Je rappelle que cette histoire est de Perry.
Un nouvel endroit pour grandir, chap11 1/2
Harry agenouillé dans une rangée de romarin à désherber sentait la douce chaleur du soleil de l’après-midi lui caresser le dos à travers son t-shirt. Il avait retiré sa cape une heure auparavant et il n’avait pas l’intention de la remettre, quoique puisse en dire Rogue. Rogue voudrait sûrement qu’il la porte sous le soleil brûlant et se lamenterait ensuite de l’imbécillité d’Harry pour attraper un coup de chaud. Ne nous volons pas la face, Rogue prenait un malin plaisir à souligner les erreurs des autres et encore plus quand il s’agissait d’Harry.
Une brise souffla sur le jardin, ébouriffant les cheveux d’Harry et faisait trembler les jeunes pousses. Les mains d’Harry était recouverte de poussière, ses genoux et son pantalon tâchés de boue. Oh, et bien si Rogue ne lui donnait pas de vêtement pour jardiner, ce n’était pas de la faute d’Harry.
« Vous avez oublié un endroit », dit une voix derrière lui.
Harry tourna la tête et vit par dessus son épaule Rogue qui surveillait son travail, les bras croisés et le visage sévère en supervisant le travail de son pupille.
« Je n’ai pas encore fini », protesta Harry avant de recommencer à désherber. « Je reviendrai dessus après. »
« Ca fait deux heures que vous êtes là et vous n’avez fait que trois plants. Vous les désherbez avec vos dents, ou est-ce que vous aimez aller aussi lentement que les escargots ? »
Le sarcasme sifflant dans la voix de Rogue donna l’envie à Harry de lui lancer une poignée de sable.
« Je fais ce que je peux, arrêtez de me crier dessus », grogna Harry en tirant sur une mauvaise herbe particulièrement vicieuse.
Elle refusait de se déraciner, résistant avec entêtement. Harry l’attrapa par les deux mains et tira de toutes ses forces. Le sol s’ouvrit et la mauvaise herbe en sortit amenant avec elle un des plants de romarin. Harry s’essuya le visage avec sa main, laissant une trace de sueur poussiéreuse sur son front, et attendit que Rogue commente sur les garnements qui s’amusaient à détruire les jardins et qui était une source de problème supérieur à ce qu’ils valaient.
« Doucement Potter », dit Rogue d’une voix sarcastique. « Il y a des mauvaises herbes qui ne viennent pas tout de suite, et vous devez faire attention de ne pas arracher les autres plantes. »
Harry poussa un soupir agacé et jeta la mauvaise herbe sur le tas de mauvaises herbes qui grossissait à mesure que l’après-midi s’écoulait. « Ce serait nettement plus facile avec ma baguette. Je pourrais le faire en quelques minutes et ensuite faire autre chose au lieu de farfouiller dans la saleté. Il fait chaud et humide et je n’avance pas beaucoup et rien n’a l’air bien. »
« Le dur labeur forme le caractère », fit Rogue d’un ton condescendant en faisant demi tour. « Quelque chose dont vous auriez grandement besoin. Un travail dur et laborieux, c’est ce qu’il vous faut, plus que n’importe quoi. Et en tant que bon tuteur, j’ai bien l’intention de vous permettre d’accéder à ce besoin le plus souvent possible. »
Harry ne put se retenir. Il jeta une poignée de boue à Rogue. La boue s’écrasa sur la robe de Rogue, mais retomba à terre sans laisser de trace. Rogue se retourna vers Harry.
« Monsieur Potter, est-ce que vous venez juste de me lancer de la boue parce que j’ai dit la vérité ? »
Harry fronça les sourcils, agacé et tendit les mains vers une autre mauvaise herbe refusant de donner satisfaction à Rogue en lui répondant. Puis, Harry se retrouva volant dans les airs au dessus du jardin et atterrit dans l’étang dans un grand splash. Un instant après, ses fesses touchèrent le fond de l’étang, l’eau lui arrivant au dessus des épaules. Le souffle coupé par la température glaciale de l’eau comparée à la chaleur du soleil, il se débattit pour se remettre debout. Il perdit l’équilibre, battit des bras et finit par se remettre sur ses pieds. Il se retourna de l’eau jusqu’au genou et vit Rogue debout au bord de l’eau, souriant.
« Voyons, voyons, Potter, une baignade si tôt dans la saison. Vous ne pourriez pas d’abord vous changer ? Et j’apprécierai que vous me demandiez l’autorisation avant. »
« Ha, ha, ha, vous êtes fichtrement drôle », lança Harry en sortant de l’eau. « Merci beaucoup de m’avoir envoyé valser dans l’eau. Maintenant, je ne peux plus désherber. »
Rogue leva un sourcil interrogateur.
« Allez quoi », protesta Harry en se retenant de se lancer sur Rogue et de lui envoyer un coup de pied. « Je dégouline. Je ne peux pas travailler comme ça. J’ai froid aussi. »
« Mettez votre cape alors », conseilla Rogue de cet air froid et suffisant qu’Harry détestait. « Ca vous réchauffera. »
« Espèce de sale monstre », marmonna Harry en se dirigeant vers les plantations.
« Je crois que quelqu’un a besoin de faire la sieste », fit Rogue. « Et la bouche lavée au savon avant le dîner. J’ai quelques barres de savon parfumées à la lavande et à la crème pour bébé qui rempliraient très bien votre bouche et qui n’ont pas encore été utilisées. »
Harry s’arrêta et respira profondément pour se calmer. S’énerver ne l’aiderait pas maintenant. « Je suis désolé de vous avoir insulté. Et je n’aurais pas dû vous jeter de la boue. S’il vous plaît, ne me laver pas la bouche au savon. »
Il savait que Rogue ne l’écouterait pas, il ferait ce qu’il voudrait sans se préoccuper des requêtes d’Harry. C’était la façon dont agissait Rogue, déterminé à démontrer qu’il n’était pas le moins du monde impressionné par ce que faisait le garçon qui avait survécu. Rien de ce qu’avait pu dire Harry n’avait jamais rien changé. Même s’il se comportait parfaitement, Rogue trouvait toujours quelque chose à critiquer, les moindres détails insignifiants qu’Harry aurait négligés.
« Ramassez votre cape, commanda Rogue, et aller vous changer à l’intérieur. Vous pouvez étudier dans la bibliothèque cet après-midi jusqu’au souper. Mais si j’entends la moindre grossièreté sortant de votre bouche, vous aurez une bouche lavée au savon et vous passerez une heure au coin. »
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Une fois dans la bibliothèque, Harry se mit à travailler sur son plan. Il commença par faire une liste de ce dont il avait besoin pour partir à l’assaut du Manoir des Malfoy. Il devait connaître les plans du Manoir pour savoir où ils seraient le plus à même de cacher les objets précieux. Il devrait aussi recenser les gens et les créatures du Manoir. Lucius était toujours en prison à Azkaban à ce qu’avait entendu Harry, mais il y avait cependant une chance que le vil Mangemort se soit échappé. Narcissa serait sûrement au Manoir à tenir un profil bas après la disgrâce qui avait touché son mari. En ce qui concernait Draco, et bien, il pouvait être n’importe où, en voyage, à rendre visite à des amis malsains ou à sa famille, à participer à un meeting de Mangemorts, ou simplement à flâner dans le Manoir comme un prince pourri gâté. Et les Malfoys avaient certainement des elfs de maison. Sachant que Rogue en avait deux, Harry ne serait pas surpris que les Malfoys en aient quatre ou cinq, même après avoir perdu Dobby.
Dobby. Où était-il ? Peut-être pourrait-il renseigner Harry sur le Manoir. Dobby saurait tout sur les Malfoys même s’il n’avait pas travaillé pour eux depuis trois ans. Si Harry pouvait trouver Dobby et lui soutirer quelques informations, Harry serait à mi chemin pour mettre la main sur le collier. Mais connaissant les elfs de maison, Dobby serait réticent à dire quoique ce soit et finirait par se frapper la tête avec un gros livre avant de pouvoir fournir un renseignement valable. Harry allait devoir lui tendre un piège mais il fallait déjà qu’il découvre où Dobby se trouvait. Aux dernières nouvelles, Dobby et Winky servaient à Poudlard dans les cuisines.
Pour envoyer un message à Dobby, Harry devait trouver une chouette. Pour se faire, il devrait demander l’autorisation à Rogue et ensuite convaincre Hedwige de prendre la lettre. Quand Harry s’était rendu dans le pigeonnier, Hedwige avait fondu sur lui en colère et lui avait asséné des coups de becs aux oreilles. Mais, faire face à un oiseau en colère était toujours plus facile que de persuader Rogue d’envoyer les lettres.
Harry grogna en imaginant le flot de questions que prononcerait Rogue. Pourquoi voulez-vous envoyer une lettre ? Qu’est-ce que vous avez à dire qui ne puisse attendre que l’école ne redémarrre ? Vous ne souhaitez envoyer de lettres qu’à M. Weasley et Mlle Granger, n’est-ce pas ? Pourquoi avez-vous besoin d’envoyer une lettre à Poudlard ? A un elf de maison ? Potter, cessez de m’importuner et continuez à jardiner avant que je ne vous renvoies les fesses dans le lac.
Une conversation très productive. Est-ce qu’Harry pouvait envoyer Hedwige avec une lettre sans le dire à Rogue ? Non, il devait y avoir une sorte de protection autour du Manoir qui ne laisserait pas passer les animaux sans en être averti.
Harry posa sa tête sur la table, frustré. Il était las d’essayer de surpasser Rogue et de se jouer de lui. Le Maître des Potions semblait être partout, omniscient et toujours avoir un train d’avance sur Harry. Est-ce que c’était cela avoir un parent ? Harry n’avait jamais imaginé que les parents pouvaient être aussi futés.
Pas qu’il pense que les parents étaient idiots. Mais prenons les parents de Ron. Leurs sept enfants faisaient toujours des bêtises et ils s’en sortaient toujours. Leurs parents ne les attrapaient qu’une fois sur deux. Et les autres parents n’avaient aucune idée de ce qui se passait à Poudlard jusqu’à ce que le Ministère réagisse et décide d’intervenir. Les parents étaient tellement aveugles, tellement accaparés par leurs propres problèmes qu’ils ne se rendaient compte de rien jusqu’au moment où le désastre les frappait en plein visage.
Mais Rogue… Harry frémit. Rogue était le pire des parents qu’on pouvait avoir. On ne s’en tirait jamais. Il avait ce sixième sens pour découvrir ce qu’on était en train de faire, et il n’hésitait pas administrer les punitions quand c’était mérité. Rogue vous faisait marcher droit, ne tolérait pas qu’on lui réponde, et savait vous faire comprendre qu’il savait exactement ce que vous faisiez à chaque minute.
Bien sûr, cela pouvait être une bonne chose. Sans s’en rendre compte, Harry se mit à griffonner les coins de la feuille, perdu dans ses pensées. Après un an où personne n’avait cru au retour de Voldemort, à cacher les réunions secrètes de l’AD, et à s’opposer seul à Ombrage, cela faisait du bien d’avoir un adulte qui le prenne au sérieux. C’était le côté sympathique de la chose (peut-être même le seul) de Rogue : il était honnête. On savait à quoi s’en tenir, il ne disait pas quelque chose en pensant le contraire, il était constant dans sa façon de s’occuper de son pupille et ne l’abandonnerait pas sur un coup de tête. Non, Rogue disait ce qu’il pensait, pensait ce qu’il disait et il valait mieux qu’Harry écoute ou sinon… Après des années à côtoyer des adultes aux deux visages, il était plaisant de dépendre d’une personne qui restait fidèle à elle-même.
« Potter ! », raisonna la voix sévère de Rogue à travers la bibliothèque. « Qu’est-ce que vous faites ? Ca fait une heure que vous êtes là, et tout ce que vous avez fait c’est du gribouillage sur une feuille ? C’est pour cette raison que vous n’irez pas voler aujourd’hui. Une fois que vous m’aurez prouvé que vous pouvez mener une tâche à son terme sans que j’ai à vous surveiller constamment, alors je pourrait vous faire confiance et vous laisser seul. C’est l’heure de souper, et ce soir vous vous installerez dans mon bureau que je puisse garder un œil sur vous. »
Ouais, pensa Harry en se levant et en rangeant ses feuilles dans le casier de sa table, c’était du Rogue tout craché. Toujours constant, toujours le même esclavagiste méprisable et machiavélique depuis qu’Harry le connaissait. Rien que des règles, des punitions et des commentaires sarcastiques. Et par chance, Harry était coincé avec lui toutes les grandes vacances.
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« Est-ce que je pourrais envoyer des lettres demain ? », demanda Harry en boutonnant la veste de son pyjamas près à se glisser sous les couvertures.
Rogue se retint de lever les yeux au plafond, mais dit d’une voix à contrecœur : « très bien, mais je me réserve le droit d’y jeter un œil avant que vous ne les envoyiez. Je ne tiens pas à ce que vous envoyiez à la Gazette du Sorcier une plainte pour être secouru des griffes d’un vampire de Maître des Potions, et à voir une flopé de sorciers et de sorcières en colère frapper à ma porte. »
« Je n’envoie pas ce genre de lettre aux journaux », protesta Harry. « La seule chose que j’ai dite aux journaux est cette interview de Rita Skeeter, et seulement pour arrêter Ombrage. L’autre truc, comme cet article que vous avez lu en classe, n’était qu’un amas de propos déformés et faux. »
« Vraiment ? », fit Rogue peu convaincu. « Comme cela vous n’étiez pas intéressé par Mademoiselle Chang pendant le Tournoi des Trois Sorciers ? »
« Pas tant que ça », fit Harry en essayant de cacher les couleurs qui lui montaient aux joues.
Rogue toussota et pointa le lit du doigt. « Couchez vous et prenez votre potion. »
« Dans ma prochaine interview, je leur dirait que j’ai été drogué tout l’été », déclara Harry en prenant la fiole remplie d’un liquide marron des mains de Rogue tout en grimaçant.
« C’est une dose de vitamines et d’oligoéléments pour que vous restiez en pleine forme, et non un somnifère. »
« Beurk », fit Harry en avalant la potion et en tendant la fiole vide à Rogue. « C’est dégoûtant. Pourquoi est-ce que ça doit toujours être écoeurant ? Les Moldus donnent à leurs enfants des médicaments en forme de bonbons et des sirops sucrés. Et non, je ne veux pas de bonbons ou de sirop alors vous pouvez garder vos commentaires pour vous. »
« Susceptible aujourd’hui ? », fit Rogue en souriant. « Vous voulez me dire pourquoi vous êtes si ronchon ou préférez-vous bouder au lit ? »
« Je ne boude pas, et je ne suis pas ronchon », protesta Harry en se laissant tomber sur les oreillers. « Je suis coincé avec vous qui me crier dessus pour le reste des vacances, et je devrais être heureux ? »
« Seriez-vous plus heureux dans votre famille ? »
Harry se redressa sur les coudes et jeta un regard noir à Rogue. « Vous voulez savoir des choses sur ma famille ? Vous aimeriez savoir comment s’était de grandir là-bas, d’être le plus jeune et le plus petit et d’avoir tout le monde qui s’en prend à vous ? »
« S’il vous plaît, Potter », répliqua Rogue en prenant une chaise et en s’asseyant près d’Harry. Il prit l’air de quelqu’un qui était parfaitement à l’écoute s’attendant à apprendre quelque chose de passionnant. « faites moi le plaisir de me raconter cela afin que j’en sache plus sur vous et votre vie. »
A suivre
c'est une de mes fic preferé, l'auteur a du talent, si j'ai bien compri c'est toi qui traduit cette fic pour nous la faire decouvrir? ben franchement bravo, j'en serai incapable!!! merci!!! et vivemen
j'espere que la suite de cet fic et du gardien ideal arrive bientot, j'adore
sa doit etre du boulot tout sa, mais franchement je te felicite encore!!
bientot les vac!! trop contente car bientot la suite!!!!! j'adore tes fic
tfou c'est un endroit pour les con les petasse les mongoles les enculés merde qui font gier dans la vie