Cette histoire est de Rae.
Le livre
Hermione était assise seule dans la salle commune des Gryffondors étudiant ardemment. Elle commençait à avoir l’impression qu’elle était dépassée par cette histoire de retourneur de temps et de classes en plus, mais jamais elle ne l’aurait admis ! Elle avait juste besoin de travailler plus dur. Elle essuya ses yeux, essayant de repousser le sommeil, et passa à son prochain devoir. D’accord, alors où était ce livre qu’elle avait emprunté à la bibliothèque pour son essai sur l’arithmancie ? Il n’était nulle part sur les piles de livres couvrant la table.
Elle chercha encore, la panique montant rapidement en elle. Elle devait rendre son devoir demain ! Et si elle l’avait oublié à la bibliothèque !! Elle attrapa son sac et elle put dire immédiatement avec le poids qu’il faisait qu’il ne contenait aucun livre, mai selle sentit quelque chose de doux à l’intérieur. Oui, c’est vrai, la cape d’invisibilité d’Harry. Ils l’avaient cachée dedans après avoir rendu visite à Hagrid. « Ca y est ! , pensa-t-elle. Je vais juste faire un saut à la bibliothèque, prendre le livre et revenir en un clin d’œil. »
Son cœur s’accéléra à la pensée d’une telle violation du règlement. Bien sûr, elle avait déjà enfreint quelques règles avec Harry et Ron, mais quelque part, le faire d’elle-même était une tout autre chose. Les professeurs étaient très stricts quant au fait de se retrouver dehors après le couvre-feu surtout depuis que quelqu’un s’était introduit à Poudlard. Ce serait une sérieuse violation des règles.
Elle soupira et regarda devant elle sa feuille de parchemin vide. A la pensée de ne rien avoir à rendre pour son devoir elle sauta sur ses pieds et attrapa la cape. Elle devait aller chercher ce livre !! C’était juste un saut rapide à la bibliothèque et elle avait la cape. Elle n’avait pas le choix !
En approchant le portrait de l’entrée, elle s’arrêta une dernière fois. C’était pratiquement le milieu de la nuit. Si elle se faisait attraper… L’image d’un grand F en haut de sa copie la fit avancer. Elle ne pouvait échouer !!
Après être sortie, elle revêtit la cape et avança rapidement vers la bibliothèque. Il faisait trop noir à l’intérieur de la bibliothèque pour voir quoique ce soit, alors elle fut obligée de retirer la cape et d’allumer sa baguette. Là…elle avança vers le bureau où se trouvait le livre et ne vit pas le marchepied qui se trouvait devant elle. Elle trébucha et s’écroula par terre. Dans un effort d’amortir sa chute, elle jeta les mains en avant et cogna au passage une petite table où se dressait un vase avec des fleurs. Ce dernier vacilla avant de tomber sur le sol en se brisant bruyamment. Pendant quelques minutes, elle resta assise se tenant le menton en se concentrant sur la douleur. Quand celle-ci s’atténua, elle réalisa le danger de la situation. Elle ramassa sa baguette qui brillait toujours et regardant derrière elle, vit la cape là où elle l’avait laissée tomber. Elle savait qu’il fallait qu’elle se cache dessous rapidement, mais elle décida d’aller rapidement chercher le livre. Elle attrapa le livre et se rua sur la cape mais au moment où ses mains se refermaient sur le tissu, une lanterne apparut sur le seuil de la porte et elle vit Flinch se tenant là, un sourire naissant sur ses lèvres.
« Ah, aha !! Ne devriez-vous pas être au lit, petite fille ? Vous allez avoir des ennuis !! »
Il n’y avait aucun doute là-dessus. Il avait un air de pure jubilation sur le visage quand il avança sur Hermione et lui saisit fermement le bras. Sa main osseuse était comme un étau quand il la traîna derrière lui. Hermione trébuchait maladroitement en essayant de suivre les pas de Flinch qui la tirait hors de la bibliothèque et le long du couloir.
Oh non, oh non ! pensa-t-elle mais elle essaya ensuite de se raisonner. McGonagall aurait certainement des mots bien choisis à lui dire et elle aurait certainement droit à des heures de retenue (elle grimaça à cette pensée), mais elle comprendrait aussi. Elle savait combien Hermione travaillait dur et elle comprendrait qu’il fallait qu’elle ait ce livre. Et bien, peut-être même qu’elle…
Hermione remarqua soudain qu’on ne l’emmenait pas vers les appartements de McGonagall. En fait, il semblait qu’ils se dirigeaient vers les donjons. « Heu…Monsieur Flinch, monsieur, je suis une Gryffondor. Professeur McGonagall est la chef de ma Maison. »
« oooooh, pas ce soir ! »
« Que voulez-vous dire pas ce soir ! » Son anxiété l’envahit rapidement et elle trouvait difficile de se montrer respectueuse envers cet homme qui la traînait à travers l’école.
« Professeur McGonagall n’est pas là ce soir, et elle a confié au Professeur Rogue le soin de s’occuper des vilains petits enfants de sa Maison. » Il était impossible de ne pas remarquer la joie que Flinch ressentit en faisant cette déclaration.
Ce n’était pas de la joie qui s’abattit sur Hermione mais plutôt quelque chose qui s’apparentait à de la pure TERREUR !!!
« Rogue !! » Elle commença à se débattre pour essayer de dégager son bras de l’étreinte de Flinch. Ce dernier secoua fermement son bras et se remit à la tirer derrière lui.
En approchant des appartements de Rogue, Hermione avait cessé de se débattre et ouvrait de grands yeux en respirant difficilement. « Comment McGonagall pouvait laisser Rogue se charger des Gryffondor ? » Il allait la tuer. Elle était sûr qu’il ne comprendrait pas qu’elle ait pu quitter la salle commune au milieu de la nuit pour un livre. Elle n’eut pas beaucoup plus de temps pour y réfléchir car ils arrivèrent trop vite à son goût à leur destination. De la lumière filtrait toujours sous la porte des appartements de Rogue. Flinch trotta jusqu’à la porte et frappa comme un gamin tout excité d’apporter un cadeau qu’il savait ferait très plaisir.
Un bref silence s’en suivit, et pendant un moment, l’espoir que Rogue ne fut pas là se forma dans l’esprit d’Hermione. Un coupant « entrez » venant de l’intérieur balaya tous ses espoirs et s’il y avait eu assez de lumière, Flinch aurait pu voir Hermione perdre toutes ses couleurs au son de cette voix.
Flinch ouvrit la porte. Rogue se tenait debout de dos, regardant deux fioles qu’il tenait dans la lumière. Il se retourna lentement comme s’il pensa encore à autre chose, mais quand il Flinch ses yeux tombèrent rapidement sur Hermione.
Il la fixa intensément. « Et bien, qu’avons-nous là ? »
« Elle était dehors après le couvre-feu, monsieur. Dans la bibliothèque. »
Rogue eut un bref sourire d’amusement tout en continuant à transpercer Hermione de son regard. Hermione était figée comme un lapin dans les phares d’une voiture. Elle ne pouvait pas bouger, ni regarder ailleurs, et son cœur s’emballait.
Rogue cessa de la fixer et se retourna, se déplaçant vers son bureau où il déposa les fioles.
« Merci monsieur Flinch, vous avez été d’une aide précieuse. Vous pouvez vous retirer. Je peux vous assurer que cet enfant sera bien…prise en main. »
Flinch hésita agité à l’idée de devoir partir… »Ne puis-je pas resté ? Je l’ai trouvée. »
« Non », répondit Rogue, n’élevant pas la voix mais la finalité qui émanait de celle-ci fit bouger Flinch vers la porte. Il lança un dernier sourire sarcastique à Hermione et sortit.
Se retrouvant seule avec Rogue sembla sortir Hermione de sa paralysie.
« Professeur, j’était juste… »
« SILENCE ! » Rogue se tourna vers elle et la fixa à nouveau mais cette fois elle fut incapable de soutenir son regard et regarda rapidement ailleurs. Cela ne sembla pas être d’une grande elle, car elle pouvait sentir le regard de Rogue la transpercer. « Mademoiselle Granger, vous n’êtes pas de ma Maison alors laissez-moi vous expliquer deux trois petites choses. Quand un étudiant est amené dans mes appartements pour recevoir une punition, il ne parle pas tant qu’on ne s’adresse pas à lui ! Il finit aussi par comprendre que quand on lui donne un ordre il doit le suivre à la lettre ou les choses s’empirent pour lui ! SUIS-JE ASSEZ CLAIR ? »
« Oui, monsieur », réussit à dire Hermione. Son esprit allait à toute allure « punition ? » Quelle sorte de punition allait lui infliger Rogue ? Il avait clairement dit « amené dans mes appartement pour recevoir une punition » Ca ne sonnait pas comme une détention. Quelle punition donnerait-il à ceux de sa maison.
Une session de cri et de réprimandes de la part de Rogue serait certainement une punition mais quelque chose lui disait que ce n’était pas cela. Des lignes peut-être, ou…non impensable !!
« Alors, Mademoiselle Granger, vous pensez être tellement intelligente que vous êtes au-dessus des règles, n’est-ce pas ? Vous pensez pouvoir vous en sortir en courant dans la bibliothèque quand vous voulez par ce que McGonagall est tellement fière de vous qu’elle ne vous punira pas ? Est-ce que vous pensez ? »
« Non, monsieur », répondit Hermione mal à l’aise. Elle baissa les yeux sur le bois ciré du bureau de Rogue. Ses accusations portaient assez de vérité en eux pour la blesser.
« Non ? Et bien, laissez-moi vous assurer que je ne vais pas hésiter à vous punir pour ce genre d’action irréfléchie. Ces règles sont là pour une raison, Mademoiselle Granger ! Vous avez l’air de croire que vous êtes brillante, je suis sûre que vous pourrez me dire pourquoi les étudiants ne sont pas autorisés à quitter leur pièce commune au milieu de la nuit, avec un tueur en cavale !! »
Hermione n’était pas sûre si elle était supposé répondre. Il n’avait pas vraiment posé une question. Elle pensa qu’il valait mieux qu’elle reste silencieuse.
« Quoi, la grande Hermione Granger ne peut pas répondre à une simple question ? Je m’attendais à vous voir bondir en agitant votre main comme à votre habitude ! », dit Rogue d’un ton sarcastique.
Hermione rougit et se mordit la lèvre.
« Alors, laissez-moi vous dire. Cette règle est faite pour vous protéger de toute sorte de danger et rien ne me rend plus furieux que d’avoir des je-sais-tout s’imaginer qu’ils croient mieux que les autres et qui risquent leur propre vie !!! » Les yeux de Rogue brillaient de colère. « A quoi pensiez-vous Mademoiselle Granger. »
Hermione déglutit difficilement. Dis de cette façon, son excuse semblait un peu limite. « J’avais oublié un livre à la bibliothèque, monsieur. Je ne pouvait pas faire mon devoir sans et je dois le rendre demain ! »
Les yeux de Rogue se plissèrent quand il la fixa à nouveau. « Donnez-moi le livre. »
Hermione fut surprise de vois qu’elle tenait toujours le livre dans sa main. Quand Flinch l’avait trouvée, elle avait rapidement caché la cape dans sa robe mais le livre était resté dans sa main. Elle tendit le livre à Rogue qui y jeta un bref regard avant de le poser sur le bord de son bureau.
Il se retourna vers elle et croisa ses bras contre sa poitrine. « C’est donc ça ! C’est tout ce que vous avez à dire pour votre défense, jeune fille ! Vous avez risqué votre vie et commis un acte éhonté de totale désobéissance et de violation du règlement juste pour finir votre devoir !! »
Il y eut un silence.
« Je vous ai posé une question, jeune fille ! »
« Ou…oui, monsieur…je suis désolée. »
« Oh, vous le serez très certainement, mademoiselle Granger. »
Pendant un moment, Rogue ne dit plus rien et se contenta de lui asséner son regard le plus désapprobateur. Hermione baladait son regard sur le sol, le plafond, n’importe où pour éviter ces yeux qui lui criaient leur désapprobation quant à ce qu’elle venait de faire. Elle put sentir des larmes lui monter aux yeux. « Pourquoi avait-elle été aussi stupide ! », pensa-t-elle.
Rogue se déplaça vers une chaise située dans un coin de la pièce. « Contre mon bon plaisir, mademoiselle Granger, Professeur McGonagall a été clair quant au fait que je ne pouvais pas punir ses élèves dans le but de corriger leurs défauts innés ou les actes qu’ils ont commis ultérieurement. C’est fort dommage car je crois depuis longtemps que quelqu’un aurait dû vous prendre ne main pour vous montrer cette insupportable je-sais-tout ! Je peux vous assurer que si vous étiez dans ma Maison, vous auriez déjà senti mon mécontentement concernant votre comportement à cet endroit depuis longtemps ! McGonagall semble vivre dans la désillusion que les étudiants perdent d’eux-mêmes ce défaut désagréable sans besoin d’une quelconque forme de discipline. » En parlant, il souleva la chaise et la déplaça pour la poser devant son bureau. « Alors, pour le moment, nous ne nous concentrerons que sur votre stupide désobéissance de ce soir. »
Rogue s’assit sur la chaise et regarda à nouveau Hermione. « Regardez-moi mademoiselle Granger. »
Hermione se força à lever les yeux du sol et à le regarder. Il y avait maintenant des larmes qui faisaient briller ses yeux.
La voix de Rogue était sévère : « Vous, mademoiselle Granger, avez été désobéissante et avez risqué stupidement votre vie sans aucune raison valable. C’est tout à fait inacceptable et vous allez recevoir une fessée. Avez-vous quelque chose à dire ? »
Les larmes coulèrent sur ses joues rouges de honte. Elle avait eu t envie de protester contre « sans aucune raison valable » mais se dit qu’il serait plus sage de ne rien dire. « Monsieur, n’y a-t-il pas une autre puniti… »
« Non !, coupa Rogue, venez ici, mademoiselle Granger. »
Hermione pensa un instant à s’enfuir en courant et à se cacher jusqu’au retour de McGonagall. Rogue sembla lire dans son esprit.
« Mademoiselle Granger, comme je l’ai dit tout à l’heure, vous découvrirez rapidement que l’obéissance est la seule conduite à suivre dans cette pièce. Je peux vous assurer que si je dois venir vous chercher, vous ne serez pas enthousiaste par ce qui en suivra et si je dois vous courir après, vous serrez fessée deux fois plus. Maintenant, VENEZ ICI !!! »
Hermione avança lentement vers le maître des Potions et elle eut le souffle coupé quand il se pencha pour lui attraper le bras et la tirer pour la placer sur ses genoux.
Elle n’eut cru pas possible de rougir encore plus mais quand Rogue lui souleva sa jupe, elle sut que ses joues devaient être du rouge vif des Gryffondors. Elle se tortillait furieusement sur les genoux de Rogue, humiliée. Une claque ferme l’a figea. « Pourquoi recevez-vous cette fessée, mademoiselle Granger ? »
« Parce que j’étais dehors après le couvre-feu. »
SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK!
“Pourquoi avez-vous enfreint les règles ? Quelle raison m’avez-vous donnée ?
« J’avais besoin d’un livre. »
SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK!
“Etait-ce une bonne raison pour se montrer si désobéissante et RISQUER VOTRE VIE EN VOUS BALADANT DANS L’ECOLE AU MILIEU DE LA NUIT AVEC UN TUEUR EN CAVALE!!!”
« Non, monsieur », réussi à répondre Hermione à travers ses larmes.
« Non, effectivement, jeune fille ! »
SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK, SPANK!
Rogue pouvait maintenant sentir la chaleur irradier des fesses de la jeune fille. Il savait qu’elles devaient avoir une teinte rosée maintenant. Il arrêta de la fesser.
Hermione tourna légèrement la tête pour voir ce que Rogue était en train de faire, espérant que la fessée était finie. Elle eut à nouveau le souffle coupé en réalisant ce qu’il avait en tête. Il avait pris le livre de sur son bureau et le tenait fermement dans sa main.
« Mademoiselle Granger, j’espère que cela vous rappellera qu’aller chercher un livre à la bibliothèque n’est JAMAIS une excuse suffisante pour ne pas suivre le règlement et risquer votre vie. » sur ce, il abattit le livre sur le derrière de la jeune fille
Hermione poussa un cri « Aaaaah…je suis désolée….aaooha….Monsieur ! »
Rogue lui administra dix coups cinglants avec le livre et Hermione se mit à pleurer comme une madeleine. Une fois fini, elle sentit les mains de Rogue la soulever et elle fut surprise par la douceur de son geste. Il la remit sur ses pieds devant lui et la teint par les épaules. Elle trouva ça réconfortant et se demanda si c’était la raison pour laquelle il le faisait.
« Bien, jeune fille, j’espère que vous avez appris votre leçon. J’espère aussi que vous ne n’agirez plus aussi stupidement à l’avenir. »
« Je suis désolée, monsieur. »
« Je sais. Vous avez reçu votre punition. Nous n’avons plus besoin d’en parler. » Il se leva et l’ancien Rogue revint à la charge. Je vais vous escorter jusqu’à votre dortoir où vous irez directement au lit ! Si j’entends que vous êtes restée éveillée pour faire votre devoir, nous aurons une autre ‘discussion’ sur la nécessité d’une bonne nuit de sommeil et non de s’acharner au travail. Est-ce que c’est clair ? »
« Oui, monsieur », répondit Hermione avant de soupirer tout bas. Elle se demandait combien de temps McGonagall allait être absente !
FIN