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fandefessees
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Histoires sur les séries Supernatural, Smallville, Charmed, Harry Potter... contenant des fessées :)
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Date de création :
10.07.2007
Dernière mise à jour :
14.06.2008
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Un nouvel endroit pour grandir 6

Un nouvel endroit pour grandir 6

Posté le 11.01.2008 par fandefessees
Je rappelle que cette histoire est de Perry.


Un nouvel endroit pour grandir, chap10


Harry se demandait s’il devait dire quelque chose à Rogue, peut-être lui crier de ne pas faire le fou et de sortir de la voiture tant qu’ils étaient encore en vie tous les deux.

Rogue mit le contact. C’était une voiture automatique et Harry pu voir le pied de Rogue sur la pédale de frein sur le point de relâcher la pédale. Harry eut une pensée reconnaissante que la voiture ne soit pas avec une boîte manuelle, mais il se demanda ensuite si une voiture à boîte manuelle ne serait pas plus indiquée pour une morte rapide et efficace.

« Poudre de cheminette ! », hurla soudain Harry. « On pourrait passer par les cheminées. »

« Trop risqué », répondit Rogue le pied toujours appuyé sur le frein. « Je ne suis pas sûr de ce qui pourrait vous arriver si vous essayiez d’utiliser une cheminée dans mon bureau, étant donné votre récent accident. De plus, avec votre chance, vous arriveriez dans une toute autre cheminée que moi. Nous y allons en voiture alors essayez de vous asseoir sans bouger. »

Rogue lâcha progressivement la pédale de frein et appuya sur la pédale de l’accélérateur. La voiture avança d’un coup, les roues crissant sur le trottoir. Rogue avait l’air imperturbable, mais Harry lui pouvait à peine respirer pendant que la voiture prenait de la vitesse sur la route. Au loin, il y avait un virage. Ils avançaient rapidement et Rogue ne tournait toujours pas, et il y avait un énorme arbre devant eux. Si Rogue ne tournait pas dans le virage, la voiture percuterait l’arbre.

L’arbre se rapprochait, et ils ne tournaient pas. Harry se rendit compte qu’il ne pouvait émettre un seul mot, sa bouche était sèche. Il fit la seule chose qu’il pouvait faire en ce moment-la : il ferma les yeux et agrippa fort l’accoudoir. C’était une façon peu banale de mourir, pensa Harry. Il avait toujours cru qu’il serait tué par Voldemort ou qu’il mourrait de vieillesse, l’un ou l’autre. S’écraser contre un arbre en voiture conduite par un sorcier arrogant qui avait lu le mode d’emploi quelques heures auparavant, cela n’avait pas fait partie de ses plans.

Dans quelques secondes, ils allaient percuter l’arbre. Dans quelques secondes…

Mais rien ne se produisit, aucun bruit de bris de verre, ni de froissement de taule. Etait-ce arrivé si vite qu’il était déjà mort ?

Harry ouvrit un œil avec précaution. Ils avaient dépassé le cirage et se trouvait toujours sur la chaussée, voyageant à une vitesse rapide mais rien de déraisonnable. Il jeta un coup d’œil à Rogue. Ce dernier souriait content de lui.

« Oh, mon cher Potter », se lamenta le maître des Potions. « Tellement naïf et incrédule. Quand vous rencontrerez le Seigneur noir, il vous dira probablement que cette guerre n’est qu’un jeu, qu’il ne voulait pas faire tout ça et vous le croirez, du moins assez longtemps pour qu’il ait le temps de vous tuer. »

« Quoi ? », demanda Harry interloqué.

« Croyiez-vous vraiment que j’étais assez stupide pour conduire une voiture pour la première fois avec vous comme passager, en direction de Londres sans savoir comment conduire ? »

« Vous avez déjà conduit ? »

« Bien sûr. Il y a quinze ans, dès ma sortie de Poudlard mais ce n’est pas quelque chose que l’on oublie. J’ai adoré la tête que vous avez fait, complètement paniqué, vos phalanges blanches à force de serrer l’accoudoir dans une tentative pathétique de protéger votre vie. Vraiment amusant. »

Harry lui jeta un regard noir. « Détestable crétin », marmonna Harry, son cœur battant toujours la chamade bien qu’il essayait de le cacher.

« Votre langage Monsieur Potter », dit Rogue bien qu’il ne sembla pas vexé. « Mais je vais essayer de ne plus vous effrayer. »

« Je n’avais pas peur », annonça Harry en retirant ses mains de l’accoudoir et en s’enfonçant dans le siège en feignant une attitude nonchalante. « Je savais que vous me tueriez pas car vous auriez à en répondre devant Dumbledore. »

Rogue donna un brusque coup de volant et Harry sursauta.

« Mes excuses », dit Rogue sarcastique. « Je ne voudrais pas mettre à l’épreuve vos nerfs fragiles. »

« Ha, ha ! », rétorqua Harry. Il se rallongea au fond du siège en regardant par la fenêtre les arbres et les champs défilés au bord de la route. Il faisait doux dans la voiture, et Harry se sentait un peu fatigué. Il aurait été agréable de somnoler sous les rayons du soleil pénétrant par la fenêtre. Mais il était bien éveillé et durant l’heure qui suivit, il s’amusa à regarder le vent jouer dans le feuillage des arbres sur le bord de la route, images floues qui disparaissaient aussi vite qu’elles apparaissaient.

« Vous êtes bien silencieux », observa Rogue en engageant la voiture sur une voix rapide où un panneau indiquait Londres 40 kilomètres. « Soit vous boudez, soit vous préparez un mauvais coup. »

« Je ne prépare rien », dit Harry sortant de ses songes. « Les choses me tombent dessus, et je me défends c’est tout, et après tout le monde dit que c’est ma faute et que je cherche les ennuis. »

« Menteur », dit Rogue en regardant droit devant lui.

« Hé ! », protesta Harry.

« Vous mentez », insista Rogue. « Vous cherchez les ennuis, admettez-le ! »

« Très bien », fit Harry en croisant les bras sur sa ceinture de sécurité. « Vous croyez toujours savoir mieux que tout le monde, et vous voulez toujours avoir raison alors je ne vais pas prendre la peine de riposter. »

« Vraiment, Potter », répliqua Rogue en secouant la tête prenant un air moqueur. « C’est la chose la plus intelligente que vous aillez dite en cinq ans. »

C’était une insulte, mais Harry se rendit compte qu’il s’en fichait que Rogue se moque de lui. « Merci », répondit Harry sur le même ton. « Bien sûr, j’attends toujours que vous fassiez une remarque intelligente, mais j’ai encore deux années à faire à Poudlard alors je garde les doigts croisés. »

La tape qu’il reçu sur le bras n’effaça pas son sourire, et Harry sourit encore plus quand Rogue ne trouva rien à redire.

Londres grouillait de voitures et de passants, mais Harry trouva ça étrange qu’ils n’eurent pas à s’arrêter à un feu rouge ou à un stop. Le feu était rouge au loin devant eux, mais dès qu’ils arrivaient au niveau du feu, celui-ci passait au vert. Quand ils approchèrent la rue où se trouvait l’entrée du Chemin de Traverse, Harry ne vit aucune place de stationnement de libre. Et pourtant, quand ils arrivèrent devant l’entrée, il y avait une large place de parking juste devant comme si elle n’avait attendu qu’eux.

« Est-ce légal ? », demanda Harry en débouclant sa ceinture de sécurité.

« Ce n’est pas illégal », répondit Rogue en garant la voiture et en éteignant le moteur. « De plus, la voiture est ensorcelée pour nous amener ici le plus vite possible. »

Harry se figea, la main sur la poignet de la portière. « Quoi ? C’est une voiture magique ? Est-ce que le Ministère le sait ? »

« Oui, je leur ai emprunté », répondit Rogue en descendant de voiture.

Harry se dépêcha, fermant la portière derrière lui. « Mais je croyais qu’elles étaient illégales. Le père de Ron a eu des problèmes pendant notre seconde année… »

« M. Weasley a ensorcelé une voiture pour voler et n’a pas essayé de l’enregistrer, mais il l’a gardé chez lui pour son usage personnel », dit sévèrement Rogue. « Il y a une différence. Dépêchez vous je n’ai pas toute la journée. »

Harry se figea. « Attendez ! Et mon apparence ? »

Rogue soupira et regarda le garçon comme d’un air désolé. « Je suis navré ; Potter, tôt ou tard vous auriez réalisé à quel point vous êtes hideux, mais c’est plus la faute de vos parents que la votre. »

« Non, pas ça », grogna Harry. « Je veux dire, est-ce que quelqu’un ne va pas me reconnaître ici ? Et ne voudront-ils pas savoir ce que je fais avec vous ? »

« Regardez par là », dit Rogue en pointant une vitrine sombre.

Harry s’avança devant la vitre et eut le souffle coupé. « Qu’est-ce que vous m’avez fait ? »

Le garçon qui le regardait dans la vitrine ne lui ressemblait pas. Il avait de long cheveux marron clair, et son nez était plus long et plus droit. Ses yeux étaient bleus. Harry fit demi tour pour regarder Rogue qui avait l’air amusé.

« Quand avez-vous changé mon apparence ? Je ne veux pas ressembler à ça ! »

« Détendez vous Potter », fit Rogue en se remettant à marcher. « Ce n’est qu’un simple charme qui change l’apparence extérieur et qui s’effacera à la fin de la journée. Je vous les jeté quand je vous ai taper la tête avec ma baguette pour votre insolence. »

« Vous auriez pu me prévenir, et non, je n’aurais pas protesté », ajouta Harry, devinant juste ce que Rogue aurait pu avancer comme argument. « Je comprends que je ne peux pas me balader avec ma tête. Mais je n’ai pas senti la transformation. Pourquoi est-ce que ces changements superficiels sont-ils si faciles à réaliser quand la Potion de Polyjus est tellement difficile à concocter et douloureuse quand on l’ingère ? »

« Parce que la Potion de Polyjus vous transforme en la personne à laquelle vous voulez ressembler, en vous donnant son apparence extérieure et intérieure. Ce charme ne change que quelques aspects de votre visage. Si quelqu’un y regardait de plus près, ils trouveraient que vous ressemblez à M. Harry Potter plus que quiconque, mais personne ne vous regardera d’aussi près. Pour le moment, votre nom est Henry, et si quelqu’un vous le demande, vous êtes mon neveu qui est venu me rendre visite pendant les vacances d’été. »

« Votre neveu ? », grimaça Harry. « Je n’ai pas envie d’avoir un lien de parenté avec vous. »

« De plus, continua Rogue comme si Harry n’avait rien dit. Vous êtes un petit diable et ma chère sœur ne sait plus comment venir à bout de vous alors elle vous a envoyé chez votre oncle Rogue pour qu’il vous discipline un peu. »

Harry leva les yeux au ciel. Ils étaient maintenant arrivés devant l’entrée, et rogue commença à tapoter les briques pour ouvrir le passage.

« Ne vous éloignez pas », le prévint Rogue en même temps que les briques libéraient le passage, et que le Chemin de Traverse apparaissait devant eux. « Restez près de moi, et si je vous appelle Henry, vous feriez mieux de venir rapidement. Un quelconque problème de votre part, et je trouverai un endroit discret pour m’occuper de vous. Est-ce clair ? »

« Oui, Oncle Rogue », répondit Harry d’un ton méprisant.

Il y avait peu de monde dans le Chemin de Traverse ; les rues étaient presque désertes. Harry se demanda s’il n’était pas trop tôt pour faire les magasins, ou si les récentes nouvelles à propos de Voldemort avaient fait fuir les passants. Harry se dirigea automatiquement vers la banque Gringott, rejetant une carte qui faisait de la publicité pour des fausses fleurs qui fabriquait des arcs en ciel sur lesquels on pouvait marcher. Un ruisseau ? Vous en voulez pas vous mouiller les pieds, plantez la fleurs et un joli arc en ciel apparaîtra au dessus du ruisseau et vous pourrez ainsi le franchir sans vous mouiller les pieds. Harry se demanda ce que dirait Rogue s’il voulait s’en acheter une. Il lui dirait sûrement de sauter au dessus du ruisseau ou de chercher un pont. Connaissant Rogue, l’homme lui dirait certainement de sauter du pont quand il serait dessus !

« Où allez-vous ? », demanda Rogue en attrapant Harry par le bras et en le tirant vers lui.

« Hein ? », lança Harry en sortant de ses songes à propos de l’arc en ciel. « Je vais à la banque. Vous savez, pour retirer de l’argent pour acheter les potions ? »

Rogue hésita puis dit : « Et bien, laissons le côté financier pour le moment. J’ai écris à quelques magasins et je leur ai dit que mon jeune hôte avait détruit ma réserve de potions, et ils m’ont répondu que comme j’étais un client régulier ils consentaient à me réapprovisionner à un bas prix. Ils n’auront néanmoins pas tout ce dont j’ai besoin, alors je vais devoir faire pousser les ingrédients dans mon jardin, jardin dont vous vous occuperez jusqu’à la fin de l’été. »

Harry cligna des yeux et fixa Rogue. Est-ce que l’homme voulait dire qu’il n’allait pas prendre son argent ?

« N’ayez pas l’air trop reconnaissant », grogna Rogue, en se dirigeant vers un petit magasin au coin d’une rue. « Je ne fais pas ça pour être gentil. Je n’allais pas dépenser votre fortune familiale pour que vous veniez frapper à ma porte quelques années plus tard, en vous plaignant de ne pas avoir d’argent. Arrêtez de lambinez et venez ! »

Le premier magasin de potions étaient sombre comparé au soleil rayonnant du dehors, et Harry eut besoin de quelques secondes pour que ses yeux s’accoutument à la pénombre. Une fois que sa vue fut ajustée, il espéra revenir en arrière et ne rien voir. Il n’y avait non seulement des pots et des flacons qui contenaient des choses visqueuses et dégoûtante sur de multiples étagères, mais il y avait aussi des tonneaux remplis de choses encore vivantes. Il y avait une sorte de créature longue qui grouillait et serpentait dans un des tonneaux. Ce n’était ni un serpent, ni un crapaud, ni un verre mais un mélange de tout ça avec des yeux ronds énormes. Harry enfouit ses mains dans ses poches, ne voulant rien toucher.

Rogue parlait déjà à l’homme derrière le comptoir, un sorcier rabougri avec la moitié des dents manquantes et un nez crochu. « Oui », fit Rogue d’une vois fatiguée. « Le jeune Henry a décidé de jouer avec mes potions dans ma réserve à l’étage et a réussi à la faire exploser. Je n’ai pu sauver qu’une poignet d’ingrédient comme je vous l’ai dit dans ma lettre. »

L’homme derrière le comptoir tourna ses horribles yeux vers Harry. « Je vois », coassa-t-il. « J’espère que le neveu Henry a reçu sa juste récompense de la part de son oncle pour s’être montré aussi vilain. »

« Croyez moi, il n’a pas été déçu », répondit sèchement Rogue. Harry essaya de ne pas rougir de honte. « Maintenant, si je pouvais jeter un œil à ce que vous m’avez mis de côté. »

Les deux hommes passèrent dans l’arrière boutique, discuter des potions. Harry sauta sur cette opportunité et sortit en courant du magasin. Il se dit qu’il avait environ un quart d’heure avant que Rogue s’aperçoive qu’il était parti. Il tourna dans la rue et continua à courir aussi vite qu’il le put jusqu’à ce qu’il atteigne le début de l’Allée Knockturn. La rue semblait s’assombrir, les magasins avaient pris un air menaçant et dangereux. Harry sentit un frisson lui parcourir le corps. Avalant difficilement, il se dépêcha de trouver le magasin de Borgin et Burkes, celui où il était accidentellement apparut par la cheminée l’été de sa deuxième année. Le magasin n’avait pas changé, rempli d’objets de Magie Noire, mais Harry se rendit compte qu’il n’était plus aussi effrayé qu’il y avait quatre ans de cela. En haletant, il se rua vers le comptoir où M. Borgin était assis, l’air déprimé.

« Excusez-moi », dit rapidement Harry. « Est-ce que vous avez des retourneurs de temps ? »

« Des retourneurs de temps ? », demanda l’homme en lui lançant un regard noir. « Non, nous n’en avons pas. Le Ministère les a confisqué il y a des années. Et si l’on considère le zèle avec lequel ils surveillent tout en ce moment, j’aurais de la chance d’être encore ouvert dans un mois. Il y a des raides tous les jours, les familles vendent tous leurs biens pour éviter qu’on ne les soupçonne, et personne n’achète. »

« Oui », l’interrompit Harry. « C’est terrible en effet. Et le Collier de Timord ? Vous n’en avez jamais entendu parler ? »

« Bien sûr oui », répondit Borgin en regardant Harry avec précaution. « Pourquoi voudriez-vous un objet de ce genre ? »

« J’ai fait une erreur et je voudrais la réparer. »

« Quelle genre d’erreur ? »

Harry se prépara pour sortir son plus beau mensonge. « Heu, j’ai trompé ma copine, et elle ne veut plus de moi, mais moi je veux qu’elle me revienne. Je voudrais remonter le temps pour tout arranger. »

M. Borgin s’esclaffa. « Oh, vous les jeunes ! Et bien, je suis désolé mais je n’ai pas le Collier de Timord. J’ai cependant un bracelet qui ferait oublié à la jeune femme ce que vous avez fait, ou une bague qui lui ferait accepter cela assez longtemps pour que vous puissiez la reconquérir. »

« Non, ça va », répondit Harry en s’éloignant du comptoir. Jouant le tout pour le tout, il se retourna et demanda : « vous en sauriez pas où est le collier par hasard ? »

« Bien sûr que je sais », répondit fièrement Borgin. « En ce moment même, il est en la possession de Lucius Malfoy au Manoir des Malfoy. »

Harry sentit des petites aiguilles le piquer tout le long de sa colonne vertébrales. « Le Manoir des Malfoy ? »

« Oui, mais n’allez pas vous imaginer le prendre aux mains des Malfoy », le conseilla Borgin. « Il vous tuerait avant que vous ne puissiez attendre la porte de sortie. »

« Merci », lança Harry avant de rejoindre la porte au pas de course. En descendant à toutes jambes l’Allée Knockturn, il pensa à ce qu’il venait d’apprendre. Le Collier se trouvait à la porte d’à côté au Manoir Malfoy. C’était plus qu’une coïncidence, c’était comme le destin, sa destiné, ce qu’il devait faire. Tout n’était pas perdu, il pouvait corriger ses erreurs.

Rogue regardait des douzaines d’ingrédients quand Harry se faufila à l’intérieur du magasin de Potions. Rogue ne releva pas la tête en disant à l’homme derrière le comptoir : « Bien, je les prends tous. Mettez-les dans ma voiture devant le magasin. »

« Certainement, Monsieur », dit l’homme en empaquetant les ingrédients.

« Allons-y Henry », dit Rogue à Harry. Ils se dirigèrent vers la porte. Une fois dehors, Rogue attrapa fermement Harry par la peau du cou.

« Aïe ! », se plaignit Harry mais il ne recula pas.

« Je croyais vous avoir dit de rester près de moi », le sermonna Rogue. « Je voulais bien dire rester à côté de moi, et non partir en courant dans la rue. Est-ce que vous allez commencer par m’écouter ou dois-je étendre votre punition qui consiste à rester dans mon champ de vision un jour de plus ? »

« Non, monsieur, je suis désolé », s’excusa Harry. « Je…je voulais juste aller voir…heu, le nouveau magasin de farces et attrapes de Fred et George. Je ne pensais pas que vous voudriez y entrer… »

« Et vous auriez eu raison », répliqua Rogue. Le maître des Potions sortit sa baguette et la dirigea sur Harry. « Retournez vos poches. »

« Quoi ? » Harry n’avait rien dans ses poches, mais il ne comprenait pas ce que voulait Rogue.

« Je ne vous laisserai pas acheter ces bonbons ou quoique ce soit d’autre pour que vous puissiez me transformer en oiseau ou en rat ou quoique ce soit de ce genre. Vous n’amènerez pas ces bonbons dans ma maison alors videz vos poches. »

Harry retourna ses poches. « Vous voyez ? Y a rien. »

Rogue ne parut pas satisfait. Harry se sentit exaspéré.

« Ecoutez, à moins que vous ne vouliez me fouiller complètement ici, vous allez devoir me croire quand je vous dis que je ne vais pas vous faire de farce. Je ne suis ni Fred, ni George, et je n’ai plus douze ans, alors faites moi confiance. »

Rogue continua à froncer les sourcils, mais il lâcha le cou d’Harry et avança vers le prochain magasin. « Encore un magasin et nous pourrons aller manger. Ensuite, nous irons chercher vos livres. Et si je me transforme en quoique ce soit pendant que vous restez au Manoir de Pendragon, vous feriez mieux de vous trouver à une centaine de kilomètres, ou vous ne vivrez pas assez longtemps pour le regretter. »

XXXXXXXXXXX

Le siège arrière de la voiture était encombré de potions, de livres et de sacoches d’herbes séchées quand ils remontèrent en voiture. Harry était ballonné par le souper que lui avait fait manger Rogue, surtout qu’il avait déjà beaucoup mangé le midi. Et Harry était aussi fatigué d’être resté si longtemps debout. Quelqu’un devrait penser à mettre des chaises dans ces magasins. Harry s’enfonça dans le siège et Rogue démarra la voiture.

« Est-ce que je dois commencer à étudier demain ? », demanda Harry en essayant de ne pas avoir l’air de se plaindre. « J’aimerais bien avoir le temps de faire d’autre truc. »

« Comme quoi ? »

« Je ne sais pas. Je voudrais voler sur mon balai et peut-être envoyer une lettre à Ron et à Hermione. Oh, non ! », fit Harry en se redressant sur son siège, la ceinture de sécurité lui pressant l’épaule. « Où est Hedwig ? Je ne l’ai pas vu depuis des semaines. La dernière chose dont je me rappelle, c’est que je l’ai envoyée chez les Weasley avec une lettre, et ensuite je suis parti. Est-ce qu’elle est retournée chez les Dursley ? Ils l’ont sûrement tué depuis le temps. »

« Détendez-vous », dit calmement Rogue. « Votre chouette est dans le pigeonnier dans la plus haute tour du Manoir de Pendragon. Mais je pense qu’elle ne doit être ravi que vous ne pensiez à elle que maintenant. »

« Je suis désolé », protesta Harry. « J’étais trop occupé à prendre feu et à me faire botter les fesses pour pouvoir penser à ma chouette. »

Rogue se contenta de sourire, mais Harry se sentit encore plus mal d’avoir ignoré Hedwig. Elle allait sûrement lui pincer les doigts et lui taper la tête de son bec pour le punir. Harry s’affala sur son siège, il ne pouvait plus rien faire maintenant.

Une fois en dehors du centre ville, le soleil commença à se coucher, et Harry se sentit tomber de sommeil. Ses paupières se fermaient quand il remarqua dans le reflet de la vitre qu’il avait retrouvé ses cheveux noir, son petit nez et ses yeux verts.

« La prochaine fois que vous changez mon apparence, prévenez moi », marmonna Harry. Il n’y eut pas de réponse, seulement le ronronnement du moteur.

XXXXXXXXXXXX

Il était dix heures passées quand Harry entra dans la chambre de Rogue. Il enfila difficilement son pyjamas avant de se diriger d’un pas titubant de fatigue vers la salle de bain. Des repas copieux, des siestes tout le temps, rester debout toute la journée…quand Harry reprendrait l’entraînement de Quidditch en automne, il ne saurait plus rester sur un balai. Il pouvait déjà se voir s’écrouler de son balai pour faire une sieste sur l’herbe.

Demain, il ferait quelque chose d’intéressant, il devait bien y avoir un moyen d’entrer dans le Manoir des Malfoy. Une idée brillante traversa Harry, et il arrêta de se brosser les dents pour se regarder dans le miroir. Il pourrait faire la Potion Polujuice pour ressembler à Draco. Il était dans la maison d’un maître des Potions, tous les ingrédients étaient à porté de main, il pouvait le faire ! Mais non, la Potion nécessitait au moins un mois pour être réalisée, et où allait-il trouver un échantillon de Draco ?

Et bien, et pourquoi le charme qu’avait utilisé Rogue aujourd’hui ? Juste quelque chose de temporaire et de facile à faire. Il avait seulement besoin d’entrer dans le Manoir des Malfoy et de trouver le Collier.

Harry rinça sa bouche et s’essuya les mains avec une serviette. Il glissa dans le sofa converti en lit et continua à concocter son plan.

Il pourrait surveiller dans un premier temps le Manoir des Malfoy, pour repérer quand il n’y avait personne. Ensuite, il y entrerait, mais s’il y avait des elfs de maison qui surveillaient les entrées ? Peut-être qu’avec sa cape d’invisibilité…mais non, il ne pouvait pas recommencer à la chercher. Rogue l’enchaînerait à une chaise s’il retrouvait son pupille fouiner juste après avoir été puni. Mais il devait y avoir un moyen. Les choses semblaient trop bien marchées pour lui pour que ce ne soit qu’une simple coïncidence. Il lui fallait seulement bien y réfléchir, planifier son plan dans les moindres détails.

Rogue entra dans la chambre au moment où la pendule sonnait dix heures trente. Il s’était attendu à devoir attraper Harry pour le mettre au lit, et il fut pris d’un moment de surprise en voyant que le garçon-qui-avait-survéci était profondément endormi. C’était déconcertant de voir le gamin dormir ; il avait l’air tellement jeune et innocent. Tout ce qui lui manquait c’était un ours en peluche à serrer dans ses petits bras, et Rogue serait tellement écoeuré par cette image de douceur et de naïveté qu’il ne regarderait plus jamais le garçon.

Au moins, il était silencieux. Il restait encore beaucoup de jours de vacances, et le gamin devenait plus sûr de lui-même et commençait à bien maîtriser les répliques qu’il envoyait quand Rogue lui faisait ses éternelles réflexions. A ce rythme-la, le garçon reviendrait à l’école avec assez de répliques malicieuses pour agacer tous les professeurs de l’école.

Avec un dernier regard pour s’assurer que Potter dormait, Rogue éteignit les bougies. Il n’y avait aucune raison de le réveiller à nouveau.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Il lui suffisait de tenir jusqu’à quatre heures. C’était l’heure à laquelle la punition avait démarré trois jours auparavant, et elle se terminerait à quatre heures cet après-midi la. Il n’avait rien fait pour que Rogue allonge la punition, et Harry était assis calmement sur sa chaise, à écrire les lignes qu’il aurait dû rendre la nuit précédente. Bien qu’il détestait l’admettre, Rogue avait été plutôt gentil ces derniers temps. Harry avait été tellement fatigué le soir d’avant quand il était descendu de voiture, mais il s’était attendu à ce que Rogue lui ordonne de sortir une plume et un parchemin pour se mettre à écrire. Au lieu de cela, Rogue l’avait laissé boire une tasse de chocolat chaud et avait insisté pour qu’il aille se coucher. Alors, tout ce qu’Harry avait à faire était de se tenir à carreaux pendant les six heures qui suivirent jusqu’à quatre heures. Six heures, c’était assez long pour s’attirer toutes sortes d’ennuis.

Harry gigotait sur la chaise dure, et son bras renversa l’encrier qui se renversa sur ses lignes. Rogue qui lisait son courrier poussa un soupir.

« Potter… »

« Elles comptent », insista Harry. « Vous m’avez vu les écrire. Ca fait une centaine de lignes, je n’ai pas envie de les réécrire. »

« Si vous aviez envie de les écrire, ce ne serait pas une punition », commenta Rogue. « Prenez un nouveau parchemin et écrivez cinquante lignes de plus, et ensuite vous pourrez commencer à feuilleter vos livres de classe. J’ai fait un plan de travail pour vous…3

Harry grogna bruyamment.

« Et vous le suivrez à la lettre », ajouta Rogue fermement.

« Je n’ai pas envie d’étudier », grommela Harry. « Je suis fatigué d’étudier. Ma punition finit cet après-midi, et j’ai fait tout ce que vous m’avez dit, et j’ai envie d’aller voler. »

Même Harry rougit tellement sa voix était plaintive, et il savait que Rogue devait penser qu’il n’était qu’un « gamin grincheux ». Mais Harry trouvait qu’il avait été très sage toutes choses pris en compte, et ce n’était pas comme s’il avait voulu vivre avec Rogue au départ…

« Très bien », grogna Rogue. « si vous ne m’ennuyez pas, vous pourrez aller voler cet après-midi après avoir fait le jardin pendant une heure. Mais il y aurait des règles à suivre concernant l’endroit et le temps où vous volerez, et si vous ne les suivez pas à la lettre, je casserais votre balai en deux. »

Et rogue le ferait, le sale type. Mais Harry savait que cela le ferait réfléchir à deux fois avant de faire quelque chose qui pourrait mettre en danger le balai que Sirius lui avait donné. Cependant, Harry réalisa, en recommençant à écrire ses lignes, qu’il était prêt à faire n’importe quoi pour ramener son parrain. Ce devrait Sirius assis sur cette chaise, à lire son courrier. Ce devrait être à Sirius de le critiquer et lui dire ce qu’il devait faire. Et si le besoin se faisait sentir, et bien qu’Harry pense que ce ne serait pas le cas, ce devrait être à Sirius de le punir, et non une chauve-souris géante de maître des Potions avec une main démesurément dure.

Harry se sentit pénétré d’une nouvelle détermination. Il allait sauver Sirius et Rogue ne saurait jamais ce qui l’avait frappé.

A suivre



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:: Les commentaires des internautes

a cour d'imagination pr trouV d titres
Posté par lily le 19.01.2008
j'avais oublié de laisser un com sur ce chap, je sais que les coms sa nous motive car on voit que notre travail et lu et aimé, j'adore ce que tu fais mais bon tu dois le savoir depuis le tpque je le repete!!lol continu!!!


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