C’est une histoire de Willowtpa
La manière forte
Angel entra dans l’Hypérion. C’était presque l’aube et il pouvait sentir le soleil sur le point de se lever. Il referma la porte derrière lui et se dirigea vers son bureau. Il fut quelque peu surpris d’y trouver Wesley qui feuilletait un livre.
« Wes, tu n’as pas une vie ailleurs ? »
Wesley leva les yeux et lui sourit d’un air désabusé : « en fait, non. »
« Alors, en gros, si tu ne baises pas ta petite amie, tu passes ton temps à faire des recherche ? »
« De un, ce n’est pas ma petite amie. De deux, est-ce que tu viens juste de dire ’baiser‘ ? »
Angel sourit, narquois. Il adorait choquer les gens. « Qu’est-ce que tu recherches ? »
« Rein de spécial. Je lis c’est tout », répondit Wesley.
« Oh, c’est pitoyable. Tu lis des livres sur les démons juste pour le fun. »
Wesley le regarda avec une pointe d’ironie. « Nous ne sommes pas amusés. »
« Hum. Trop triste. Personne d’autre ici ? »
« Fred, Gunn et Lorne sont en haut. Cordélia est à son appartement et Connor doit être dans sa chambre. »
Il hocha la tête. « Super. Pourquoi ne vas-tu pas dormir. Tu dors, n’est-ce pas ? »
« Occasionnellement, oui. JE vais…heu…juste finir de lire ça et je rentre chez moi. »
« D’accord. Fais toi plaisir », dit Angel avant de monter à l’étage. Il avança sans bruit vers la chambre de Connor. Il passa la tête à l’intérieur et ne fut pas très content de ce qu’il vit. Connor n’était pas dans sa chambre. Il redescendit.
« Wesley. »
Wesley regarda le vampire. « Quoi ? »
« Connor n’est pas dans sa chambre. »
Wesley soupira doucement. « Fantastique ! Tu sais, Angel, tu devrais faire quelque chose. »
« Qu’est-ce que c’est supposé vouloir dire ? »
« Seulement que, il t’a envoyé au fond de la mer pendant trois mois et tu l’as mis à la porte. Il est revenu en rampant et en te suppliant de le laisser revenir, et tu as accepté. Et le pire c’est qu’il nous traite tous comme de la merde et quoiqu’il fasse tu le laisse s’en tirer ! Tu ne lui cries même pas dessus ! »
« Je crie. »
Wesley acquiesça à l’intention de son patron. « Tu ne devrais pas faire des choses comme ça Connor. Ne le refais plus. Et ce n’est pas comme si tu lui avais dit qu’une fois. Tu n’arrêtes pas de lui dire de ne pas recommencer. »
« Et que suggères-tu que je fasse ? »
« Je ne sais pas Angel. C’est TOI son père. Tu vas bien trouver. Il fau tjuste que tu sois plus….sévère. SOIS son père. Il en a besoin. »
Angel soupira profondément.
Connor entra silencieusement dans sa chambre par la fenêtre. Il était presque huit heures et il espérait que personne n’ait remarqué qu’il avait fait le mur. En refermant la fenêtre et en se retournant, tous ses espoirs s’évanouirent. Angel se tenait dans un coin de sa chambre, dans la pénombre, les bras croisés. Il n’avait pas l’air très content.
« Oh, salut p’pa », dit Connor souriant timidement.
« Où étais-tu ? »
« Dehors. »
« Sans blague. OU étais-tu ? »
Connor fut légèrement surpris par le ton, mais il ne se laissa pas démonter. « Je chassais dehors. C’est pas le bout du monde. JE le fais tous les soirs. »
« Excuse moi ?! »
« Ouais, bah comme toi. »
« Ouais, Connor, mais je suis un vampire. J’ai cette force, cette vue, cette ouïe et cet odorat supernaturels qui marchent à merveille. Choses que tu n’as pas. Tu es presque humain, Connor. Tu es un humain très talentueux, mais tout de même humain. Tu ne devrais pas sortir chasser sans me le dire ou sans le dire à quelqu’un. Et s’il t’arrivait quelque chose ? Qui te retrouverais ? »
« Qui s’en soucie ? »
« Moi ! », répliqua Angel en le regardant d’un air abasourdi. « Tu crois vraiment que je m’en fiche. »
« Ouais, faut croire. Ecoute, tu peux finir ton sermon rapide que je puisse aller me pieuter quelques heures ? »
Angel soupira. « Ecoute, Connor, tu dois arrêter de faire des trucs comme ça. Tu es puni. »
Connor fixa son père, ahuri. « QUOI ?!! »
« Tu m’as entendu. Tu es puni. »
« Pour quoi ?! »
« Tu as vraiment besoin de poser cette question ? »
Angel n’en revenait pas.
« Retourne te coucher », dit Angel avant de sortir de la chambre de Connor en refermant la porte derrièrelui.
« Tu l’as puni pour s’être faufiler dans sa chambre par la fenêtre… », dit Cordélia pensive. « Oh, dur. Qu’est-ce qui va l’empêcher de refaire exactement la même chose pendant qu’il est puni ? Allo ! T’es idiot comme vampire ou quoi ? »
« Il ne le fera pas ! », insista Angel.
La bande entière levèrent leurs sourcils, et regardèrent Angel sceptiques.
« T’es né blond ou quoi ? », demanda Gunn.
« Je suis sûr qu’il a retenu sa leçon. »
Connor faisait les cents pas dans sa chambre. Puni ! Qu’est-ce qu’il lui avait pris ? Il allait pas se laisser faire. Il ouvrit la porte de sa chambre et se faufila à l’extérieur.
« Je suis sûr qu’il a retenu la leçon », singea Wesley.
« Oh, la ferme », marmonna Angel. La bande était assise dans le salon. Ils avaient cherché Connor la journée entière en vain. Angel avait cherché dans les souterrains de la ville, mais n’avait rien trouvé.
« Je n’arrive pas à croire qu’il puisse être aussi…aussi… » ; commença Angel en cherchant le bon mot.
« Irrespectueux ? », suggéra Fred.
« Désobéissant ? », offrit Wesley.
« chiant ? », lança Gunn.
« Comme n’importe quel gamin qui teste jusqu’où il peut pousser son père ? », demanda Cordélia.
Ils regardèrent tous Lorne.
« Je ne suggère rien, je ne fais que rester assis et être vert. »
Angel poussa un profond soupir. Il aimait son fils. Qu’allait-il bien pouvoir faire ?
Connor rôdait autour de l’hôtel. Il savait qu’ils avaient remarqué, maintenant, qu’il était parti de l’hôtel. C’était le soir et le soleil s’était couché il y avait une demi-heure. Il était parti la journée entière. Il était sur le point d’escalader le mur pour remonter dans sa chambre quand il entendit des bruits de pas derrière lui. Il fit demi tour et fut surpris de voir son père qui se tenait devant lui.
« Tu croyais vraiment qu’on ne te retrouverait pas ? », demanda Angel.
« Non. Je me disais que je pourrais m’amuser un peu. »
« Tu vas avoir de sérieux ennuis. »
« Hum. Laisse-moi deviner…consigné ? »
« Tu es déjà consigné. Et tu as refais la même bêtise, juste deux secondes après avoir été puni ! »
« Et alors, tu vas faire quoi ? », demanda Connor, à la fois curieux et anxieux. Qu’est-ce que son père pensait pouvoir lui faire ? Il ne l’avait même pas élevé après tout.
« Te donner une punition que tu n’oublieras jamais. »
Connor regarda son père, nerveux. Il se demandait maintenant ce que son père avait en tête.
« On rentre. Viens, on y va », dit Angel en se dirigeant vers l’hôtel. Il s’arrêta et regarda derrière lui. Connor n’avait pas bougé d’un pouce.
« Viens ! », commanda Angel. Comme Connor ne bougeait toujours pas, il l’attrapa par le poignet et le tira à lui. Il le mit devant lui et lui donna une bonne claque sur les fesses. Cela fit avancer Connor. Ils entrèrent dans l’hôtel. La bande était assise dans le salon. Ils n’avaient pas de vie ou quoi ?
« Hey, gamin. Bienvenue », lança Gunn.
« Ouais, bichounet. Tu veux quelque chose à boire ? », proposa Lorne.
« Ca va aller », répondit Angel avant que Connor ne puisse dire un mot. « On sera à l’étage si quelqu’un à besoin de nous. »
Il poussa Connor vers les escaliers et lui claqua à nouveau les fesses ce qui motiva Connor à monter plus vite. Angel était juste derrière lui.
La bande échangea le même regard.
« Oh, oh, on dirait que quelqu’un va se faire botter les fesses », déclara Gunn, ravi.
Angel et Connor entrèrent dans la chambre de Connor. Angel referma la porte derrière lui. Il se retourna et fit face à son fils, qui le regardait les bras croisés sur le torse.
« Tu vis sous mon toit, tu suis mes règles », dit Angel. « Tu enfreins les règles, tu es puni. C’est clair ? »
« J’ai déjà capté », répondit Connor d’un ton désinvolte. « Y a un truc intéressant dans cette conversation ? »
« Oui. Tu veux le faire à la manière douce ou à la manière forte ? »
« C’est quoi la putain de différence ? »
D’accord, pas mal pour les options. « Comme tu veux. Ce sera la manière forte », annonça Angel en avançant sur Connor. Il le saisit par le poignet et le guida jusqu’au lit. En s’asseyant, Angel se mit à le tirer pour le coucher sur ses genoux.
« Bordel, qu’est-ce que tu fais ? », demanda Connor.
Il essaya de se débattre, mais Angel était bien plus fort que lui. Il se retrouva rapidement couché en travers des jambes de son père, impuissant.
« Je m’apprête à te donner une punition que tu n’es pas prêt d’oublier », répéta simplement Angel.
Il leva ensuite sa main pour l’abattre rapidement. SMACK ! Connor laissa échappé un petit cri. D’accord, ça fait pas si mal que ça. SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! En fait, si ça fait mal ! Connor gigota sur les genoux de son père.
La force de vampire d’Angel marchait à plein régime. Il était hors de lui et il allait inculquer à Connor une leçon dont il allait se souvenir le reste de sa vie. SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK !
Connor gémit. Il n’avait jamais reçu de fessée avant et il n’était pas ravi de cette nouvelle expérience. Cela lui paraissait un peu injuste, sachant qu’il était humain…enfin la plus grosse partie de lui-même…et Angel était un vampire avec une force extraordinaire. SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! Cela ne semblait pas déranger du tout Angel.
Connor pensa se la jouer dure et recevoir cette punition comme un homme… SMACK ! SMACK ! SMACK ! Mais ensuite, le bon sens reprit sa place. Il se mit alors à se tortiller dans tous les sens, essayant de se dégager des genoux de son père. Tout ce qu’il gagna fut des claques plus cuisantes encore. SMACK ! SMACK !
« Aooh ! ahaaa ! Papa ! Aïïee ! JE suis désolé, d’accord ?! »
SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! C’est à ce moment que Connor se mit à crier. « Je suis vraiment désolé ! Je ne le ferai plus ! Aaahh ! S’il te plaît ! Ca fait mal ! Arrête ! Papa ! aooah !
SMACK ! SMACK ! SMACK ! Angel ne ralentit pas la cadence. SMACK ! SMACK ! SMACK ! “Ce n’est pas seulement pour ce que tu as fait aujourd’hui, Connor (SMACK! SMACK !) C’est pour tout ce que tu as fait. M’envoyer au fond de l’océan (SMACK !), mentir à Gunn et Fred pendant qua j’étais au fond de l’eau (SMACK ! SMACK !) et pour ton comportement et ton manque de respect envers nous tous ! » SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK !
Connor pleurait maintenant. Il avait l’impression que ses fesses étaient en feu. Il se demanda dan scombien de temps il pourrait à nouveau s’asseoir. SMACK ! SMACK ! SMACK ! « AAhhhao ! Papa ! S’il te plaît ! Aha ! HAaahi ! »
Le gang était assis, silencieux, dans le salon, tressaillant occasionnellement aux sons qu’ils entendaient.
« La vache. Ca doit faire mal », commenta Gunn.
« Force vampiresque. Aïe », sursauta Fred en entendant Connor crier de douleur.
« On dirait qu’il est assez…loquasse, hein ? », dit Lorne.
« Je pense que c’est dû au fait qu’Angel n’y va pas de main morte », souligna Cordélia.
« Il le mérite du début à la fin », déclara Wesley.
Ils le regardèrent tous, un peu choqués.
« Oh, allez. Avec toutes les conneries qu’il a fait, vous ne pensez pas qu’il le mérite amplement ? »
Ils échangèrent des regards et hochèrent la tête : « Ouais, il le mérite. »
Ils frémirent tous une nouvelle fois en entendant Connor crier deux ou trois fois.
« Il n’est pas prêt de s’asseoir avant une semaine », dit Gunn.
A l’étage, Angel continuait à fesser Connor qui le suppliait et hurlait à son père d’arrêter.
« PAPA ! S’IL TE PLAIT ! ARRETE ! AhAA ! JE SUIS DESOLE ! JE SERAI SAGE, JE LE PROMETS ! AOOHAA ! AAHHAA ! ARRETE ! S’IL TE PLAIT ! », pleura-t-il abattu.
SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! SMACK ! Angel s’arrêta. Il baissa le regard sur son fils qui était affaissé en travers de ses jambes à pleurer tout ce qu’il savait. Il posa doucement une main sur les fesses qu’il venait de fesser. Même à travers le jeans de Connor, il pouvait sentir la chaleur irradier. Il caressa le dos de son fils d’un geste réconfortant et le laissa pleurer.
Au bout de cinq minutes, les pleures diminuèrent. Angel aida Connor à se remettre sur ses pieds puis le tourna pour qu’il soit fasse à lui. « Nouvelle règle, tu déconnes de trop, tu reçois une bonne fessée. Compris ? »
Connor reniflant, hocha la tête. Angel se leva, posant une main sur l’épaule de son fils. Il le regarda l’air un peu triste. « Tu sais que je t’aime vraiment, Connor. »
Connor déglutit et acquiesça. « Ouais, je sais. »
Le vampire fit un signe de tête à son fils avant de sortir de la chambre.
Le matin suivant, Connor ressentait toujours les effets de sa punition de la veille. Il s’asseyait lentement et inconfortablement et il marchait un peu raide. Le gang avait été sympa et n’avait fait aucune remarque, mais Gunn avait du mal à se retenir de lancer une vanne à Connor. Il garda tout de même ses commentaires pour lui, enfin pour le moment du moins.
Connor avait mal et il se sentait humilié. D’accord, peut-être qu’il l’avait mérité. Mais ça ne voulait pas dire qu’il était d’accord avec ce qui s’était passé. C’était un adolescent après tout ! Il n’arrivait pas à croire que son père l’avait flanqué sur ses genoux et l’avait fessé comme un gamin. « Nouvelle règle, tu déconnes de trop, tu reçois une bonne fessée. Compris ? » Ces mots ne cessaient de raisonner dans sa tête. Il se demandait ce qu’entendait Angel par trop déconner ? Il se tortilla sur son siège. Il était assis dans le salon sur une chaise.
« Salut, bichon », dit Cordélia en entrant dans la pièce. « Tu as faim ? »
Il secoua la tête. « Non, merci. »
Elle hocha la tête en sortant du salon. Elle faillit percuter Lorne en sortant.
« Désolé, mon canard », dit Lorne. Il alla s’asseoir sur le sofa. Il regarda alors Connor. « Hé, gamin. Si ça peut te réconforter, tu n’es pas la première personne au monde, et probablement même de cet hôtel, à avoir reçu une fessée. »
« Oh, vraiment. Ca me réconforte pas tellement », répliqua Connor sarcastique. « Et toi ? »
« Moi ? Non, dans ma dimension, ils nous punissaient en nous décapitant. »
Connor le fixa avec horreur. « C’est horrible ! »
« Non, c’est pas si terrible que ça. On ne meurt pas en fait quand on nous décapite. C’est un peu désorientant, c’est tout. »
« Ouais… », dit Connor, en lançant à Lorne un autre regard. « Alors, heu…qui était là hier soir ? »
« Tout le monde. »
« Tout le monde ?! Même Cordélai et Wesley ? Mon dieu, ils ont pas de vie ? »
« Apparemment non. »
Connor poussa un grognement embarrassé. « Mais ils n’ont rien entendu, n’est-ce pas ? »
« Non », répondit Lorne ce qui soulagea grandement Connor. « Juste, tu sais, le son d’une main qui claque sur un postérieur et les cris et les supplications. »
Connor pâlit. « Ca ne pouvait pas être plus embarrassant », marmonna-t-il en mettant sa tête dans ses mains.
« Hé, mec », dit Gunn en entrant dans le salon. « Comment ça va ? »
« Ca baigne », répondit-il d’une voix à peine audible comme sa tête était toujours enfouie dans ses mains.
Lorne pouffa et se leva. Il sortit de la pièce.
« Alors, comment tu vas ? »
Connor leva la tête et le regarda. « J’ai mal aux fesses. »
« Tu m’étonnes ! », rétorqua Gunn en souriant.
« Content de vori que ça t’amuse. »
« Allez, gamin. Tu l’as bien cherché. »
« Je suis sûr que tu dirais pas ça si il te l’avait fait à toi. »
« Tu as raison. Mais ce n’est pas à moi qu’il a botté les fesses, c’est à toi. Et je trouve que c’était pas trop tôt ! »
« Merci, mec. »
Gunn se mit à rire et se leva. « Pas de quoi, sale gosse. »
« Ouais, cause toujours », répondit Connor en regardant Gunn s’éloigner.
FIN
A la fin, y avait une blague en anglais impossible à traduire en français alors j’ai laissé tombé.