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Nom du blog :
fandefessees
Description du blog :
Histoires sur les séries Supernatural, Smallville, Charmed, Harry Potter... contenant des fessées :)
Catégorie :
Blog Télévision
Date de création :
10.07.2007
Dernière mise à jour :
08.08.2008
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Oncle Bobby fin

Oncle Bobby fin

Posté le 24.01.2008 par fandefessees
J'avais pas vu qu'il n'y avait pas la fin! :)

« Tais-toi Dean », commandai-je. « Sam, allonge toi sur le bord du lit. Tout de suite ou ce sera pire pour toi. »

« Mais…mai sBobby », murmura-t-il, lançant à Dean un regard effrayé. « Allez quoi, j’ai vingt-trois ans. »

« Si tu avais agi comme tel, tu ne seras pas là », lui dis-je, refusant de faire machine arrière. « Ce n’est pas négociable, Sam. Sur le lit, maintenant. »

Dean remuait sur sa chaise, se demandant s’il devait ou pas venir en aide à son frère.

« Tu restes tranquillement assis Dean ou ton tour dureras plus longtemps », dis-je menaçant.

Dean se figea sur sa chaise.

Sam déglutit, lança à son frère un dernier regard désespéré et lentement se pencha sur le bord du lit. Il était si grand que ses genoux touchaient le sol pendant que son torse reposant sur le lit.

« Redresse toi un peu », lui dis-je, la voix dure.

Sam avança un tout petit peu et se redressa jusqu’à ce que ses genoux ne touche plus le sol. Son postérieur était en parfaite position, assez haut pour que je n’ai pas à me baisser.

Je commençai à déboucler ma ceinture.

Entendant le son, Sam me regarda le souffle coupé. A l’autre bout de la pièce, les yeux de Dean s’agrandirent, et il avait l’air sur le point de sauter sur ses peids pour m’attaquer.

J’avais pensé au début n’utiliser que ma main, mais je me dis que la ceinture aurait un meilleur impact. J’aurai besoin de moins de coup pour atteindre le même résultat, et la ceinture semblait plus appropriée pour leurs âges. Ne vous y trompez pas, je peux délivrer une fessée cuisante rien qu’avec ma main si je le dois, mais j’avais décidé que la ceinture ferait l’affaire pour aujourd’hui.

Sam essaya de plaider sa cause une dernière fois. « Bobby, s’il te plait…je ne voulais pas casser la télé…vraiment pas. »

« Ce n’est pas que pour ça », dis-je inflexible en retirant la ceinture des boucles de mon pantalon. « C’est pour ton attitude en générale. Vous deux avez été trop imprudents et inconscients, et tu n’as pas arrêté de t’apitoyer sur ton sort, Sam, d’après ce que m’a dit Dean. Il a peur que cela affecte tes performances pour la chasse. »

« Il ment ! », la voix de Sam était montée d’un octave dans une tentative désespérée d’arrêter ce qui allait lui arriver.

« Pas sur ça », dis-je, pliant la ceinture en deux dans ma main, tenant la boucle pour ne pas blesser Sam avec. « Reste tranquille que je termine ça rapidement. »

J’abattit la ceinture sur ses fesses recouvertes de son bas de pyjamas.

« OOhh », cria-t-il, relevant la tête. De l’autre côté de la pièce, Dean avait un air meurtrier sur son visage, serrant la chaise de toute ses forces et me fixant avec des yeux plein de haine. Je lui lançai un regard signifiant qu’il ne devait pas bouger et j’administrait à Sam un autre coup de ceinture.

« Oaahha ! », gémit Sam. Et quand je lui donnai le suivant : « Ohha ! Bobby, je suis désolé. »

« Pour quoi ? », demandai-je en délivrant un autre coup de ceinture.

« Pour…pour m’être battu avec Dean. Aaaah ! Bobby, s’il te plait, je suis trop vieux pour ça. AAooh ! »

« Quoi d’autre ? », continuai-je en lui donnant des coups de ceinture lent et bien placés.

« Heu », Sam jetait des regards partout essayant désespérément de trouver quelque chose à répondre. « Pour avoir crié après Dean…ohh !...pour lui avoir dit qu’il était stupide. Pour m’être disputé avec lui à l’autre hôtel. Ooaha, Bobby ! »

« Et ? », poursuivais-je sans arrêter de lui claquer les fesses avec la ceinture.

« Je ne sais pas. » Je pouvais entendre les larmes dans la voix de Sam bien que je ne voyais pas son visage. « Pour…pour causer autant de problèmes ! »

Il se mit à pleurer pour de bon, ses épaules tremblant quand il cacha son visage dans ses mains sur le lit. Mais il n’avait pas essayé une fois de bouger pour éviter les coups.

« Hé », dis-je en posant une main sur une de ses épaules. « Tu ne causes pas de problèmes .Tu es un jeune homme talentueux et plein qualités. C’est juste pour te remettre dans le droit chemin. Et c’est presque fini. »

Je reculai et demandai d’une voix ferme : « Quoi d’autre ? »

« Je… ne sais… pas », hoqueta Sam. « Peut-être pour m’être encore battu ce soir ? Pour avoir crié après Dean quand on faisait nos bagages ? »

« Ca me va », dis-je en abattant plusieurs fois la ceinture sur ses fesses. Il recommença à pleurer, essayant d’atténuer ses sanglots dans le creux de ses mains.. Je n’avais pas vraiment une liste de bêtises que je voulais qu’il récite, mais j’avais dans l’idée que ce qui dévorait Sam de l’intérieur sortirait pendant que je le punissais. Peut-être que s’il nommait chacune de ses mauvaises actions, il aurait l’impression d’être puni pour chacune d’elles et il arrêterait de se torturer l’esprit avec. « Rien d’autre ? »

« Je suis désolé de m’inquiéter de devenir mauvais », ajouta-t-il à bout de souffle. « Je suis désolé d’avoir été possédé… »

« Hé, c’était pas sa faute ! », objecta Dean de sa chaise.

« Dean », dis-je en fronçant les sourcils dans sa direction.

« Ca l’était pas ! », protesta-t-il.

« Pas un mot de plus », ordonnai-je avant de me retourner vers Sam.

« C’était de ma faute…c’est vrai », admit Sam entre deux sanglots. « J’ai pas arrêté de m’enfuir parce que…j’étais…j’avais peur. Peur de blesser quelqu’un. Toi, Jo, Dean. J’arrête pas de blesser les gens. Je le fais pas exprès, mais ça arrive quand même. »

Je n’avais plus le cœur à continuer. Je ne lui avais donné que vingt-cinq coups, et j’avais décidé de lui en donner au moins trente, un joli compte rond qui lui aurait permis de passer outre son chagrin, mais je ne pouvais plus continuer. Je posai la ceinture sur le lit et plaçai à nouveau ma main sur son épaule. « Ca va, c’est fini maintenant », lui dis-je. « Assis-toi. »

Très lentement, Sam se redressa. Son visage était rouge et strié de larmes qui continuait à couler sur ses joues. Il s’assit avec précaution sur le lit et commença à essuyer ses larmes en essayant de calmer ses pleurs, ressemblant à un enfant de six ans.

Je m’assit sur le lit à côté de lui et passa, hésitant, un bras sur ses épaules. J’étais persuadé qu’il allait me repousser, mais au lieu de ça il m’entoura de ses deux bras et enfouit sa tête sur mon épaule. Son embrassade me coupa presque le souffle, mais je le laissait me tenir en lui tapotant dans le dos en ce que j’espérais était un geste de réconfort.

« Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé », pleurait-il sur mon épaule.

« Hé, ça va », le réprimandai-je gentiment. « C’est fini maintenant. Tu vas bien. Prends le temps de te calmer et d’oublier. Bon garçon, bon garçon. »

Les mots d’encouragement glissèrent de ma bouche avant que j’ai pu réaliser ce que j’avais dit, et Sam me serra encore plus fort en se remettant à pleurer. Je me demandai combien de temps il allait rester accroché à moi, pas que je me plaigne. Malgré sa taille et sa force, il avait l’air d’un petit garçon, ayant besoin d’être réconforté et rassuré qu’il n’était pas tout seul.

« Je suis désolé pour papa », dit-il d’une voix étouffé. « Je suis désolé de m’être disputé avec lui, et je suis désolé qu’il soit mort sans savoir ce que je ressentais vraiment pour lui. »

« Allez, allez », le réconfortai-je. « John était tellement fier de toi. Quand il parlait de toi, il disait toujours combien tu étais intelligent et combien il t’aimait. Il disait qu’il se disputait quelques fois avec toi parce qu’il voulait que tu sentes que tu faisais partie de la famille, qu’il avait besoin de toi, que tu aies un chez toi. L a dit que ça l’avait déchiré quand tu aies parti, et il était persuadé que tu reviendrais, il voulait tellement te voir, mais il ne savait plus quoi de dire après ce qui s’était passé. Mais il t’a toujours aimé, plus qu’il n’aurait su me le dire. »

Je pu sentir Sam trembler contre moi en même temps qu’il prenait de grandes inspirations étranglées. Ma chemise commençait à être plus qu’humide là où le coton absorbait ses larmes, mais je continuait à le tenir dans mes bras pendant qu’il pleurait.

Au bout d’un moment, il finit par se calmer. Il respirai normalement maintenant et il desserra son étreinte, exténué. Je savais qu’il fallait que je le remette sur ses pieds sinon il allait s’endormir sur moi.

« Ok », dis-je en retirant mon bras de sur ses épaules. Il se tint droit. Il essuya ses dernières larmes, se frottant les yeux avec une main comme les gamins. Il lâcha une profonde expiration et eut l’air si fatigué que j’eu mal pour lui. A l’origine, j’avais eu l’intention de l’envoyer au coin pendant que je m’occupait de son frère, mais je trouvai maintenant que c’était un peu trop sévère. Alors je lui dis : « Va dans la salle de bain et passe toi de l’eau sur le visage. Ensuite, reviens ici et tu t’assiéras à la place de Dean jusqu’à ce que je te dise d’aller au lit. »

Sam hocha la tête, le visage triste et se leva. Il passa sans un mot devant Dean, mais son frère le suivit du regard jusqu’à ce qu’il ait fermé la porte. Ensuite, Dean se tourna vers moi.

« Tu vas payer pour ce que tu as fait », me menaça-t-il en se levant. « Tu n’avais pas le droit. »

« Oh, vraiment ? », demandai-je calmement.

« On allait très bien », déclara Dean, s’arrêtant à un mètre de moi. « Tu peux pas débarquer et mettre ton grain de sel dans nos affaires. »

« C’est pas ce que j’ai fait », répondis-je. « Vous m’avez appelé. »

« Pour nous aider avec le trickster, pas pour frapper Sammy ! », répliqua-t-il.

« Je ne l’ai pas frappé, je lui ai donné une fessée avec ma ceinture », répondis-je. « Et tu ai en train de me dire que je peux aider que pour ce que tu veux et quand tu veux ? »

« Ouais ! », rétorqua Dean.

« Et bien, désolé, la famille ça marche pas comme ça », répondis-je m’aventurant exprès sur un terrain glissant.

« Tu n’ai pas vraiment… »

« Je suis ce que vous avez de plus proche d’une famille maintenant », l’interrompis-je avant qu’il pu finir. « Tous les deux, vous vous sentez peut-être seuls au monde, mais vous ne l’êtes pas, et je ne vais pas vous laisser vous comporter de cette façon. Et si ça te plait pas, c’est bien dommage. »

Dean respirait bruyamment, sifflant l’air entre ses dents, mais ne trouvant rien à répliquer. Alors je décidai qu’il était temps d’arrêter de parler et d’agir.

« Sur le lit, comme Sammy », lui ordonnai-je.

Dean croisa les bras. « T’es complètement à côté de la plaque si tu crois que je vais te laisser me donner des coups de ceinture. »

« Tu ne vas rien me laisser faire du tout », répliquai-je sèchement. « Je pourrai te flanquer sur le lit et t’immobiliser si je voulais, tout comme John pourrait le faire s’il le voulait. Mais je ne vais pas me battre avec toi car tu sais que tu le mérites autant que je le sais. Alors tu peux arrêter de faire le malin et t’allonger sur le lit, et on pourra peut-être avoir le temps de finir avant que ton frère ne sorte de la salle da bain. »

Dean jeta un regard haineux à la porte fermée de la salle de bain. « Je ne vais pas te laisser me faire ça avec lui ici », siffla-t-il.

« Alors c’est ok pour toi de regarder Sam recevoir une fessée, mais pas pour lui de te voir ? », demandai-je en levant un sourcil.

« Tu n’aurais pas dû le faire », dit Dean. « Il ne le méritait pas, en aucune façon. »

« Si c’était vrai », dis-je en regardant attentivement Dean. « Si tu pensais vraiment que j’allais le blesser, rien ne t’aurai empêché de m’arrêter. Je te connais, Dean. Tu ferais n’importe quoi pour le sauver. Tu savais que je n’allais pas le blesser et qu’il avait besoin de ça, et c’est pourquoi tu n’es pas venu à son secours. »

Dean bougeait d’un pied sur l’autre et continuait à respirer bruyamment entre ses dents, mais il ne dit rien.

« Et tu sais que ce n’est pas juste que Sammy soit puni et que toi non quand vous avez tort tous les deux. Alors tu vas t’allonger sur ce lit et je ne me répèterai pas. »

Dean eut l’air sur le point de me tuer, mais je put voir qu’il était tiraillé entre le fait d’accepter la punition pour être juste avec Sammy et l’envie de me taper dessus.

« Fils de pute », marmonna-t-il. Je laissai son juron passer pour cette fois car il était déjà allongé sur le bord du lit.

Je n’eu pas à lui dire de bien se placer car il s’était mis dans la même position que Sam, torse sur le lit, les jambes pliées pendant dans le vide et les orteils touchant le sol.

« Alors ? », lança Dean. « Tu commences ou tu vas me mater le cul toute la nuit ? »

Je dus me mordre l’intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire. Contrairement à Sam qui avait essayé de se sortir de ce mauvais pas en raisonnant avec moi, Dean lui me lançait son attitude « amène-toi, vas-y, gars ! », en véritable guerrier. Dean aimait faire face au combat la tête levée, forçant ses adversaires à agir, mais je refusais de rentrer dans son jeu.

« Si je le veux, je resterai ici toute la nuit, et tu resteras là sans bouger et en silence », déclarai-je fermement.

« Espèce de sale pervers », marmonna-t-il.

J’eu retint encore mon rire. Le gamin essayait de m’énerver pour se sentir en contrôle de la situation au lieu de se sentir impuissant et effrayé. Je fus tenté de le laisser mariner un peu plus, pour lui apprendre à me répondre, mais je savais qu’il détestait se sentir impuissant, et c’est ce qu’il avait dû ressentir un paquet de fois ces derniers temps avec Sam qui s’était enfui et s’était retrouvé possédé. Ne voulant pas prolonger son agonie émotionnelle, je décidai de mettre fin à sa misère et de commencer. Je ramassai ma ceinture sur le lit et me repositionnai derrière lui sur sa gauche.

Tout comme avec Sam, je ne perdit pas de temps à parler. Je pu voir Dean agripper le dessus de lit, ses bras musclés tendus en attendant le premier coup. Les ligaments de son cou étaient également tendus. Tout son corps attendait la suite.

C’était la différence entre les deux garçons. Sam avait essayé de me dissuader de le faire et Dean lui serrait les dents et allait encaisser quoique j’ai l’intention de lui faire. Je levai la ceinture et l’abattit brutalement sur son bas de pyjamas qui recouvrait son postérieur.

Il prit une inspiration sifflante mais n’émit pas un son, agrippant la couverture un peu plus fort.

Je lui donnai un autre coup. Il souffla entre ses dents, mais ce fut tout.

Alors il était prêt à subir sa punition en silence. Ca avait du sens. Même petit, Dean avait toujours voulu que Sammy le voit comme un grand, dur, solide grand frère qui était presque invincible. Apparemment, cela avait continué jusque dans leur vie d’adulte, et bien que Sam n’avait l’air d’avoir aucun problème que Dean le voit pleurer et confesser ses fautes, Dean ne voulait absolument pas que Sam le voit faire la même chose.

Un troisième coup, et je pu voir les mains de Dean agripper la couverture avec tout ce qu’il avait, mais sans émettre le moindre son.

« Tu crois vraiment que ça va marcher ? », lui demandai-je.

« De quoi ? », rétorqua-t-il avant d’expirer entre ses dents sous un autre de mes coups.

« Le truc avec le silence. »

« Quoi ? », gronda Dean entre ses dents. « Tu veux que je me mettes à chialer comme une gonzesse ? Et de dire combien je suis désolé ? Ca n’arrivera pas. »

« Dean », dis-je d’une voix calme en continuant à lui donner des coups de ceinture.

« Tu n’as qu’à continuer à me frapper », répliqua-t-il. « Je peux encaisser. »

« Ce n’est pas la question », commençai-je, mais il me coupa visiblement en colère.

« Ah bon ? Tu veux que je me débarrasse de mon sentiment de culpabilité, que je me sente mieux en me bottant le cul ? T’es encore plus bête que ce je croyais. »

J’étais soulagé que Sam soit encore dans la salle de bain car je ne savais pas ce qu’il aurait pu répondre à ça. Je ne savais pas s’il m’aurait défendu ou s’il aurait été d’accord avec son frère, mais d’une façon ou d’une autre, ce fut une bonne chose qu’il resta dans la salle de bain.

« Je peux continuer autant que tu en as besoin », lui dis-je en lui administrant deux solides coups de ceinture qui le firent bouger.

« Et bien fais ce que tu as à faire et je ferais ce que j’ai à faire », dit-il mais sa voix avait légèrement faibli.

« Dean, ça n’a rien à voir avec le fait de me montrer combien tu peux encaisser », lui dis-je sèchement. « Ce n’est pas les vestiaires où deux mecs s’échangent des coups de serviettes mouillées jusqu’à ce qu’un des deux cri « oncle ! ». C’est à propos de ton frère et de toi. Tu veux deviner la suite ? »

« Non », répondit-il, mais je pu voir qu’il avait relâché la couverture. Et c’était une bonne chose car s’il les avait serré un peu plus fort, il aurait fini par les déchirer et il aurait fallu payer pour ça en plus de la télé.

« Aller », insistai-je tout en lui donnant de sévères coups de ceinture. La ceinture produisait un claquement impressionnant chaque fois qu’elle s’abattait sur ses fesses et je savais que la répétition de ce bruit aiderait à briser son entêtement plus que toute autre chose. Je continuait à délivrer les coups au même rythme, pas trop rapide. « Ton frère n’a eu aucun mal à tout déballer. Tu le peux aussi. »

« Ouais, et bien, Sammy est un bébé », dit Dean. Il essuya son visage rapidement et prétendit qu’il n’avait rien fait de tel, mais je l’avait vu.

« Et tu es M. Gros Dur », dis-je sarcastique. « Tu ne montres jamais tes sentiments et tu ne te trompes jamais. »

« Papa ne m’a jamais fait montrer mes sentiments ! », aboya Dean.

Je laissai presque tomber ma ceinture, abasourdi. D’où c’était venu ? Je continuais à le fesser avec ma ceinture, agissant comme si je m’étais attendu à ça. « John te laissai agir n’importe comment et ne te sautait jamais dessus ? »

« Non, il m’a toujours puni mai sil ne m’a jamais fait nommer mes erreurs et il ne m’a certainement jamais fait pleurer quand il me punissait ! »

« Je n’ai pas dit que tu devais pleurer », lui dis-je sincèrement. « Je voudrais juste que tu me montres que tu comprends pourquoi je fais ça. »

« Ouais, tu veux imiter mon père », cria Dean.

Je lui donnais des coups de ceinture depuis plus longtemps que ce que j’avais fait avec Sam, et une partie de moi se demandait si Dean ne prolongeait pas sa punition parce qu’il pensait en mériter une plus longue. J’avais l’impression que malgré son attitude de petit malin, Dean avait l’habitude de garder tout en lui, se torturant avec sa culpabilité, se faisant bien plus mal que quiconque le punissant. Je n’étais pas surpris que John le punisse fréquemment, surtout après le départ de Sam. John voulait probablement que le gamin se sente avoir été suffisamment puni pour pouvoir se consacrer à la chasse sans que Dean ne ressasse ses erreurs. Qu’allait-il falloir pour venir à bout de cette tête de mule ? »

« Je ne suis pas ton père », dis-je fermement, augmentant la force de mes coups, espérant qu’il craquerait bientôt. « Je n’ai pas l’intention de le remplacer. Je suis fatigué de vous voir vous battre toi et ton frère, et de vous fourrez dans des problèmes. Je suis fatigué que vous paniquiez pour rien et que vous déversiez votre frustration au visage de l’autre ou que vous gardiez ça au fond de vous pour finalement vous déchirer. Maintenant, dis-moi ce que tu as à dire. Pourquoi je suis en train de te donner une fessée ? »

« Parce que je suis un raté ! », beugla Dean, en frappant ses poings sur le lit. « Parce que je bousille tout. J’ai entraîné Sammy avec moi quand je pouvais pas trouver papa. Je fais le con tout le temps parce que je sais que si je commence à être sérieux, je bousille tout ! J’aurai du mourir à l’hôpital. J’aurai du mourir à la place de papa ! Et je sais qu’il est quelque part à souffrir à cause de moi, et ça me rend fou et je peux plus me contrôler, c’est insupportable. JE voudrais mourir, je voudrais être malade, je pourrais faire n’importe quoi pourvu que ça s’arrête, mais ça s’arrête pas ! Ca continue encore et encore, une torture qui n’en fini jamais, et je déteste ça ! Et je sais que papa ne voudrait pas que je sois comme ça, et ça me rend tellement furieux que je pourrais tuer quelqu’un. Je suis fatigué de devoir tout supporter. Je suis fatigué de faire semblant, de devoir avancer. J’en ai ras le cul de ce putain de monde. J’aurai tant aimé mourir dans cet hôpital et que tout soit enfin fini ! »

Et il craqua finalement et se mit à pleurer. Ses épaules tressautaient, et il attrapa une nouvelle fois les couvertures, et il cacha sa tête dans ses bras, combattant la douleur.

Au milieu de son aveu, Sam était sorti de la salle de bain, mais il était resté figé. Et quand Dean continua à hurler sa peine, Sammy ne bougea pas et de nouvelles larmes coulèrent sur ses joues.

J’avais arrêté de fesser Dean mais il ne fit aucun mouvement pour se relever. Je m’assit à côté de lui sur le lit. Dean ne bougea pas et continua à trembler sous les sanglots.

« Hé, hé », dis-je ne posant une main sur son épaule. « Je sais que c’est dur. Vous les garçons, vous n’avez pas eu la vie facile, avec la mort de votre mère, et votre père voulant retrouver son assassin. Ca a été dur, je l’admets. Mais tu ne peux pas continuer à te blâmer pour ça. Et je sais que je ne suis pas ton père, et ce que je vais te dire n’aura pas autant d’impact que si c’était ton père qui te le disait mais tu dois me croire quand je te dis que ça va aller. Tu n’es pas un raté. Tu as peut-être fait des mauvais choix, mais tout le monde le fait, même ton père. Non, écoute », insistai-je quand il se mit à secouer la tête. « John n’était pas parfait. Il faisait des erreurs comme tout le monde. Mais il avait un bon fond, tout comme toi et ton frère. Vous avez fait le mieux que vous pouviez avec ce que vous saviez. C’est sûr que n’importe qui peut regarder en arrière et se dire ‘j’aurai dû faire ça’, ou ‘si j’avais su, cela aurait été différent’. On peut toujours regarder en arrière et penser et ce dire qu’on aurait pu faire autrement. Mais tu as aussi fait de très bonnes choses. Tu as sauvé ton frère quand il était petit, n’est-ce pas ? »

Il hocha faiblement la tête et garda la tête baissée.

« Tu l’as toujours protégé et tu as sauvé des tas de gens aussi. Il n’y a rien à redire. Tu as essayé d’être un bon fils et tu as fait ce que John te demandait même si tu n’étais pas toujours d’accord. Tu es un bon chasseur et malgré les erreurs que tu as pu commettre, et bien tu es toujours en vie. C’est la vie, faire des erreurs et apprendre de nouvelles leçons. »

Dean releva finalement la tête. Ses yeux étaient rouges et son, visage humide de larmes, mais il avait l’air de quelqu’un à qui on vient de retirer un lourd fardeau des épaules.

« Tu te sens mieux ? », demandai-je.

« Ouais », répondit-il en hochant la tête. « Je veux dire que mon cul est en feu et je ne t’apprécie pas beaucoup en ce moment mais ça va aller. »

« Tu es sûr ? », demanda Sam qui se tenait près de la porte de la salle de bain.

« Putain ! », s’ecxlama Dean et se redressant. « Depuis combien de temps t’es là à regarder ? »

« T’es sûr que ça va aller ? », demanda à nouveau Sam en avançant vers son frère.

« Ne recommence pas à jouer le sentimental avec moi », dit Dean en se redressant, essuyant les dernières larmes sur son visage et essayant d’avoir l’air stoïque.

« Dean », dit Sam en le regardant droit dans les yeux, passant outre cette barrière.

« Ouais, ça va aller », grommela Dean. Il essaya d’avoir l’air furieux contre moi, mais il n’arriva tout juste qu’à bouder. Il se frotta furtivement les fesses quand Sam regarda dans ma direction.

« Ok, alors vous deux, vous cous serrez la main, vous vous prenez dans les bras ou quoique ce soit que vous faites pour faire la paix et redevenir ami », leur dis-je. « Et après on va aller dormir et mettre cette journée dernière nous une bonne fois pour toute. »

Les deux frères s’approchèrent maladroitement l’un de l’autre. Dean tendit la main pour que Sam la serre, mais Sam tendit les bras pour embrasser son frère. Ils finirent par d’abord se serrer la main et ensuite se serrer dans leurs bras en se tapant dans le dos. Je résistais à l’envie de lever les yeux au plafond. Pauvre John, il avait dû se crever à élever ses deux-la !

« Maintenant, au lit », dis-je.

Sam prit une grande inspiration. Je crois que l’embrassade avec son frère avait fini de l’achever sentimentalement. Entre le stress de ces derniers jours, leur bagarre et leur punition, il avait l’air crevé. « Et la télé ? », demanda-t-il.

Je regardai la télé gisant par terre, complètement éclatée. « Je m’en occuperai demain matin. Je peux payer et vous vous viendrez chez moi faire deux trois travaux dans la maison. »

« Vraiment ? », demanda Sam surpris par ma proposition.

« Ouais, c’est une vieille maison, et elle a besoin d’être réparée assez souvent. Dean pourra faire ça et toi tu pourras m’aider à ranger mes livres. J’en ai des tonnes qui auraient bien besoin d’être triés. »

Sam lança un regard à Dean, et Dean hocha la tête, pensant manifestement que c’était une bonne idée.

« Aller au lit », répétai-je.

« On ne peut pas », protesta Dean d’une petite voix. « Ils n’ont pas apporté de matelas supplémentaire. »

« Prends les oreillers, dis-je en montrant les oreillers sur le lit, et mets-les entre vous deux dans le grand lit. Comme ça vous pourrez chacun avoir un côté et vous ne cous donnerez pas de coup de pied pendant la nuit. »

Sam attrapa les oreillers, mais Dean secoua la tête.

« On est trop vieux pour partager le même lit », dit-il inflexible.

« Dean, aller », le pressa Sam. « Fais le c’est tout. »

« Mais… »

« Ecoute », murmura Sam, comme si je ne pouvais pas l’entendre à un mètre de lui, « on vient de se faire crier dessus et fesser, alors fais ce qu’il dit. »

Dean rougit mais il attrapa le reste des oreillers. « Tu restes de ton côté où je te vire du lit à coups de pied », menaça-t-il.

Je m’écartai, espérant qu’ils règleraient leurs affaires sans se disputer à nouveau. JE savais que le fait que Dean ait exprimé ses sentiments était bien fini et il était revenu au mode gros malin que l’on connaissait et que l’on aimait.

« Nous faire partager un lit », ronchonna Dean en alignant avec Sam les coussins au milieu du lit. « Il se prend pour qui ? »

« Mec », commença Sam. « Tu n’apprends jamais rien ? »

« Commence pas », le menaça Dean. « Hé, y a plus de place de ton côté. »

« Je suis plus grand », répliqua Sam d’un ton suffisant.

« Ouais, c’est la taille pas la largeur », rétorqua Dean. « Mets-les au milieu. »

« C’est qui le bébé là ? », marmonna Sam en déplaçant les oreillers de quelques centimètres.

« T’as entendu ça ? », interrogea Dean d’un air renfrogné.

« Mec, tout le monde a dû l’entendre. Tu criais assez fort », dit Sam en souriant, ayant l’air content de lui.

« Au moins je pleurais pas comme une gonzesse », rétorqua Dean.

« C’est ce que tu es supposé faire quand tu reçois une punition comme ça », dit Sam, refusant de s’agacer. « Il a été plus long avec toi parce que tu refusais de parler. Grossière erreur. »

« Cause toujours », dit Dean en s’asseyant sur le lit.

Du coin de l’œil, Sam le vit grimacer. Il rit tout bas et Dean lui lança un regard noir.

« Mec, si tu dis ça à quelqu’un… », dit Dean en laissant la menace planer.

« Tu voudrais que je le dise à qui ? », demanda brusquement Sam. « On ne connaît personne. »

« Ouais, c’est sûr », dit Dean en roulant sur le côté pour être plus confortable. « A notre prochaine affaire, au lieu de serrer tout le monde dans tes bras, tu vas te mettre à partager ce que tu as vécu. ‘Oh, l’autre jour, moi et mon frère on a reçu des coups de ceintures alors on sait ce que ça fait d’avoir mal’. »

« Tu l’as ferme jamais ? », demanda Sam.

« Apparemment non », dit Dean en se mettant sur le ventre. « Tu te couches ou pas ? »

« J’ai un peu mal », dit Sam d’une faible voix, se sentant soudain mal à l’aise.

« T’es vraiment qu’une pédale », grogna Dean en serrant son oreiller sous sa tête. « Tu as eu la punition la moins sévère. Viens dans le lit et arrête de te plaindre. »

Sam ronchonna et s’allongea sur le lit. Il roula immédiatement sur le côté, faisant face à son frère.

Je ne savais pas quoi faire. J’avais songé à rester à côté de leur lit et de leur dire : « que ça vous serve de leçon », mais ça semblait un peu exagéré, surtout qu’ils avaient fait ce que je leur avait demandé. Mais je n’avais pas envie d’aller me coucher sans leur avoir dit quelque chose, parce que le lendemain on se serait senti mal à l’aise en se disant au revoir. Je pris mon sac de couchage et le dépliai sur le petit lit.

« Ok, extinction des feux. Et plus de bavardage. »

J’éteignis la lumière de la pièce, laissant la lumière de la salle de bain filtrer faiblement dans la pièce.

« Bonne nuit les garçons », dis-je ne me dirigeant vers la salle de bain.

« Bonne nuit Bobby », répondit immédiatement Sam.

« Ouais », lança Dean.

J’entrai dans la salle de bain pour prendre une douche. Je laissai la porte entre ouverte pour écouter un peu ce qu’ils avaient à se dire pendant que je me rasais et que je me lavais les dents.

« Qu’est-ce qui lui a pris ? », murmura Sam.

« Comment je le saurais ? », ronchonna Dean, raisonnant comme s’il avait la tête écrasée sur son oreiller. « Je pense qu’il a trop traîné avec papa. »

« Il n’était pas comme papa », protesta Sam, faisant attention de garder sa voix pas plus forte qu’un murmure. « Papa était, tu sait, différent. Bobby essayait de nous aider, il nous a puni pour qu’on parle. »

« Oui, j’aurai préféré juste parler, ça fait moins mal », dit Dean.

« On s’est pas mal battu », admit Sam en soupirant. « Tu crois que ça va aller maintenant.

« Comment je le saurais ? Tu vas sûrement te barrer une nouvelle fois. »

« Et toi tu vas continuer à allumer les filles », répliqua Sam.

« Papa n’a jamais eu de problème avec moi et les filles », dit Dean.

« Est-ce que tu draguais les filles devant lui ? »

« Non, mais… »

« Tu as déjà parlé de sexe avec lui ? »

« Bien sûr que non. »

« Tu es sorti avec une fille devant lui ? »

« Non, mais t’es taré ou quoi ? »

« Alors, papa n’a jamais vu l’espèce de pervers que tu es, n’est-ce pas ? », dit Sam, satisfait de son argumentation.

Dean renifla bruyamment incapable de penser à une bonne réplique. « Très bien, mais maintenant on va devoir aller aider Bobby avec sa maison pour le rembourser. »

« Et alors ? », rétorqua Sam. « On a souvent du temps entre deux jobs. On s’arrêtera chez lui un week-end et on l’aidera. Vraiment, mec, t’es trop égoïste ! Il a fait beaucoup pour nous. »

« J’aurai préféré qu’il en fasse moins », dit Dean, toujours râleur. « J’espère juste qu’il ne va pas trop s’enflammer avec son rôle d’oncle Bobby. »

« Oncle Bobby ? », demanda Sam septique.

« C’est comme ça que je vais penser à lui », répondit Dean. « Ce sera plus facile demain matin de me rappeler que j’ai été ^puni par mon oncle Bobby plutôt que de penser que l’ami de papa que je considère comme notre ami nous a donné des coups de ceinture. »

« Ouais, t’as raison, ça sonne mieux », dit Sam pensif.

« Bien. Qu’est-ce qu’il va falloir que je fasse encore pour que tu l’as ferme et que tu dormes ? »

« Je ne sais pas », répliqua Sam, sarcastique. « Demande à ‘oncle Bobby’ de venir nous raconter une histoire ou de nous chanter une chanson. »

« Je vais t’étouffer avec l’oreiller », dit Dean.

« Vas y, essaie », ricana Sam. « Et je te fout par terre à coups de pied ! »

Ayant peur qu’ils s’exécutent et qu’on ait droit à une autre plainte téléphonique, je fis un pas hors de la salle de bain. Je les vis immédiatement se rallonger sur leur oreiller et fermer les yeux. Ils commencèrent à respirer plus lentement, comme s’ils dormaient depuis une heure.

Je cachai mon sourire en disant d’une voix ferme : « Les garçons, arrêtez de papoter. »

Sam hocha la tête coupable, mais Dean ouvrit un œil et le referma sans dire un mot.

Je revins dans la salle de bain.

« Tu as failli nous attirer des ennuis », murmura Sam.

« C’est toi qui parlait », répliqua Dean.

« Crétin », lança Sam.

« Pétasse », marmonna Dean.

« Des fois j’ai vraiment envie de me casser pour de bon », souffla Sam.

« Je te retrouverai et je t’amènerai à Bobby pour qu’il te botte le cul », marmonna Dean. « Maintenant, la ferme. »

Pendant quelques instants, le silence s’imposa. Puis Sam murmura à nouveau : « Je crois que papa aurait été content qu’on appelle Bobby. »

Dean grogna, partageant à moitié ce point de vue.

« Je veux dire, il ne peut pas remplacer papa, mais c’est cool d’avoir quelqu’un à qui parler. Papa ne nous laissait pas vraiment parler. Il était plutôt du genre ‘faites ce que je dis’. Pas que je lui en veuille pour ça, mais…aïe ! Dean c’était mon pied ! »

« Et je le tape encore si tu l’as ferme pas ! », menaça Dean en grognant.

« Les garçons ! », lançai-je de la salle de bain.

Et ils se turent. Après avoir pris ma douche, je revins dans la pièce sombre. Ils étaient profondément endormis. Dean avait sa tête enfoncée dans son oreiller, un bras pendant hors du lit et il respirait doucement. Sam dormait sur le côté, en serrant les couvertures contre lui.

Je n’entendis pas un autre son émaner d’eux le reste de la nuit.

FIN.




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