de le réconforter.
Harry, une fois calmé, réalisa soudain qu’il était toujours allongé en travers des genoux de son professeur les fesses à l’air. Il rougit et se débattit pour se relever.
Rogue aida Harry à se relever et regarda le garçon remettre rapidement son pantalon. Rogue grimaça, c’était pas une bonne idée. Harry couina et soudain de nouvelles larmes se mirent à couler sur ses joues. Rogue poussa un soupir.
Harry finit par relever la tête et croisa le regard de Rogue. Il s’attendait à d’autres remontrances ou quelque chose dans ce genre. Il avait été choqué par ce qui s’était passé, la façon dont Rogue l’avait réconforté, mais il s’avait que Rogue continuerait à l’insulter.
Rogue s’approcha d’Harry, et lui souleva le menton. Il essuya des larmes avec son pouce et dit d’une voix douce : « J’espère M. Potter j’espère que vous saurez rester en dehors des ennuis car sinon, je n’hésiterai pas à recommencer et… »
Rogue fut abasourdi. Il ne pensait pas que ses simples paroles allaient produire cette réaction ; Harry s’était remis à pleurer à chaudes larmes.
Rogue ne savait pas quoi faire. « Potter, je n’ai pas dit que j’allais vous redonner une fessée, je voulais dire que… », reprit Rogue.
Mais le garçon n’écoutait pas. Rogue ne savait pas que c’était la première fois dans la vie d’Harry que quelqu’un lui avait essuyé ses larmes.
Après un moment Rogue dit impatiemment : « Oh pour l’amour de Merlin Potter, venez ici ». Et Rogue approcha Harry de sa poitrine, passa ses bras autour du garçon et lui tapota le dos comme s’il berçait un bébé pour l’endormir. Au début, cela sembla avoir un effet négatif car Harry se mit à pleurer plus fort, mais ensuite, le garçon se calma et Rogue sentit les bras de Harry autour de sa taille et le garçon reposa sa tête sur le torse de son professeur le serrant fort.
Rogue leva un sourcil ; depuis quand les étudiants le prenaient-il pour une ours en peluche ?
Harry marchait lentement, gémissant et grimaçant à chaque pas. Ses fesses le faisaient souffrir et il savait que ça prendrait des jours, voire des semaines pour que se fesses guérissent. Il devait avoir des bleus partout. Il tenta de poser une main sur ses fesses se contractant dans l’attente d’une douleur mais avec surprise, il découvrit qu’il pouvait non seulement se toucher les fesses, mais aussi les frotter. C’est ce qu’il se mit à faire. Ca faisait un bien fou !
Harry continua à avancer lentement. Rogue lui avait ordonné de rentrer directement au dortoir des Griffondor. Il ne voulait pas y rentrer. Pour être honnête, ce qu’il voulait c’était retourner en haut de la tour d’Astronomie et s’allonger sur le ventre sur la fenêtre et regarder dans le vide. Mais il ne pouvait pas, n’est-ce pas ? Si Rogue l’attrapait à nouveau…Harry frémit. Le Professeur avait été très clair : « Potter, si je vous attrape en dehors de votre dortoir pendant les heures non autorisées, vous vous retrouverez en travers de mes genoux pour une longue séance avant même de pouvoir dire ouf. Et croyez-moi, la prochaine fois je ne serais pas aussi indulgent avec vous. »
Indulgent, INDULGENT ! C’était ça être indulgent ?
Harry n’en avait pas cru ses oreilles. Ses fesses…elles…heu ! En fait, ses fesses le faisaient beaucoup moins souffrir maintenant. Le plus vif de la douleur avait disparue et il n’avait presque plus mal. Etonnant ! Mais de toute façon, comment Rogue avait-il pu faire ça ? Cela devrait être interdit. Aucun autre Professeur n’aurait fait ça, n’est-ce pas ? Si les Professeurs étaient autorisés à fesser les étudiants, Harry en aurait entendu parlé quand même. Ron lui aurait dit.
« M. Potter ! M. Potter ! Monsieur Potter !... »
« Hein ! » Harry était tellement pris dans ses pensées qu’il avait passé l’entrée de son dortoir et avait continué à marcher le long du couloir jusqu’à ce que le portrait de la grosse dame l’appelle. Harry retourna sur ses pas et remercia à voix basse la femme pour l’avoir appelé. Il prononça le mot de passe et entra dans la salle commune des Griffondor. Il monta dans sa chambre. Ron, Neville, Seamus et Dean étaient tous profondément endormis. Harry était soulagé. Cela aurait été très embarrassant si l’un deux lui avait demandé d’où il venait et pourquoi il marchait bizarrement !
Harry se glissa dans la salle de bain et baissa rapidement son pantalon et son slip. Pour la première fois depuis qu’il était arrivé à Poudlard quelques mois auparavant, il trouva une utilité à ce grand miroir derrière la porte de la salle de bain. Il avait toujours trouvé que d’avoir ce miroir faisait très fille, maintenant il était bien content de l’avoir. Il se tourna et regarda ses fesses. Il s’attendait à ce qu’elles soient couvertes de bleues. Après tout, il avait eu terriblement mal en travers des genoux du maître des Potions. Harry grogna ; ses fesses avaient seulement une légère teinte rose. Il n’en revenait pas. Toute cette douleur et elles étaient seulement roses ? Et même douleur s’atténuait maintenant. C’était tellement injuste. Et ensuite, Harry fit la chose la plus surprenant qui soit : il sourit !
Rogue l’avait fessé, lui avait crié dessus et l’avait réprimandé, mais il lui avait aussi essuyé ses larmes et l’avait pris dans ses bras. Personne n’avait jamais fait ça dans sa vie. Il avait reposé sa tête contre la poitrine de Rogue et il avait pleuré. Rogue lui avait tapoter le dos pour le réconforter. Cela valait bien une fessée, non ?
Harry se mit en pyjamas et se glissa dans son lit sous les couvertures. Il poussa un soupir. Si seulement il avait un ours en peluche !!
Il faisait sombre. La chambre était assez familière pour lui pour que la pénombre le gêne. Il se tenait debout dans les ombres de l’aile de l’hôpital observant le petit tas allongé sur l’un des lits. Toutes les cinq minutes, la forme s’agitait, se retournait essayant de trouver le sommeil. Rogue entendit de faibles pas et se recula dans un coin de la pièce. Les ombres l’entourèrent. Personne ne remarquerait sa présence. S’il y avait quelque chose à part les potions où il excellait c’était de se fondre dans le noir.
Pomfrey s’approcha sans bruit du lit d’Harry. Elle se pencha au dessus du lit pour examiner son patient sans risquer de le réveiller et poussa un grand soupir de frustration.
« M. Potter, vous devriez être en train de dormir. »
Harry haussa les épaules. « Peux pas dormir », répondit-il.
Poppy secoua la tête. « Ca ne va pas M. Potter. Vous devez vous reposer. Les os cassés nécessitent du repos, de la nourriture en plus des potions. »
« Je sais, mais ça fait mal », se plaint Harry.
« Et bien peut-être que la prochaine fois, vous réfléchirez à deux fois avant de faire des cabrioles avec votre balai. Et juste pour attraper cette petite balle ! Vraiment ! », le réprimanda Pomfrey.
« C’est du Quidditch, Madame Pomfrey », répliqua Harry scandalisé. Juste pour attraper une petite balle, vraiment, Madame Pomfrey ne comprenait rien au Quidditch !
Rogue retint de justesse un reniflement agacé.
Madame Pomfrey répondit sévèrement : « Et bien, que cela vous serve de leçon dans ce cas, Potter. »
Les yeux d’Harry s’agrandirent sous le choc de ces paroles.
Harry s’était retrouvé plusieurs fois à l’hôpital depuis qu’il était arrivé à Poudlard. Il devait bien admettre que cela était dû en grosse partie au Quidditch, mais il en était arrivé à aimer la vieille infirmière. Il semblait qu’elle l’appréciait également car elle était toujours gentille et prévenante. Elle prenait grand soin de lui et ça, personne ne l’avait fait auparavant. Il s’appliquait à faire semblant d’être agacé, comme tout bon garçon de onze ans, mais en fait à l’intérieur cela lui faisait chaud au cœur.
Poppy soupira. « Allons, Potter. Ne me regardez pas avec ces yeux de chiot abandonné. Je ne le pensais pas vraiment. »
Harry fit un petit sourire.
Elle lui tendit une fiole de potion et lui sourit. « Tenez, ça vous aideras à calmer la douleur. Et peut-être pourrez-vous trouver le sommeil », dit-elle d’une voix rassurante.
Harry prit la potion et la bu d’une traite et eu un haut le cœur.
Poppy sourit. « Je suis sûr que cela avait meilleur goût que la potion pour les os », dit-elle.
Harry fit une drôle de tête ce qui fit rire Poppy. « Maintenant, allongez-vous et essayez de vous reposer »
Harry acquieça. « Merci Madame ».
Poppy le borda avant de s’en aller, ce qui le fit sourire.
Rogue observa de nouveau le garçon. Il se retournait toujours dans tous les sens mais ses mouvements étaient plus lents maintenant. La douleur s’était atténuée. Cependant, il ne semblait pas que le garçon était sur le point de s’endormir. Mieux valait en finir au plus vite alors.
Rogue s’approcha du lit d’Harry et croisant ses bras sur sa poitrine, il attendit que le garçon lève les yeux sur lui, ce qu’il fit après un moment. Rogue put pratiquement sentir le cœur d’Harry s’emballer quand il découvrit son Professeur. Que ça serve de leçon à cet insolent, après ce qu’il avait fait ce jour-là. Le faire sursauter lui et toute l’école avec ses acrobaties sur ce satané balai ! Le garçon avait pratiquement embrassé le sol, se cassant le bras, deux côtes et couvrant son corps d’ecchymoses. Il avait de la chance d’être encore ne vie.
Harry fixait le Maître des Potions avec des yeux grands ouverts. Ce dernier ressemblait à ce moment même à une chauve-souris géante venue de l’enfer pour sucer le sang des enfants dans leur lit. Harry eut la gorge nouée.
Rogue tendit les mains en avant et Harry essaya de se cacher sous les couvertures. Enfant idiot. Rogue jeta un puissant « Silencio » autour d’eux avant de remettre da baguette dans sa manche et de souleva un sourcil à l’attention d’Harry qui était maintenant livide.
« A quoi pensiez-vous ? »
Harry déglutit bruyamment avant de bafouiller : « Je..je ne sais pas ce que…ce que vous voulez dire Professeur. »
Rogue plissa les yeux. « Ne. Jouez. Pas. Au. Malin. Avec. Moi. Vous savez très bien de quoi je veux parler. »
Harry se concentra pour se rappeler ce qu’il avait fait ce jour-là et même ces derniers jours. Il ne trouva pas ce qu’il avait pu faire pour enrager autant son Professeur de Potions. Il pouvait voir que la colère de Rogue augmentait à mesure que le temps passait.
« Je ne sais pas Professeur », murmura Harry.
Un regard sur Rogue et son regard noir, et Harry sut que le moment était arrivé. Rogue allait le tuer ce soir et avec le sort « Silencio », personne ne l’entendrait hurler. Madame Pomfrey ne viendrait pas le voir avant des heures, il en était sûr.
Rogue leva un sourcil demandant sarcastiquement : « Vous ne savez pas. Hum, laissez-moi vous aider. Peut-être quelque chose concernant le match de Quidditch d’aujourd’hui ? »
Harry déglutit une nouvelle fois essayant d’humidifier sa gorge sèche. Etait-ce parce qu’il avait battu les Serpentars ? Mais..mais il était supposer jouer pour gagner, non ? Mais Rogue avait l’air tellement furieux.
« J’ai…j’ai attrapé le snitch, Monsieur ? »
Rogue regarda le garçon comme si une, non, plusieurs têtes venaient lui pousser dessus. Il se mit à crier : « EST-CE TOUT CE A QUOI VOUS POUVEZ PENSEZ ? CE SATANE SNITCH ? »
Harry tressaillit. Il ne comprenait pas. Il n’avait rien fait de mal, pourquoi Rogue lui criait dessus, pensa Harry se sentant misérable.
Rogue se mit à arpenter la pièce. « Que pensez-vous de : voler comme un fou sur votre balai comme si une horde de fantômes étaient à vos trousses ? Ou de passer si près des poteaux cinq fois aujourd’hui, assez près pour vous rompre le cou ? Et de voler droit vers le sol et de ne pas vous arrêter pour attraper ce foutu snitch quitte à vous casser tous les os de votre corps et de risquer votre vie ? NE REFLECHISSEZ-VOUS DONC JAMAIS ? »
Harry colla ses genoux contre son torse se mettant en boule. Il semblait bien plus jeune dans cette position, essayant d’enfoncer sa tête entre ses genoux. Il ne savait plus que penser. Est-ce que Rogue lui criait dessus pour avoir risquer sa vie ? Pourquoi s’en inquiétait-il ? Il se rappelait bien ce qu’y s’était passé quand Rogue l’avait attrapé dans la Tour d’Astronomie. Mais, c’était différent. Harry avait fini par se convaincre que Rogue l’avait puni uniquement parce qu’il s’était trouvé dehors après le couvre-feu. Mais maintenant, il ne savait plus que penser.
Rogue grinça des dents. Le garçon avait le culot de l’ignorer. Il avait enfoui sa tête entre ses genoux et ne l’écoutait plus. Et bien, cela allait changer et tout de suite !
Rogue attrapa les bras de Harry et les dégagea de ses genoux. Harry releva la tête d’un coup. Rogue plongea son regard noir dans les yeux d’Harry et murmura froidement : « vous ne risquerez plus votre vie, M. Potter ».
« Oui, monsieur », couina Harry.
Rogue s’assit et allait retourner directement Harry sur ses genoux quand il se souvint. Le garçon avaient des os cassés.. Il ne devait pas ressentir de douleur maintenant mais ses os étaient tout de même qu’en voie de guérison. Il regarda le garçon qui essayait toujours de s’écarter de lui avec un air perdu.
Rogue lui demanda d’une voix calme : « Quel bras et quelle jambe sont blessés, Potter ? » Rogue savait que Pomfrey avait remis les côtes d’Harry en place d’un coup de baguette magique.
« Mon bras et ma jambe droite. Pourquoi Professeur ? », demanda Harry d’une voix faible maintenant apeuré.
Au lieu de répondre, Rogue se leva, attrapa Harry par dessous les bras et le souleva comme il aurait soulever un bébé. Harry en eut le souffle coupé. « Professeur », articula-t-il choqué.
« Silence ». Rogue eut le souffle court remarquant que le garçon était fort léger. Il n’y avait presque pas de chair autour de ses os. Soudai, Rogue fut submergé par l’envie de le serrer dans ses bras. Il cligna des yeux horrifié. D’où cette idée lui vint-elle ? Il se réprima mentalement et s’assit plaçant Harry doucement en travers de ses jambes.
Harry secoua la tête. Non, non, noooonnnn. Ce n’était pas en train d’arriver. Ce n’était pas possible. Pas encore.
« Professeur, non, s’il vous plaît. Arrêtez. Je suis désolé. »
Rogue passa une main autour de la taille d’Harry et le maintint serré contre lui. Il claqua fermement les fesses d’Harry sous son pyjama. Harry eut le souffle coupé.
Rogue, satisfait que le garçon cesse de se débattre, demanda calmement : « Ai-je toute votre attention, Potter ? »
Harry renifla. « Oui monsieur »
« Bien. Maintenant écoutez. Ce que vous avez fait aujourd’hui est inexcusable. Il n’y a aucune raison valable pour risquer… »
« Mais je devais le faire, monsieur », dit Harry d’une petite voix ce qui lui valut une autre claque cinglante. « Aouhh ».
« Ne m’interrompez pas »
Harry acquiesça mais resta silencieux., pendant que Rogue continuait : « Comme je disais, il n’y a aucune raison valable pour que vous risquiez stupidement votre vie de cette façon. Cela n’arrivera plus jamais et je vais m’en assurer tout de suite. Je vous promets Potter qu’une fois que j’en aurait fini avec vous, vous réfléchirez longtemps avant de refaire cette erreur. »
Harry n’en revenait pas. Il jouait simplement au Quidditch. Il était supposé attraper le snitch. C’était injuste. Cependant, vu la position dans laquelle il se trouvait ; allongé en travers des jambes de son professeur,les fesses pointant en l’air, cela ne l’encourageait pas à affirmer ces propos à haute voix. Au lieu de cela, il essaya de sonner aussi contrit que possible : « Oui, monsieur. Je suis désolé. Cela n’arrivera plus. S’il vous plaît, ne me fessez pas ! »
Rogue confirma froidement : « Oui, ça n’arrivera plus. Et je vais m’en assurer immédiatement ». Rogue abattit deux nouvelles claques cuisantes sur les fesses d’Harry qui se tortilla sur ses genoux.
« Etes-vous confortable, Potter ? »
Harry cligna des yeux. Qu’est-ce que c’était comme question ? Il était sur les genoux de son professeur sur le point de recevoir une fessée pour l’amour de Merlin. Bien sûr qu’il était dans une position inconfortable. CLAC ! « Répondez à la question »
Harry eut le souffle coupé à nouveau. Il avait oublié combien la main de Rogue faisait mal. « Je ne comprends pas ce que vous voulez dire Professeur ».
Rogue leva les yeux. Garçon stupide. « Votre bras et votre jambe. Est-ce qu’ils vous font souffrir dans cette position ? »
Harry cligna une nouvelle fois des yeux abasourdi. Rogue allait lui donner une fessée et il s’inquiétait de savoir si son bras et sa jambe lui faisaient mal. Et ses fesses alors ?!
« Non, monsieur »
« Bien » Et ce fut le dernier mot que Rogue prononça pendant un long moment. Rogue baissa la culotte de pyjama d’Harry ainsi que son slip avec une aisance née de son expérience. Harry se mit à gémir : « Noonn, monsieur, non, s’il vous plaît… » Bien sûr cela ne changea rien.
Rogue ne perdit pas de temps. Claque après claque s’abattirent sur le postérieur d’Harry. Rogue s’appliquait à couvrir le haut des fesses d’Harry jusqu’au haut des cuisses.
CLAC. Pause. CLAC. Pause. CLAC. Encore et encore. Rogue savait que les pauses entre les claques étaient terribles pour celui qui recevait la fessée. Cela lui donnait le temps d’enregistrer la douleur que causait le coup et dès qu’il gémissait la claque suivante arrivait. Et Harry n’échappa pas à la règle. Après chaque coup, il avait le souffle coupé puis expirait rapidement et finalement laissait échapper un « aouhh » ce qui satisfaisait son professeur. Quelques minutes plus tard, le rythme changea, ce fut plus : CLAAC : « aooahh. Pardon ! » CLAC « arrêtez » CLAAAC « s’il vous plaît ! »
Très bientôt, les petites fesses d’Harry se tintèrent d’une séduisante (aux yeux de Rogue) nuance de rose foncé qui allait de corps avec la main de son professeur. Rogue poussa un soupir. Sa main lui faisait mal. Et il croyait au vieil adage : « ça me fait plus mal qu’à toi ». Après tout, sa main lui faisait vraiment mal après les fessées, mais il ne voulait pas utiliser une règle ou une ceinture sur le garçon. Il était si chétif pour son âge. Il ressemblait plutôt à un enfant de 8 ou 9 ans mais pas à un garçon de 11 ans. Et même, il ne serait pas si dur.
Harry n’était plus qu’une forme immobile sur les genoux de son professeur, pleurant tout ce qu’il savait. Entre ses sanglots, il réalisa que même si la fessée était deux fois moins douloureuse que le sort pour réparer les os, il était toujours en train de pleurer comme un bébé. La douleur était différente. Oui, quand les os guérissaient c’était extrêmement douloureux. Mais là, il ne s’agissait pas de ça ; c’était une punition. Et ses fesses étaient en feu. Sans parler du fait qu’il se sentait comme un méchant petit garçon qui avait été bien puni dans cette position. Mais, honnête avec lui même, c’est bien ce qu’il était.
Attendez, mais Rogue ne le fessait plus maintenant. Il n’y avait plus de claque. Et pourtant Harry ressentait toujours le besoin de pleurer. Qui ne l’aurait pas eu quand la main de son professeur caressait gentiment son dos de cette façon ? Qui n’aurait pas ressentit ce besoin quand le méchant Maître des Potions vous berçait et vous murmurait des paroles réconfortantes ?
Une fois Harry calmé, Rogue remonta son bas de pyjama sur les fesses cuisantes d’Harry ce qui provoqua de nouvelles larmes.
Rogue mit Harry sur ses pieds et se retint de sourire. Vraiment, ces envie soudaine l’agaçaient ! Le garçon avait toujours les joues et le nez rouges, ses yeux étaient bouffis et il frottait ses yeux avec ses poings en reniflant comme l’aurait fait un petite enfant.
« Je suis, snif, désolé, professeur. Sniff »
Rogue esquissa un sourire : « Je sais, Potter. Venez ici. »
Rogue approcha Harry de lui. Il sortit un mouchoir en papier de sa poche, il attrapa le pichet d’eau et humidifia le mouchoir. Il essuya le visage du garçon. Harry se remit à pleurer. Sapristi. Pourquoi faisait-il tours ça ? Il tapota l’épaule d’Harry jusqu’à ce qu’il se calme.
« J’espère qu’il n’y aura plus besoin de refaire ça, M. Potter », dit Rogue d’une voix sévère.
Harry secoua rapidement la tête. « Non, monsieur ». Plus jamais.
Rogue hocha la tête. « Bien. Maintenant, pourriez-vous essayer de dormir ? »
Le garçon acquiesça avant de se glisser dans son lit gémissant et grimaçant jusqu’à ce qu’il soit allongé sur le ventre.
Rogue remonta les couvertures sur Harry et se mit à lui tapoter le dos. Harry sourit et murmura : « Merci Monsieur ».
« Dormez », répondit Rogue d’une voix bien trop douce à son goût.
Le garçon ferma les yeux et s’endormit profondément au bout de quelques minutes.
Rogue resta à regarder le garçon un moment. Il avait l’air si petit, si fragile et innocent, et il faut le dire bien fessé. Rogue sourit et ébouriffa doucement les cheveux d’Harry en murmurant : « Dors bien, petit idiot ».
FIN