C’est une histoire de Tracyboo.
Le gardien idéal
Severus Rogue fixait les solides murs de pierre des donjons dans lesquels il enseignait et su que l’impression de sécurité qu’il en tirait n’était qu’une illusion. Poudlard était protégé par une des magies les plus puissante qui n’ait jamais été utilisée, et pourtant, le temps et l’ennemi avait trouvé un moyen d’y pénétrer. Si quelqu’un lui avait dit quelques années auparavant quand parlant de « l’ennemi » il ferait référence au Mage Noir et à ses partisans, il aurait pensé que cette personne était dotée d’un esprit faible ou d’une intelligence limitée. Il avait été un Mangemort et avait cru être à la place qu’il avait le plus désirée, comme il s’était sous-estimé à l’époque. Ce n’était pas avant qu’il se retrouve dans les rangs de Voldemort qu’il réalisa qu’il avait une certaine éthique, et que ses principes étaient violés par les personnes qui l’entouraient et par lui-même et ce que l’on demandait de faire.
Le Mage Noir avait des attentes pour ceux qui le servaient, des attentes auxquelles Rogue commençait à s’opposer. Quand Voldemort réalisa que son serviteur avait des problèmes de conscience, la seule chose qui l’empêcha de se débarrasser de Rogue était son désir de continuer à sa servir des talents de Sévérus. Rogue en était arrivé à exprimer ouvertement son désir de quitter les Mangemort, alors pour lui, la chute de Voldemort n’arriva pas trop tôt. Ce qui froissait le fier et arrogant maître des Potions était que sa vie n’avait pas été sauvée au dernier moment par ses talents remarquables de sorcier mais plutôt grâce au fils de son ennemi juré de Poudlard qui avait contre toute attente battu le Mage Noir.
Depuis sa séparation d’avec le Mage Noir, les anciens Mangemorts faisait attention où ils mettaient les pieds avec Rogue qui s’était peut-être tourné vers l’enseignement mais restait un homme très dangereux. Même après que le retour de Voldemort soit connu de tous, Rogue savait que sa traîtrise ne serait pas à l’ordre du jour tant que le Mage Noir ne serait pas revenu à sa forme définitive et capable de s’occuper personnellement de Rogue. Severus savait que le Seigneur Noir ne voudrait pas gaspiller ses partisans les plus doués dans cette mission suicide, et Voldemort voudrait avoir le plaisir de tuer Rogue de ses propres mains.
Rogue n’avait pas particulièrement peur de mourir, pas autant que la façon dont il mourait si Voldemort avait la possibilité de le tuer personnellement. Encore une fois, son sort était lié celui d’Harry Potter, un garçon qui rappelait trop à Severus James. Quoiqu’il en soit, qu’il aime ou pas, si Harry tombait, Rogue mourait également sur le champ d’une manière qui promettait de ne pas être très plaisante. Garder Harry Potter sain et sauf, peu importe les sentiments qu’il avait à son égard, était d’une importance capitale pour Rogue. D’après l’opinion du maître des Potions quant aux risques que prenait Potter, peut-être que la vie du garçon avait plus d’importance à ses yeux qu’à ceux du garçon lui-même !
Avec un long soupire, Severus quitta sa salle de classe et se dirigea d’un pas lourd vers le bureau du Directeur. La dernière fois qu’il s’était rendu dans son bureau c’était pour s’entendre dire qu’on lui refusait encore la place de Professeur Défense Contre les Forces du Mal, et que celle-ci revenait à un vieux pote de Dumbledore. Rogue avait fait semblant de ne pas être affecté, mais sa fierté avait été froissée, et bien qu’il ne l’ai jamais vraiment admis, cela l’avait blessé car cela représentait un manque de confiance de la part de Dumbledore. Cela lui avait fait du bien de surprendre une conversation entre Albus et Potter dans laquelle le Directeur disait à l’étudiant de sixième année qu’il faisait entièrement confiance à Severus.
Contrairement au précédent, ce meeting avait été demandé par Rogue. Il sentait que la sécurité de Poudlard avait été une nouvelle fois violée et qu’il fallait faire quelque chose rapidement.
Albus Dumbledore et Minerva McGonagall avaient attentivement analysé des problèmes qui leur faisaient face et la solution à l’un de ses problèmes était sur le chemin menant à leur rencontre. Severus Rogue n’avait aucune idée du plan de Minerva et du vieux sorcier. Il pensait les voir pour un tout autre problème. Ils écouteraient les craintes de Severus ainsi qu’un nombre de problèmes posés, mais il y avait une chose ne particulier qui surpassait les autres problèmes. Ils avaient planifié leur stratégie, c’était une stratégie qui avait déjà fait ses preuves avec Severus.
« Il est toujours là je vous dis ! », dit Severus en devenait de plus en plus agité. Albus et Minerva étaient bien trop détendus à propos de la menace que représentait Queuedever. Ayant besoin de canaliser sa frustration grandissante causée par ses anciennes collègues, il se mit sur ses pieds et commença à faire les cents pas. « Et ne me dites pas que la présence de Queudever n’est pas un fait déterminant car je sais qu’il ne se contente pas de se balader dans le château. Il écoute tout et fait son rapport au Mage Noir. »
« J’y compte bien », répliqua Dumbledore.
Rogue s’arrêta net et fronça les sourcils. Albus Dumbledore n’était pas seulement un grand sorcier, quand il y mettait toute son énergie, il était excellent dans l’art de manipuler les gens poru qu’ils fassent exactement ce qu’il avait besoin qu’ils fassent. Rogue avait toujours pensé qu’il aurait eut un potentiel énorme avec Serpentar. « Et pourquoi cela ? », demanda-t-il.
« Parce que nous allons lu donner de fausses informations », répondit Minerva en prenant sa tasse de thé et en buvant une gorgée. « En commençant par la prophétie », ajouta-t-elle au bout d’un moment.
Dumbledor tendit un parchemin à Rogue pour qu’il le lise. « Ce n’est pas aussi poétique qu’il le faudrait, mais je travaille dessus. Je suis sûr que vous trouverez le point essentiel que l’on veut qu’ils croient. »
Les yeux de Rogue parcoururent rapidement le parchemin. « Vous voulez faire croire à Voldemort que la prophétie annonce que si lui et Harry se retrouvent un jour ensemble le résultat serait catastrophique ainsi que pour tous ceux à proximité ? »
Le plus vieux membre de l’équipe éducative de Poudlard hocha al tête. Severus dut admettre que c’était plutôt pas mal. « Quelque chose comme une destruction mutuelle. »
« Précisément », dit Minerva dans un sourire. « Comme le garçon a une étrange façon d’apprendre les choses qu’il ne devrait pas savoir, nous expliquerons à Harry que nous sommes au courant de la présence de Peter Queudever mais que nous faisons comme s’il n’était pas là. En revanche, nous ne lui dirons rien à propos de la fausse prophétie car cela lui donnerait un sens erroné d’insécurité. Nous n’avons pas besoin de l’enhardir pour qu’il prenne de plus grands risques qu’il ne l’a déjà fait dans le passé. »
« Je dis depuis des années que Potter a besoin d’être pris en main et par une main ferme qui plus est ! », déclara Rogue avec véhémence. « Il est clair que sa famille de Moldus ne fera rien en ce sens ! »
Il était trop pris à faire les cents pas qu’il ne vit pas le regard complice que s’échangèrent Albus et Minerva. De toutes les choses qu’ils allaient dire au jeune sorcier, ils avaient décidé de garder le meilleur pour la fin.
Albus s’éclaircit la gorge et lissa sa barbe de la main avant de parler. « J’ai rendu une visite au nouveau ministre et nous avons discuté le fait qu’il serait préférable de trouver un tuteur à Harry dans le monde des sorciers. Sa tante et son oncle ont prouvé qu’ils étaient..plus qu’insatisfaisant en la matière. Leur manque d’implication dans l’éducation d’Harry n’est que l’une des maintes raisons pour lesquelles ils ne sont pas aptes à s’occuper de cet enfant si spécial. » Albus ne mentionna pas le fait que les Dursley avaient essayé d’empêcher Harry de finir sa scolarité à Poudlard car Harry avait transformé la sœur de Vernon en ce qui se rapprochait d’un énorme dirigeable. Ils faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour mettre à terme à l’éducation magique d’Harry. « Le Ministère a essayé de me forcer à leur fournir des documents légaux à présenter à ces gens, mais je les ai immédiatement amené à voir mon côté des choses et ma façon de penser. » Selon l’expérience de Dumbledore, les promesses de damnation éternelle et de destruction marchaient à merveille.
« Le Ministère semble être devenu assez à l’aise pour outrepassé ses droits depuis quelques temps », dit Sévérus en colère. Il n’aimait pas que le Ministère fourre son nez dans les affaires de l’école car il considérait que Poudlard possédait encore une certaine autonomie contrairement au reste du monde des sorciers. Il n’aimais pas non plus quand le Ministère essayait de faire pression sur Dumbledore en le menaçant de lui retirer quoique le Directeur ait besoin à ce moment la. Pas que le Ministère ne soit jamais arrivé à leur fin, cependant c’était toujours irritant qu’ils aient si peu de respect pour l’homme pour tenter de le forcer à faire quoique ce soit.
« Notre prochain sujet de discussion revient sur Harry Potter », commença Minerva.
« Comme toujours », répliqua Sévérus d’une voix ennuyée.
La sorcière ignora la remarque de Sévérus et continu à parler. « Comme vous l’avez dit plus tôt Sévérus, le garçon a besoin d’évoluer sous la conduite d’un adulte attentionné. »
« Je doute franchement avoir énoncé de tels propos », répliqua Rogue. « Je crois que mes mots exacts étaient que Potter a besoin d’être pris en main et par une ferme ferme. »
McGonagall leva les yeux au plafond et s’arma de patience avant de continuer : « Le garçon a vécu des expériences traumatisantes et il a encore un grand nombre d’épreuves à traverser. »
« La mort de Sirius l’a grandement affecté. Il a perdu une autre personne qui aurait été un parent pour lui », dit tristement Dumbledore.
Rogue émit un petit rire moqueur. « Black n’aurait été intéressé qu’à devenir le pote de Potter et non un vrai parent. Potter n’avait pas besoin que Black soit son ami, il a des amis. Ce dont il a besoin, dit Rogue d’une voix tranchante, c’est de quelqu’un qui lui fixe des règles à suivre et qui n’a pas peur de les renforcer mais également de lui faire subir les justes conséquences s’il enfreint les règles ! »
« Excellente remarque Sévérus », approuva Dumbledore. « Harry n’a pas besoin d’un tuteur qui essaie d’être son ami. Sirius n’aurait pas souhaité faire quoique ce soit qui causerait à Harry du stress ou qui l’amènerait à le détester. Le tuteur de l’enfant devra être moins concerné par le bonheur d’Harry que par lui inculquer des règles pour son propre bien. »
« C’est le chaos dans le corps d’un adolescent », dit Sévérus, vindicatif car finalement, et après des années à leur avoir répété, ses deux collègues voient enfin les choses de son point de vue. « Il a besoin de règles, de structures et de constance. Il ne devrait y avoir aucun doute dans son esprit quant à ce qui lui arriverait s’il s’attirait des problèmes. Peut-être qu’alors il serait moins enclin à risquer sa vie ! »
Minerva prit une grande inspiration et son visage devint très solennel. « Je suis d’accord qu’Harry est très imprudent en ce qui concerne sa sécurité et son bien être. Je crains que s’il contineu sur cette vois, il sera tué ou pire. Si quelque chose devait arriver à cet enfant, le monde entier des sorciers en souffrirait. »
« Alors vous voyez bien la bêtise que ce soit lui l’élu ? », demanda Rogue. Il ne voulait pas l’admettre ouvertement mais il avait commencé à y croire lui même.
« Je ne sais pas si c’est vrai ou pas », répondit Minerva. « Mais nous serions fous si nous pensions cela vrai et que nous le laissions continuer à risquer sa vie. »
« Si Harry devait avoir un nouveau tuteur, commença Dumbledore, cette personne devrait être assez puissante et assez brave pour s’interposer entre Harry et les situations périlleuses dans lesquelles ils se fourrent assez souvent. »
« Il faut prendre aussi en considération que quiconque accepte la responsabilité d’Harry placerait immédiatement sa famille et ses amis en péril. Qui que ce soit ne peut avoir de personnes trop proches avec lesquelles on pourrait le faire chanter », observa Minerva.
Rogue sourit et secoua la tête. « Alors le tuteur idéal pour Potter ne devra pas essayer d’être son ami. Il devra lui imposer des règles et s’y tenir. Cette personne ne devra non seulement être capable de protéger le garçon de lui même, mais être assez brave et assez puissant pour s’interposer entre lui et ses ennemis. De plus, cette personne ne devra pas avoir beaucoup de famille ou d’amis à travers lesquels il pourrait être menacé. Je vous souhaite toute la chance du monde pour trouver une telle personne », conclut Rogue en se préparant à partir.
« Oh, mais nous avons trouvé cette personne », répondit Minerva.
Rogue était sur le point demander de qui il s’agissait quand Dumbledore dit : « nous voudrions que vous devenez le tuteur d’Harry. Si cela est possible, je souhaiterai qu’il soit retiré de la garde de sa famille Moldu avant les vacances de Noël. »
« Vous n’êtes pas sérieux », répondit Rogue en secouant la tête. Dumbledor eétait connu pour avoir un sens de l’humour et aimait faire des farces de temps en temps. Une habitude que Rogue trouvait des plus ennuyeuses.
« Je vous assure mon cher que quand il s’agit de garder sain et sauf le jeune M. Potter, je suis sérieux », dit Albus en fixant le maître des Potions par dessus ses demi lunettes.
« Ca doit être la suggestion la plus ridicule que je n’ai jamais entendue ! », s’exclama Rogue, pensant que le vieux sorcier et la sorcière retrouveraient leurs esprits rapidement.
« C’est ce que vous avez dit à propos de ma proposition de venir enseigner à Poudlard », répondit Albus en souriant.
« Cette suggestion surpasse l’autre, dit Rogue, que je continue à trouver ridicule si l’on considère mon dégoût des gens en général et des enfants plus particulièrement ! »
Rogue n’avait jamais aimé les enfants même quand il était lui-même un enfant et ses sentiments avaient accru avec l’âge. En fait, il avait rejeté cette proposition au départ pour des raisons liées à son passé plus que pour ses tendances anti-sociales. Il avait fini par accepté la proposition de Dumbledore car le vieil homme lui avait dit que c’était la seule chance pour lui de ne pas finir à Azkaban. Severus Rogue était un homme fier, arrogant et perturbé par une conscience qu’il aurait voulu refouler, mais ce n’était pas un fou. Bien que son tempérament ne lui permette pas de remercier ouvertement Dumbledore, sa loyauté et sa dévotion étaient absolues. Severus était un homme brillant avec beaucoup à enseigner, mais pas spécialement patient ce qui avait tendance à diminuer ses capacités à transmettre ses connaissances en Potions qui pourtant le passionnaient. Bien qu’il ne l’admettrait jamais, il avait trouvé des satisfactions dans sa carrière à Poudlard, mais son aversion pour les étudiants l’empêchait d’en profiter pleinement. Sa vie avait pris un tournant qu’il n’aurait jamais cru possible mais il n’était pas malheureux de ce qu’elle était maintenant.
« Et pourtant, je n’ai jamais regretté ce choix un seul instant », dit Dumbledore avec une sorte d’affection paternelle.
« Mise à part les autres raisons que nous avons déjà mentionnées, dit calmement Minerva à l’attention de Rogue, je suis sûr que vous vous demandez pourquoi nous pensons que vous serez parfait pour remplir ce rôle. »
« Je suis pressé d’entrevoir la logique derrière cet acte de foie selon lequel je suis d’accord et apte à m’occuper d’un adolescent, et qui plus est cet adolescent en particulier », dit Rogue en croisant les bras sur sa poitrine et en prenant un air faussement intéressé. A ce moment la, il n’avait pas l’air de quelqu’un à qui on voudrait confier l’éducation d’un enfant.
« La plupart des gens qui en ont après Harry préfèrerait éviter de croiser votre baguette, dit Dumbledore, vous avez une certaine…réputation dirons-nous. »
« C’est vrai », admit Rogue d’un ton plat. « Cependant, la même chose pourrait être dite en ce qui vous concerne vous et Minerva. Et vous possédez aussi toutes les qualités précédemment citées. »
« Vous avez réussi à suivre Harry durant ces différentes…aventures », ajouta Minerva. « Ce qui n’est pas notre cas », admit-elle. « Nous sommes trop âgés pour pourchasser un adolescent, spécialement un aussi… ». Elle s’arrêta pour trouver le mot juste.
« Idiot, impulsif », proposa Rogue. S’il avait été le tuteur de Potter pendant ces petites escapades le garçon aurait appris le vrai sens du regret via sa main appliquée sur son postérieur !
« Energique », répondit Minerva sur la défensive. « Vous êtes un homme dans la fleur de l’âge qui avez prouvé que vous pouviez le rattraper. »
« Ne laissons pas une bonne action resté impunie », marmonna Rogue. Le petit insolent l’avait entre autre foudroyé avec sa baguette dans la cabane hurlante.
« Vous êtes un homme sévère mais juste, Sévérus, dit Dumbledore en plaçant une main sur l’épaule du jeune sorcier, et l’un des rares à qui je fais confiance en ce qui concerne la vie du jeune garçon. »
« La flatterie ne vous mènera nulle part », répliqua Rogue butté. Il jeta un regard noir au deux conspirateurs. Ils avaient certainement déjà tout planifié depuis un long moment et l’avait simplement manipulé pour qu’il accepte leur conclusion. Ils lui avaient déjà fait cela auparavant. Sévérus était un homme qui se félicitait de son intelligence, et ça l’agaçait de constamment voir ces deux-la lui faire le coup encore et encore. Et bien cette fois-ci ça ne marcherait pas ! Cette fois-ci Sévérus Rogue serait ferme ! En vérité, il s’était déjà fait ce genre de promesse et ils avaient tout de même réussi à lui faire faire ce qu’ils voulaient. Mais cette fois ce serait différent !
« Je me sentirai vraiment mieux si je savais que le garçon est sous votre vigilance », dit Minerva. Sévérus n’était habituellement pas sensible à la flatterie ou à la culpabilité, mais il fallait tout même tenté sa chance.
« Je peux concocter des potions qui vous ferons vous sentir beaucoup mieux », répliqua sèchement Rogue. « vous n’avez qu’à demander », ajouta Rogue en courbant le dos
« Vous êtes un sorciers très talentueux Sévérus, dit Dumbledore, Harry pourrait beaucoup apprendre de vous. »
Sévérus leva les mains et cria : « je n’arrive même pas à croire que nous ayons cette discussion ! Vous pouvez parler à en devenir bleu mais vous ne me convaincrez pas de devenir le tuteur du gamin qui a survécu ! »
Et ensuite se passa une trentaine de minutes pendant lesquels ils n’arrêtèrent pas de le harceler. Rogue se sentit tant tôt mener par le bout du nez tant tôt redevenu un enfant qui devait répondre à ses deux anciens professeurs. Ils le fatiguèrent tellement qu’il finit par accepter de réfléchir à cette proposition. Bien sûr, il n’avait aucune intention de devenir le tuteur de Potter, mais pour le moment ils arrêteraient d’être sur son dos.
« Excellent », dit Dumbledore dans un joyeux sourire. « Tenez », ajouta-t-il en tendant à Rogue des papiers. « Ce sont les papiers que les Dursley devront signés pour vous céder la garde d’Harry. »
Rogue jeta les papiers dans la première poubelle qu’il croisa en repoussant cette idée stupide hors de son esprit.
Les yeux d’Harry s’ouvrir pour se retrouver plongés dans ceux de son détestable maître des Potions.
« Et bien, M. Potter ? », demanda Rogue.
Harry n’avait rien écouté…encore une fois. Il n’avait aucune idée de ce que venait de lui demander Rogue. Cependant, comme ce devait sûrement être une question à laquelle il ne savait pas répondre, Harry se contenta de lui fournir un de ces « Je ne sais pas » qu’il avait en stock et attendit que les insultes et les moqueries pleuvent sur lui.
« Vous savez Potter », dit Rogue, avançant sur lui et se penchant au dessus du garçon en le regardant de haut. « Il ne semble pas y avoir grand chose que vous connaissez, n’est-ce pas ? Vous n’avez certainement rien appris dans ma classe ! »
Il aurait été facile de dire que même dans les meilleurs jours, Harry avait souvent son lot de problèmes, mais récemment, il sentait qu’il avait atteint le bout du rouleau. Son parrain venait de mourir, Ron était furieux après lui car Harry avait refusé de prendre part à une blague faite à Neville, et Hermione était occupée à travailler, plus que d’habitude, ce qui en disait long. Il avait été harcelé par Malfoy, aussi plus que d’habitude, ce qui en disait aussi beaucoup et il n’avait qu’une envie s’était de filer un coup de poing sur le nez au Serpentar. Et pour couronner le tout, il faisait face à une réelle menace de la part de sa tante et de son oncle dans leur lutte pour le retirer de Poudlard.
Harry avait baissé le regard, et comme Rogue ne bougea pas et resta silencieux, il se dit que le crétin graisseux (comme Ron aimait le surnommer) attendait en fait une réponse. Le professeur n’était plus seulement après lui car il était le garçon qui avait survécu mais depuis qu’il avait mis son nez dans sa pensive et vu les humiliations qu’avait subit Rogue, ce dernier en avait fait une affaire encore plus personnelle, si cela fut possible. Harry s’était bien sûr excusé et il s’était senti mal à propos de tout ça, mais Rogue n’était le genre de personne à pardonner. En fait, Harry doutait que Rogue ait un jour pardonné quelqu’un pour quoique ce soit !
Harry sentit le dernier morceau de son self-contrôle voler en éclat et il se dressa sur ses pieds. Il était toujours plus petit que Rogue et de loin mais au moins il ne faisait plus nain à côté. « En fait, professeur, j’ai appris beaucoup de choses grâce à vous, monsieur, bien qu’elles n’aient aucun rapport avec les potions. J’ai appris que vous me détestiez avant même d’avoir posé le regard sur moi., et qu’il n’y avait rien que je pouvais faire pour espérer changer cela. J’ai une connaissance approfondie de ce que ça fait d’être insulté et humilié devant une classe entière par quelqu’un contre lequel je ne peux me défendre. » Il leva le regard vers Rogue.
« Ce sera suffisant, merci beaucoup, M. Potter », dit Rogue, essayant de couper le garçon qui ne semblait qu’avoir commencé.
En effet, Harry était loin d’en avoir fini. « Vous souhaitez toujours recevoir des réponses complète, professeur, rétorqua Harry, et je détesterai vous décevoir, mais nous savons tous les deux… » Harry fit une pause, se retourna et montra la classe de son bras avant de reprendre. « …la classe entière sait combien vous jubilez quand j’échoue. Vous devez adorer avoir le fils de James Potter et le filleul de Sirius Black humilié régulièrement. Sans vous préoccuper qu’ils soient morts tous les deux et que je ne vous ai jamais rien fait ! » Harry était tellement furieux qu’il en tremblait. « Je dirais donc que vous m’avez appris énormément, professeur, en fait, vous êtes certainement l’une des personnes qui ait eu le plus grand impact dans mon éducation ici à Poudlard. Malgré tous mes efforts, je n’arriverai jamais à oublier les choses que vous m’avez apprises ! » Sachant que sa tirade touchait à sa fin, Harry rassembla ses affaires et sortit rapidement de la classe.
Harry courut sans s’arrêter, aveuglé par ses larmes, mais remerciant Merlin que les autres classes étaient toujours en cours, car il ne rencontrerait donc aucun étudiant dans les couloirs. Il grabit en courant les marches qui menaient en haut de la tour du beffroi où il continua à pleurer de rage en faisant les cents pas et en se réprimandant à haute voix. « Oh, bien joué Harry ! », se dit-il sarcastique. « Tu ne pouvais pas la fermer ! Il a fallut que tu l’ouvres et que tu t’humilies encore plus ! Crétin, crétin, crétin », cria-t-il en donnant des coups de poing au mur de pierre, ne se souciant pas du mal qu’il causait à ses mains.
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Rogue était livide. Il aurait aimé plus que tout aller après ce garçon odieux, mais il n’était pas assez stupide pour laisser une classe entière de gamins seuls dans une salle pleine de potions juste pour rattraper cet idiot qui avait survécu. Il aurait aimé secouer la bouche du gamin jusqu’à ce que ses dents s’enfonce dans sa tête ! S’il était le tuteur de Potter, le garçon aurait senti la paume de sa main sur son postérieur pour cette petite crise ! Rogue se réprimanda mentalement quand il réalisa qu’il avait pendant un moment penser qu’il aurait pu être le tuteur de cet odieux garnement. Il ne pouvait pas se permettre de penser ce genre de choses, c’était s’aventurer sur un sentier glissant et exactement ce que Dumbledore et McGonagall espéraient. Rogue se retourna face à sa classe et vit que la plupart des étudiants, Serpentars y compris, le fixait comme s’il eut s’agit d’un monstre. « Remettez-vous au travail ! », aboya-t-il. Il avait eut l’intention de retirer des points Gryffondors pour la crise de Potter, mais décida autrement.
Une fois la classe terminée, Sévérus chercha Minerva jusque dans son bureau. Celle-ci eut à peine le temps de lever les yeux de ses copies avant qu’il n’explose. « Votre précieux garçon, cracha-t-il, s’est moqué de moi devant toute la classe ! Je demande que vous fassiez quelque chose ! »
La sorcière le regarda calmement. « Et que voudriez-vous que je fasse exactement ? N’avez-vous pas retiré des points ? Peut-être lui avez-vous donné une retenue ? »
« De telles conséquences ne suffiraient pas à punir sa conduite », répliqua Rogue. Il décida de ne pas mentionné le fait qu’il n’avait rien fait de tout ça ne voulant pas expliquer à sa collègue que le garçon était sorti de sa classe avant qu’il ait pu dire quoique ce soit. « Et pour ce qui devrait être fait concernant Potter, je vais vous dire une chose, s’il était un étudiant de ma Maison et qu’il parlait à un professeur de cette façon, je lui donnerais une fessée ! »
McGonagall le fixa intensément. « Alors, je dois vous dire Sévérus que vous avez beaucoup de fessées à administrer parce que des étudiants de votre Maison ont été odieux avec Hagrid. En fait, un de ceux-la a été blessé à cause de son manque de respect. » La petite sorcière se mit sur ses pieds et secoua un doigt réprobateur devant le visage du sorcier en noir qui la dominait de sa hauteur. Sévérus Rogue ne l’intimidait pas le moins du monde. « Vous ne souhaitez pas recommencer ce petit jeux entre nos Maisons, Sévérus car vous perdriez ! » Rogue serra les dents car il savait qu’elle avait raison et détesta l’admettre. « Je suis d’accord que quelque chose doit être fait pour ce garçon, insista-t-elle, il devient incontrôlable. »
« Je crois me rappeler que Dumbledore et moi-même étions d’accord là-dessus quand vous l’avez suggéré lors de notre dernier meeting », dit McGonagall brusquement. « Nous avoons aussi évoqué par quel moyen il pourrait être mis sous contrôle. Si vous étiez son tuteur, vous ne seriez pas là à me brailler dessus, n’est-ce pas ? J’ose dire que c’est M. Potter qui serait en train de brailler sur vos genoux. Il serait beaucoup moins enclin à vous montrer autre chose que du respect dans votre classe ou nulle part ailleurs s’il savait que vous pouviez le fesser. »
« Je refuse d’être le tuteur de ce gamin ! », rétorqua Rogue, la frustration contorsionnant son visage.
« Alors je vous dirai que vous avez fait tout ce que vous pouviez faire et je vais vous souhaiter une bonne journée », dit McGonagall en montrant la porte du doigt de la même façon qu’elle faisait sortir les étudiants qui l’avaient agacée. Sévérus sortit prestement de son bureau, plus en colère qu’il ne l’avait été en y entrant.
Harry n’alla pas voir Mme Pomfrey pour soigner les blessures qu’il s’était infligé aux mains. Il n’avait pas envie de répondre aux questions concernant ce qui s’était passé. Il ne pensait pas s’être cassé quelque chose, mais c’était une bonne chose que la saison de Quidditch soit finie ou il aurait eu du mal à agripper son balai. Bien sûr, si c’était encore la saison de Quidditch, il serait aller tout de suite se faire soigner les mains, c’était une chose de souffrir, mais une autre de laisser tomber son équipe en ne jouant pas dans sa meilleure forme.
Après sa petite discussion infructueuse avec Minerva, Rogue s’en alla à la recherche de la source qui avait causé une telle perturbation dans sa classe. Bien que ce qu’il pouvait faire de Potter une fois qu’il aurait trouvé était limité, il pourrait toujours décharger sa colère sur lui et peut-être que ça lui ferait du bien. En arpentant les couloirs, il reconnu la voix familière de cette insupportable je-sais-tout d’Hermione Granger et de Ron Weasley, le petit frère idiot des odieux jumeaux. Il allait leur bondir dessus mais s’arrêta net quand il réalisa qu’ils parlaient de Harry. Toujours enchanté d’apprendre quelque chose de nouveau sur le garçon, il espionna leur conversation.
« Je croyais que si on lui laissait du temps, Harry se sentirait mieux,mais je n’arrive pas à le faire parler », dit Hermione, la voix lourde d’inquiétude.
« Normalement, il ne se laisse pas avoir par ce crétin graisseux », répondit franchement Ron. « En fait, tout semble lui monter sur les nerfs depuis peu. Enfin quand cela daigne le toucher. »
« Ces inconstances d’humeur de lui ressemblent pas », observa Hermione.
« Inconstances ? », rigola Ron. Hermione fronça les sourcils. « Franchement Hermione. »
« Il n’y a rien de bizarre avec le mot inconstance », répliqua Hermione irrirtée. Elle prit une grande inspiration. « Je ne vais pas te laisser m’entraîner dans une de tes stupides discussions. De plus, nous devons trouver ce qui ne va pas avec Harry. »
« Ok, je te laisse le harceler alors », dit Ron.
« Je ne harcèle pas ! », rétorqua Hermione. « Je répète à peine des encouragements pour parler. »
« Comme je le disais, je te laisse le harceler », répliqua Ron, riant avant de s’exclamer « aïe ! » après qu’Hermione l’ai frappé. « Tu devrais apprendre à frapper comme une fille », se plaint-il.
« Et qu’est-ce que c’est sensé vouloir dire ? », demanda-t-elle.
« Tu frappes comme mes frères et ça fait mal ! », couina Ron.
Rogue se retourna et s’en alla réfléchissant sur ce qu’il venait d’entendre. Quand il posait le regard sur Potter, il voyait le tortionnaire de son enfance, James Potter, qui n’avait été qu’une source perpétuelle de misère. Il pouvait voir le même culot, le même irrespect des règles, et cette sorte d’existence sacrée qui le laissait s’en tirer avec tout et n’importe quoi.
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Après le dîner, Rogue rôda dans les couloirs telle une ombre sombre jusqu’à ce qu’il aperçoive le sujet de ses pensées. Avec un sourire naissant sur son visage, il rattrapa Potter.
« N’avez-vous rien de mieux à faire que de traîner sans but dans les couloirs, jeune homme ? », demanda Rogue, faisant sursauter Harry qui n’avait pas vu le maître des Potions arriver derrière lui.
« Apparemment non », répondit Harry. « Alors si vous voulez bien m’excuser, je souhaiterai continuer à errer sans but. »
« Votre attitude laisse plus qu’à désirer, espèce de petit insolent ! », lança Rogue menaçant. Le culot du garçon était incroyable.
« Vous n’avez pas d’audience ici, alors pourquoi ne garderiez-vous pas ça pour votre classe ? », rétorqua Harry en colère. Il n’avait jamais encore montré autant d’irrespect à un professeur.
Rogue se dressa de toute sa hauteur. « Vous marchez sur des chardons ardents avec moi, M. Potter, je vous suggère de faire très attention. »
Harry leva les yeux sur Rogue et fut envahi par une vague de fatigue intense. Il voualit seulement être seul, même si pour cela il devait donner à Rogue le mot de la fin. « Je suis désolé, vous avez raison », marmonna-t-il exténué et abattu.
Rogue fut à nouveau pris de court par le changement radical dans le comportement du garçon. Il s’était attendu et avait espéré que Potter continue à lui répondre. Au lieu de cela, le garçon avait abandonné d’un coup. Le garçon bougea légèrement, ce qui eut pour effet de découvrir une de ses mains meurtries qui jusque là avait été dissimulée sous ses longues manches.
« Qu’est-il arrivé à vos mains ? », demanda Rogue en fronçant les sourcils. Il se réprimanda intérieurement d’avoir eut l’air si concerné.
« Rien », mentit Harry en essayant de se retourner pour partir.
« Rien ? », demanda Rogue en attrapant Harry par le bras. Il souleva la manche d’Harry pour mieux regarder.
Harry dégagea son bras et recula. Rogue n’était pas seulement grand, il était aussi assez fort. « Je n’ai pas envie d’en parler », marmonna-t-il en essayant une nouvelle fois de s’en aller.
« Vos mains ont l’air d’avoir frappé un mur à plusieurs reprises, M. Potter. Dites-moi que vous n’êtes pas aussi stupide que cela », dit Rogue, en colère malgré lui face aux blessures que le garçon s’était volontairement infligées.
« Qu’est-ce que ça peut vous faire ? », cria Harry, la colère montant en lui maintenant qu’il se sentait coincé.
« Ce ne me ferait rien si je n’étais pas un professeur et ainsi forcé par ma position de m’assurer de votre état de santé comme vous semblez incapable de prendre soin de vous. »
Sur ce, il attrapa Harry par le bras et se mit à le tirer derrière lui. « Alors, je vais devoir vous emmener voir Mme Pomfrey, petit imbécile ! »
Harry enfonça les talons dans le sol et essay à nouveau de se dégager de l’étreinte de Rogue, mais réalisa qu’il n’y arriverait pas. « Lâchez moi ! »
Rogue s’arrêta et dit calmement : « Je serais d’autant plus heureux de vous tirez derrière moi par l’oreille si vous refusez de coopérer. »
Harry eut le souffle coupé en imaginant la scène : Rogue le tirant par l’oreille à travers les couloirs de l’école sous le regard des autres étudiants.
Voyant que le garnement ne souhaitait pas que cela arrive, Rogue prit avantage de la situation pour se dégager de la responsabilité d’amener le détestable Potter à l’infirmerie. « J’ai d’autres choses bien plus importantes à faire que de m’occuper de vous, Potter. Vous irez à l’infirmerie par vous-même voir Mme Pomefrey pour qu’elle guérisse vos mains. Si j’apprends que vous ne l’avez pas fait, je vous tirerai par l’oreille jusqu’à l’infirmerie à travers les couloirs les plus fréquentés ! »
Harry regarda Rogue partir. Une fois que le maître des Potions était trop loin pour entendre, Harry lui lança des jurons bien choisis qui aurait rendu Ron fier de lui et qui aurait choqué Hermione. A contre cœur, il se dirigea vers l’infirmerie. Il se dit qu’au moins, il n’aurait pas à supporter l’harcèlement d’Hermione quand il verrait ce qu’il avait fait.
Quand Harry dû assister à la leçon suivante de Potions, il traîna littéralement les pieds et se plaint à chaque pas le menant aux donjons. Ron et Hermione compatirent.
Harry prit place et marmonna : « que le show commence », quand Rogue se retourna et le fixa intensément.
Rogue prétendit ne pas avoir entendu le commentaire et se demanda comment il devait s’y prendre. Il ne voulait pas provoquer une autre sortie précipité de la part de Potter, mais il ne voulait pas que les autres croient qu’il ne prenait pas au sérieux l’offense que lui avait fait subir Potter. Le terme moldu « s’arracher les cheveux » lui vint à l’esprit. Quand il croisa le regard noir que lui lançait le petit insolent.
Harry regarda et écouta faisant plus attention à ce que disait Rogue qu’il ne l’avait auparavant. Les insultes allaient venir, ce n’était qu’une question de temps. « Vous semblez étrangement attentif aujourd’hui, M. Potter », dit le maître des Potions d’une voix neutre.
Harry haussa les épaules et sourit hypocritement à Rogue. « Je suis sûr que je quitte généralement votre classe en sachant exactement ce que vous voulez que je retienne, monsieur. »
Maintenant en colère, Rogue dit : « Ce sera dix points pour Gryffondor pour votre comportement, et une retenue pour vous M. Potter. Encore une réflexion de ce genre M. Potter, et vous aurez une détention chaque jour de la semaine jusqu’au vacances. C’est compris ? »
« Oui, monsieur », répondit Harry entre ses dents. La dernière chose qu’il souhaitait c’était de passer plus de temps avec Rogue !
« Je dois y aller », dit Harry à Ron et Hermione. « J’ai une retenue avec Rogue », grommela-t-il.
Ses amis lui lancèrent des regards plein de compassion, et Ron fit quelques remarques désobligeantes à propos de Rogue pour booster l’humeur d’Harry.
Bien trop tôt, Harry se retrouva à nouveau dans la classe de Rogue. C’était bizarre de se retrouver là sans les autres étudiants. Pas qu’un donjon n’était pas déjà un endroit effrayant à la base, même dans les meilleurs circonstances.
« Alors Potter, dit Rogue d’une voix méprisante en sortant d’une de ses réserves, la prochaine fois que vous décidez de me répondre, je vais devoir faire preuve d’innovation comme vous avez déjà autant de détenue que je peux vous donner. »
« Ca ne fait que me conforter dans mon idée que quelque soit la situation, elle peut toujours être pire », répondit Harry sur le même ton.
Rogue examina le garçon pendant un moment et réalisa que le garçon n’avait pas juste dit ça en l’air, il le pensait. « Je suis curieux de savoir si vous avez décidé de rester à l’école pour les vacances ou si vous retournez dans votre famille. »
Harry pensa refuser répondre, mais ensuite il se dit qu’il se fichait pas mal de l’opinion de Rogue. « Premièrement, je n’ai pas prévu de faire quoique ce soit. Ce que je veux n’est pas et n’a jamais été d’aucune valeur pour ma famille. Excepté quand ils s’en préoccupent lorsqu’ils veulent être certain de faire ce que je souhaiterai le moins ou pour ne pas me donner ce que je désirerai le plus. » La voix d’Harry s’était alourdie d’amertume en parlant des Dursley. Il regarda ailleurs. Il se fichait de l’opinion du maître des Potions mais il n’avait pas eu l’intention de parler autant.
Encore une fois, la réponse de Potter prit Rogue de court. Il avait entendu dire que la vie du garçon n’avait pas été idyllique, mais il ne s’en était pas plus préoccupé que ça. « Vous ne pouvez même pas vous entendre avec votre propre famille, hein ? », demanda-t-il en souriant pour cacher sa surprise. « Et bien, je suppose que ce n’est pas si surprenant. »
« Vous seriez enchanté d’apprendre que pendant tout l’été mon oncle et ma tante ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour s’assurer que je ne retournerai jamais à Poudlard car ils ne veulent pas que j’apprenne à me servir de la magie. S’ils trouvaient un moyen, ils me retireraient d’ici. Bien que cela signifie que vous n’aurez plus le plaisir de m’humilier devant la classe entière, mais vous pouvez cependant, vous consoler car cela signifie que je ne saurai pas me défendre quand Voldemort ou les Mangemorts ou les deux viendront pour moi. »
« Je pense que vous êtes un horrible petit monstre, Potter, mais je n’aime pas le fait que vous en ayez conclu que je souhaitais votre mort », répondit Rogue, pensant que la discussion était allée trop loin.
« Vraiment ? », demanda Harry. « C’est en fait une rumeur très populaire chez les élèves de ma maison et de la votre selon laquelle comme vous avez été un partisan de Voldemort, vous êtes ici pour me faire du mal. »
« Ne prononcez plus ce om », ordonna Rogue. « Et vous partagez cette opinion ? »
« Est-ce que je partage l’opinion que vous êtes ici pour accomplir la volonté de VOLDEMORT ? », demanda Harry, en insistant délibérément le nom. « Vous avez tout fait pour que je sache combien vous me détestez, alors pourquoi je n’y croirai pas ? »
« Prononcer encore une fois ce nom et vous allez le regretter », menaça Rogue avant de reprendre d’un ton plus calme. « Vous devez savoir que je ne vous hais pas, bien que je ne vous apprécie pas beaucoup. De plus, je ne souhaite pas la mort de ceux que je n’apprécie pas, autrement la plupart des gens, alors inutile de vous considérer comme un cas spécial à cet égard. » Rogue réalisa que ce n’était pas la façon la plus effective de rassurer le garçon,mais comme rassurer les élèves n’était pas son fort, c’était le mieux qu’il pouvait offrir dans de telles circonstances.
« Comme VOLDEMORT a tué mes parents et est largement responsable d’avoir ruiné ma vie, je pense avoir le droit de prononcer le nom de VOLDEMORT quand je veux ! », cria Harry en serrant les poings.
« Très bien Potter, je vous avais prévenu », dit Rogue en se dressant de toute sa hauteur devant Harry. Il attendit un moment sachant que le garçon ne savait pas quoi faire. Avec satisfaction, il regarda Harry commencer à reculer. « Vous venez de gagner des retenues avec moi tous les soirs jusqu’aux vacances. »
Harry se sentit soulagé sur le coup, il avait fini par croire que Rogue allait le figer ou quelque chose comme ça. Son soulagement fut de courte durée, et il grogna à la perspective de devoir passer toutes ses soirées en compagnie de Severus Rogue. « Vous ne pouvez pas vouloir passer autant de temps avec moi. »
« Aussi déplaisante que soit votre compagnie Potter, je m’efforcerais de m’y faire du mieux que je peux. J’ai un grand nombre de corvées déplaisantes et fastidieuses que vous pourrez faire », répliqua Rogue.
« Profitez-en tant que vous pouvez, rétorqua Harry, ça ne durera peut-être pas très longtemps. »
Rogue regarda le garçon. « allons, allons, Potter. Pensez-vous vraiment que les Moldus vont empêcher le célèbre Harry Potter de poursuivre son éducation à Poudlard ? Vraiment, Potter, avez-vous si peu de foie en vos fans ? »
« Je n’ai pas de fan », cracha Harry. Il détestait vraiment quand Rogue lui lançait sa célébrité au visage. « Et je n’ai jamais rien demandé de tel », ajouta-t-il en pointant sa cicatrice du doigt. « Je préfèrerais avoir des parents et l’anonymat ! »
« Vous n’avez peut-être rien demandé, Potter, répondit Rogue, mais tout comme votre père vous ne pouvez pas résister à l’envie d’être sous les projecteurs, n’est-ce pas ? Toujours à vous pavaner et à faire ce que vous voulez sans aucune considération pour les règles et toujours à croire que vous savez mieux que tout le monde. Combien de fois cela a-t-il failli vous coûter la vie, mon garçon ? »
« Vous êtes en colère parce que j’ai enfreint les règles et ai failli me faire tuer, ou vous êtes en colère parce que je n’ai pas réussi à me faire tuer en enfreignant les règles ? », demanda Harry.
« On en a déjà parlé Potter, je ne souhaite pas votre mort », répliqua Rogue. « Comme vous l’avez mentionné, je prends plaisir à vous tourmenter, et je ne pourrai plus le faire si vous étiez mort, n’est-ce pas ? »
« Votre intérêt est touchant », ronchonna Harry.
« Ne soyez pas si surpris », répondit Rogue en poussant Harry vers l’une de ses réserves. « J’ai du travail pour vous. Toutes les fioles ont des dates d’expiration dessus. Je veux que vous mettiez de côté toutes celles qui sont périmées, écrivez ce que c’est, et placez les avec précaution sur l’étagère sur le mur d’en face, pour que je puisse en disposer plus tard. »
Harry regarda dans la réserve et émit un nouveau grognement, il y avait des milliers de fioles. Rogue se retourna et en un tournoiement de ses robes noires il était reparti vers son bureau. Ca aurait pu être pire, pensa Harry. Rogue aurait pu lui donner quelque chose à faire tout près de lui et il aurait eu à subir d’autres commentaires méprisants de la part de son Professeur.
Rogue regarda Harry disparaître dans la réserve et tapota ses doigts sur le bureau. Alors Potter pensait qu’il y avait une chance que sa famille Moldu pourrait essayer de l’empêcher de revenir à l’école. Harry avait raison sur un point : s’il ne suivait pas les cours de Poudlard, il n’aurait aucun espoir de se protéger contre ses ennemis. Le maître des Potions poussa un soupir. Il allait falloir qu’il aille parler à Dumbledore. Quelque chose devait être fait pour s’assurer qu’Harry continue à venir à l’école.
Rogue continua à corriger des copies et alla dans la réserve où le garçon travaillait. Il observa quelques instants le garçon. Il devait admettre que le gamin était très minutieux et méthodique dans son travail. Apparemment, il avait au moins réussi à faire comprendre à Potter combien les ingrédients avec lesquels les élèves travaillaient pouvaient être dangereux.
Quand Harry s’aperçut que Rogue était là, il le regarda avec prudence.
« Je dois aller parler avec le Directeur», indiqua Rogue.
« De moi ? », demanda Harry sa voix tintée de colère.
« Le monde ne tourne pas autour de vous, Potter ! », répliqua Rogue. Bien que cela était le cas. « Maintenant, pensez-vous pouvoir être un gentil garçon et finir votre retenue sans que j’ai à vous surveiller ? »
« Oui », répondit Harry renfrogné.
Ayant informé Dumbledore qu’Harry pensait que son oncle et sa tante essayaient de le retirer de Poudlard, Rogue considéra qu’il avait fait son travail et se tourna pour partir.
« Severus », dit le vieux sorcier d’une voix douce. « Malheureusement, je n epeut pas m’occuper de cette affaire moi-même. Le Minsitère de la Magie fait encore des siennes, et je dois aller m’occuper d’eux. » Albus regarda le jeune sorcier avec expectative.
Rogue leva un sourcil. « Je suis désolé, monsieur, je ne comprends pas exactement ce que vous attendez de moi. »
« Oh », dit Dumbledore en réalisant qu’il avait été un peu vague. « Je veux que vous leur fassiez renoncer à leurs droits parentaux pour que nous puissions mettre un terme à cette folie. Ayant entendu plusieurs histoires sur la famille d’Harry, je pense que votre tempérament et votre personnalité sont tout à fait adapter à cette tâche. »
Il y avait des moments où Severus se demandait si Dumbledore devenait sénile. « Avec tout votre respect, monsieur », dit Rogue après un moment de silence. « Les quelques moldus que j’ai rencontrés avaient une peur bleue de moi. » Cet état de fait aurait pu être appliqué à tous les sorciers et les sorcières, masi il ne resentit pas le besoin de le signaler.
« Exactement », répliqua Dumbledore. « Je suis sûr que vous avez déjà entendu le dicton qui dit que le peur est une grande motivation. »
« Je vois », dit Sévérus. Il attendit patiemment pendant que Dumbledore farfouillait dans son bureau. Il accepta ensuite quelques rouleaux de parchemin du directeur. Il regarda les papiers et prenant connaissance de leur contenu se sentit profondément ennuyé par l’insistance du vieux sorcier.
« Je crois que vous les aviez égarés », dit Albus en s’asseyant lourdement sur sa chaise. « Je les ai retrouvés dans une corbeille à papier tout près d’ici dans le couloir. »
« Vous avez vraiment envie que JE devienne ce, ce… », un grand nombre de mots dédaigneux lui vinrent en tête mais il se reprit. « …le tuteur du garçon ? »
Rogue avait toujours détesté quand Dumbledore prenait cet air sage de « je-sais-tout et la vérité se fera connaître avec le temps. »
« C’est exactement ce que je souhaite, et je sais que vous avez quelques réserves à ce sujet », commença Dumbledore.
« Réserves ? », demanda Rogue incrédule. « De devenir le tuteur de Potter ? », Il émit un son de pur dégoût et croisa ses bras en regardant ailleurs, borné.
« Je vais vous dire », dit Dumbledore au maître des Potions. « Vous allez avec Harry pour faire signer les papiers à sa famille ce qui assurera son maintient dans notre école et si vous n’avez aucun problème quant au fait qu’Harry doive rester dans sa famille, alors nous oublierons ce transfert de tutelle. »
En sortant du bureau du directeur, Rogue avait déjà pris sa décision que sous aucune circonstance il demanderait à la famille d’Harry de signer quoique ce soit d’autre que le papier de renoncement de leurs droits parentaux.
Severus avait d’autres choses à faire, et il était déjà bien tard quand il retourna dans sa salle de classe pour la fermer à clef le reste de la nuit. A sa grande surprise, il trouva Harry dans la réserve qui travaillait toujours ;
Harry tourna la tête vers la porte quand il entendit Rogue s’éclaircir la gorge. Il regarda l’heure qu’il était mais ne dit rien à Rogue du fait qu’il était tard dans la nuit.
« C’est votre faute si vous êtes toujours debout après l’heure du coucher », dit Rogue d’un ton accusateur.
Harry haussa les épaules. « Je ne me serais pas endormi avant cette heure là de toutes façons. »
Rogue fronça les sourcils. « Encore vos escapades nocturnes, Potter ? »
« Non », répondit Harry sur la défensive. Je reste la plupart du temps dans la salle commune des Gryffondor. »
« La plupart du temps ? », demanda Rogue.
« Des fois, j’essaie d’aller au lit un moment », répondit Harry.
« Qu’est-ce que vous faites debout au milieu de la nuit ? », demanda Rogue.
« Je n’arrive pas bien à dormir depuis… », il s’arrêta avant de dire depuis la mort de Sirius, et dit au lieu de cela « …un petit peu. »
Rogue regarda Harry attentivement d’une façon qui rendait Harry très inconfortable. Il se dit que l’homme avait dû passer du temps devant son miroir à s’entraîner pour ce regard. « Je ne reste pas impuni quand j’enfreins les règles en étant debout dans les couloirs la nuit si ce qui vous inquiète ! », lança-t-il.
Severus aimait à croire qu’il avait un sens accru pour remarquer les détails, mais il réalisa qu’il n’avait pas remarqué les cernes noires sous les yeux d’Harry. « Quand on commencé ses problèmes de sommeil ? », demanda-t-il.
« Curiosité morbide ? », dit Harry en retirant ses lunettes et en se frottant les yeux.
« Si vous voulez », répondit Rogue d’un ton tranchant. Quand le garçon tarda à répondre, il fit claquer ses doigts et dit brusquement : « Aller, Potter, nous n’avons pas toute la nuit à attendre que vous formuliez une réponse. »
Harry soupira. Il était trop fatigué pour ça et pas seulement par manque de sommeil. Il sentait que son âme était lasse. « Y a des nuits où je ne dors pas du tout. » Il haussa dédaigneusement les épaules en ne répondant délibérément pas à la question qui lui avait été posée. « J’ai entendu dire qu’il y a des gens qui n’ont pas besoin de beaucoup dormir. »
« Et il y a aussi des gens qui ne dorment pas à cause de leur anxiété, M. Poter », dit Rogue d’une vois parfaitement neutre et sans laisser ses pensées se refléter sur son visage.
Harry haussa à nouveau les épaules.
« Avez-vous parlé de ça à qui que ce soit ? », demanda Rogue.
« Ouais », répondit Harry d’un ton désinvolte. « A vous ». Et il disparut par la porte.
Rogue poussa un soupir et frotta son visage avant de se diriger vers son propre lit.
« Bon dieu, Harry ! », s’exclama Ron. « Tu es en retenue avec Rogue tous les soirs de la semaine ? »
« Harry », réprimanda Hermione. « Que lui as-tu encore dit ? »
« Qu’est-ce qui te fait croire que j’ai dit quelque chose ? », demanda Harry sur la défensive.
« Si tu te souviens bien, nous étions avec toi quand tu as envoyé bouler Rogue, répliqua Hermione, irritée. Les deux fois. Tu t’es montré hostile envers lui comme je ne t’ai jamais vu le faire avec qui que ce soit ! Qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? », demanda-t-elle, maintenant plus inquiète qu’agacée.
Harry ouvrit la bouche pour répondre, mais un regard de la part d’Hermione, et il sut qu’elle ne croirait pas un mot de ce qu’il allait dire. Franchement, pourquoi est-ce qu’il avait une fille parmi ses deux meilleurs amis ? Les garçons ne fouinait pas comme ça pour savoir ce qui se passait ! Il jeta un regard à Ron qui le regardait avec un air de pitié, sachant qu’Hermione ne le lâcherait pas avant qu’il avait répondu à sa question.
« Je...je ne sais pas », admit Harry. « Des fois, je me fiche de tout, comme si j’étais trop fatigué pour me battre et qu’il y a aucun intérêt à el faire de toute façon. Et d’autres fois, je me sens tellement en colère et j’en ai trop marre et, et… » Harry secoua la tête, frustré. « Je ne sais pas », répéta-t-il en soupirant.
Harry posa une main sur le bras d’Harry. « Tu as traversé beaucoup d’épreuves, Harry, et ça n’a pas été facile pour toi. »
« Ouais, acquiesça Ron. « C’est comme elle dit », ajouta-t-il à court d’argument.
Harry sourit à ses deux amis avec gratitude. Merlin savait qu’il ne ferait rien sans eux.
Les trois amis furent interceptés dans le hall par Malfoy, Crabble et Goyle.
« Et bien, voilà la petite sang de bourbe », lança Draco. Il n’eut pas le temps de finir car il se retrouva le cul par terre, les mains plaquées sur son nez en sang.
Harry resta planté sur place, son poing toujours en l’air, une expression choquée sur le visage. Hermione et Ron regardaient alternativement Harry, Draco, Crabble et Goyle. Heureusement, les acolytes de Draco étaient trop abasourdi pour se rendre compte de ce qui venait de se passer. Plusieurs professeurs intervinrent avant que les choses ne dégénèrent. Professeur Sprout amena Draco à l’infirmerie, et Madame Hooch poussa Crabble et Goyle loin de Ron et d’Hermione, à qui elle dit de retourner dans leur salle commune. Au grand damne d’Harry, ce fut Rogue qui fondit sur lui et avant qu’il ne comprenne ce qui lui arrivait, il se retrouva à cavaler derrière les longues jambes du maître des Potions qui le tirait à travers une succession de couloirs.
« Vous essayez de vous faire tuer, Potter ? », demanda Rogue. « Une minute de plus, et Crabble et GOyle vous auraient rossé sur le sol ! »
« Lâchez-moi ! », commanda Harry, en essayant de desserrer les doigts de Rogue autour de son bras. A la grande surprise d’Harry, Rogue le tourna sur le côté et lui donna plusieurs claques sur les fesses avant de continuer à avancer Harry derrière lui.
« Vous…vous ne pouvez pas faire ça ! », protesta Harry, en regardant désespérément autour de lui en espérant que personne n’avait vu ce qui avait été plus embarrassant que douloureux. Heureusement, aucun témoin n’était présent sur les lieux.
« Manifestement, M. Potter, répondit Rogue sa voix lourde de colère, je peux comme je viens juste de le faire ! »
Harry fur pris de panique. Il réalisa qu’il était entraîné vers une paires d’escaliers qui menaient aux donjons. Si Rogue avait envie de lui claquer les fesses, qu’est-ce qui l’empêcherait de lui donner un vraie fessée ? « Vous n’avez pas le droit de le faire ! », dit Harry, sa voix montant d’une octave.
Rogue s’arrêta et regarda Harry, ses yeux noirs perçant les yeux verts grands ouverts. « Enfin quelque chose que vous redoutez, Potter, comme le fait de risquer votre vie ainsi que celle de vos amis ennuyeux ne semble pas vous effrayer le moins du monde ! »
« Où m’emmenez-vous ? », demanda Harry, cachant lamentablement sa panique grandissante.
Rogue prit un air dramatique. « Même quelqu’un de votre intelligence limitée aurait pu le comprendre depuis le temps », répondit-il en se remettant à tirer le garçon en bas d’un escalier de pierres vers la partie souterraine du château la plus humide et fraîche. « C’est ce qui va se passer une fois que nous serons arrivé dont vous devriez vous soucier. »
Le maître des Potions savait qu’Harry allait automatiquement en conclure que Rogue allait lui donner une fessée, quelque chose il pourrait faire si Harry était soit de la maison des Serpentar soit son pupille. Comme ce n’était pas le cas, Rogue n’osait pas faire plus que lui donner quelques claques mais il ne prit pas la peine de rectifier la méprise du garçon. Il lui cachait délibérément leur destination pour qu’il soit capable de juger correctement la vie de famille de Potter rien qu’en voyant la tête que celui-ci ferait sans avoir été prévenu de l’endroit où ils se rendaient.
Pour Harry, il lui sembla que l’instant d’avant, il était derrière Rogue, les robes noires du maître des Potions virevoltant autour de lui du fait de la cadence avec laquelle ils avançaient. Ensuite, il se cogna contre le dos de Rogue qui s’était arrêté d’un coup dans le couloir près des escaliers à l’intérieur de la maison des Dursley. Quand il se retourna pour regarder autour de lui, il se mit à secouer la tête, des larmes lui montant aux yeux en gémissant : « Non, non, non » encore et encore.
« Qu’est-ce qui vous arrive maintenant, Potter ? », demanda Rogue.
« S’il vous plaît, ne me renvoyez pas », supplia-t-il. Dans sa panique grandissante, Harry ne réalisa pas que s’il devait être renvoyé de Poudlard ce serait à Dumbledore de prendre la décision et non à Rogue.
« Qu’est-ce que tu fais là ? », demanda une femme d’une voix perçante en arrivant dans le couloir et en voyant Harry. Ensuite, elle regarda Rogue et d’une voix haut perchée demanda : « Qui êtes-vous et que faites-vous dans ma maison ? »
La voix de la femme fit vibrer désagréablement les tympans de Rogue, et ça lui rappela le bruit des ongles sur un tableau à craies. « Je suis le Professeur Rogue », dit-il en hochant la tête. « Je suis le Professeur de… »
« On s’en fiche de ce que vous enseigner ! », lança oncle Vernon en descendant les escaliers. Rogue regarda l’énorme bonhomme au visage écarlate. Il pouvait très bien imaginer voir de la vapeur sortir de ses oreilles comme dans ces dessins animés moldus qu’il avait vu lors d’une étude sur les moldus.
Un garçon rivalisant avec le tour de taille de l’homme et presque aussi grand descendait également les handicapés. « T’es pas sensé être à la maison ! », cria-t-il à Harry. « Tu es sensé resté dans ton école de dégénérés pendant encore au moins deux semaines ! » Le visage du garçon se contorsionna en une espèce de rictus de dégoût ce qui eut pour effet de provoquer chez Rogue un sentiment de mépris pour ce garçon. « Maman », se plaint le cousin d’Harry. « Il est pas supposé être la maison, fais le repartir ! »
Rogue jeta un coup d’œil à Harry. Potter semblait se recroqueviller sur lui-même, et il y avait un mélange de colère et de honte sur son visage.
Le maître des Potions se redressa. Ces gens étaient les pires Moldus qu’il n’ait jamais rencontrés, et il allait se charger d’eux comme il le faisait avec ceux de leur espèce. Il sortit sa baguette et la fit bouger dans les airs d’un air menaçant laissant plusieurs filets de feu. La petite famille retint son souffle et recula d’un pas. Seul Harry ne sembla pas concerné par le feu évoluant à l’intérieur de la maison. Le maître des Potions nota que Potter pensait apparemment que Rogue maîtrisait le feu et qu’il ne blesserait pas ces gens détestables. Il était réconfortant de savoir que le garçon lui accordait sa confiance.
« Maintenant que j’ai votre entière et totale attention », dit Rogue d’un ton condescendant. « J’ai ici des papiers que vous allez signer », continua-t-il en sortant les papiers et en les tendant au dessus de sa tête pour que Vernon qui était toujours dans les escaliers les attrape.
Vernon les attrapa en disant : « je ne me laisserai pas intimider à signer quoique ce soit ! »
Rogue tourna son regard froid vers le gros homme et annonça avec conviction et assurance : « Je crois que vous saurez être persuadé. »
Incapable d’aider mais curieuse des papiers, la tante d’Harry à la voix grinçante demanda à son pachyderme de mari quels étaient ces papiers.
Vernon les feuilleta rapidement, fronçant légèrement les sourcils, plus perplexe que furieux. Agitant les papiers vers Rogue, il dit : « Vous voulez que nous abandonnions la garde pour vous la donner ? Pourquoi diable personne ne l’a voulu avant aujourd’hui ? Il est pratiquement adulte maintenant ! »
Harry eut le souffle coupé et se tourna vers Rogue avec des yeux effarés. « La garde ? », dit-il. Secouant la tête, il commença à s’éloigner de Rogue comme s’il eut s’agit d’un reptile venimeux. « Vous aurez ma garde ? », demanda-t-il d’un ton de plus en plus horrifié. « Non ! », protesta-t-il fortement.
Ce ne fut qu’une fois qu’il eut réagi qu’il se rendit compte que ce n’était pas dans son meilleur intérêt de monter à son oncle et à sa tante ses sentiments à l’égard de Rogue. Comme c’était la première fois qu’il avait vent de cette proposition, il n’avait pas été capable de se préparer à encaisser cette nouvelle. Il était tenté de leur dire qu’au mieux Rogue était cruel et au pire qu’il avait essayé de le tuer et ensuite de les supplier de ne pas le laisser sous la garde du sorcier. Mais Harry savait s’il faisait une telle chose son oncle et sa tante le laisserait sous la garde de Rogue. Les Dursley n’avait jamais été gentils avec lui, mais il était sûr que Rogue, un ancien Mangemort, pourrait les faire passer pour des gens bien attentionnés en comparaison.
En voyant la réaction d’Harry à l’idée que cet arrogant de sorcier aux cheveux noir puisse avoir sa garde, Vernon fut presque tenté de signer les papiers immédiatement. Cependant, cet homme était venu dans SA maison et l’avait fait se sentir à la fois insulté et menacé. Il sembla donc moins intéresser à rendre Harry misérable que d’être le plus désagréable possible avec l’intrus. Encore une fois, il secoua les papiers sous le nez du sorcier et dit : « si vous n’aviez pas cette satanée baguette dans la main, nous verrions qui menace qui. Vous êtes tous les mêmes ! Vous vous cachez derrière votre magie. » « Son père, ajouta-t-il en désignant Harry de la tête, n’a jamais eu le cran de m’affronter d’homme à homme ! », beugla-t-il.
Avant de pouvoir réfléchir à ce qu’il disait, Rogue rétorqua : « Et heureusement pour vous qu’il ne l’a pas fait car je connaissais James Potter, et même sans sa magie vous n’auriez pas rivalisé avec lui, espèce de gros tas de gras ! » Incapable d’effacer de ce qu’il venait de dire, il se tourna vers Harry et avec une voix la plus dédaigneuse possible, il lui dit : « c’était un fait, PAS un compliment. » Enervé après lui d’avoir parlé en de bons termes de quelqu’un qui avait été un de ses tourmenteurs, il se retourna vers l’homme obèse debout dans les escaliers. « Et j’avais cru que le manque total d’instinct de survie d’Harry lui venait de ses parents. Si je me base sur votre stupidité, M. Dursley, je peux croire que ce n’est en fait qu’un comportement qu’il a pu apprendre de vous. »
Le visage rouge de Vernon passa au violet et on aurait pu croire que sa tête était sur le point d’exploser. « Rangez votre baguette et sortez espèce de monstre ! »
Un sourire lent et cruel se dessina sur le visage de Rogue. « Je vais faire un marché avec vous », dit-il d’une voix mielleuse. « Si je gagne, vous signez les papiers. »
Harry s’approcha de Rogue et lui agrippa le bras pour attirer son attention. Le maître des Potions déplaça son regard de l’oncle Vernon pour le poser sur Harry.
« Il a été un boxeur semi professionnel », souffla Harry pour prévenir Rogue. D’une manière générale, il n’appréciait pas Severus Rogue, mais ça ne voulait pas dire qu’il voulait le voir se faire rosser.
Rogue hésita, non pas parce qu’il s’inquiétait de perdre contre la masse graisseuse qui trônait sur les marches, mais plutôt parce qu’il fut surpris que le garçon s’inquiète pour lui. Mais il se souvint ensuite de ce qu’avait vu le garçon dans sa pensive. Rogue n’était plus depuis longtemps cet adolescent maigrichon que les autres garçons malmenaient. Non, le temps avait changé beaucoup de choses chez Severus Rogue, et maintenant c’était lui qui malmenait les autre et était capable d’assumer ce qu’il disait avec ou sans la magie. « Vous vous inquiétez pour votre matricule, M. Potter », répliqua-t-il. « Car quand j’en aurai fini ici, nous nous occuperons de votre agression sur Draco. »
Harry relâcha le bras du maître des Potions et recula d’un pas, à la fois déconcerté par la menace et surpris que Rogue veuille vraiment aller jusqu’au bout.
Severus ne savait pas pourquoi mais il ressentait un besoin immense de prouver au garçon qu’il avait peut-être été malmené quand il était petit, mais que ce n’était plus le cas. Peut-être était-ce dû au regard empli de pitié que le garçon lui avait lancé en s’excusant d’avoir regardé dans sa pensive. Il était frustré de n’avoir jamais pu se venger de ses tourmenteurs, mais quand il en aurait fini aujourd’hui, le garçon qui fouinait dans les affaires des autres ne le regarderait plus jamais avec pitié.
Harry regarda, abasourdi, Rogue suivre son oncle dehors en retirant sa robe et sa veste.
« Rendez-vous utile, Potter », dit-il en lui tendant ses affaires. Il plaça sa baguette dans sa manche. Il ne pensait pas que le jeune sorcier profite du fait qu’il soit désarmé, mais c’était une habitude. Il y avait peu de personnes au cours de sa vie à qui il avait donné sa baguette et ils étaient morts.
Vernon retroussa ses manches en fixant le sorcier, qui même sous ses robes était habillé tout en noir. « Vous ressemblez à un croque-mort », lança-t-il.
« Vraiment ? », dit Rogue en soulevant un sourcil. « Comme c’est approprié », ajouta-t-il avec un autre sourire glacial.
A suivre
franchement cette histoire est genial je suis impatiente de lire la suite!! merci beaucoup de nous faire partager ceci, et vraiment bravo!!
I've just run across this and am just blown away that somebody took the time and effort to translate my story into French! I am just flattered beyond words!