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Nom du blog :
fandefessees
Description du blog :
Histoires sur les séries Supernatural, Smallville, Charmed, Harry Potter... contenant des fessées :)
Catégorie :
Blog Télévision
Date de création :
10.07.2007
Dernière mise à jour :
08.08.2008
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Oncle Bobby

Oncle Bobby

Posté le 08.01.2008 par fandefessees
C’est une histoire de Perry. Alors il y a des spoilers pour la saison 2. Sinon, Bobby c’est un chasseur d’une quarantaine d’années qui connaissait John, le père de Dean et Sam.
L’histoire est écrite du point de vue de Bobby.

Oncle Bobby

Je dois admettre que j’ai été surpris d’entendre parler des garçons, surtout si tôt après que Sam ait été possédé et que Dean se soit fait tiré dessus. Je ne pensais pas qu’ils remettraient si tôt le pied à l’étrier. J’aurai pensé qu’ils auraient pris un peu de repos, ou qu’ils auraient glandouiller, enfin n’importe quoi à part sauter tout de suite sur une autre chasse. Détrompez-vous, la chasse c’est cool. Rien de pareil, le danger, l’excitation, le moment où votre vie de tient qu’à un fil, et finalement où vous vous en tirez. Mec ! C’est comme du sexe avec une belle gonzesse. Pas que j’ai eu tant de femmes que ça, mais vous m’avez compris.

Mes ces deux-la n’avait pas fait de pause, ils avaient replongé dedans.

Et maintenant, ils étaient coincés. Alors, il m’ont appelé.

Je dois vous dire que je ne m’attendais pas à ça. Je veux dire, je les avais déjà aidé auparavant, mais c’étaient eux qui venaient me voir chez moi. Ca ne me gêne pas, ce sont les gamins de John et des gosses bien, et ça me chagrine de ne pas avoir pu les aider plus après que John se soit fait tuer. J’admets que je suis pas très bon dans ce domaine. Pas le truc de la chasse, celui des sentiments. Je me suis battu au côté de John tous les jours de la semaine, mais j’ai toujours eu du mal à lui parler de sa famille, ou comment il supportait la disparition de Mary. Il partait une fois le travail fini, sans avoir beaucoup parlé, et je me sentais soulagé à chaque fois.

Mais, il n’était plus là, et ils m’avaient appelé.

John avait aussi reçu des appels venant d’eux. Quand les choses se compliquaient vraiment, ils l’avaient appelé pour qu’il les aide. La plupart du temps, il n’avait même pas répondu. Je n’ai pas de famille à moi alors je ne suis pas un expert, mais je me dis qu’il faut avoir les nerfs solides pour ignorer un cri d’appel à l’aide venant de vos enfants. Le fait qu’ils les appelé prouve qu’ils avaient toujours besoin de lui, mais ce fils de pu… les avait ignorés, sans même les rappeler pour s’assurer qu’ils allaient bien.

J’aurai pu les ignorer moi aussi. J’aurai pu prétendre n’être pas chez moi, mort ou pas intéressé, mais je suis venu. Ce n’était pas si loin, et après les problèmes de la possession de Sam, je me suis surpris à rouler bien au dessus de la limitation de vitesse. Etait-ce un piège ? Est-ce que l’un deux était encore possédé ? Ca me mit les jetons, me rappelant le visage de Sam après qu’il ait but une gorgé de cette bière. Le gentil Sam, Sam le poli, celui qui s’intéressait aux gens, celui qui montrait facilement ses sentiments bien plus que cette tête dure de grand frère. Dean essayait de bien faire, je pense, mais la façon dont il continuait à perdre son frère me dépassait. J’avais l’impression qu’à chaque fois que je détournais le regard, j’entendais l’histoire narrant comment Sam avait encore disparu. Vraiment, comment on pouvait perdre un gars si grand ? C’est pas comme s’il pouvait se fondre dans la foule facilement !

Une fois arrivé là-bas, je suis directement allé les voir. Ils étaient dans une sorte de motel à louer pour la semaine qui avait tout d’un endroit pour un couple de chasseur : sombre, morne et miteux. Je garais ma voiture et montait les escaliers menant à la porte de leur chambre.

Je frappai, et Sam m’ouvrit, Dean derrière lui.

Je leur jetai un coup d’œil, essayant d’avoir l’air décontracté. Ils n’avaient pas l’air possédé. Tendu, les nerfs à fleur de peau et affecté par quelque chose, mais pas possédé. J’avais une fiole d’eau bénite dans ma veste, et j’ai brièvement considéré la possibilité de les arroser avec. S’il n’était pas possédés, l’eau pourrait au moins détourner leur attention de ce qui les irritait.

A la place, je leur ai sourit.

Ensuite, on s’est mis au travail.

Comme je l’ai dit tout à l’heure, je n’ai pas de famille à moi, alors je sais pas grand chose des enfants. Une fois, je suis resté une semaine chez une cousine. Elle avait des jumeaux de quatre ans qui se chamaillaient constamment. C’était il y a des années, et je suis sûr que les jumeaux se sont assagis maintenant, mais je jure que les deux garçons sous mes yeux se comportaient comme ces jumeaux, ils étaient râleurs et avaient bien besoin de faire la sieste.

Au lieu de me raconter l’histoire d’une traite, ils n’arrêtaient pas de se couper la parole, essayant de raconter leur version de l’histoire. JE devais donc croire que Dean était un vrai coureur de jupons et un buveur invétéré. Ensuite, j’étais supposé croire que Sam était un sale gamin maniaque qui n’arrêtait pas de débiter des conneries. Ils continuèrent leur histoire qui devenait au fur et à mesure de plus en plus exagérée. Sam était devenu hyper sensible, prenant tout le monde dans ses bras et leur pleurant dessus, Dean était un morfale et bloquait les ordinateurs sur des sites pornos. Sam était furieux car Dean lui avait pris son ordinateur, et Dean était en rage car Sam avait abîmé sa voiture. Quelle prise de tête !

A la moitié de leur histoire, après avoir fait cesser leur deuxième prise de bec, j’ai deviné à quoi ils avaient à faire. C’était un trickster, une créature rusée qui vous jouait des tours. Ils attiraient votre attention sur quelque chose et ils vous faisaient perdre la tête. C’était très frustrant et pas marrant du tout, et certainement pas ce que ces deux garçons avaient besoin en ce moment après la possession de Sam. Oui, c’était un trickster, et je les ai laissé raconter leur histoire jusqu’à la fin avant de leur dire.

Leur chamaillerie ne me gênaient pas plus que ça, ils devaient bien se taper sur les nerfs de temps en temps. Dean pouvait être un petit malin avec ses remarques et son air cool, et je pariais que les ronchonnements étriqués de Sam devaient être agaçants, surtout quand ses ronchonnements se transformaient en mouchardises à chaque fois qui’l voulait faire quelque chose seul et que Dean lui disait non.

Quand ils évoquèrent le moment où ils s’étaient battu à propos de l’argent de Sam, je résistai à l’envie de leur donner une claque derrière la tête à chacun. Se quereller était une chose, après tout, tout le monde finissait par se prendre la tête un jour ou l’autre, et ils avaient été ensemble un long moment, et pas dans les meilleures circonstances. Alors, crier, avoir une dispute, et (je suis sûr pour Sam) pleurer ça allait, mais se taper dessus c’était autre chose. Deux types de cette taille s’échangeant des coups, quelqu’un allait être blessé. Sam était plus grand, mais j’aurai parié que Dean était plus fort. Ce garçon semblait pouvoir de battre salement s’il le devait. Et dans une chambre d’hôtel avec les lits, les tables et la télé que le gérant leur aurait facturé s’ils les avaient cassés…et le fait que quelqu’un pouvait les entendre renverser les meubles à travers le plancher et venir voir ce qui se passait…et le fait que Dean soit recherché par les fédéraux, et ils ne pouvaient pas gagner leur vie autrement qu’avec des escroqueries… !

Je dû me mordre la langue pour ne pas céder à la colère. Comment avait fait John ? Quand ils étaient petits, et bien vous les mettiez sur vos genoux et vous leur bottiez les fesses jusqu’à faire ressortir leur insolence. Mais ils étaient grands maintenant, tous les deux dans leurs vingtaines et honnêtement assez vieux pour se comporter mieux.

Je leur ai finalement dit que c’était la faute du trickster. Dean prétendit l’avoir compris de puis le début et Sam était prêt à s’en occuper et à terminer cette affaire.

Nous avons concocté un plan d’attaque pour détourner l’attention du trickster et l’attaquer. Les garçons feraient semblant de se séparer, et Dean resterait sur place à la fac et prétendrait faire irruption. Le trickster, pensant que Dean était seul, lui sauterait dessus et Sam et moi nous arriverions pour protéger ses arrières.

Pendant que Dean se baladerait devant le collège, Sam et moi nous irions réparer la voiture de Dean. Je savais qu’il suffisait seulement de remettre de l’air dans les pneus, les jantes n’avait pas été si abîmées que ça. Mais Dean avait protesté quand il avait entendu cette partie du plan.

« Non ! », avait-il dit buté. « On laisse Sam attendre et je t’aide avec la voiture. »

« Non », avais-je répondu calmement. « Le trickster s’attend à ce que tu fasses attendre Sam. Et si c’est Sam qui fait irruption dans l’immeuble, le trickster saura que quelque chose ne va pas. Sam n’est pas le genre à charger. »

« Je pourrais l’être », protesta Sam.

« Et le trickster ne nous connaît pas tant que ça », ajouta Dean en rajoutant son grain de sel.

« Dean tu restes », ai-je répété fermement. « Et la voiture ira bien. Je sais comment mettre de l’air dans un pneu sans faire tout exploser ! »

Dean avait lancé un dernier regard agonisant vers son Impala adorée. « ok », dit-il en soupirant, « mais si elle a ne serait-ce qu’une éraflure… »

« Elle n’aura rien », répondis-je agacé. Je veux dire, honnêtement, je conduisait bien avant que ce gamin soit né.

Malgré les réticences de Dean, le plan se passa sans un accroc. Enfin, seulement un ou deux accrocs. Je ne m’attendais pas au maniaque à la tronçonneuse, ou au stars du porno sur la scène. Le mec à la tronçonneuse me fit paniquer un moment, je n’étais pas sûr que Sam l’ai vu, mais le coup des call-girls m’avaient agacés. Je ne sais pas ce que John avait dit à Dean à propos des filles débauchées quand il était plus jeune, mais je me demande si John approuverait l’intérêt que Dean leur portait. Je veux dire, le gamin en bavait presque et il savait qu’elles n’étaient même pas réelles. Probablement une autre raison qui agaçait Sam. Je me demandait si le besoin de sexe de Dean entravait leurs chasses. Je ne voyais pas Dean resté toute la nuit à faire des recherches alors qu’il pouvait sortir et draguer des filles.

Maintenant, je ne voyais rien de mal à jouer au poker ou au billard pour gagner de l’argetn. Il est vrai que ce n’est le métier de chasseur qui rapportait de quoi payer les frais occasionnés. Mais courtiser les filles, cela lui coûtait de l’argent à leur payer des coups à boire et à manger.

« Où va-t-on ? », demanda Sam assis devant côté passager quand nous quittâmes le campus de l’université. Dean conduisait, et Sam avait automatiquement pris la place de devant. Cela aurait dû m’ennuyer, j’étais le plus vieux, il m’avait appelé et c’était moi qui avait mis le plan au point pendant qu’ils avaient passé leur temps à se chamailler, mais je laissais couler. Pas la peine de s’embêter avec des détails après avoir eu affaire à un trickster.

« Je ne sais pas », Dean marmonna à son frère. « Il faut qu’on s’arrête à notre chambre récupérer nos affaires, mais après on peut se casser vite fait de la ville. »

Nous devions emballer nos affaires avant d’aller nous occupez du trickster mais ça nous avait pris un temps fou à moi et à Sam pour réparer l’Impala et pour rassembler les armes.

« Mon pick-up est près d’ici », dis-je, me penchant sur la banquette avant. « Pourquoi on irait pas dans la prochaine ville, vous pourriez trouver un motel pas cher avant de repartir demain matin. Je vais rentrer chez moi… »

Non, Bobby », dit Sam en me regardant. « Tu es venu pour nous aider. Laisse-nous t’héberger pour la nuit. »

Dean lança un regard à son frère, un regard qui signifiait qu’il n’avait pas assez d’argent.

« J’ai assez », dit Sam à son frère. Il aurait pu dire que c’était la moindre des choses pour rendre la faveur, mais il resta silencieux.

Dean tourna dans la rue de l’hôtel, et je leur dis : « Ecoutez, si on peut trouver une chambre avec trois lits, c’est bon. Sinon, je nous vais pas vous embêter. »

Dean se décontracta un peu, mais sa voix était émoussée quand il dit : « On n’a payé pour cette nuit, mais j’ai pas envie de courir le risque de me faire attraper. Ok pour la prochaien ville. Dépêchons nous d’emballer nos affaires. »

« bon garçons », dis-je, me reposant sur la banquette arrière.

Je pensais que c’était quelque chose de gentil à dire, quelques mots d’encouragement, mais l’atmosphère dans la voiture se glaça d’un coup. Dean lança un autre regard à Sam, et Sam essaya d’avoir l’air décontracté en remuant dans son siège, ayant soudain l’air stressé.

Je les regardais tous les deux. Je remarquais que Dean agrippa le volant très fort en arrêtant la voiture près du trottoir et Sam n’attendit pas que la voiture soit complètement arrêtée avant de bondir au dehors.

Est-ce que ce que j’avais dit avait touché un point sensible ? Je ne voyais pas où était le problème, c’était tous les deux des garçons et ils avaient été bien, alors « bon garçons » avait semblé approprié. Pas la peine de se mettre en colère, de s’énerver oud e jeter des regards furieux. A moins que…est-ce que John leur avait déjà dit ça ? Peut-être après une chasse ? Peut-être quand ils lui avaient sauvé la vie ou quand ils avaient fait quelque chose qui lui fasse plaisir. Qu’aurait-il pu dire ? « Bien joué, vous deux » ? « Bon travail, Dean et Sam » ?ou simplement « Bon garçons » ?

Je restai silencieux en les suivant dans les escaliers menant à leur chambre.

J’ai entendu une fois que rien ne rend un criminel plus nerveux que de retourner sur le lieu de son crime. Pour ces deux-la, revenir dans cette chambre d’hôtel, c’était comme de retourner à l’endroit de toutes leurs frustrations et contestations. Ils étaient de nouveau à cran. Trois pas dans la chambre et déjà Sam lança à Dean : « Mec, regarde tes affaires ! Tu pourrais pas ranger ton bordel, ou c’est que tu aimes vivre dans une déchetterie ? »

« Pour sûr Mary Poppins », répliqua Dean. « Si je te laissais faire, tu mettrais des rideaux dans l’Impala. »

« Nan, mais au moins je ramasse de temps en temps tes ordures », répondit Sam en bourrant des affaires trouvées sur le lit ou par terre dans son sac. « Si je te laissais faire, on cherchait les flingues sous dix centimètres de déchets. »

« Les garçons », dis-je. « Le trickster n’est plus là, alors vous n’avez plus de raison de vous sauter à la gorge. »

Dean haussa les épaules un sourire jaune aux lèvres. Sam leva les yeux au plafond et continua à ranger ses affaires.

J’ai déjà plié bagages rapidement dans le passé, c’est une compétence nécessaire chez les chasseurs ; apprendre à partir rapidement sans rien oublier. Mais avec ces eux là, j’ai bien cru qu’on ne partirait jamais, vu comme ils s’arrêtaient toutes les cinq minutes pour s’envoyer des réflexions.

« Dean, n’oublie pas tes chaussettes sales dans l’évier. »

« Au moins, elles sont propres », répliqua Dean en rammassant des t-shirt et en les lançant à son frère.

« Et on emmène pas ta bouffe », annonça Sam finissant de remplri un sac et s’occupant d’un deuxième. « On la laisse ici et avec un peu de chance ils la jetteront dans la rue pour qu’un chien tombe malade. »

« Ce n’est pas la seule chose qui rendrait un chien malade », marmonna Dean.

Ce n’était pas une bonne vanne, ou même une qui avait du sens. Je restais là à les regarder faire leur sac et se lancer des piques. Le sentiment qu’ils avaient exprimé tout à l’heure près de la voiture, celui où ils avaient essayé de s’excuser mutuellement sans trouver les mots, et qui me fit lever les yeux au ciel, était bien parti maintenant. C’était comme si ils rejouaient l’après-midi de chamailleries, seulement il était temps de ranger les affaires et de partir, et pas de résoudre le problème.

« Les gars », dis-je en croisant les bras. « On doit se dépêcher. »

« On pourrait, dit Sam en prenant une poigné de fringues et en les bourrant dans le sac, si quelqu’un n’avait pas éparpillé ses affaires partout. »

« Alors, je m’éparpille ? », répliqua Dean. « Je suis désolé de pas être un maniaque du rangement et du nettoyage, à placer chaque chose bien à sa place. On est des chasseurs pas des femmes de ménages ! »

Sam se redressa, et je vis la tempête arriver. Alors je m’immisça entre eux me disant qu’on ne partirait jamais à ce rythme la.

« Dean, tu vérifies la salle de bain. Sam, tu m’aides à vérifier les placards. »

« Y a rien dans les placards », dit Sam en même temps que Dean en entrant dans la salle de bain.

J’avais déjà ouvert un placard. Je clignais des yeux et sortit un objet lourd et dur. « C’est à toi ? »

« Mon ordinateur ! », dit Sam en s’approchant précipitamment et en l’attrapant.

« C’est un portable ? », demandais-je prétendant être au courant de cette nouvelle technologie.

« Oui mais ils les appellent des pocket computer maintenant. » Sam glissa l’ordinateur dans sa housse. « En fait on n’est pas sensé les poser sur nos genoux car ils chauffent et peuvent nous brûler. Je suis sûr que Dean a dû se brûler et le laisser tomber par terre. »

Sam jeta un regard vers la salle de bain où Dean faisait tout un potin en vérifiant s’il restait des affaires à prendre.

« C’est bon, tu l’as retrouvé, tout va bien maintenant », dis-je en regardant dans les autres placards sans trouver autre chose.

« Ca va pas, il est coincé sur un site porno. »

Tu crois que les Fédéraux vont remonter jusqu’à toi pour ça ? », demandai-je en le regardant. « Si ce n’est pas un truc pédophile ou quelque chose de hard, je crois que tu n’as rien à craindre. »

« Ce n’est pas la question », rétorqua Sam inflexible. « Cet ordinateur nous sert pour les recherches, pas pour regarder du porno. Et c’est le mien. L’autre a buggé et j’avais des trucs importants de la fac dessus. J’ai pu sauvegarder des dossiers que j’ai mis sur celui-la. Je ne veux pas que Dean fasse le con avec et le casse. Je suis surpris qu’il arrive même à l’allumer. »

« Tu crois que je connais rien des ordinateurs », lança Dean en sortant de la salle de bain, et tenant à la main un sac en plastique contenant des chaussettes et d’autres vêtements.

« Tu croyais que myspace était un truc porno », dit Sam d’un air méprisant.

« Ca aurait pu », insista Dean. « Vas-y eh ! Myspace ? Ca sonne plutôt cochon. »

« Touche pas à mon ordinateur ! », lâcha Sam en collant son ordinateur sur sa poitrine comme s’il protégeait un nouveau né.

« Tu crois que tu es le seul à devoir t’en servir ? »

« Je suis le seul qui en soit capable ! Si c’était toi qui était chargé de faire les recherches, on serait assis dans des bibliothèque à griffonner des gonzesses à poils ! »

« Je sais faire des recherches », rétorqua Dean. « Papa et moi on s’en sortait très bien sans toi et ta super technologie. »

« Ouais, mais ça vous prenait un temps fou », répliqua Sam. « A feuilleter des livres et à demander à tout le monde pour trouver la moindre petite information, pas étonnant qu’il ait pas trouvé le démon avant ! »

Les deux garçons de figèrent. Ils restèrent là à se regarder dans les yeux, respirant très fort. Je pus voir que Sam avait les larmes aux yeux, mais Dean avait l’air enragé. Ils étaient à deux doigts de se sauter dessus. Mais cette fois ce n’était pas à cause de l’argent ou des blagues débiles. Il était question de leurs différents profonds, et on n’avait pas le temps pour ça.

« Les garçons ! », dis-je de ma voix la plus ferme espérant détourner leur attention. « Prenez vos affaires maintenant. On n’a pas le temps pour ces conneries. On part tout de suite sans discussion. Dean, tu me suis dans l’Impala. Sam tu viens avec moi. »

« Mais… », commença Sam. Je levais ma main pour le faire taire. « Vous bougez tous les deux et maintenant », ordonnai-je.

Ils se lancèrent des regards noirs sans rien dire, mais ils attrapèrent leurs affaires, Sam toujours accroché à la housse de son ordinateur, et se dirigèrent vers la porte.

Je poussai un long soupir en les suivant. Et j’avais cru que le plus dur serait de tuer le trickster.

Avec l’aide des garçons, je leur fit ranger leurs affaires dans leur voiture en minimisant au maximum leur querelle. Je demandai à Sam de monter dans ma camionnette, et avec un dernier regard hostile lancé à son frère, il obéit, claquant la porte avec un peu plus de force que nécessaire.

« Tu me suis », dis-je à Dean.

« Je connais la route », protesta Dean, mas je lui lançai un regard sévère.

« On ne fais pas d’excès de vitesse ce soir. Des fois, c’est nécessaire, mais pas ce soir. Je ne veux pas attirer l’attention, et j’ai encore moins envie de me prendre une putain d’amende. »

Dean acquiesça à contre cœur et monta dans l’Impala. Je sortais de la place de stationnement et attendit de voir la voiture de Dean derrière moi avant de démarrer vers la voie rapide.

Le trajet vers le ville prochaine fut silencieux. Je vis une ou deux voitures nous croiser, mais il n’y avait pas beaucoup de personnes sur la voie rapide. Il n’était pas si tard que ça, mais une petite ville universitaire semblait ne pas regorger de monde se promenant le soir. Sam assis à côté de moi avait les bras croisés sur sa poitrine et fixait la nuit avec un regard buté dessiné sur son visage d’habitude si calme. Je n’avais aucune idée de ce à quoi il était en train de penser, mais après quelques minutes, je lui demandais d’un air décontracté :

« Alors vous allez bien tous les deux ? A part cette affaire ? »

« Ouais, ouais, on va bien », répondit-il automatiquement.

Je jetai un coup d’œil dans le rétroviseur. Dean me collait le train, les yeux grands ouverts et déterminés dans les feux arrières de ma camionnette. C’était encore un point sur lequel il avait besoin d’être sermonné : les distances de sécurité. Je ralentissais lentement jusqu’à rouler à 75-80 km/h. Dean avait l’air frustré, en colère mais il arrêta de me coller et garda une bonne distance. Je n’accélérai pas pour autant car je voulais pouvoir avoir une conversation avec Sam. Il restait silencieux, mais je pouvais deviner qu’il avait envie de sortir ce qu’il avait sur le cœur, de dire ce qui le chiffonnait.

« Ecoute », dis-je d’une voix douce, « je sais que la chasse ça devient dure après un certain temps. Sur la route, à combattre le mal, pas assez d’argent, et je sais que vous n’avez pas un vrai chez vous où rentrer. »

Sam renifla soudain, mais quand je le regardai son visage était crispé mais sous contrôle même si ses yeux avaient rougis.

Je continuai avec précaution : « personne ne vous blâme de vous monter sur les nerfs. Borde, si je devais passer autant de temps avec mon frère… »

Sam se tourna vers moi. « Tu as un frère ? »

« Ouais, plus vieux que moi. »

« Il vit près de chez toi ? ». Sam était tout d’un coup intéressé.

J’attendis quelques secondes avant de répondre : « il est en prison. »

Sam se raidit. Puis, il renifla à nouveau et fixa son regard devant lui à travers le pare-brise. Mais il était très pâle et sa respiration était courte et rapide.

« Tu t’inquiètes pour Dean ? », demandai-je toujours sur un ton désinvolte.

« Ouais », admit Sam, avec la voix qui tremblait. « On essaie d’être prudent mais Dean…tu sais, il est juste… »

« Juste quoi ? », le poussai-je à poursuivre.

« Il…Je suis juste…j’ai pas envie d’en parler ». Sam était sur la défensive.

« Comme tu veux. » Je hochai la tête et me concentrai sur la route. Je comptais dans ma tête : un mississippi, deux mississippi, trois…

« Il est complètement inconscient ! » Les mots sortirent d’un coup. Et comme un barrage qui venait de céder, il ne plus pu s’arrêter de tout déballer. « Il continue à faire ses tours de force. Ce métier est déjà assez dangereux comme ça, mais il pousse le risque encore plus loin. Il est recherché par la police, et il arrive à passer aux infos, et maintenant les Fédéraux sont après nous, et la moindre chance pour nous de vivre un jour une vie normale est fichue. Et quand il n’est pas en train de merder, il va dans des bars pour boire et draguer des filles comme si c’était un don juan. Et comme je ne saute pas en l’air en criant hourra chaque fois qu’il ramène le numéro de téléphone d’une fille ou qu’il sort avec, il pense que je suis coincé et que je ne sais pas m’amuser. »

Je cachai mon sourire à la vue de son expression énervée et j’acquiesçai : « ça doit être dur. »

« Ca l’ai et après papa est mort. J’allais pas bien du tout, surtout à cause de la façon dont je me battais toujours avec lui. On ne pouvait pas s’empêcher de nous disputer, et tout ce qu’il faisait me rendait malade et j’ai continué à m’opposer à lui jusqu’à… »

Sam renifla bruyamment et s’essuya rapidement les yeux.

« Mais Dean… ? », demandai-je pour l’inciter à parler.

« Dean s’est fermé après que p’pa soit mort. Il refusait d’admettre qu’il n’allait pas bien, il disait qu’il allait bien, qu’il vivait avec, et un jour il a arrêté la voiture sur le bord de la route et il a dit que c’était entièrement de sa faute. Pendant des semaines il a rien dit, et d’un coup il me sort qu’il croit être responsable de la mort de papa. Alors d’abord il ne me parle pas et après il balance tout d’un coup quand il veut. »

« Les gens gèrent la douleur différemment », commentai-je. Je vis le panneau annonçant la prochaine ville : 15 kilomètres alors je ralentis encore un peu pour lui laisser le temps de parler. Dans le rétroviseur, je vis Dean frapper le volant de ses mains, frustré que l’on roule si lentement.

Sam poursuivit sans remarquer. « Et y a d’autres trucs aussi. Avant de mourir, papa lui a dit…enfin tu sais. »

« Ouais, je sais », dis-je d’un ton grave.

« Et bien Dean a attendu une éternité avant de me le dire. Je lui ai demandé encore et encore s’il savait quelque chose, si papa lui avait dit quoique ce soit, et à chaque fois il me disait que non. Il m’a menti, en pleine face. Si ça avait été moi à sa place, si c’était moi qui lui avait caché ça et qu’il l’avait découvert, il m’aurait sauté dessus. Il m’aurait crié dessus et m’aurait tapé jusqu’à ce que je comprenne que lui mentir n’était pas une option. Mais il crois qu’il peut garder tous les secrets qu’il veut parce qu’il est plus vieux et que c’est lui qui commande et que papa lui faisait plus confiance, et que… »

Deux larmes coulèrent sur ses joues, et il déglutit difficilement, enroulant ses bras autour de son torse pour se réconforter.

« Ca doit paraître très injuste », dis-je, me surprenant moi-même par la diplomatie dont je faisait preuve. Je devrais postuler pour travailler dans l’assistance aux personnes.

« Il croit qu’il a toujours raison », reprit Sam d’une vois rauque. « Il s’énerve si je ne suis pas d’accord avec ce qu’il dit. Comme cette fois où je n’aimais pas ce chasseur, et que Dean lui si. Je lui ai dit qu’il essayait de remplacer papa, il s’est retourné et il m’a donné un coup de poing au visage. »

Je sursautai, surpris. « Comme la fois où il t’a tapé après que le démon ait quitté ton corps ? »

« Ouais », répondit Sam. « Je sais qu’il était en colère, les deux fois, mais il ne s’arrête jamais pour réfléchir un moment et en parler. Il s’énerve de plus en plus, et au bout d’un moment il explose. Je ne le vois jamais venir avant son explosion. Papa n’était pas comme ça. »

« Nan ? Il ne s’énervais jamais ? »

« Oh, si il s’énervait tout le temps, mais on le voyait venir avec lui, comme une tempête. Et je savais quand on commençait à se disputer qu’il allait s’énerver à la fin mais pas d’un coup comme Dean. Je me demande toujours s’il va exploser d’un coup ou s’il me cache encore quelque chose. »

Sam tripotait quelque chose dans sa main. Je jetai un coup d’œil aussi discrètement que possible. C’était l’amulette que je lui avait donnée.

« Tu l’as toujours ? », demandai-je agréablement surpris. « J’avais peur que tu l’aies perdue. »

« Non. » Il secoua la tête fermement et sa main serra l’amulette. « Je la garde toujours avec moi où que j’aille, même dans la douche ou quand je dors. Je ne veux pas être à nouveau possédé.

Je sortis de la voie rapide, Dean me suivit. Sam reniflait toujours, mais je sentais qu’il avait eut le temps de se soulager.

Nous trouvâmes un motel faisant la pub pour des chambres à 29 dollars avec le panneau chambres de libre allumé. Je m’arrêtait devant l’accueil et dit à Sam d’attendre dans la voiture.

Il hocha la tête sans rien dire, et j’eu à peine le temps de sortir de ma camionnette que Dean était déjà sorti de l’Impala. « C’était quoi ce cirque ? », lança-t-il.

« Quel cirque ? », demandai-je calmement.

« Cette façon de conduire. Y a une raison pour qu’on se soit traînés tout le long, ou c’est ta façon de conduire ? »

« Je prenais mon temps c’est tout », répondis-je, refusant de m’emporter à mon tour. « Sam me parlait, et j’ai pensé que c’était important qu’il ait le temps de tout me dire. »

Dean lança un regard furieux à la camionnette garée à quelques pas de là. « Quoiqu’il t’ai dit, oublie. Il parle toujours trop, et il fait confiance à tout ceux qui passent. »

« Dean… »

« Nan, on trouve une piaule et on pionce c’est tout. »

« Il n’est que 22h30 », lui rappelai-je en nous dirigeant vers l’accueil.

« Ouais, et bien on a travaillé toutes les nuits, à essayer de trouver ce que c’était », répliqua Dean.

« Je vais à l’accueil », décidai-je. Il se tourna vers moi, prêt à protester, mais je levai une main. « Non, je ne veux pas que tu te mettes à crier sur le gérant. Tu restes dans la voiture et tu me suis quand je sors avec la clef de la chambre. »

Dean souffla d’un air agacé mais se dirigea vers sa voiture , s’arrêtant pour dire : « laisse moi te filer l’argent pour.. »

« On verra ça demain », dis-je.

« Ok. » Il retourna à sa voiture, et ouvrit la portière conducteur dans un grincement.

J’entrai dans l’accueil du motel. Le gars derrière le comptoir avait l’air à moitié endormi, mais il se leva tout juste pour demander : « Un lit deux places, ou deux lits une place ? »

« Vous avez une chambre avec trois lits ? », demandai-je en m’appuyant sur le comptoire.

« Vous avez des enfants ? », demanda le gars en ouvrant le registre.

« Oui, deux garçons, enfin deux grands garçons, et… »

« Et bien, j’ai une chambre avec un lit deux place et un petit lit », dit le gérant en parcourant le registre. « Si vous voulez, je peux vous donner des oreillers supplémentaires pour mettre entre vos deux garçons. C’est un truc que m’a donné une cliente. Elle avait quatre gamins, deux garçons et deux filles. Elle disait que si on met assez d’oreiller au milieu du lit, les gosses ont l’impression d’avoir chacun leur lit et ils se donnent pas de coups de pied. »

Je ne savais pas si les garçons allaient accepter de partager le lit, Sam était tellement grand. Mais je n’avais pas envie de débourser encore 29 dollars et il n’était pas question que je dorme par terre.

« Ouais, ça sera parfait », dis-je. Je me dis que Dean allait encore être énervé après moi le reste de la nuit. Ca lui donnera une raison de s’agacer.

Et agacé, il l’était, dès qu’on entra dans la chambre.

« t’es malade ? », demanda-t-il, en laissant tomber les sacs par terre. Je croyais qu’on avait dit trois lits. »

« Ils n’avait pas de chambre avec trois lits. » J’allumai la lumière. La chambre était de taille moyenne, pas super mais pas trop défraîchie. Il y avait une petite télé contre un des murs avec un signe annonçant qu’on recevait quinze chaînes.

« Ok, je dors par terre alors », lança Dean en avançant dans la chambre.

« Je les appelle pour voir ce qu’ils peuvent faire », proposai-je en me demandant comment je faisait pour me retenir de l’étrangler. C’est drôle, mais jusqu’à cette nuit, j’aurais dit que je préférait Dean à Sam. Je trouvais que Dean et moi avions plus de chose en commun, et une partie de moi avait toujours attendu que Sam laisse tomber ses idées d’aller à la fac. Ce n’était pas juste, mais je commençai à rapidement perdre patience avec Dean. Mais j’avais besoin d’entendre sa version des choses.

« Dean, pourquoi tu n’irais pas prendre une douche pendant que j’appelle la réception pour voir s’ils n’auraient pas un lit de camp où je pourrais dormir. »

« Non, Bobby », commença Sam, mais je le coupai.

« Vas y Dean. Sam et moi on va s’occuper de tout. »

« Ok », répondit sèchement Dean en attrapant son sac et en se dirigeant dans la salle de bain. « Vous deux vous êtes tellement proche et pote maintenant. »

Après que la porte se soit refermée et qu’on pouvait entendre l’eau couler, Sam se tourna vers moi. « Désolé, il est pas très doué pour les relations humaines. Il passe beaucoup de temps tout seul, et il… » Sam s’arrêta et haussa les épaules.

Le gérant arriva avec des oreillers supplémentaires. Je me demandai s’il gérait seul le motel, servant aussi de femme de chambre le matin. Je le remerciai et pris les cinq oreillers. Sam était assez reculé dans la chambre pour que le gars le voit, sinon ce dernier m’aurait sûrement fait une réflexion sur mes « grands garçons ». Hé, je dois bien mesurer un bon mètre quatre-vingt et Sam me dépasse largement.

« On va faire une bataille de polochons ? », demanda Sam, un sourire illuminant sa bouche si triste. Il avait toujours l’air exténué et abattu, mais j’appréciai sa tentative de faire de l’humour.

« Vous pouvez avoir des oreillers entre vous deux dans le grand lit », dis-je en jetant les oreillers sur le lit à deux places. « Comme ça vous vous ne roulerez pas l’un sur l’autre. »

« Ecoute, Dean va pas vouloir… »

« La dernière fois que ton père vous a amené chez moi, toi et ton frère, vous avez partagé un lit », répliqua-t-il froidement. « Vous aviez treize et neuf ans, et si je me rappelle bien, Dean s’est plaint d’être trop grand pour partager un lit. J’aurai bien laissé un de vous d’eux dormir sur le canapé, mais ton père n’a pas voulu en entendre parler. Je me rappelle qu’il attrapé Dean par l’oreille et qu’il la menacé d’une fessée s’il ne se montrait pas plus courtois. »

« Oh ouais », le sourire de Sam s’élargit. « Je m’en rappelle aussi. J’adorais partager un lit avec lui car on pouvait parler dans le noir sans que papa entende et nous dise de dormir. Je crois qu’à la fin Dean s’en fichait, mais il voulait en faire une histoire car il pensait être assez grand pour avoir son propre lit comme les autres chasseurs. Quand on était sur la route on partageait toujours le même lit, jusqu’à ce que j’ai seize ans et que je sois devenu si grand. J’avais l’habitude de donner des coups de pied dans mon sommeil, et Dean n’aimait pas ça, mais j’étais petit à l’époque. Papa disait que ce n’était pas grave jusqu’à cette nuit-la où j’ai fait tomber Dean du lit en lui donnant des coups de pied. »

Les yeux de Sam s’étaient adoucis en se remémorant ce souvenir. « Je l’avais pas fait exprès, mais Dean est tombé du lit et il a cru qu’il était attaqué par un démon. Il a attrapé son couteau et a commencé à hurler dans le noir. Je me suis réveillé et j’ai allumé la lumière, il a compris que je l’avais fait tomber du lit. Je me suis excusé,mais il a pété les plombs et il s’est mis à me donner des coups de poings. Il avait posé le couteau avant heureusement. Au lieu d’appeler papa, je me suis mis à me battre aussi, et on a cassé la lampe de la lampe de chevet de l’hôtel en se battant à travers la pièce. Papa est arrivé en trombe pour voir ce qui se passait, il a vu la lampe cassé et les gens du dessous se sont plaint du bruit. »

« Je parie que John n’était pas content. »

Sam secoua la tête en souriant avec ironie. « Papa était tellement en colère après nous. J’ai essayé de lui expliquer ce qui s’était passé, mais il ne voulait rien entendre. Il nous a donné une fessée à tous les deux, un peu plus sévère pour Dean car c’est lui qui avait commencé, et ensuite, il nous a fait retourner au lit. C’est la dernière fois qu’on a partagé un lit, mais malheureusement pas la dernière fois qu’il nous a puni. »

« Il était dur avec vous ? »

« Dur ? », Sam rit jaune. « Pendant les neuf premières années de ma vie, je pensais que la sele réponse quand on disait non à un adulte, c’était de se retrouver la tête en bas et les fesses en l’air et de se faire chauffer les fesses jusqu’à en pleurer. Pendant ma première année ç la fac, j’ai eut la trouille de voir papa débarquer pour me botter les fesses au milieu de l’internat, juste pour l’avoir défié. La deuxième année, j’avais envie qu’il débarque. »

Sam baissa la tête et renifla.

« Je suis sûr que John a fait de son mieux », lui dis-je espérant que ça l’aiderait.

Les larmes lui montèrent aux yeux et il hocha la tête tristement. « Je sais. »

Je voulais dire plus, lui dire comment John parlait de ses fils. A chaque fois que je demandais à John comment allaient ses fils, la réponse était toujours la même. « Oh, Dean est comme moi, un bon chasseur. Mais Sammy, et bien, Sammy est le plus malin. Il lit et pense beaucoup trop, mais il est plus comme Marie, comme je ne l’aurai jamais imaginé. Ce sont tous les deux de bons garçons. »

Avant que je ne puisse partager ce souvenir, la porte de la salle de bain s’ouvrit et Dean ne sortit. Il portait un short et un vieux t-shirt, et ses cheveux mouillés se dressaient en pic sur sa tête. Il avait toujours l’air énervé.

« Où est le lit de camp ? », demanda-t-il, satisfait de trouver une raison pour râler.

Sam se leva, et je répondis calmement : « Sam, va prendre ta douche. J’ai besoin de parler à Dean. »

« A propos de quoi ? », demanda Dean. « Quoique tu aies à dire, il peut l’entendre. »

« Ca va », dit Sam en attrapant son sac. « Je vais prendre ma douche. »

Il se dépêcha d’entrer dans la salle de bain et referma doucement la porte derrière lui.

Restant seul avec moi, Dean me lança un regard noir, ses yeux vers brûlant de rage. « Alors tu veux quoi, Bobby ? »

Je lui montrai une chaise pour qu’il s’assoit. « Je crois qu’on a besoin de parler. »

« Je crois pas », répliqua-t-il mais s’asseyant tout de même.

Je pris une profonde inspiration, rassemblai mes esprits avant de commencer la discussion.


A suivre

Perso, je sais que je me répète mais j’adore. Y a donc que moi comme fan de Supernatural ? hou, hou ! :)

L’eau commença à couler dans la salle de bain, et je fixait Dean avec attention. Je pensais qu’il ne voudrait pas parler s’il croyait que Sam pouvait l’entendre, mais ce n’était en fait pas ça qui le retenait. Dean était toujours en colère. Sa bouche était scellée par son entêtement borné qui je le jure le faisait ressembler à John. Je me rappelle avoir eu des divergences d’opinions avec John, et à la fin de chaque dispute, il prenait cet air là. Silencieux, furieux, mais refusant de dire quoique ce soit. C’était du John tout craché, sauf que Dean était plus jeune et j’ai toujours pensé que les gosses doivent respecter leurs aînés. Quand j’étais gamin et jusqu’à mes vingt ans, je n’ai jamais été autorisé à répondre à mes oncles et tantes ou à aucun des amis de mes parents. Je me rappelle d’une fois, je devais avoir quinze ans, j’ai répondu à un ami de chasse de mon père, et mon père m’a filé une calotte derrière la tête et m’avait ordonné de m’excuser sur le champ ou sinon.

Mais Dean était assis raide sur sa chaise, comme un homme près à être électrocuté, et me fixait avec un regard froid.

« Je parlais avec ton frère… »

« Sur moi, pas vrai ? », me coupa-t-il sèchement. « Mec, Sam déballe toujours tout. J’essaie de garder nos problèmes pour nous, et lui il court les déballer à tout le monde comme si c’étati leur putain de problème. »

« Je ne suis pas tout le monde », lui rappelai-je calmement. « Sam était un peu remué par tout ce que vous avez traversé, et il avait besoin d’en parler. »

« Et bien pas moi », répliqua Dean en s’adossant au fond de sa chaise avec cette attitude ‘j’ai-pas-envie-tu-peux-pas-me-forcer’.

« Je pensais qu’il était juste que tu aies ta chance pour me dire ta version de l’histoire », dis-je patiemment. Ces deux-la n’étaient pas facile à gérer. Pas étonnant que John est toujours eu l’air fatigué.

Dean haussa les épaules. « Rien à dire. »

« Bien », répondis-je en haussant également les épaules. « C’est juste que Sam a dit que tu étais imprudent et il en avait marre de se demander quelle autre tour de force tu allais exécuter la prochaine fois, mais si tu n’as rien à dire… », continuai-je prétendant que d’une façon ou d’une autre ça m’était égal qu’il parle ou pas.

Dean me fixa avec intensité, le regard froid. Sa mâchoires étaient serrées, et je sais qu’il se retenait pour ne pas parler. Je n’en étais pas sûr mais je ne pensais aps que le silence ferait parler Dean. Sam pouvait parler si personne ne le faisait mais Dean lui avait besoin d’un autre coup de pouce. Alors je le provoquai encore un peu.

« Sam a probablement raison. Il te connaît mieux que moi forcément. Mais ça me chagrine qu’il s’inquiète pour toi. Ca doit être dur pour lui, surtout quand tu ne lui as pas dit ce que votre père t’avait dit. Peut-être que Sam trouve que c’était une grossière erreur de ta part. »

Cela le fit. Je savais que j’avais poussé Dean à bout.

« Dur pour lui ? », explosa Dean, agrippant avec force les accoudoirs de la chaise, si fort que je crus qu’il allait les casser. « C’est dur pour lui ? »

« C’est ce que j’ai compris de ce qu’il m’a dit », répondis d’une voix posée.

« Ohhh », dit Dean en regardant tout autour de lui, tellement frustré qu’il ne trouvait pas les mots justes. « Vous…vous ne savez pas comment c’était. »

« Alors dis le moi. » J’avais peur qu’il se referme encore, mais Dean n’était pas comme ça. Une fois qu’il avait commencé, il ne s’arrêtait pas.

« J’avais de bonnes raisons de ne pas lui dire », rétorqua-t-il. « Papa me l’a demandé, et il voulait que je protège Sammy. Je n’allais pas lui dire du tout au départ, mais après la trouille du virus démoniaque, j’ai cru qu’il fallait qu’il le sache. Alors contre mon bon sens, j elui ai dit. Et qu’est-ce qui s’est passé ? Exactement ce que je pensais qu’il allait se passer. Il a flippé. »

« C’est compréhensible », fis-je remarquer.

« Maintenant, je comprends », dit Dean en me fixant intensément. « Si j’apprenais un truc comme ça je flipperais aussi. J’ai flippé quand papa me l’a dit. Mais j’ai pris sur moi, j’ai fait ce u’il fallait et je ne me suis pas laissé dépassé. Mais Sammy…il a écouté et il s’est barré en courant. Comme ça, comme si je n’existais plus. Alors j’ai dû partir à sa recherche. Je jure que j’ai eu envie de lui botter le cul dès que je l’ai retrouvé. Il doit être vraiment idiot pour faire des truc comme ça ! Si je ne l’avais pas retrouvé, il serait mort. Alors je suis désolé d’avoir gardé le secret, mais juste après la mort de papa, je ne pense pas que Sam aurait pu gérer. J’ai attendu mais il a quand même pété les plombs. »

« Je comprend pourquoi tu as fait ça », dis-je en essayant d’avoir l’air compréhensif.

Dean me jeta un regard noir, n’appréciant visiblement pas le ton de ma voix. « Et ce n’est pas qu’à cause de ce secret. Qu’il soit fou à cause de ça, je comprends. C’est tout son attitude le reste du temps. Il s’attend toujours au pire. Je sais que le secret à été dur à encaisser et je sais que la morte de Jess l’a vraiment traumatisé. C’était horrible, je comprends ça, vraiment. Mais il arrête pas de broyer du noir avec toute cette mélancolie et cette fatalité qui lui pend au dessus de la tête. Il me fait ressembler à cette putain de Pollyanna ! »

J’essayais de cacher mon sourie, me rappelant le film Disney que j’avais regardé étant petit et que j’avais détesté.

Il s’offusqua de voir mon amusement. « Ouais, je sais que ça paraît stupide, mais c’est la vérité. Dès que quelque chose arrive, je dois l’empêcher de tomber dans le gouffre du désespoir. Il arrête pas de répéter : « je vais peut-être devenir démoniaque et Dean devra me tuer en dernier recours » ou « Je suis démoniaque et Dean va me tuer la semaine prochaine. » Maintenant, dès qu’il pète un câble ou qu’il stresse, il croit qu’il devient démoniaque. Bordel, tout le monde s’énerve à un moment ou à un autre, et ça veut pas dire qu’on est possédé. »

« Mais lui a été possédé », fis-je remarqué.

« Ouais », grogna Dean. « Et je suis toujours en rogne à cause de ça. Je ne sais pas quand il a été possédé, mais j’ai comme l’impression que tout cette vague de mélancolie et de déprime a aidé le démon à entrer en lui. Il ne l’a probablement même pas combattu. Il a dû juste le regarder avec ses yeux de chien battu et l’a laissé le posséder ! »

« C’est un peu exagéré », commentai-je, faisant attention à ne pas le froisser.

« Sam ne sait jamais quand il doit s’arrêter de ressentir toute cette merde ! » Dean leva les mains d’exaspération. « Je sais qu’il est trop sensible et susceptible comme les gonzesse, mais faut pas pousser. Dès que quelque chose va mal, c’est la fin du monde. C’est comme la fois où on a bosser sur cette affaire où les gens tuaient d’autres gens et qu’ils pensaient que c’était un ange qui leur apparaissait et leur demandait de le faire. Et bien, Sam était tellement sûr que c’était un ange, moi j’étais un peu sceptique, et ça l’a blessé. Il me dit qu’il croit aux anges, et ça me va, même si ça n’a pas sauvé maman, mais Sammy peut croire ce qu’il veut. »

Je lui lançai un bref regard. Je pensais qu’il aurait été un peu bouleversé de parler de Mary, mais Dean était trop occupé à s’occuper du cas de son frère.

« Alors, à la fin, on trouve que c’était en fait le fantôme un prêtre décédé, et on s’en occupe. Mais Sam se met dans tous ses états et il décide qu’il avait tors de croire aux anges. Il aurait pu ignorer le truc et se dire, ok ce n’était pas un ange cette fois, mais peut-être la prochaine. Et non, au lieu de ça il envoie balader tout ce à quoi il croyait, il le balance par la fenêtre parce que cette fois-la n’a pas prouvé que les anges existent. »

« Peut-être qu’il croyait que tu allais le charrier avec ça », dis-je. « Tu sais, lui rappeler qu’il avait eu tord. »

« Peut-être, mais c’était pas la seule fois. Une seule affaire et il ne sait plus ce à quoi il doit croire. Adieu les anges, bonjour désespoir. Cette crise de foie qui fait perdre la tête à tout le monde. Et ne me parle pas de confiance. »

« Il ne te fais pas confiance ? »

« Non ! Il a ces visions démentes, et on laisse tomber tout ce qu’on est en train de faire pour aller sauver les gens de sa vision. Je ne les remets jamais en question, sans chercher à savoir d’où elles lui viennent ou qui est derrière tout ça, je me contente de l’accompagner. Mais il ne me fais as confiance. J’ai des instincts aussi, même s’il refuse de l’admettre. Comme cette affaire avec la gonzesse morte que son petit ami avait ramené à la vie. J’ai dit à Sam que je savais que c’était une chasse, mais il ne me croyait pas. Lui et ses visions, c’est la vérité absolue, et il est persuadé d’avoir raison. Avec moi, c’est comme, ouais tu as peut-être raison, mais c’est un coup de chance. Tu sais, papa me faisait assez confiance pour me dire le secret, mais Sam ne me fait pas assez confiance pour faire simplement notre boulot. »

« La confiance, c’est dur », dis-je, me demandant comment j’allais réconcilier ces deux-la.

« J’en ai marre de toutes ces conneries », gronda Dean. « Il veut que je partage mes sentiments. Avec papa, Sam a été sur mon dos pendant des mois pour que j’admette ce que je ressentais. J’étais furieux, ok ? Je croyais que j’aurais pu l’empêcher de mourir, je crois que cela aurait dû être moi, et je me sentais coupable ! Je peux pas ressentir quelque chose une fois sans avoir à en parler pendant des heures ? J’ai rien dit. JE ne me suis pas enfui et ait manqué de me faire tuer. Je ne me suis pas retrouvé possédé et essayé de tuer des gens. Je suis resté là où je devais rester, j’ai fait mon boulot et j’ai essayé de garder la situation sous contrôle. Mais Sammy ne comprend pas. Un de nous d’eux devait rester fort, stable pour pouvoir réfléchir, et comme il est devenu mélancolique et sensible, et bien c’est moi qui est dû assumer ce rôle ! »

« Dean », essayai-je de le raisonner, mais il était trop furieux pour écouter. Je me demandai s’il ressemblait à ça quand il était au combat. Si j’étais un démon et que ce regard m’était destiné, je prendrais le premier bus direction l’enfer.

« Et c’est ça le remerciement auquel j’ai droit », dit-il en frappant du poing sur les accoudoirs de la chaise. « Merci mec, tu as fait beaucoup, ou ça a dû être dur, papa a mis beaucoup de pression sur toi, et je comprends que tu aies besoin de temps pour tout digérer. Mais non, pas de remerciement ou la moindre considération. Juste des reproches pour tout ce qui s’est passé. Ouais, je suis peut-être imprudent. Je porte tout sur mes épaules alors forcément quelques fois je merde. Il ne pense jamais que ça peut être dur pour moi, Sam se plaint de ma boisson, que je drague les filles, de ma bouffe, de mes vêtements, de mon porno. J’en tellement ras le cul de ses plaintes et sa connerie de ça va être la fin du monde à cause de moi,mais est-ce que je me plains ? Non ! Je la ferme et je vais le boulot. »

« Mais tu as voulu faire ce boulot », lui rappelai-je. Mon dieu, j’avais l’impression de lui faire une psycho thérapie.

« Oh, c’est clair, lui est parti à la fac et je suis resté coincé avec papa », dit Dean en croisant les bras sur sa poitrine. « Ils ont eu cette grosse dispute et Sammy s’est cassé, en pensant que papa ne lui pardonnerait jamais ou ne lui parlerait plus jamais. Mais devine qui est resté à la maison et s’est débrouillé avec le vieux ? Ouais, c’est moi encore une fois. Tu crois que papa était dur quand tu l’as rencontré ? Tu n’as aucune idée de comment il était hors de lui et comment les choses étaient horribles quand Sam est parti. Lui et papa avaient l’habitude de s’engueuler, papa imposait sa loi et Sam se mettait à faire la tronche. Ils commençaient à s’engueuler, alors j’essayais de les faire arrêter, et papa m’envoyait dans ma chambre. Mais je pouvais toujours les entendre se crier dessus, ils faisaient trembler les murs de la maison en se bagarrant sur des trucs stupides comme Sam passant les tests pour entrer en fac ou papa qui buvait trop. Mais ensuite, Sam est parti, et papa n’avait plus personne avec qui s’engueuler. Alors il s’est occupé de mon cas. Pendant les deux années suivantes, il a surveillé tout ce que je faisait. Il me sautait dessus à propos de ma technique et de ma chasse et de mon concentration et de ma traque, pointant chaque petit détail qui n’allait pas. »

« John était dans les Marines », lui rappelai-je.

« Ouais, les Marines aurait été une partie de plaisir après avoir vécu avec lui pendant deux ans. Il m’entraînait pendant des heures, me sermonnait sur mon tir, mon lacer de couteau et comment je m’occupais des armes et est-ce que j’avais appris mes mots de Latin pour la semaine ? Une fois, j’ai laissé une dague en argent dehors derrière la maison qu’on louait parce que j’étais occupé à nettoyer les armes, et il l’a découverte. Après m’avoir arraché la tête à force de me hurler dessus, il m’a fait courir autour de la maison, sous la pluie, une centaine de fois sans m’arrêter avec un sac à dos de quarante kilos de matos. Je pouvais à peine marcher après ça, mais il m’a fait me tenir au garde à vous dans le salon et il m’a interrogé sur mon Latin. J’ai oublié quelques mots et il m’a consigné jusqu’à ce que je les ai tous retenu. Il m’a consigné ! J’avais vingt ans à l’époque, et il m’a consigné comme si j’en avais quinze. Mais je ne pouvais pas me plaindre sinon il aurait été encore pire avec moi. Alors j’ai fermé ma gueule et j’ai fait ce qu’il m’a dit. Pendant ce temps, Sam était pénard à la fac. »

« Tu aurais pu partir. » Je ne sais pas pourquoi j’avais dit ça. Les mots sont sortis comme ça et je sus que ce n’était pas juste de dire ça au moment où je les avais prononcés. Dean n’aurait jamais lâcher son père comme Sam n’arrêterait jamais de ressentir les choses.

« Non, je n’aurais pas pu », répondit Dean. « Papa avait déjà perdu maman et Sammy. Il ne pouvait pas me perdre aussi.. » Il déglutit difficilement, retenant ses larmes.

Je pris une grande inspiration, me demandant que dire maintenant. J’avais simplement voulu les faire parler et j’avais réussi à les séparer encore plus, sans trouver une idée pour les réconcilier. Je commençai à comprendre pourquoi John avait choisi d’être leur sergent instructeur. Ca semblait fichtrement plus facile que de gérer des sentiments. Tant que vous criiez des ordres et administrait des punitions, vous n’aviez pas à vous inquiéter de comment ils allaient à l’intérieur. Je n’aurai pas dû les faire parler dès le départ. Les femmes peuvent geindres et se lamenter à propos de leurs sentiments tant qu’elles voulaient et aller toujours bien, mais il y avait une raison pourquoi les hommes ne parlaient pas de leurs sentiments. C’est une spirale sans fin une fois que vous démarrez, et on n’était perdu au milieu.

Alors j’ai dit la seule à laquelle je pouvais penser, la seule chose qui avait du sens après tout ce qu’il avait dit : « Dean, es-tu en colère parce que tu as dû rester avec ton père et de ne pas être parti ou es-tu en colère parce que Sam est parti ? »

Dean cligna rapidement des yeux, son visage toujours figé par la colère.

« C’est parce que Sam est parti, n’est-ce pas ? » dis-je doucement.

« Oui ! Après que tout fut dit, il nous a quitté. Lui il choisit quand il appartient à cette famille ou pas et quand il se la joue en solo. Et je trouve que c’est dégueulasse ! »

Le silence tomba dans la pièce une fois qu’il eut parlé. Il s’assit dans sa chaise, respirant difficilement et se débattant intérieurement pour ne montrer aucun signe d’émotion, ce qui ne marcha pas, considérant le fait que son visage n’arrêtait pas de se contracter et qu’il clignait tout le temps des yeux.

Je passais en revue dans ma tête les conversations qu’on pourrait avoir, ce que je pourrais dire et ce qu’il dirait en retour. J’aurai pu lui rappeler que grandir était difficile et que Sam avait besoin de temps pour comprendre qu’il avait besoin de sa famille, mais Dean aurait sûrement répliqué que si Sam avait tellement besoin de lui, pourquoi est-ce qu’il continuait à s’enfuir ? J’aurais pu dire que John avait fait de son mieux mais j’aurais eu l’air d’excuser le comportement de John ce qui aurait pu agacer Dean ou lui faire croire que je critiquai la façon dont John les avait élevés ce qui aurait rendu Dean furieux. Hey, je suis pas dingue. Un mec peut se lamenter sur sa femme et sur sa vie encore et encore, et vous vous êtes acquiescer ou pas et d’un coup le mec est prêt à vous sauter dessus. Et la même chose était vrai pour les pères morts.

« C’est dur la famille », m’entendis-je dire, sans mettre un sens derrière ce que je disais. « Tu auras toujours des problèmes, et faudra que tu fasses avec. »

Dean rétorqua : « C’est tout ce que tu as ? Un conseil pourri. »

« Fais attention gamin », dis-je d’un air sévère. « C’est pas parce que je n’ai pas réponse à tout que tu peux faire le malin avec moi. »

Dean ouvrit la bouche, probablement pour dire quelque chose qu’il regretterait après, mais la porte de la salle de bain s’ouvrit et Sam en sortit.

Ses cheveux étaient mouillés et il portait un pantalon en flanelle et un t-shirt. Il avait l’air mieux après cette douche, mais il avait toujours l’air crevé.

Dean prit sa frustration qu’il avait ressenti pour moi et la dirigea vers son frère. « T’as pris une douche assez longue là ? On est trois ici, tu sais. »

« Vous parliez », répliqua Sam, essuyant ses cheveux avec une petite serviette. « J’essayais de vous laisser un peu d’espace. »

« D’un coup, ça t’inquiète de me laisser de l’espace », répliqua Dean.

« Ca veut dire quoi ? », demanda Sam d’un air surpris.

« Avec toi, soit tu es sur ma tronche soit à des kilomètres. »

Sam cligna des yeux, essayant de comprendre ce que Dean voulait dire. « C’est parce que je suis parti ? Mec, je t’ai dit que j’avais besoin de réfléchir par rapport à ce que papa t’a dit. Tu as dit que tu avais compris, mais apparemment, mais ça veut juste dire que tu allais prendre su toi jusqu’à ce que tu veuille me le balancer en pleine tête. »

« Et bien, si tu racontes des trucs à Bobby, je peux aussi », rétorqua Dean.

« Je lui disais juste ce que je ressentais ! », dit Sam en jetant la serviette sur le grand lit.

« Ouais, et tu as toujours que ça à raconter, dit Dean en se levant et en faisant face à son frère, toi et tes sentiments. J’en ai trop ras le cul de t’entendre parler de tes sentiments. T’as qu’à prendre tes putain de sentiments et ton putain d’ordinateur et te les mettre dans le cul ! »

« Pourquoi tu l’a fermes pas ? », lança Sam. « Chaque fois que tu commences à parler, c’est comme si j’appuyais sur un putain de bouton d’une stupide poupée qui parle. »

Je n’étais pas sûr si c’était une bonne vanne, mais je crois que le mot stupide a fait péter les plomb à Dean.

« Ta gueule », rétorqua-t-il à Sam.

« Pourquoi tu feras gaffe à ce que je dis ? Tu peux pas me comprendre, je ne parle pas le crétin », se moqua Sam.

Et là, Dean péta un câble. Il agrippa et poussa à moitié son frère, mais Sam était prêt et il l’attrapa aussi et le repoussa.

Ca ne ressemblait en rien aux combats que j’avais déjà vu. Ceux que j’avais vu se passaient dans des bars avec des mecs qui titubaient, se balançaient des coups de poing, se manquaient et se ramassaient par terre. Ces deux-la se tiraient et se poussaient dans tous les sens essayant plus de faire tomber l’autre que de lui faire mal.

« Les garçons », dis-je d’un ton de mis en garde. « Ca suffit. »

Mais ils n’écoutaient pas, et le combat devient plus violent. Ils se poussaient, grognaient, s’agrippaient et commençaient à se déplaçaient dans toute la pièce utilisant ces coups de pied de kung-fu que j’avais rarement vu. Je me dis que John avait été plus dans les combats modernes que moi. Je suis plutôt du genre coups de poing et coups de fusil.

Je continuais à leur dire d’arrêter, mais ils n’écoutaient toujours pas, et ils il sdevenaient de plus en plus incontrôlables.

Et puis c’est arrivé. Sam a donné un coup de pied à Dean dans les côtes, et Dean a juré, un regard sauvage dans les yeux. Dean a chargé sur Sam et Sam est tombé contre le mur. Il a perdu l’équilibre et est tombé sur le côté. Il est tombé sur la télévision.

La télé a vacillé un moment et ensuite est tombée du meuble.

Elle a touché le sol avec un bruit énorme, se fracassant comme vous n’auriez jamais cru ça possible, l’écran se brisant en plusieurs morceaux sur la fine moquette.

Leur bagarre s’arrêta sur le coup. Les deux garçons se tinrent droits et regardèrent les débris de la télévision.

« Les garçons ! », dis-je en colère.

Ils prirent un air honteux pendant quelques secondes, Dean plus que Sam. Mais ensuite, Sam jeta un regard noir à son frère.

« Tu m’as poussé ! », dit-il à nouveau énervé. « Et c’est toi qui a commencé aussi. Toi et ton caractère de chien ! »

« Oh, la ferme ! », hurla Dean en prononçant chaque mot avec mépris.

Je continuais à fixer la télé. J’avais une petite télé chez moi, surtout pour regarder les informations et occasionnellement une course de voiture. Ma télé m’avait coûtée autour des 120 dollars quand je l’avais achetée huit ans plus tôt. Cette télé était deux fois plus grosse et plus récente, elle devait coûter dans les 300$ au moins. C’était un vrai problème, un gros problème. C’était quelque chose dont se souviendrait le gérant, surtout si les Fédéraux traquaient les garçons jusqu’ici.

« Quoi ? Deux frères ? Ouais, je m’en rappelle. Ils m’ont cassé une télé. »

La sonnerie du téléphone retentit, surprenant les deux frères et me fit cligner des yeux. Sam me regarda avec des grands yeux marron et Dean jura entre ses dents pendant que le téléphone continuait de sonner.

Mais il me parut évident qu’ils s’attendaient à ce que ce soit moi qui réponde car ils ne firent pas un mouvement vers le combiné. J’étais plus près, alors je décrochai. « Allo ? »

« On a entendu un bruit », s’exclama une femme à l’autre bout du fil. « Est-ce que tout va bien là haut ? »

« Oui, madame », répondis-je, faisant attention de rester le plus poli possible. « Mes, heu, mes enfants se chamaillaient pour rire et ils ont renversé deux trois choses. Je vais calmer les choses. »

eOh », dit-elle hésitant avant d’ajouter : « et bien, il se fait tard… »

« Désolée, madame », dis-je très poliment. « Nous allons baisser d’un ton. C’est l’heure d’aller au lit pour eux de toute façon. »

Je raccrochai et me retournai pour faire face au garçon. Sam avait l’air honteux, Dean le remarqua et ça l’énerva encore plus.

« Probablement une vieille bique », dit-il en désignant vaguement le téléphone. « qui fourre sonnez dans ce qui la regarde pas. J’en ai trop marre de tout ces gens qui nous font chier. »

« On faisait beaucoup de bruit », lui dit Sam. « Elle avait raison de s’interroger. »

« Oh, c’est clair, rétorqua Dean, mets toi de son côté ! »

J’en avais assez. J’étati sûr qu’ils continueraient à se quereller si je ne faisais rien, et soudain je me sentis hyper frustré par ce deux-la. Toutes leurs querelles, leur bagarre et le fait de casser la télé, surtout à un moment où ils devaient faire attention à ne pas se faire repérer, et pas passer leur temps à se chamailler.

« Ca suffit », dis-je en avançant vers eux.

Ce fut intéressant de voir leur façon différente de réagir à une menace physique. Sam recula un peu, levant ses mains devant lui plus pour se défendre que pour attaquer. Dean avança d’un pas, se mit en appuie prêt à se battre, serra les poings, prêt à attaquer. J’ignorai leur deux réactions et attrapait d’abord Dean par le col avant d’attraper Sam à son tour.

« Qu’est-ce que tu fais ? », protesta Dean, même s’il ne se débattit pas.

« Ce que j’aurais dû faire plus tôt quand toutes vos querelles ont commencé », répondis-je rapidement, en les poussant vers le grand lit.

Dean lança un regard furieux à Sam, et Sam essaya de le regarder méchamment, mais continua à me lancer des regards inquiets par dessus son épaule. C’est exactement la réaction que je souhaitais. Une petite peur ait salutaire quelques fois.

Je m’arrêtait au bout du lit, me demandant avec lequel commencer. Je voulais d’abord réprimander Dean comme c’était le plus vieux, et que c’était lui qui avait commencé. Mais mon instinct me dit de commencer avec Sam, celui qui serait plus enclin à accepter ce que je j’allais lui faire. Je décidai de commencer par à une petite réprimande.

« Je ne sais comment vous gérer vos bagarre, dis-je en les tenant toujours par le col, mais c’est ridicule. Vous ne vous lancer pas de coups de poing, vous ne casser pas les choses, et vous n’attirez pas l’attention. »

« Mais c’est lui qui a commencé ! », protesta Sam, sonnant comme un gamin de huit ans.

Normalement, il était plus grand que moi, mais la façon dont il se tenait , les épaules et la tête basses, j’avais l’impression d’être aussi grand que lui et que je dominait la situation.

« Je m’en fiche de qui a commencé. Vous vous êtes sauté à la gorge pendant toute la journée, et j’en ai plus qu’assez. Je ne sais pas comment votre père gérait ce genre de comportement, mais je doute qu’il vous laissait continuer vos conneries. »

Sam renifla, mais Dean me fixa avec un regard plein de fureur.

« Ne parle pas de mon père », ordonna-t-il.

Je campai sur mes positions, pas près d’être effrayé par un petit malin. « Je parlerai de ton père autant que je veux. Il était mon ami, la plupart du temps, et il ne vous laissait pas vous en tirer comme ça quand vous étiez chez moi, et je ne pense pas qu’il le ferait encore maintenant s’il était ici, j’ai pas raison ? »

Dean continua à me lancer des regards noirs, mais ne dit rien.

« pas vrai ? », demandai-je, plus fort et leur donnait à chacun une bonne secousse.

« Non, monsieur », marmonna Sam. Je remarquai qu’il allait se mettre dans tous ses états si je ne prenais pas rapidement les choses en main. Dean regarda Sam, et immédiatement je vis que Dean n’était plus fâché après lui mais seulement après moi. Et bien, c’était un début.

« Dean », dis-je d’une voix la plus autoritaire possible. « va t’asseoir sur la chaise dans le coin. »

« Pourquoi ? », demanda-t-il avec une pointe d’arrogance.

« Ne discute pas et vas y, ordonnai-je d’une voix implacable, et ne bouge pas de là jusqu’à ce que je t’appelle. »

Dean me regarda, suspicieux, mais il alla à contre coeur s’asseoir sur la chaise. Il continua à me fixer du regard, regardant avec attention, se demandant ce que j’allais faire de son petit frère.

J’y pensais une demi seconde. La vérité c’était que Sam était plus grand que moi, j’étais toujours assez costaud mais je ne savais si ça allait être pratique de le mettre sur mes genoux.

Oui, même l’idée à laquelle j’avais pensé me surprit , mais j’étais déjà passé à l’étape suivante. Temps pour l’action.

« Couche toi face au lit », dis-je à Sam.

Il tourna vers moi des yeux incrédules, ne croyant pas que je puisse être sérieux ayant compris où je voulais en venir.

« Quoi ? », demanda Dean d’une voix coupante.

« Tais-toi Dean », commandai-je. « Sam, allonge toi sur le bord du lit. Tout de suite



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:: Les commentaires des internautes

cool
Posté par samantha le 23.01.2008
vivemen la suite de ta fanfics
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fanfic
Posté par samantha le 24.01.2008
Prévien moi par e mail d ke tu metera la suite parce ke en féte je é po de centerblog!!! jss tombé sur ton blog par hazar!!!
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