Cette histoire est l’œuvre de Dina. Les pensées des personnages sont en italique.
L’ours en peluche
Ca y est !
Il en avait plus qu’assez !
La coupe était pleine !
Severus fonça à travers les couloirs pour la vingtième fois depuis le début de l’année. Il était deux heures du matin pour l’amour de Merlin. N’était-ce pas suffisant ce que cet insolent avait fait à Halloween ? Et avec le Troll et tout le reste ? N’était-ce pas suffisant ce qui était arrivé pendant le match de Quidditch quand il avait du sauver cet ingrat insolent ?
Rogue n’avait pas trouvé le repose depuis que ce morveux avait posé les pieds à Poudlard. Chaque nuit, il patrouillait dans les couloirs, et plus d’une fois le garçon préparait quelque chose. Mais depuis Noël, c’était devenu insupportable.
A ce moment-là, Rogue ne savait pas que c’était en partie la faute du directeur. Ce dernier avait donné à Harry la cape d’invisibilité de son père, cette même cape qui avait donné des cauchemars aux professeurs de Poudlard pendant les sept années où James Potter avait étudié à l’école de Magie.
Il semblait que c’était justement une de ses nuits de cauchemars pour Rogue. Flich venait de l’alerter qu’il y avait un étudiant hors de son lit et Rogue cherchait l’école de fon en comble pour le trouver. Il savait que c’était Potter, il le savait c’est tout. Bien sûr, qui d’autre ? Ce petit morveux arrogant se pavanant comme s’il possédait le château.
Pendant ce temps, Harry, insoucieux d’un certain professeur de Potions en rage, était assis en haut de la Tour d’Astronomie, sa cape d’invisibilité en sécurité dans sa poche. Il était assis dans le noir sur une large fenêtre, ses bras autour de ses genoux repliés sur sa poitrine et regardant en bas. C’était si calme, si tranquille et reposant. Harry se sentait privilégié. Il était maintenant dans un endroit où il se sentait heureux, où il pouvait trouver la paix. Poudlard ! Et rien que de penser que quelques mois auparavant, il ne savait même pas que cet endroit existait. Il avait même des amis maintenant. Les gens l’appréciaient, à part Rogue bien sûr. L’homme l’avait détesté le jour où il avait posé un pied dans l’école, mais ce n’était pas grave, il avait l’habitude. Ce qu’Harry considérait comme étrange, c’était la réaction des autres personnes à son égard, pas celle de Rogue. Pour lui s’était normal que les gens le traitent comme le faisait Rogue.
Harry soupira. Il commençait à avoir froid. Il devrait peut-être retourner dans la tour de Gryffondor et se coucher sous les couvertures de son lit. Harry se mit à sourire en s’étirant. Il avait maintenant un lit, son propre lit, ses couvertures si confortables et chaudes. Tout ce qui lui manquait c’était un ours en peluche à serrer contre lui la nuit. Harry ricana. Ouais, que penserait Ron s’il savait qu’Harry…ahh !
Une main se posa brusquement sur son épaule le faisant sursauter. Il le va les yeux horrifié et déglutit bruyamment. Rogue ! Le visage livide, furieux, les yeux brillants, les narines frétillantes. Rogue était hors de lui. Harry voulait parler, s’enfuir, faire quelque chose au lieu de rester pétrifié sur place l’air terrifié, mais il ne pouvait pas. C’était Rogue ! Harry avait de sérieux problèmes.
« Vous pensez être au-dessus des règles, Potter ? » Le maître des Potions posa la question avec une colère non dissimulée dans la voix, informant clairement Harry que son dernier jour était arrivé. Après tout, Rogue n’avait pas déjà essayé de le tuer avant en tentant de le faire tomber de son balai en plein match de Quidditch devant tout le monde, devant Dumbledore lui-même. Qu’est-ce qui l’arrêterait maintenant de tuer Harry ?
La gorge d’Harry était sèche et il réussi à articuler un faible : «Non, monsieur ».
« Je vois. Alors vous pensez, de fait, que d’être hors de votre dortoir après le couvre-feu, dans la tour d’astronomie en plus, seul et A DEUX HEURES DU MATIN est permis par le règlement ? »
Oh mince, Rogue allait le jeter de la tour d’astronomie. Harry était trop bête, pourquoi n’avait-il pas gardé sa cape d’invisibilité sur lui ? Il déglutit une nouvelle fois.
« Qu’y a-t-il ? Vous ne trouvez rien à dire ? »
Que pouvait-il dire ? S’il vous plaît ne me tuez pas ?
« Monsieur, je…Je suis désolé, je heu.. s’il vous plaît monsieur… », Harry bafouilla. Il se détestait d’être si faible mais il était terrifié.
La voix de Rogue fut si tranchante, froide et emplie de haine quand il dit : « Oui, Potter vous allez être désolé croyez-moi. »
Et Harry frissonna.
Rogue le saisit par la nuque et le poussa fermement en direction de la porte. Attendez ! LA porte ? Rogue n’allait donc pas le jeter de la tour ? Harry reprit son souffle soulagé, Rogue ne le tuerait pas aujourd’hui. Mais attendez, où est-ce qu’ils allaient ? Harry sentit son estomac se nouer, Rogue l’emmenait dans le bureau du directeur ? Oh non ! Harry ne supportait pas cette idée. Harry imagina la déception dans le regard du directeur et son souffle se coupa. Et soudain, de se retrouver jeté du haut de la tour d’astronomie ne lui sembla pas si horrible.
Mais non, Rogue le poussa toujours en avant et ils…. Harry gémit ! Ils se dirigeaient vers les donjons ! Rogue s’imaginait vraiment qu’il pouvait le mettre en retenue à cette heure-ci ? Il allait récurer les chaudrons jusqu’au matin ?
Trop tôt à son goût, ils arrivèrent aux donjons et Rogue poussa Harry dans son bureau. Harry se tint tout droit attendant le sermon qui allait sûrement commencer. Et Rogue ne le déçut pas.
« Je veux UNE raison Potter, UNE EXCUSE qui justifierait votre complet dédain des règles qui ont été édifiées pour la sécurité des étudiants plus que tout autre chose. UNE EXCUSE qui pourrait vous faire croire que vous pouvez faire ce qui vous plaît sans craindre des conséquences en retour. »
Harry voulait vraiment en finir mais il ne trouva rien à dire alors, ils resta debout en silence étudiant le bout de ses chaussures en espérant que le sermon allait se terminer.
« Rien à dire, Potter ? »
Harry secoua la tête. « Non monsieur ». Pourquoi vous me donnez pas tout de suite cette retenue qu’on en finisse ?
« Et bien M. Potter, je peux vous assurez que vous serez plus éloquent dans quelques instants. Je vais m’assurer que la pensée de quitter votre dortoir après le couvre-feu ne vous effleure même plus l’esprit. ».
Harry se sentit soudain mal à l’aise, quelque chose dans la voix de Rogue était…déterminé. Comme si le professeur était arrivé à une décision. Et que faisait-il à prendre la chaise de son bureau et de la poser à cause d’Harry, au milieu de la pièce.
Harry fixa sans comprendre Rogue qui s’assit sur la chaise et le prit par le bras en disant d’un air vicieux : « il n’y aura plus d’irrespect , plus de balade nocturne quand vous ne devriez pas, et plus de cette attitude de ‘je suis au-dessus des lois’. »
Rogue attrapa le pantalon d’Harry et défit rapidement la braguette. Il baissa le pantalon de Harry qui tomba à ses chevilles. C’est seulement à ce moment qu’Harry sortit de sa stupeur, qu’il réalisa que Rogue avait l’intention de…oh mon dieu ! Rogue allait…il allait lui donner une fessé ? Ca ne pouvait pas être vrai, n’est-ce pas ?
Avant qu’Harry ne réalise vraiment ce qui se passait, il se retrouva à regarder les bottes de Rogue en travers des genoux du professeur. « Non, non, monsieur, s’il vous plaît », supplia Harry en se débattant pour se relever. Il ne pouvait pas y croire.
Rogue maintint facilement le garçon en travers de ses genoux, son bras entourant fermement la taille d’Harry. Rogue donna à Harry une grosse claque cuisante sur ses fesses par dessus sa robe. Harry poussa un cri. Aaïee, ça faisait mal.
Rogue souleva la robe d’Harry découvrant son slip et son corps frêle. Rogue fut surpris. Sans sa robe, Harry paraissait très petit et maigre. Le garçon avait toujours paru petit pour son âge, mais maintenant en regardant le dos nu et les jambes nues d’Harry, et bientôt ses fesses nues, il semblait encore plus chétif. Rogue abattit une nouvelle fois sa main sur les fesses d’Harry ce qui arracha un autre gémissement. Il continua à claquer sévèrement les fesses d’Harry une dizaine de fois.
Harry poussa un petit cri après chaque claque. Cela faisait mal. La douleur dans son postérieur était tellement intense qu’il espérait que Rogue arrête bientôt.
Mais Rogue était loin d’avoir fini. Il passa ses doigts dans l’élastique du slip d’Harry et le baissa jusqu’à ses genoux. Harry avait les fesses rougies. Harry eut le souffle coupé en sentant l’air frais du donjon caresser son postérieur endolori.
« Nooonn, non monsieur, s’il vous plaît ! »
Le garçon venait de découvrir avec horreur que les premières claques n’avaient été qu’une mise en bouche. Super ! Il allait recevoir une longue fessée. Rogue voulait s’assurer qu’il ne recommencerait pas ses balades nocturnes.
Rogue leva la main au dessus de sa tête. Il ferma légèrement sa main et écarta les doigts, puis abattit fermement sa main sur les fesses d’Harry qui poussa un cri aigu. Rogue sourit. L’expérience lui avait appris que c’était la manière la plus efficace pour donner une fessée : ses doigts claquaient les deux fesses en même temps sans blesser la chair et le fait de fermer à moitié sa main augmentait le bruit de la claque ce qui effrayait sans fondement aucun le petit insolent sur ses genoux. Une autre claque et Harry commença à se débattre. Puis, Rogue se mit à abattre en rythme claque après claque, cinglant sévèrement les fesses et le haut des cuisse d’Harry jusqu’à ce qu’elles se tintent d’un rouge cuisant.
Harry, oubliant toute excepté la douleur qui irradiait son postérieur, pleurait maintenant à chaudes larmes. Il marmonnait au milieu de ses sanglots des morceaux de phrases incompréhensibles : « Aaohh, je suis désolééééé…Aaahhh s’il vous plaît, stop…., je….gentil……aaaahooh, plus jamais ! »
Rogue était satisfait. L’insolent réfléchirait avant de remettre un pied en dehors de son dortoir. Mais il restait la dernière leçon et Rogue serait damné s’il laissait le garçon se relever avant qu’il l’ait apprise.
Rogue souleva son genou droit légèrement pour que les fesses d’Harry se retrouvent bien au milieu de ses genoux et qu’il ait puisse atteindre l’endroit où les fesses et les cuisses se touchent, l’endroit exact où Harry allait s’asseoir. Il laissa sa main posée sur les fesses d’Harry qui étaient maintenant brûlantes et laissa au jeune garçon le temps de se calmer. Il avait besoin qu’Harry écoute attentivement.
Après un moment, les sanglots d’Harry diminuèrent et il cessa de gémir. Il espérait que ce soit fini. Ses fesses le faisaient souffrir au delà des mots, et il savait que s’il recevait ne serait-ce qu’une simple claque, il allait en mourir.
« Si vous êtes assez calme Potter, nous allons pouvoir continuer », reprit Rogue effaçant tous les espoirs d’Harry.
A ces mots, Harry fondit une nouvelle fois en larmes : « Non, s’il vous plaît, c’est trop ».
Rogue souleva calmement sa main et l’abattit juste là où Harry s’assayait.
« Aaahhaooo ! »
« Vous n’enfreindrez plus jamais les règles. »
CLAAAC
« Aooahahh, non, jamaiiiis »
« Vous ne quitterez plus jamais votre dortoir après les heures autorisées. » CLAAAC
« Ooohaaha, s’il vous plaît, non. Je ne le ferais plus », répondit Harry en pleurant.
CLAAACC
« Aaaahhhhoahh, mon dieu. Je suis désolé, monsieur, tellement désolé. »
« Vous écouterez vos professeurs CLAAP, vous suivrez le règlement CLLAAAAC, et vous serez sage, CLAC, CLAC, CLAAC, CLLAAC, CLAC, CLAAAAAC »
Harry gémissait et chialait sans retenue. Ca faisait tellement mal, tellement mal ! A ce moment précis, il espérait que quelqu’un allait le jeter du haut de la tour pour en finir. Il aurait du sauter quand il en avait eu l’opportunité. Il continua à pleurer toutes les larmes de son corps allongé en travers des genoux de son professeur. Et bientôt, ses pleurs diminuèrent quand il sentit une main lui tapoter le dos. C’était tellement réconfortant. Un instant après, la main s’arrêta ce qui faillit le refaire pleurer, mais finalement la main se mit à lui caresser le dos en dessinant des cercles. Il ferma les yeux pour arrêter les dernières larmes. Harry avait l’impression de s’être assis sur un poêle brûlant mais il se sentait bien maintenant. Il était fatigué et sa gorge le brûlait d’avoir autant gémit.
Rogue était reconnaissant que le garçon se soit finalement calmé et ait enfin arrêté de pleurer si ce n’est quelques reniflements occasionnels. Il avait commencer par lui tapoter le dos, puis avait dessiner des ronds avec sa main pour le calmer. Au départ, Rogue avait décidé de finir la fessée et d’envoyer le garçon au coin pour le faire réfléchir sur son comportement mais il n’avait pas pu. Harry avait été tellement en détresse que Rogue s’était senti obligé de le réconforter.
Harry, une fois calmé, réalisa soudain qu’il était toujours allongé en travers des genoux de son professeur les fesses à l’air. Il rougit et se débattit pour se relever.
Rogue aida Harry à se relever et regarda le garçon remettre rapidement son pantalon. Rogue grimaça, c’était pas une bonne idée. Harry couina et soudain de nouvelles larmes se mirent à couler sur ses joues. Rogue poussa un soupir.
Harry finit par relever la tête et croisa le regard de Rogue. Il s’attendait à d’autres remontrances ou quelque chose dans ce genre. Il avait été choqué par ce qui s’était passé, la façon dont Rogue l’avait réconforté, mais il s’avait que Rogue continuerait à l’insulter.
Rogue s’approcha d’Harry, et lui souleva le menton. Il essuya des larmes avec son pouce et dit d’une voix douce : « J’espère M. Potter j’espère que vous saurez rester en dehors des ennuis car sinon, je n’hésiterai pas à recommencer et… »
Rogue fut abasourdi. Il ne pensait pas que ses simples paroles allaient produire cette réaction ; Harry s’était remis à pleurer à chaudes larmes.
Rogue ne savait pas quoi faire. « Potter, je n’ai pas dit que j’allais vous redonner une fessée, je voulais dire que… », reprit Rogue.
Mais le garçon n’écoutait pas. Rogue ne savait pas que c’était la première fois dans la vie d’Harry que quelqu’un lui avait essuyé ses larmes.
Après un moment Rogue dit impatiemment : « Oh pour l’amour de Merlin Potter, venez ici ». Et Rogue approcha Harry de sa poitrine, passa ses bras autour du garçon et lui tapota le dos comme s’il berçait un bébé pour l’endormir. Au début, cela sembla avoir un effet négatif car Harry se mit à pleurer plus fort, mais ensuite, le garçon se calma et Rogue sentit les bras de Harry autour de sa taille et le garçon reposa sa tête sur le torse de son professeur le serrant fort.
Rogue leva un sourcil ; depuis quand les étudiants le prenaient-il pour une ours en peluche ?
Harry marchait lentement, gémissant et grimaçant à chaque pas. Ses fesses le faisaient souffrir et il savait que ça prendrait des jours, voire des semaines pour que se fesses guérissent. Il devait avoir des bleus partout. Il tenta de poser une main sur ses fesses se contractant dans l’attente d’une douleur mais avec surprise, il découvrit qu’il pouvait non seulement se toucher les fesses, mais aussi les frotter. C’est ce qu’il se mit à faire. Ca faisait un bien fou !
Harry continua à avancer lentement. Rogue lui avait ordonné de rentrer directement au dortoir des Griffondor. Il ne voulait pas y rentrer. Pour être honnête, ce qu’il voulait c’était retourner en haut de la tour d’Astronomie et s’allonger sur le ventre sur la fenêtre et regarder dans le vide. Mais il ne pouvait pas, n’est-ce pas ? Si Rogue l’attrapait à nouveau…Harry frémit. Le Professeur avait été très clair : « Potter, si je vous attrape en dehors de votre dortoir pendant les heures non autorisées, vous vous retrouverez en travers de mes genoux pour une longue séance avant même de pouvoir dire ouf. Et croyez-moi, la prochaine fois je ne serais pas aussi indulgent avec vous. »
Indulgent, INDULGENT ! C’était ça être indulgent ?
Harry n’en avait pas cru ses oreilles. Ses fesses…elles…heu ! En fait, ses fesses le faisaient beaucoup moins souffrir maintenant. Le plus vif de la douleur avait disparue et il n’avait presque plus mal. Etonnant ! Mais de toute façon, comment Rogue avait-il pu faire ça ? Cela devrait être interdit. Aucun autre Professeur n’aurait fait ça, n’est-ce pas ? Si les Professeurs étaient autorisés à fesser les étudiants, Harry en aurait entendu parlé quand même. Ron lui aurait dit.
« M. Potter ! M. Potter ! Monsieur Potter !... »
« Hein ! » Harry était tellement pris dans ses pensées qu’il avait passé l’entrée de son dortoir et avait continué à marcher le long du couloir jusqu’à ce que le portrait de la grosse dame l’appelle. Harry retourna sur ses pas et remercia à voix basse la femme pour l’avoir appelé. Il prononça le mot de passe et entra dans la salle commune des Griffondor. Il monta dans sa chambre. Ron, Neville, Seamus et Dean étaient tous profondément endormis. Harry était soulagé. Cela aurait été très embarrassant si l’un deux lui avait demandé d’où il venait et pourquoi il marchait bizarrement !
Harry se glissa dans la salle de bain et baissa rapidement son pantalon et son slip. Pour la première fois depuis qu’il était arrivé à Poudlard quelques mois auparavant, il trouva une utilité à ce grand miroir derrière la porte de la salle de bain. Il avait toujours trouvé que d’avoir ce miroir faisait très fille, maintenant il était bien content de l’avoir. Il se tourna et regarda ses fesses. Il s’attendait à ce qu’elles soient couvertes de bleues. Après tout, il avait eu terriblement mal en travers des genoux du maître des Potions. Harry grogna ; ses fesses avaient seulement une légère teinte rose. Il n’en revenait pas. Toute cette douleur et elles étaient seulement roses ? Et même douleur s’atténuait maintenant. C’était tellement injuste. Et ensuite, Harry fit la chose la plus surprenant qui soit : il sourit !
Rogue l’avait fessé, lui avait crié dessus et l’avait réprimandé, mais il lui avait aussi essuyé ses larmes et l’avait pris dans ses bras. Personne n’avait jamais fait ça dans sa vie. Il avait reposé sa tête contre la poitrine de Rogue et il avait pleuré. Rogue lui avait tapoter le dos pour le réconforter. Cela valait bien une fessée, non ?
Harry se mit en pyjamas et se glissa dans son lit sous les couvertures. Il poussa un soupir. Si seulement il avait un ours en peluche !!
Il faisait sombre. La chambre était assez familière pour lui pour que la pénombre le gêne. Il se tenait debout dans les ombres de l’aile de l’hôpital observant le petit tas allongé sur l’un des lits. Toutes les cinq minutes, la forme s’agitait, se retournait essayant de trouver le sommeil. Rogue entendit de faibles pas et se recula dans un coin de la pièce. Les ombres l’entourèrent. Personne ne remarquerait sa présence. S’il y avait quelque chose à part les potions où il excellait c’était de se fondre dans le noir.
Pomfrey s’approcha sans bruit du lit d’Harry. Elle se pencha au dessus du lit pour examiner son patient sans risquer de le réveiller et poussa un grand soupir de frustration.
« M. Potter, vous devriez être en train de dormir. »
Harry haussa les épaules. « Peux pas dormir », répondit-il.
Poppy secoua la tête. « Ca ne va pas M. Potter. Vous devez vous reposer. Les os cassés nécessitent du repos, de la nourriture en plus des potions. »
« Je sais, mais ça fait mal », se plaint Harry.
« Et bien peut-être que la prochaine fois, vous réfléchirez à deux fois avant de faire des cabrioles avec votre balai. Et juste pour attraper cette petite balle ! Vraiment ! », le réprimanda Pomfrey.
« C’est du Quidditch, Madame Pomfrey », répliqua Harry scandalisé. Juste pour attraper une petite balle, vraiment, Madame Pomfrey ne comprenait rien au Quidditch !
Rogue retint de justesse un reniflement agacé.
Madame Pomfrey répondit sévèrement : « Et bien, que cela vous serve de leçon dans ce cas, Potter. »
Les yeux d’Harry s’agrandirent sous le choc de ces paroles.
Harry s’était retrouvé plusieurs fois à l’hôpital depuis qu’il était arrivé à Poudlard. Il devait bien admettre que cela était dû en grosse partie au Quidditch, mais il en était arrivé à aimer la vieille infirmière. Il semblait qu’elle l’appréciait également car elle était toujours gentille et prévenante. Elle prenait grand soin de lui et ça, personne ne l’avait fait auparavant. Il s’appliquait à faire semblant d’être agacé, comme tout bon garçon de onze ans, mais en fait à l’intérieur cela lui faisait chaud au cœur.
Poppy soupira. « Allons, Potter. Ne me regardez pas avec ces yeux de chiot abandonné. Je ne le pensais pas vraiment. »
Harry fit un petit sourire.
Elle lui tendit une fiole de potion et lui sourit. « Tenez, ça vous aideras à calmer la douleur. Et peut-être pourrez-vous trouver le sommeil », dit-elle d’une voix rassurante.
Harry prit la potion et la bu d’une traite et eu un haut le cœur.
Poppy sourit. « Je suis sûr que cela avait meilleur goût que la potion pour les os », dit-elle.
Harry fit une drôle de tête ce qui fit rire Poppy. « Maintenant, allongez-vous et essayez de vous reposer »
Harry acquieça. « Merci Madame ».
Poppy le borda avant de s’en aller, ce qui le fit sourire.
Rogue observa de nouveau le garçon. Il se retournait toujours dans tous les sens mais ses mouvements étaient plus lents maintenant. La douleur s’était atténuée. Cependant, il ne semblait pas que le garçon était sur le point de s’endormir. Mieux valait en finir au plus vite alors.
Rogue s’approcha du lit d’Harry et croisant ses bras sur sa poitrine, il attendit que le garçon lève les yeux sur lui, ce qu’il fit après un moment. Rogue put pratiquement sentir le cœur d’Harry s’emballer quand il découvrit son Professeur. Que ça serve de leçon à cet insolent, après ce qu’il avait fait ce jour-là. Le faire sursauter lui et toute l’école avec ses acrobaties sur ce satané balai ! Le garçon avait pratiquement embrassé le sol, se cassant le bras, deux côtes et couvrant son corps d’ecchymoses. Il avait de la chance d’être encore ne vie.
Harry fixait le Maître des Potions avec des yeux grands ouverts. Ce dernier ressemblait à ce moment même à une chauve-souris géante venue de l’enfer pour sucer le sang des enfants dans leur lit. Harry eut la gorge nouée.
Rogue tendit les mains en avant et Harry essaya de se cacher sous les couvertures. Enfant idiot. Rogue jeta un puissant « Silencio » autour d’eux avant de remettre da baguette dans sa manche et de souleva un sourcil à l’attention d’Harry qui était maintenant livide.
« A quoi pensiez-vous ? »
Harry déglutit bruyamment avant de bafouiller : « Je..je ne sais pas ce que…ce que vous voulez dire Professeur. »
Rogue plissa les yeux. « Ne. Jouez. Pas. Au. Malin. Avec. Moi. Vous savez très bien de quoi je veux parler. »
Harry se concentra pour se rappeler ce qu’il avait fait ce jour-là et même ces derniers jours. Il ne trouva pas ce qu’il avait pu faire pour enrager autant son Professeur de Potions. Il pouvait voir que la colère de Rogue augmentait à mesure que le temps passait.
« Je ne sais pas Professeur », murmura Harry.
Un regard sur Rogue et son regard noir, et Harry sut que le moment était arrivé. Rogue allait le tuer ce soir et avec le sort « Silencio », personne ne l’entendrait hurler. Madame Pomfrey ne viendrait pas le voir avant des heures, il en était sûr.
Rogue leva un sourcil demandant sarcastiquement : « Vous ne savez pas. Hum, laissez-moi vous aider. Peut-être quelque chose concernant le match de Quidditch d’aujourd’hui ? »
Harry déglutit une nouvelle fois essayant d’humidifier sa gorge sèche. Etait-ce parce qu’il avait battu les Serpentars ? Mais..mais il était supposer jouer pour gagner, non ? Mais Rogue avait l’air tellement furieux.
« J’ai…j’ai attrapé le snitch, Monsieur ? »
Rogue regarda le garçon comme si une, non, plusieurs têtes venaient lui pousser dessus. Il se mit à crier : « EST-CE TOUT CE A QUOI VOUS POUVEZ PENSEZ ? CE SATANE SNITCH ? »
Harry tressaillit. Il ne comprenait pas. Il n’avait rien fait de mal, pourquoi Rogue lui criait dessus, pensa Harry se sentant misérable.
Rogue se mit à arpenter la pièce. « Que pensez-vous de : voler comme un fou sur votre balai comme si une horde de fantômes étaient à vos trousses ? Ou de passer si près des poteaux cinq fois aujourd’hui, assez près pour vous rompre le cou ? Et de voler droit vers le sol et de ne pas vous arrêter pour attraper ce foutu snitch quitte à vous casser tous les os de votre corps et de risquer votre vie ? NE REFLECHISSEZ-VOUS DONC JAMAIS ? »
Harry colla ses genoux contre son torse se mettant en boule. Il semblait bien plus jeune dans cette position, essayant d’enfoncer sa tête entre ses genoux. Il ne savait plus que penser. Est-ce que Rogue lui criait dessus pour avoir risquer sa vie ? Pourquoi s’en inquiétait-il ? Il se rappelait bien ce qu’y s’était passé quand Rogue l’avait attrapé dans la Tour d’Astronomie. Mais, c’était différent. Harry avait fini par se convaincre que Rogue l’avait puni uniquement parce qu’il s’était trouvé dehors après le couvre-feu. Mais maintenant, il ne savait plus que penser.
Rogue grinça des dents. Le garçon avait le culot de l’ignorer. Il avait enfoui sa tête entre ses genoux et ne l’écoutait plus. Et bien, cela allait changer et tout de suite !
Rogue attrapa les bras de Harry et les dégagea de ses genoux. Harry releva la tête d’un coup. Rogue plongea son regard noir dans les yeux d’Harry et murmura froidement : « vous ne risquerez plus votre vie, M. Potter ».
« Oui, monsieur », couina Harry.
Rogue s’assit et allait retourner directement Harry sur ses genoux quand il se souvint. Le garçon avaient des os cassés.. Il ne devait pas ressentir de douleur maintenant mais ses os étaient tout de même qu’en voie de guérison. Il regarda le garçon qui essayait toujours de s’écarter de lui avec un air perdu.
Rogue lui demanda d’une voix calme : « Quel bras et quelle jambe sont blessés, Potter ? » Rogue savait que Pomfrey avait remis les côtes d’Harry en place d’un coup de baguette magique.
« Mon bras et ma jambe droite. Pourquoi Professeur ? », demanda Harry d’une voix faible maintenant apeuré.
Au lieu de répondre, Rogue se leva, attrapa Harry par dessous les bras et le souleva comme il aurait soulever un bébé. Harry en eut le souffle coupé. « Professeur », articula-t-il choqué.
« Silence ». Rogue eut le souffle court remarquant que le garçon était fort léger. Il n’y avait presque pas de chair autour de ses os. Soudai, Rogue fut submergé par l’envie de le serrer dans ses bras. Il cligna des yeux horrifié. D’où cette idée lui vint-elle ? Il se réprima mentalement et s’assit plaçant Harry doucement en travers de ses jambes.
Harry secoua la tête. Non, non, noooonnnn. Ce n’était pas en train d’arriver. Ce n’était pas possible. Pas encore.
« Professeur, non, s’il vous plaît. Arrêtez. Je suis désolé. »
Rogue passa une main autour de la taille d’Harry et le maintint serré contre lui. Il claqua fermement les fesses d’Harry sous son pyjama. Harry eut le souffle coupé.
Rogue, satisfait que le garçon cesse de se débattre, demanda calmement : « Ai-je toute votre attention, Potter ? »
Harry renifla. « Oui monsieur »
« Bien. Maintenant écoutez. Ce que vous avez fait aujourd’hui est inexcusable. Il n’y a aucune raison valable pour risquer… »
« Mais je devais le faire, monsieur », dit Harry d’une petite voix ce qui lui valut une autre claque cinglante. « Aouhh ».
« Ne m’interrompez pas »
Harry acquiesça mais resta silencieux., pendant que Rogue continuait : « Comme je disais, il n’y a aucune raison valable pour que vous risquiez stupidement votre vie de cette façon. Cela n’arrivera plus jamais et je vais m’en assurer tout de suite. Je vous promets Potter qu’une fois que j’en aurait fini avec vous, vous réfléchirez longtemps avant de refaire cette erreur. »
Harry n’en revenait pas. Il jouait simplement au Quidditch. Il était supposé attraper le snitch. C’était injuste. Cependant, vu la position dans laquelle il se trouvait ; allongé en travers des jambes de son professeur,les fesses pointant en l’air, cela ne l’encourageait pas à affirmer ces propos à haute voix. Au lieu de cela, il essaya de sonner aussi contrit que possible : « Oui, monsieur. Je suis désolé. Cela n’arrivera plus. S’il vous plaît, ne me fessez pas ! »
Rogue confirma froidement : « Oui, ça n’arrivera plus. Et je vais m’en assurer immédiatement ». Rogue abattit deux nouvelles claques cuisantes sur les fesses d’Harry qui se tortilla sur ses genoux.
« Etes-vous confortable, Potter ? »
Harry cligna des yeux. Qu’est-ce que c’était comme question ? Il était sur les genoux de son professeur sur le point de recevoir une fessée pour l’amour de Merlin. Bien sûr qu’il était dans une position inconfortable. CLAC ! « Répondez à la question »
Harry eut le souffle coupé à nouveau. Il avait oublié combien la main de Rogue faisait mal. « Je ne comprends pas ce que vous voulez dire Professeur ».
Rogue leva les yeux. Garçon stupide. « Votre bras et votre jambe. Est-ce qu’ils vous font souffrir dans cette position ? »
Harry cligna une nouvelle fois des yeux abasourdi. Rogue allait lui donner une fessée et il s’inquiétait de savoir si son bras et sa jambe lui faisaient mal. Et ses fesses alors ?!
« Non, monsieur »
« Bien » Et ce fut le dernier mot que Rogue prononça pendant un long moment. Rogue baissa la culotte de pyjama d’Harry ainsi que son slip avec une aisance née de son expérience. Harry se mit à gémir : « Noonn, monsieur, non, s’il vous plaît… » Bien sûr cela ne changea rien.
Rogue ne perdit pas de temps. Claque après claque s’abattirent sur le postérieur d’Harry. Rogue s’appliquait à couvrir le haut des fesses d’Harry jusqu’au haut des cuisses.
CLAC. Pause. CLAC. Pause. CLAC. Encore et encore. Rogue savait que les pauses entre les claques étaient terribles pour celui qui recevait la fessée. Cela lui donnait le temps d’enregistrer la douleur que causait le coup et dès qu’il gémissait la claque suivante arrivait. Et Harry n’échappa pas à la règle. Après chaque coup, il avait le souffle coupé puis expirait rapidement et finalement laissait échapper un « aouhh » ce qui satisfaisait son professeur. Quelques minutes plus tard, le rythme changea, ce fut plus : CLAAC : « aooahh. Pardon ! » CLAC « arrêtez » CLAAAC « s’il vous plaît ! »
Très bientôt, les petites fesses d’Harry se tintèrent d’une séduisante (aux yeux de Rogue) nuance de rose foncé qui allait de corps avec la main de son professeur. Rogue poussa un soupir. Sa main lui faisait mal. Et il croyait au vieil adage : « ça me fait plus mal qu’à toi ». Après tout, sa main lui faisait vraiment mal après les fessées, mais il ne voulait pas utiliser une règle ou une ceinture sur le garçon. Il était si chétif pour son âge. Il ressemblait plutôt à un enfant de 8 ou 9 ans mais pas à un garçon de 11 ans. Et même, il ne serait pas si dur.
Harry n’était plus qu’une forme immobile sur les genoux de son professeur, pleurant tout ce qu’il savait. Entre ses sanglots, il réalisa que même si la fessée était deux fois moins douloureuse que le sort pour réparer les os, il était toujours en train de pleurer comme un bébé. La douleur était différente. Oui, quand les os guérissaient c’était extrêmement douloureux. Mais là, il ne s’agissait pas de ça ; c’était une punition. Et ses fesses étaient en feu. Sans parler du fait qu’il se sentait comme un méchant petit garçon qui avait été bien puni dans cette position. Mais, honnête avec lui même, c’est bien ce qu’il était.
Attendez, mais Rogue ne le fessait plus maintenant. Il n’y avait plus de claque. Et pourtant Harry ressentait toujours le besoin de pleurer. Qui ne l’aurait pas eu quand la main de son professeur caressait gentiment son dos de cette façon ? Qui n’aurait pas ressentit ce besoin quand le méchant Maître des Potions vous berçait et vous murmurait des paroles réconfortantes ?
Une fois Harry calmé, Rogue remonta son bas de pyjama sur les fesses cuisantes d’Harry ce qui provoqua de nouvelles larmes.
Rogue mit Harry sur ses pieds et se retint de sourire. Vraiment, ces envie soudaine l’agaçaient ! Le garçon avait toujours les joues et le nez rouges, ses yeux étaient bouffis et il frottait ses yeux avec ses poings en reniflant comme l’aurait fait un petite enfant.
« Je suis, snif, désolé, professeur. Sniff »
Rogue esquissa un sourire : « Je sais, Potter. Venez ici. »
Rogue approcha Harry de lui. Il sortit un mouchoir en papier de sa poche, il attrapa le pichet d’eau et humidifia le mouchoir. Il essuya le visage du garçon. Harry se remit à pleurer. Sapristi. Pourquoi faisait-il tours ça ? Il tapota l’épaule d’Harry jusqu’à ce qu’il se calme.
« J’espère qu’il n’y aura plus besoin de refaire ça, M. Potter », dit Rogue d’une voix sévère.
Harry secoua rapidement la tête. « Non, monsieur ». Plus jamais.
Rogue hocha la tête. « Bien. Maintenant, pourriez-vous essayer de dormir ? »
Le garçon acquiesça avant de se glisser dans son lit gémissant et grimaçant jusqu’à ce qu’il soit allongé sur le ventre.
Rogue remonta les couvertures sur Harry et se mit à lui tapoter le dos. Harry sourit et murmura : « Merci Monsieur ».
« Dormez », répondit Rogue d’une voix bien trop douce à son goût.
Le garçon ferma les yeux et s’endormit profondément au bout de quelques minutes.
Rogue resta à regarder le garçon un moment. Il avait l’air si petit, si fragile et innocent, et il faut le dire bien fessé. Rogue sourit et ébouriffa doucement les cheveux d’Harry en murmurant : « Dors bien, petit idiot ».
FIN