Cette histoire appartient à Pudge.
La tutelle chapitre 9
Draco finit son devoir ce soir-la et fut embarrassé à l’heure du dîner quand il vit l’oreiller sur lequel il s’était assis pendant qu’il rédigeait son essai posé sur chaise à table. Il n’avait presque plus mal aux fesses.
Son père et sa mère rirent quand il leur annonça qu’il n’avait pas besoin d’un coussin et il rougit jusqu’aux oreilles.
« Nous ne savions pas si tu en aurais besoin ou pas mon chéri », répondit sa mère en essayant de toutes ses forces de cesser de rire.
Draco se mit à rire à son tour se joignant à cette ambiance joyeuse. Ensuite, ils s’assirent pour dîner.
Pendant le repas, Lucius dit à son fils : « Draco, le frère de Sévérus, Westin, va venir pendant que nous serons là-bas. »
« C’est vrai, le vieux West va venir nous rendre visite. Moi et Harry, on va bien s’amuser. Je me demande s’il connaît toujours ce fameux coup de hockey », dit Draco juste après que la nourriture arrive.
« Je suis sûr qu’il s’en rappelle », répondit Lucius. « N’engloutis pas des pêtes. »
« Désolé, p’pa, j’adore les spaghetti. »
« Oui, je sais. Tu les adore depuis que tu es tout petit », dit Lucius en souriant affectueusement.
« Maman, qu’est-ce que tu vas faire quand on sera partis ? », demanda Draco en buvant une gorgée de lait.
« Et bien, à peu près une heure après que vous serez partis, Madame Hayson et moi, nous irons quelques semaines à la plage. Nous rentrerons une semaine avant vous », répondit Cissy en prenant une bouchée de pain à l’ail.
« Ca a l’air plutôt bien », Draco dit en finissant ses nouilles.
« Après dîner, Draco, je veux que tu montes dans ta chambre et que tu te prépares pour aller au lit », dit Lucius d’une voix ferme et avec un regard sévère.
« Oui, monsieur », répondit Draco.
Il connaissait la chanson : à chaque fois qu’il recevait une fessée, son père le faisait aller au lit à huit heures comme dernière punition.
« Je peux quand même avoir du dessert ? », demanda Draco.
« Oui, il n’y a pas de raison que tu n’en aies pas », répondit Lucius.
Ils continuèrent à manger en silence jusqu’à ce que Draco en ai marre de ce silence pesant.
« Comment va se passer le week-end ? », demanda-t-il essayant d’engager une conversation.
« Tu vas continuer de faire tes devoirs de vacances. Moi, je vais écrire un rapport pour Albus », répondit Lucius en même temps que la table se débarrassa.
« Je dois vraiment travailler ? », se plaint Draco. « C’est quand même le week-end. »
« Oui, et arrête de te plaindre. Ca fait partie du travail d’un étudiant », répliqua Lucius.
Trois petits bols apparurent devant eux.
« Hum, de la tarte aux pommes ! Mon dessert préféré », s’exclama Lucius avec les yeux brillants d’un enfant gourmand.
« Oh super, de la tarte aux pommes ! », dit Draco sarcastiquement en imitant son père.
La tarte aux pommes n’était pas exactement sa favorite. Il aimait bien mais il n’adorait pas
Cissy se contenta de les regarder et éclata de rire. On aurai dit des enfants de huit ans.
Ils mangèrent le dessert en silence mis à part les fois où Lucius faisait des bruits en mangeant pour ennuyer son fils.
Une fois qu’ils eurent tous finis, Draco monta pour se préparer à aller au lit.
Ses parents montèrent quinze minutes plus tard pour lui souhaiter bonne nuit. Ensuite, à huit heures et demi, son père revint et éteignit la lumière.
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« Harry, il est l’heure de rentrer ! », appela Sévérus depuis la porte de derrière le manoir.
« Je peux pas avoir cinq minutes en plus ? », demanda Harry à travers le jardin assis sur son balai.
« Non, il va y voir une tempête. Maintenant, rentre », répondit Sévérus.
« Super », répliqua Harry.
Il se dirigea vers le manoir aussi lentement que possible.
Sévérus voyant le petit manège d’Harry qui faisait tout son possible pour prendre son temps ne put retenir un sourire amusé. C’était une réaction d’adolescent typique.
« Aujourd’hui ce serait parfait », dit Sévérus quand Harry ne fut qu’à quelques mètres de la maison.
« J’arrive. Y a pas le feu », lança Harry en couvrant les derniers mètres qui le séparait de la porte.
Il descendit de son balai et entra dans la maison, visiblement frustré d’avoir dû rentrer.
« Et maintenant quoi ? », demanda-t-il en rangeant son balai dans le placard et e retirant ses chaussures.
« Tu es jeune, je suis sûr que tu vas trouver quelque chose à faire », dit Sévérus en sortant de l’entrée.
« Oh, je suis sûr que je peux trouver quelque chose à faire », se dit Harry une idée émergeant déjà dans sa tête.
Harry attendit quelques minutes, que Rogue ne soit plus dans les parages, et il revint chercher son balai. « Puisque je ne peux pas voler dehors, je vais le faire à l’intérieur », décida-t-il en enfourchant son balai.
S’assurant de rester près du sol et de ne pas aller trop vite, il fit quelques tours de la pièce pour s’échauffer. Ensuite, il s’envola dans le hall. Il se cachait de temps en temps derrière un mur pour s’assurer que Rogue n’était pas là.
Il vola vers le sous-sol pour vérifier que Rogue y était bien. Comme il y était, cela laissait à Harry le reste du manoir à explorer. Une fois revenu au rez-de-chaussée, il accéléra l’allure.
Il décida d’aller visiter les chambres qui se trouvaient dans le couloir où était la sienne.
Il n’y avait rien d’intéressant dans ces chambres ; c’était juste des chambres d’amis. Il se dirigea alors vers un autre couloir.
La première chambre n’était pas fermée à clef alors il décida d’y entrer. Il descendit de son balai et passa la porte. La première chose qu’il remarqua fut la photo sur la coiffeuse. Il marcha vers la photographie et la prit. Il la regarda de plus près. Il y avait un homme qui ressemblait beaucoup à Sévérus, une femme avec des yeux marron clairs et deux garçons. L’un avait environ un ou deux ans. L’autre semblait avoir dix ou onze ans.
Ce doit être Westin et sa mère, pensa Harry.
Il reposa avec précaution la photo sur la coiffeuse et fit le tour de la chambre. Il se dirigeait vers la porte quand il remarqua une petite boîte posée à côté du lit.
Il alla vers la boîte et l’ouvrit. Elle contenait d’autres photographies du même garçon que la première photographie qu’il avait regardée. Certaines photographies le montrait avec sa mère, et d’autres avec son père et d’autres encore les trois réunis. En dessous, il trouva la photographie d’un bébé ; un bébé avec des cheveux d’ébène.
Il s’assit sur le lit et regarda encore les photographies. C’est à cet endroit que le trouva Rogue à cinq heures et demi.
« Je vosi que tu as trouvé la chambre de Westin », dit-il.
« Je suis désolé monsieur, je vais remettre la boîte à sa place et sortir », répondit Harry très rapidement.
Il commença à ranger les photographies dans la boîte quand Rogue posa doucement une main sur son épaule.
« Harry, ce n’est rien. Je ne suis pas fâché », dit Sévérus. « Je suis juste surpris que tu as trouvé sa chambre.
Harry poussa un petit soupir de soulagement.
« J’ai décidé de visiter le reste du manoir. C’était le première chambre dans ce couloir », dit Harry plus détendu maintenant qu’il savait qu’il n’avait pas d’ennui.
« Est-ce que la femme sur la photo c’est votre mère ? », demanda Harry.
« Oui, c’est elle », répondit Sévérus en posant son doigt sur la photographie.
« Que lui est-il arrivé ? », demanda Harry.
« Un accident de voiture », répondit Sévérus en se mettant à ranger les photographie.
Harry comprit que Sévérus ne voulait pas en parler alors il changea de sujet.
« Qu’est-ce qu’on fait pour le dîner ? », demanda Harry. « Je pense qu’on devrait quelque chose de différent », ajouta-t-il.
« Nous pourrions regarder un film et manger dans la salle de jeux », proposa Severus. « Il y a des tables qu’on peut installer. »
« D’accord », dit Harry. L’idée de regarder un film l’enchantait. Les Dursley ne le laissaient jamais rien regarder.
« Très bien, alors monte te nettoyer et rejoins moi dans la salle de jeux », dit Severus en accompagnant Harry hors de la chambre. « Oh, et ne crois pas que je n’ai pas vu que tu volais à l’intérieur. »
Harry rougit et répondit : « vous n’avez pas dit que je ne pouvais pas voler à l’intérieur. »
Sévérus rit, il ne s’était pas attendu à cette réponse. « Non, je crois que tu as raison. »
Ils se séparèrent en arrivant dans le couloir de droite. Harry entra dans la salle de bain se laver les mains, puis il alla dans la salle de jeux. Sévérus n’était pas encore arrivé et il décida qu’il pouvait choisir la vidéo.
Il n’avait toujours pas arrêté son choix quand Sévérus entra.
Il avança vers Harry et essaya de voir les vidéos qu’il regardait. Il put constater que le garçon regardait les films dans la section adulte.
Il éloigna Harry des vidéos adultes et le mena vers les vidéos plus appropriées à son âge.
« Tu es trop jeune pour voir ces vidéos », dit-il.
« J’ai onze ans au cas où vous l’auriez oublié. Je suis plus un petit garçon », répliqua Harry d’une voix butée.
« Tu es tout de même encore « un garçon ». Ce n’est pas des choses pour toi », répondit Sévérus.
« Ce n’est pas comme si je n’avais jamais vu des choses horribles », marmonna Harry.
Sévérus l’entendit mais décida de laisser couler. Il avait le sentiment que cela avait un rapport avec les Dursley.
Harry finit, au bout de dix minutes, par faire son choix : le vol du navigateur.
« Ca a l’air bien », dit-il en tendant la vidéo à Sévérus.
« Ca l’est », confirma Sévérus. « Je devais avoir quinze ans quand il est sorti. »
« Et vous avez quel âge maintenant ? », demanda Harry.
« J’ai trente-cinq ans », répondit Sévérus en insérant le disque dans le lecteur DVD.
« Oh, je croyais que vous aviez le même âge que mes parents », dit Harry, surpris.
« J’étais dans la même promotion que ton père. Ta mère avait un an de moins. Et je viens juste d’avoir trente-cinq ans, et James avait six mois de moins que moi », expliqua Sévérus. « Viens là et assis toi. Le film va commencer. »
« Je vois. Mais je pensais que mes parents m’avaient eu juste après avoir fini Poudlard. »
Lilly avait un an de moins que James. Il est allé à l’université de Poudlard. Quand Lilly a fini sa scolarité à Poudlard, elle et James se sont mariés. Ils sont tous les deux allés à l’université pendant deux ans. Un an après, Lily a décroché son diplôme et tu es né », précisa Sévérus en arrangeant les tables sur lesquelles ils allaient manger.
Il claqua des doigts et l’elf de maison arriva.
« Que puis-je vous apporter messeiurs ? », demanda-t-il d’une voix couinante.
« Une pizza, moitié fromage, moitié pepperoni. Amène aussi des coca cola avec », demanda Sévérus.
« Je reviens dans un instant », dit l’elf de maison en disparaissant dans un de doigts.
Sévérus s’assit sur la chaise à côté d’Harry et alluma l’amplificateur du home cinéma. Pendant qu’il réglait l’appareil, la pizza et les coca cola arrivèrent. Les plateaux déjà installés sur les tables, Harry put de suite prendre une part de pizza. Le coca cola était dans un verre.
Une fois tout réglé, Sévérus prit également une part de pizza et son verre de coca cola. Ensuite, il éteignit les lumières et le film commença.
Deux heures plus tard, le mot fin apparut sur l’écran et Sévérus et Harry discutèrent du film.
« C’était trop cool quand le vaisseau a volé au dessus de la terre », dit Harry excité, en traversant le couloir aux côtés de Sévérus.
« C’est vrai », dit Sévérus. « Il est neuf heures moins le dix, tu dois aller te préparer pour aller au lit. »
« Mais c’est vendredi, vous avez dit que je pouvais rester debout plus longtemps le week-end. Vous vous rappelez ? », protesta Harry.
« J’ai dit que tu devais te préparer pour aller au lit, je n’ai pas dit que tu allais au lit tout de suite. Alors, dépêche toi de te préparer avant que je ne change d’avis et que je fasse aller au lit tout de suite. »
Harry n’eut pas à se le faire dire deux fois. Il alla dans sa chambre et attrapa son pyjamas.
Sévérus sourit. Dès qu’il entendit la douche couler, il alla dans sa chambre pour lire un peu.
Harry se doucha en vingt minutes et sortit de la salle de bain dix minutes plus tard. Décidant qu’il n’avait rien de mieux à faire, il alla dans sa chambre et prit le livre qu’il lisait en ce moment et se dirigea vers la salle de lecture.
C’est là où il trouva Rogue qui lisait une revue sur les Potions. S’asseyant sur le canapé bleu, comme à son habitude, il commença à lire.
Après avoir lu quelques pages, il entendit Sévérus lui demander : « Es-tu prêt pour lundi ? »
« Je crois, mais je ne mentirai pas en disant que je suis enjoué ou quoique ce soit », répondit Harry en posant son livre.
« Je m’y attendais. Je pense vraiment que tu découvriras un Draco bien différent », dit Sévérus. « Fais moi confiance, lui et son père ne sont pas les crétins pour lesquels ils se font passer. »
« Je le croirai quand je le verrai, monsieur », répondit Harry. « Je vais au lit. »
« Très bien. Je serai là dans une minute. »
Harry quitta la salle de lecture et alla dans sa chambre. Il alluma sa lampe de chevet et éteignit la lumière de la chambre.
« Qui pensait-il berner ? Draco Malfoy, civil », pensa Harry. « Ce serait la meilleure ». Il était perdu dans ses pensées quand Rogue entra dans la chambre.
« Content de voir que tu es déjà au lit », dit Sévérus. « Je pensais avoir à me battre pour te faire aller au lit. »
« C’est moi qui ai dit que j’allai au lit », grogna Harry.
« Je te conseille de te calmer », dit sévèrement Sévérus en ayant remarquer le grognement.
« Sûr », marmonna Harry.
Sévérus l’entendit mais décida de laisser passer.
« Bonne nuit, monsieur », dit Harry en se tournant sur le côté et en fermant les yeux.
Comprenant qu’Harry ne désirait plus en parler, Sévérus se retira.
Eteignant la lape de chevet, il souhaita à Harry une bonne nuit.
Il ferma la porte de la chambre d’Harry et se rendit dans sa propre chambre. Il n’y avait rien d’autre à faire que de se coucher.
Alors, c’est ce qu’il fit.
A suivre