C’est une histoire sur la série Supernatural. J’ai eu l’autorisation de son auteur Jen pour la traduire et la poster ici.
Attention : cette histoire contient une fessée. Si ce n’est pas votre truc, ne lisez pas.
Revenu de l’enfer
Dean se laissa tomber sur le lit. Il se demanda si la pièce arrêterait enfin de tourner s’il fermait les yeux. Il entendit Sam se plaindre qu’il allait se noyer dans son propre vomi ou quelque chose dans ce genre, mais il s’efforça de ne pas l’écouter. C’était son anniversaire bon sang et s’il voulait se bourrer et bien Sam n’avait qu’à s’y faire. Dean pensait qu’il pouvait au moins un jour dans l’année ne pas avoir à prendre soin de son petit frère.
Sam essaya de pousser Dean sur le côté pensant qu’il allait sûrement vomir après la quantité d’alcool qu’il avait ingéré. Dean essaya de le repousser vivement en disant : « arrête Sammy ! J’vais bien ! »
Sam s’écarta et s’assit sur son lit attendant que Dean s’endorme. Trois minutes plus tard, il fit rouler Dean sur le côté et s’assura que la poubelle était tout près. Sam se rassit sur son lit et fixa son grand frère en repensant à leur journée. Sam avait réveillé Dean avec une tasse de café, des beignets et un « joyeux anniversaire ». Dean s’était tourné de l’autre côté et lui avait lancé : « Fais chier. Laisse-moi dormir ! »
La journée avait empiré. Dean avait refusé de travailler, et avait passé la journée entière dans des bars à dire à tout va que c’était son anniversaire et à se faire payer des coups par des femmes aux mœurs douteuses. Cela n’avait pas dérangé Dean d’avoir Sam avec lui tant qu’il ne disait rien. Mais quand Sam parla d’un job, Dean lui lança un regard noir et Sam se tût.
Jetant un coup d’œil à l’horloge, Sam vit qu’il était seulement 22 heures. Sam regarda son frère et fut submergé par le désespoir. Il sentit des larmes couler sur son visage. Il ne se sentit pas forcé de s’arrêter de pleurer comme Dean n’était pas réveillé pour le charrier. Il savait que Dean avait besoin d’aide et Sam avait essayé de l’aider mais tout ce qu’il avait entreprit avait lamentablement échoué.
Sam savait comment faire pour se sentir mieux et comme Dean dormait il décida de le faire. Il se leva, se retourna et s’agenouilla au pied de son lit. Il ferma les yeux et commença à prier. Il concentra toute son énergie dans sa prière et supplia dieu de lui montrer la voix pour aider son grand frère.
Quelques minutes plus tard, Sam ressentit un mélange inhabituel de joie et de bien-être l’envahir. Prenant une grande inspiration, il réalisa qu’il ne pleurait plus. Il essuya les dernières larmes sur ses joues. Il sourit et ouvrit les yeux pour voir son père assis sur le lit qui le regardait.
Sam se dit soudain qu’il aurait dû être étonné, peut-être même terrifié de voir son père mort assis là aussi vivant qu’avant. Mais, au lieu de cela, son sentiment de bonheur s’intensifia. « Bonjour papa », dit-il.
John lui sourit et posa une main sur le visage de Sam. « Tu as eu une mauvaise journée fils », demanda John.
Sam acquiesça et répondit : « Je ne sais pas comment l’aider ». Il s’attendait à ce que son père comprenne.
Acquiesçant à son tour, John dit : « Ca va aller. Je suis là et tout va s’arranger pour vous deux après ce soir. »
Sam le crut. John se leva et tendit la main pour aider Sam à se relever. Prenant la main tendue, Sam se leva et se retrouva dans les bras de son père. Sam serra son père dans ses bras et réussit à lui dire sans ressentir de peine : « tu m’as manqué ».
« Je sais et je sais aussi que tu te sens mal parce que les choses n’étaient pas terribles entre nous quand je suis parti, mais tu ne dois plus y penser. Je t’ai toujours aimé et je t’aimerai toujours. Peu importe nos disputes, je sais que tu m’as toujours aimé. »
Sam relâcha son étreinte et dit doucement : « merci papa. »
John posa une main sur le front de Sam et une lueur blanche sortit de sa main. « Tu as besoin de te reposer fils », dit John en retirant sa main.
Les yeux de Sam était déjà mi-clos. Il retira ses chaussures avec ses pieds en hochant la tête et se glissa dans son lit encore tout habillé. Sam s’endormit paisiblement aussitôt que sa tête toucha l’oreiller. John se pencha et embrassa Sam sur le front. « Bonne nuit Sammy ».
John se tourna vers Dean et marcha vers son lit. John plaça ses deux mains au dessus du ventre de Dean quelques secondes pendant qu’une lueur blanche se mit à briller. John attrapa la poubelle et attendit deux secondes.
Se poussant brusquement dans une position assise, Dean attrapa la poubelle qui était devant lui et vomit dedans trois fois. Dean resta assis à reprendre profondément sa respiration pendant quelques secondes et cracha plusieurs fois dans la poubelle avant de lever les yeux. Son corps se figea quand il vit John debout devant lui.
John prit la poubelle des mains de Dean et alla dans la salle de bain. Dean regarda son père aller dans la salle de bain en marmonnant : « quelqu’un a dû mettre de la drogue dans ma boisson ».
Quelques secondes plus tard, John sortit de la salle de bain avec un verre d’eau. Il le tendit à Dean et dit : « Bois fils ».
Dean prit le verre et but quelques gorgées. John rendit la main pour prendre le gobelet et Dean lui donna. « Papa ».
John posa le gobelet sur la table de nuit et se retourna vers Dean. « Oui Dean, c’est moi. Ce n’est pas une hallucination, je ne suis pas un shapeshifter, tu n’es plus saoul et ce n’est pas non plus un rêve », dit John.
Secouant légèrement la tête Dean bégaya : « Mais…mais… »
« Je suis mort ? »
« Ouais »
John s’assit sur le lit de Dean et inconsciemment Dean s’éloigna de lui. « Oui, je suis mort », dit John.
« Mais alors… ? »
John posa ses coudes sur ses genoux. « Beaucoup de forces ont convergées ce soir pour que cela soit possible et nous n’avons pas autant de temps que ça. Alors il va falloir que tu l’acceptes. »
Dean regarda Sam qui dormait dans son lit et l’appela : « Sam ».
« Il dort », dit John.
« Qu’est-ce que tu lui as fait ? »
« Je me suis assuré qu’il dorme toute la nuit pour que nous puissions parler sans être interrompus. »
Dean le fixa d’un regard noir et demanda : « Tu lui as laissé le choix ? »
« Tu as assez d’ennuis comme ça Dean alors tu ferais mieux d’écouter », répondit John.
Dean secoua la tête montrant son désaccord mais écouta.
« Je suis ici pour te remettre sur le droit chemin parce que depuis que je suis mort tu n’as fait que erreur après erreur et il faut que ça s’arrête. »
Dean jeta un autre regard noir : « J’ai fait des erreurs ? Et toi ? S’il te plaît n’essaie pas de me dire que tu n’as pas échangé ta vie contre la mienne, parce que je sais que tu l’as fait. »
« Tu as raison Dean, c’est exactement ce que j’ai fait et si j’en avait la possibilité je le referais sans hésiter. »
« Tu n’avais pas le droit »
John fit signe à Dean de venir plus près de lui : « Approche-toi fils »
Dean s’assit à côté de son père. John posa son bras sur les épaules de Dean et le tira doucement vers lui jusqu’à ce que la tête de Dean touche son épaule. Dean respira l’odeur de son père et ses derniers doutes sur le fait d’avoir réellement son père sous ses yeux s’envolèrent. John frotta le bras de Dean de haut en bas d’un geste réconfortant et dit d’une voix douce mais autoritaire : « Dean, je t’aime. Je t’aime plus que ma vie. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te protéger, y compris donner ma vie. »
Dean passa un bras autour de son père et le serrant fort se mit à pleurer : « mais tu souffre en Enfer tous les jours ».
John passa son autre bras autour de Dean et le serra fort contre lui. « Je ne vais pas insulter ton intelligence en te disant que je ne suis pas en enfer, mais crois-moi quand je te dis que je souffrirais bien plus si j’étais en vie et que toi tu étais mort. Je ne regrette pas le marché que j’ai conclu. C’était juste. »
Dean secoua la tête pleurant trop pour parler. « Eh, regarde-moi fils », dit John.
Dean desserra son étreinte et se recula assez pour regarder son père. « L’enfer ne peut pas me garder éternellement Dean. Malgré le marché que j’ai conclu, une bonne âme ne peut pas rester éternellement en Enfer. L’univers ne fonctionne pas comme ça. Et en tout honnêteté j’ai fait beaucoup d’erreurs dans ma vie, alors aller directement au Paradis n’était certainement pas une option de toute façon. Les choses que j’ai faites avec vous et les choses que j’ai faites avant avec les Marines avant de rencontrer ta mère… et bien, c’était mal. Mais j’ai aussi fait de bonnes choses dans la vie, et les démons qui me gardent en enfer ne peuvent l’ignorer. »
Pour la première fois depuis la mort de son père, Dean ressentit un sentiment de paix. Il dit entre deux sanglots : « Tu ne me racontes pas de conneries ? »
John pouffa et dit : « C’est la vérité. Parole de Scouts ».
Dean lâcha John et essuya son visage. John était satisfait d’avoir trouvé les mots juste qui avaient apaisé Dean, mais il n’était pas enthousiasmé de ce qu’il s’apprêtait à faire. John soupira et dit : « je trouve que c’est ironique que je puisse te voir aujourd’hui car c’est ton anniversaire ».
Dean sembla surpris par ce propos et demanda : « pourquoi ? »
« Parce que je crois que tu vas recevoir la pire des fessées d’anniversaire que tu n’as jamais reçue. »
Dean essaya de s’éloigner de son père mais John lui attrapa le poignet. Dean rit nerveusement et dit : « j’ai arrêté de trouver ça drôle le jour de mes 10 ans. »
« Il ne va rien y avoir de drôle ce soir. Viens sur mes genoux »
« Mais… »
« Non Dean. Tu vas recevoir la fessée que tu as méritée depuis ces derniers mois. »
Dean secoua la tête en sentant son estomac se nouer. John tira le bras de Dean assez fort pour que Dean se retrouve en travers de ses genoux. Dean se laissa faire jusqu’à ce qu’il sente son père passer sa main sous lui pour lui défaire son jean. « Non, protesta Dean, p’pa, non ! »
La réponse de John fut de baisser le jean et le boxer de Dean à ses genoux. Dean essayait frénétiquement de trouver une raison qui empêcherait ça d’arriver. « P’pa j’ai 28 ans », finit-il par dire.
« Pas pendant les 20 prochaines minutes et tu crois vraiment que ton âge peut me faire changer d’avis ? »
Dean grimaça en repensant à la dernière fois où il avait utilisé l’excuse de son âge. Il avait 25 ans et cela n’avait pas marché du tout. « Non »
« Alors voyons une par une les erreurs que tu as faites », reprit John.
Dean grogna. Il savait par expérience que cela signifiait qu’il allait rester sur les genoux de son père pendant un long moment.
« Premièrement, tu as très mal réconforté ton frère après ma mort. Je sais que tu avais aussi de la peine mais nous savons tous les deux que ton frère te prend en exemple et moi parti, tu dois prendre ma place mieux que ça. »
Dean se sentait mal par rapport à ça. Il avait été entraîné pour protéger et prendre soin de Sam depuis tout petit, et il savait qu’il n’avait pas assuré ces derniers temps. « Oui », répondit-il.
John se mit à abattre fermement et rapidement sa main sur le postérieur de Dean indiquant clairement son mécontentement. Dean se mordit la lèvre et essaya de rester silencieux sachant qu’il le méritait. En même temps qu’il fessait son fils, John se demanda s’il n’était jamais venu à l’esprit de Dean que son père n’était pas juste en lui imposant une telle responsabilité par rapport à son frère. D’un autre côté, cela importait peu car John n’avait personne a qui confier cette tâche, mais il espérait que Dean ne s’en rende pas compte.
Quand John finit de fesser Dean pour cette offense, Dean gigotait en travers de ses jambes, et avait de plus en plus de mal à rester muet. Après un court instant, John reprit : « tu as taper sur ma voiture »
Dean râla : « c’est ma voiture maintenant »
John abattit violement sa main 10 fois sur les fesses de Dean et Dean ne pu retenir des grognements. John répéta : « tu as taper sur ma voiture ».
« Oui », concéda Dean.
John lui claqua les fesses 10 fois et continua : « tu as crié sur ton frère et tu l’as fait se sentir mal de vouloir continuer à chasser après que je sois mort ».
Dean avait déjà ressassé cette conversation qu’il avait eu avec son frère des dizaines de fois et répondit la gorge nouée : « Oui »
John se remit à fesser Dean et cette fois il lui donna plus que 10 claques. Des larmes coulaient sur le visage de Dean à la fin de cette série et il se retenait de glisser sa main derrière lui pour protéger son matricule. John s’arrêta et déboucla sa ceinture en disant : « Dernière erreur Dean et c’en est une grosse ».
Dean entendit la ceinture glisser sous les boucles du pantalon de son père et supplia : « Nan. S’il te plaît papa. Je suis désolé, je le jure ».
« Je t’ai pas encore dit pour quoi c’était ».
« Je le sais. C’est pour avoir frapper Sammy. J’étais en colère et j’ai merdé. Je suis désolé. Je l’ai regretté au moment où je l’ai fait. Ca n’arrivera plus. »
« Tu sais, si Sammy sort du rang je ne vois aucun problème à ce que tu lui donnes une fessée, mais tu lui as donné un coup de poing parce que tu n’acceptais pas la vérité qu’il t’a jeté au visage. »
« Je sais, je sais… », répondit Dean et il se mit à pleurer.
Ne voulant pas le faire mais sachant que Dean le méritait, John lui donna 10 coups de ceinture.
Dean resta allongé sur les genoux de son père à pleurer comme il n’avait pas pleuré depuis des années. John caressa le dos de Dean pendant quelques secondes pour l’apaiser. « C’est fini, fils »
Dean se redressa et remit immédiatement ses vêtements en place, des larmes coulant encore sur son visage. John prit Dean pour l’asseoir près de lui sur le lit et le serra dans ses bras. Dean serra son père fort et se remit à pleurer. Il pleura non seulement à cause de la fessée mais aussi car il acceptait finalement la mort de son père. Après dix minutes, Dean ne pleurait plus. John embrassa la tête de son fils en lui dit qu’il l’aimait.
Dean ne l’avait pas dit depuis l’âge de douze ans, mais ce soir-là, il murmura un « je t’aime aussi. »
Après quelques minutes de silence, John dit qu’il devait partir bientôt.
Dean le serra plus fort dans ses bras. John le serra fort et le relâcha. Il tint Dean à bout de bras et dit : « Je veux que tu te ressaisisses pour ton frère et pour toi aussi. Plus de cuite. Plus de bagarre entre vous. Plus de colère refoulée. Je sais que tu aimes Sammy autant que je l’aime et tu sais que tu as le devoir de le protéger. J’attends de toi que tu le fasses. »
« Oui », répondit Dean d’une voix sincère.
John se dit qu’il allait peut être passer cinq mois en enfer en plus pour ce qu’il s’apprêtait à dire mais il devait être sûr que Dean ferait ce qu’il allait lui demander. « Tu te rappelles ce que je t’ai dit avant de mourir ? »
« Oui », répondit Dean.
« Ne me déçois plus »
Dean rougit sachant qu’il avait déçu son père par son comportement de ces derniers temps.
« Non, je ne te décevrais plus »
John hocha la tête et dit : « C’est bien. Sam ne se rappelle pas m’avoir vu et je préfère que tu ne lui dises rien. Tu entends ? »
« Mais pourquoi ? »
« Dean », dit John d’un ton menaçant.
« Oui »
John embrassa la front de son fils et dit : « Au revoir Dean. Je te promets qu’on se reverra. »
Dean sentit les larmes lui monter aux yeux et répondit : « Au revoir p’pa ».
Dean cligna des yeux ; John avait disparu. Dean s’allongea sur le côté. Il ressentit un bien être immense sachant qu’il allait un jour revoir son père. Plutôt que de penser au manque que l’absence de son père provoquait en lui, il pensa à ce qu’il devait faire pour que Sam et lui retrouve leur relation d’avant.
Sam ouvrit les yeux et vit Dean qui le fixait. Surpris, Sam demanda ce qui se passait.
« Lève toi, on doit parler », lança Dean.
Sam s’assit sur le lit et essaya de se rappeler ce qui s’était passé la nuit dernière. C’était embrouillé dans sa tête. Mais il se rappelait que son frère avait beaucoup bu hier. « T’as pas mal aux cheveux ? »
« Nan », répondit Dean en secouant la tête.
« Mais pourtant… »
Dean se pencha sur Sam ce qui eut pour effet de couper l’argumentation de Sam. « Prépare-toi. Tu as quinze minutes. On va fixer certaines choses entre nous. »
Sam ne savait pas pourquoi mais il hocha la tête et alla dans la salle de bain prendre une douche. Sous sa douche, Sam se demanda pourquoi il n’avait pas répondu à Dean et il essaya tant bien que mal de se souvenir de la nuit dernière.
Quand Sam sortit de la salle de bain, il vit Dean debout à côté de la table du motel. Sur la table, il vit une assiette en plastique avec de la nourriture. Il s’approcha et vit des œufs brouillés, des toasts et du bacon. Il regarda Dean et demanda ce que c’était.
« Ca s’appelle un petit déjeuner crétin. Mange. »
Sam, encore une fois, obéit et s’assit. Il se mit à manger. Il remarqua qu’une autre assiette en plastique était vide dans la poubelle et se dit que Dean devait déjà avoir manger. Dès qu’il eut fini, Sam jeta l’assiette à la poubelle et regarda Dean. Dean s’assit sur une chaise face à Sam. Sam cru voir Dean grimacer en s’asseyant mais il n’en était pas à cent pourcent sûr. Dean regarda Sam et commença : « Ecoute-moi bien Sammy, parce que je ne vais le dire qu’une fois. »
Sam acquiesça et réalisa que Dean était très sérieux.
« Je suis désolé que les choses se soient passées de cette façon depuis la mort de papa, reprit Dean. Je sais que tu avais besoin que je sois fort pour toi, et je suis désolé de t’avoir laissé tomber. Je suis désolé de m’être énervé contre toi. Je suis désolé de n’avoir pas réussi à te parler de ce que je ressentais et je suis désolé que tu te sois sentit perdu. »
Sam resta assis la bouche ouverte ne sachant pas quoi dire. Dean ne s’excusait pratiquement jamais et ça même quand il savait qu’il avait tors. Après quelques instants, Dean regarda par la fenêtre et reprit : « je culpabilise que papa soit mort. Je culpabilise tellement que j’ai merdé ces derniers temps. »
Secouant vigoureusement la tête, Sam essaya de lui couper la parole : « Dean, ce n’.. »
Dean lui jeta un regard qui le fit taire et continua : « je sais que papa a échangé sa vie contre la mienne quand j’étais sur le point de mourir sur le lit d’hôpital, et je n’arrivais pas à m’y faire ».
Sam attendit quelques secondes avant de dire : « et maintenant tu peux ? »
Dean lui sourit et répondit : « ouais »
« Je ne comprend rien », lança Sam encore plus perdu.
« Je m’en fiche. Ce qui est important c’est que je vais bien maintenant et que les choses rentrent dans l’ordre. Et au cas où tu ne comprennes pas bien, c’est simple, c’est moi le chef et tu fais ce que je dis. »
Sam se rebella : « Pas question mec. C’est pas parce que tu as eu une illumination quand t’étais bourré que je… »
Dean leva une main pour faire taire Sam et reprit : « Je ne te demande pas ton avis Sam, je te dis ce qui est »
Sam se reposa en arrière sur le dossier de sa chaise et croisa les bras visiblement sur le point de contester. Dean reposa son dos sur le dossier de la chaise et regardant la table dit : « il me manque tu sais. Il me manque tellement que ça fait mal à chaque seconde qui passe. »
La réplique de Sam mourut sur ses lèvres et il murmura : « Il me manque aussi. ».
Dean leva les yeux sur son frère et lui sourit : « tu te rappelles quand tu avais cinq ans et que tu as posé des questions sur maman ? »
Sam se mit aussi à sourire : « P’pa s’est rendu compte qu’il n’avait jamais parlé d’elle car ça le faisait souffrir, mais quand il s’est rendu compte que je ne me rappelait rien de maman, vous avez passé la journée à me raconter toutes les choses dont vous vous souveniez. »
Dean hocha la tête et dit : « Raconte-moi un truc sur papa. »
Sam réfléchit un moment, puis commença à raconter à Dean l’été où leur père lui avait appris à nager. A la fin de son récit, Sam avait des larmes qui coulaient sur ses joues. Sans un mot, Dean se leva et prit Sam par les bras. Il le tira vers lui et Sam se leva. Il le serra dans ses bras : « Il me manque aussi ».
Sam se remit à pleurer et serra fort Dean. Dean attendit un moment et quand il sentit que Sam s’était calmé il le relâcha. Sam essuya ses larmes et dit : « Mec, est-ce que tu viens juste de me prendre dans tes bras ? »
Dean grogna, tourna Sam sur le côté et lui donna une bonne claque sur les fesses. « hey, qu’est-ce qui te prend ? », se plaint Sam.
« Apprends quand il faut te taire ! », rétorqua Dean.
Sam lui lança un regard noir, mais il avait taquiné son frère pour le faire réagir. Il ne pouvait pas l’expliquer mais le fait que Dean lui ai donné une claque sur les fesses était pour lui rassurant. Après tout, la dernière fois que Dean s’était mis en colère, il lui avait donné un coup de poing au visage.
« Pose tes fesses sur la chaise et je vais te raconter des trucs sur papa, des trucs que tu étais trop petit pour te rappeler. », lança Dean.
Sam s’assit à contre cœur mais écouta. Ils passèrent le reste de la matinée à parler de John. A midi, ils réalisèrent qu’ils ne s’étaient jamais senti aussi bien depuis la mort de leur père.
FIN