Je ne suis pas l’auteur de cette fantastique histoire mais juste l’humble traductrice. C’est Marie qu’il faut féliciter.
Résumé : Dean a frappé Sam et se sent mal. C’est à Bobby de l’aider à surmonter sa culpabilité.
Culpabilité
« Ce n’est pas papa ! ». Ces mots résonnent dans sa tête. Sam avait raison. Gordon n’était pas John ; il ne le serait jamais, il ne le pourrait jamais. Non, Gordon avait été un monstre, tuant des créatures qui n’avait pas méritées de mourir. Mais, oh mon dieu, il avait gobé tout ce que Gordon lui avait dit. Pourquoi ? Est-ce que lui, Jonathan Dean Winchester Junior, était trop désespéré de retrouver l’image d’un père qu’il ait suivi aveuglément un homme comme Gordon ? Etait-il si désespéré que quelqu’un d’autre prenne le contrôle ? Non, Dean ferma les yeux essayant de retenir ses larmes.
« Je suis tellement désolé, Sammy ». Il regarda son petit frère ; le bleu était toujours là. Il ne partirait pas avant au moins une semaine. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il lui avait pris de frapper le seul être qui pouvait le faire sourire, le seul être pour qui il vivait, l’être qu’il avait promis de protéger à n’importe quel prix, l’être que personne n’était autorisé à blesser.
« Je l’ai blessé », pensa Dean ne pouvant plus retenir ses larmes. Voyant Sam commencer à se réveiller, Dean essuya rapidement ses larmes. Jamais il n’avait autant culpabilisé. Il savait que si son père était encore en vie, il l’aurait écorché vif. Dean avait élevé Sam depuis sa plus tendre enfance. Il avait huit ans quand son père lui donna l’autorisation de donner une fessée à Sam. Au court des années, Sam s’était retrouvé plus d’une fois en travers de ses genoux mais jamais il ne l’avait frappé. John l’avait prévenu encore et encore : « si tu frappes ton frère Jonathan Dean, tu recevras une fessée déculottée. Est-ce que tu m’as bien compris ? »
La réponse avait toujours été un oui, monsieur. En grandissant, Dean s’était agacé à chaque fois que son père le lui avait rappelé. « Je ne taperai jamais Sammy ! », Dean avait grogné plusieurs fois ce qui lui avait valu quelques claques cuisantes sur les fesses pour s’être montré irrespectueux mais il s’en fichait. Il aurait préféré se tuer plutôt que de taper Sam. Et maintenant… Dean secoua la tête. Sam lui avait pardonné ; il lui pardonnait toujours.
Dean avait été extrêmement gentil mais il se sentait toujours coupable. Bien sûr, quand Sam pensait que Dean ne le regardait pas, Dean pouvait voir la question que ses yeux posaient : « Tu me détestes ? ». Dean détestait cette question silencieuse. « Je ne pourrais jamais te détester, Sammy », se disait-il.
Dean conduisit jusqu’à ce que la lumière du jour réveille Sam. « Tu as conduit toute la nuit ? », demanda Sam en regardant Dean. Normalement, ils se relayaient toutes les trois heures. Sam savait que depuis la nuit où Dean l’avait frappé, il portait le poids de cette culpabilité et Sam ne savait pas comment soulager son frère. « Dean ?»
Dean tourna la tête vers Sam et haussa les épaules. Il n’était pas fatigué. En fait, conduire l’empêchait de réfléchir. Un silence tomba entre eux, un silence qui n’était pas tellement inconfortable mais un peu gêné. Sam regarda encore son frère et Dean entra dans une propriété où des voitures accidentée se trouvaient de chaque côté du chemin. « Qu’est-ce que ti fous Dean ? »
Dean resta silencieux. Il regarda devant lui en se disant qu’il aurait peut-être dû appeler avant de venir. Sam était trop occupé à essayer de trouver où ils se trouvaient pour remarquer le regard sur le visage de son frère. Quand la voiture s’arrêta devant une maison, Sam sourit. Il savait où ils étaient maintenant. Il avait grandi ici. C’était ici la première fois où Dean lui avait donné une fessée, c’était ici où il avait appris à tirer, c’était ici où Dean avait appris à réparer les voitures, c’était ici où ils avaient rencontré pour la première fois Bobby Singer.
Dans la maison, Bobby essayait tant bien que mal de mettre à jour son livre de comptes, mais les chiffres, ce n’était pas son truc. Il s’arrêta en entendant la voiture. Sa première réaction fut d’attraper un fusil mais au fur et à mesure que la voiture approchait, il réalisa qu’il la connaissait. Ce n’était pas difficile pour tout dire ; l’Impala avait un bruit bien à elle. Bien sûr, il savait qui conduisait l’Impala et un sourire illumina son visage : les garçons Winchester. Cela faisait quelques mois qu’il ne les avait pas vu. La dernière fois, c’était le jour où Dean avait fini de réparer la voiture, deux semaines après la mort de John. Il se demanda ce qu’ils venaient faire chez lui. Il se précipita dehors et attendit que la voiture s’arrête et que ses occupants en sortent.
Dean sortit le premier et Bobby fut choqué de voir qu’il avait perdu du poids. Il avait le regard un peu perdu. Sam sortit à son tour et Bobby remarqua le coup qu’il avait à l’œil ; il avait dû le recevoir lors d’une chasse. Bobby descendit du perron et prit Sam dans ses bras. Sam lui rendit son embrassade. Bobby fit un pas en arrière et prit le menton de Sam dans sa main. Il fit pivoter la tête de Sam de côté et examina le bleu : « bel œil au beurre noir mon gars ». Sam lui sourit mais Bobby vit du coin de l’œil que Dean se crispa.
« Merci Bobby, rappelle-moi de te raconter toute l’histoire ». Sam fit son plus beau sourire et se mit à rire. Bobby secoua la tête et avança vers Dean. Sachant que Dean n’aimait pas trop les embrassade, il passa un bras autour de ses épaules et mena les deux garçons à l’intérieur.
« Alors Dean, comment va la voiture, pas de problème ? ». Dean se contenta de secouer la tête et Bobby soupira. Quoiqu’il se soit passé, cela avait du être dur si Dean ne parlait pas. Une fois à l’intérieur, Bobby posa de la nourriture sur la table, mais seulement Sam mangea. Regardant le plus jeune des Winchester, Bobby sourit. Sam avait toujours eu la capacité de manger deux fois la quantité qu’une personne normale ingurgitait sans jamais prendre de poids.
Bobby tourna son attention sur Dean qui refusait de regarder la nourriture, encore moins de la manger. Voulant jauger l’humeur du plus âgé des deux garçons, Bobby mis de la nourriture dans une assiette et la plaça devant Dean.
« Mange, ça te fera du bien », dit-il.
Dean lança un regard nori à Bobby et poussa l’assiette loin de lui et se leva. « J’ai conduit toute la nuit, je peux me poser dans notre ancienne chambre ? » Dean commençait à se sentir mal à l’aise que Bobby le regarde en fronçant les sourcils.
« Tu as conduite TOUTE la nuit ? » Dean acquiesça un regard confus se dessinant sur son visage. Bobby se détourna et marmonna quelque chose entre ses dents avant de refaire face à Dean. « On parlera de ça plus tard. Manges et tu iras te coucher après. Maintenant Jonathan Dean », ordonna Bobby.
Sam resta sans voix en regardant son frère obéir. Après avoir mangé, Dean se leva et se retira. Bobby et Sam entendirent la porte de la chambre claquer. Bobby haussa un sourcil et Sam haussa les épaules.
Bobby commençait à s’inquiéter. Les garçons étaient là depuis deux jours déjà et Dean n’était sorti de la chambre que pour le souper. Même la perspective d’une chasse ne l’avait pas fait quitter la chambre. Le quatrième jour, les choses empirèrent.
La journée avait commencé normalement pourtant ; Sam cherchait quelque chose à chasser sur son ordinateur et Bobby était assis à son bureau à essayer à nouveau de faire sa comptabilité. C’était un petit peu après le déjeuner quand Sam retourna dans la chambre. Dix minutes plus tard, Bobby pu entendre des éclats de voix et alla voir ce qui se passait.
« C’est quoi ton problème Dean ? Tu restes là assis toute la journée à ne rien faire. Pourquoi ? », demandait Sam.
Quand Dean refusa de répondre, Sam se précipita sur lui et le força à se lever en l’attrapant par le col de son t-shirt. Il secoua son grand frère mais Dean refusa toujours de lui répondre. C’est le regard de Dean qui le fit le lâcher. Bobby se précipita vers eux et les sépara rapidement.
« Sam, prends ma camionnette et va en ville chercher mon courrier. Ensuite, va prendre de l’essence et lave-la. Ton frère et moi, on a à parler. Donne-nous une heure. », commanda Bobby.
Sam voulut protester mais quelque chose dans l’attitude de Bobby l’en dissuada. En hochant la tête, il quitta la maison et s’en alla dans la camionnette laissant Bobby s’occuper de Dean. Bobby attendit que la camionnette soit partie avant de porter toute son attention sur Dean.
Il ferma les yeux ; il savait que faire parler Dean serait aussi difficile que de l’emmener consulter un docteur alors il copia John.
« Jonathan Dean, je veux savoir ce qui t’arrive et tout de suite. C’est un ordre jeune homme. », ordonna Bobby.
Dean leva soudain la tête. Oh non, un ordre et le nom complet. Merde c’est pas bon. Avec un regard triste, Dean raconta à Bobby toute l’histoire : comment il avait ignoré Sam, comment ils avaient rencontré Gordon, comment Sam avait découvert la vrai nature de Gordon et comment lui et Sam s’étaient battus. Dean baissa la tête jusqu’à ce que son menton touche sa poitrine.
« Il a hurlé que Gordon n’était pas papa et je lui ai donné un coup de poing. »
Bobby fut choqué par ce qu’il entendit. Il pouvait sentir la culpabilité émaner de Dean. Il n’avait pas vraiment envie de le faire mais il savait qu’il devait aider Dean. Avec ça à l’esprit, il agrippa le menton de Dean et le força à le regarder en face. « Regarde-moi, Jonathan Dean et répète moi ça »
« Je lui ai donné un coup de poing. C’est moi qui lui ai fait cet œil au beurre noir. » Dean tressaillit sous le regard de Bobby. Ce dernier était abasourdi ne sachant que faire quand un souvenir de John et Dean lui revint en mémoire. Si tu tapes un jour ton frère Jonathan Dean, je te donnerais une fessée déculottée. Est-ce que tu m’as bien compris ? » « Oui, monsieur ».
Bobby secoua la tête. Le garçon était trop vieux pour ça. Mais après un autre regard vers Dean, Bobby su ce qu’il lui restait à faire.
« Alors, tu as frappé ton petit frère pour avoir dit la vérité ? », demanda Bobby. Dean acquiesça. « Et maintenant tu te sens coupable, c’est ça ? » Dean hocha encore la tête, des larmes lui montant aux yeux. « Et bien, filston, je crois savoir comment t’aider à te débarrasser de ton sentiment de culpabilité. »
Dean lança à Bobby un air dubitatif et avant qu’il puisse réagir, il se retrouva tirer en travers des jambes du vieux chasseur.
Dean commença à se débattre n’appréciant pas du tout la position dans laquelle il se trouvait. Bobby lui claqua deux fois les fesses. « j’arrêterais de me débattre maintenant Dean, ou sinon une fois qu’on aura fini, je rajouterai des claques. »
Dean arrêta toute rébellion. Il savait qu’il n’avait que ce qu’il méritait. Avec une facilité qui mit Dean mal à l’aise, Bobby baissa le jean de Dean jusqu’à ses genoux et son boxer juste sous ses fesses.
Bobby commença à fesser Dean dès qu’il eut placer comme il voulait. Il commença à fesser à gauche puis à droite, frappant trois fois le même endroit avant de changer. Très vite, Dean commença à gémir. Espérant accélérer les choses, Bobby baissa sa jambe gauche et remonta sa jambe droite et commença à fesser le bas des fesses de Dean.
Clap, clap, clap « Aohhh ! » clap, clap, clap « Bobby, s’il te plaît je suis désolé ! » clap, clap, clap « Arrête, s’il te plaît Bobby ! » Bobby rabaissa sa jambe droite et se remit à abattre sa main sur la partie charnue des fesses de Dean. Il claqua plus fermement et commença le sermon.
« Tu ne frappes jamais ton frère Jonathan Dean ! » Clap, clap, clap « Je sais qu’il peut être agaçant des fois mais il sait jamais vraiment quand s’arrêter mais ça n’excuse pas ton comportement. » Clap, clap, clap « Si jamais je découvre que tu as l’a frappé, alors que dieu me vienne en aide, mais tu recevras des coups de ceinture, tu entends ? » Clap, clap, clap.
« Oui, monsieur », répondit Dean en sanglotant. La fessée faisait plus mal que dans ses souvenirs. Bobby ne semblait pas pressé d’en finir et avant de pouvoir s’en empêcher, Dean mis ses mains derrière lui pour protéger ses fesses. Bobby les attrapa et les maintint dans le creux des reins de Dean. Les claques tombèrent encore plus fort (si cela fut possible) et Dean craqua soudain et resta sans bouger en travers des jambes de Bobby à pleurer. Après quatre dernières claques, Bobby arrêta la fessée et se mit à caresser le dos de Dean pour l’apaiser.
Quand Dean fut calmé, Bobby replaça son boxer et son jeans et ensuite l’assit sur le lit. « Tout va bien Dean. Sam va bien. Il t’a pardonné. Tout ce qui te reste à faire c’est de te pardonner toi-même. » Dean se remit à pleurer alors Bobby le prit dans ses bras. Après quelques minutes, Bobby aida Dean à se relever et l’aida à retirer son jean pour enfiler son bas de pyjamas. Après avoir retirer les couvertures, Bobby aida Dean à entrer dans le lit et à s’allonger sur le ventre avant de tirer les couvertures sur lui. Bobby s’assit sur le lit à côté de Dean et lui parla doucement en lui caressant le os jusqu’à ce qu’il s’endorme.
Sam revint vingt minutes plus tard pour trouver Bobby dans la cuisine à faire des hamburgers et des frites maison. Sam leva un sourcil interrogateur. Bobby se contenta de lui sourire. Sam se dirigea vers la chambre quand Bobby l’arrêta : « Laisse-le tranquille, il dort ».
Quarante minutes plus tard, Dean entra dans la cuisine, les cheveux ébouriffés, un sourire sur les lèvres. « Mec, j’arrive pas à croire que tu m’as laissé dormir si longtemps ». Bobby rit et pointa une chaise du doigt ce qui fit grimacer Dean. Il s’assit avec précaution en évitant de grimacer. « Sam et moi on va partir ce soir, je voudrais qu’on commence la chasse qu’il a trouvé ».
Sam regarda son frère abasourdi. Il ne savait pas ce que Bobby avait pu dire à son frère, mais cela avait fait son effet. Sam regarda son frère plus attentivement. Je rêve où.. oui, on dirait qu’il a été fess.. Nan. Sam secoua la tête à cette idée absurde. La voix de Bobby le fit sortir de ses pensées.
« Je crois qu’on doit parler du fait de conduire toute la nuit. Tu sais que ce n’est pas sérieux Jonathan Dean. Je crois que tu as besoin d’un petit rappel » Sam regarda Dean pâlir aux mots de Bobby.
« Bobby, je jure mec que ça n’arrivera plus… » Dean continua à se justifier jusqu’à ce que Bobby le prit en pitié.
« Ta punition sera de faire ma compta et après ça toi et ton frère vous pourrez partir. » Dean fit un vrai sourire pour la première fois depuis des mois. Les trois hommes continuèrent à bavarder et Sam sut que son grand frère était enfin de retour.
FIN