La tutelle chapitre 8
Le reste de la soirée et de la semaine se passa sans grand événement pour Harry et Sévérus. Harry faisait ses devoirs, tous les jours et Sévérus l’aidait en Potions. Sa punition fut levée et il put profiter de la salle de jeux. Sévérus se mit d’accord avec son frère Westin pour qu’il vienne leur rentre visite pendant une semaine.
Westin arriverait deux semaines après Lucius et Draco. Il avait plusieurs rendez-vous à honorer et avait besoin d’un pied à terre. Et il avait aussi envie de rencontrer Harry et de voir Draco.
Les choses n’allèrent pas si bien pour les Malfoy cette semaine-la.
Lucius n’en revenait pas. Même après avoir donné un avertissement à Draco à propos de son équipement de hockey, il l’avait encore laissé traîner par terre. « Cette fois ça suffit », se dit Lucius.
« Draco Thimothy, viens ici tout de suite ! » cria Lucius de la chmabre de son fils.
« Oh oh, je suis dans la merde », pensa Draco en montant les escaliers et de dirigeant vers sa chambre.
« Oui, monsieur », dit Draco d’une voix nerveuse en entrant dans sa chambre.
« Combien de fois t’ai-je dit de ne pas laisser traîner ton équipement de hockey n’importe où par terre ? », demanda Lucius d’une vois sévère.
« Plus que je ne peux m’en souvenir », répondit Draco non sans une certaine insolence dans la voix.
« Je te donne un dernier avertissement jeune homme. Si cela se reproduit, tu en subiras les conséquences. Tu sais que ton matériel coûte cher. Alors, tu le ranges et tu le rangeras après chaque entraînement. Est-ce clair ? », demanda Lucius en croisant les bras et avec un regard implacable sur le visage.
« Oui, monsieur », dit Draco, en commençant sur le champs à ramasser son matériel.
« Maintenant que tu as rangé, il est temps d’aller faire tes devoirs. Prend ton livre de Défense Contre les Forces du Mal et celui de Charmes », dit Lucius en regardant son fils qui n’avait pas l’air très enjoué par ce programme.
« Je peux pas aller dehors un petit peu ? Il fait beau dehors. Je promets de rentrer faire mes devoirs après », demanda Draco d’une voix suppliante. Il n’avait vraiment pas envide faire ses devoirs maintenant.
« Non. Tu vas d’abord faire tes devoirs. Après on verra si tu peux aller dehors », dit Lucius d’une voix plus gentille.
« Alors c’est un non automatique. C’est comme ça que ça va se passer », rétorqua Draco en prenant ses livres et en les posant sur son bureau. Il en profita pour montrer son mécontentement en claquant la porte du placard où étaient rangés ses livres.
« Continue à te comporter comme ça et ce sera non », annonça Lucius d’un ton menaçant et avec un air de mis en garde.
« Quelle attitude ? », demanda Draco d’une voix mielleuse et sarcastique en fixant son père avec un regard furieux les bras croisés sur sa poitrine.
« Draco, je ne suis pas d’humeur pour ça. Prends tes livres et va poser tes fesses dans la bibliothèque, et commence à travailler. Je te rejoindrai dans une minute », commanda Lucius fermement.
« Très bien ! », cria Draco en prenant ses livres. « Emmerdeur », marmonna-t-il entre ses dents.
Lucius entendit le juron de son fils. Il n’était pas du tout content de l’attitude de Draco. Marchant vers le garçon, il l’attrapa par la taille, le pencha en avant et lui administra cinq bonnes claques sur les fesses. Draco poussa un gémissement sonore à chaque claque.
Redressant son fils, Lucius mit ses deux mains sur ses épaules et lui dit : « Si tu continues tu te retrouves sur mes genoux. Est-ce que je suis assez clair jeune homme ? », demanda Lucius d’un ton implacable.
« Oui, monsieur », répondit Draco en baissant les yeux sur le sol de sa chambre d’un air honteux.
« Maintenant, va dans la bibliothèque et commence tes devoirs. Je te rejoins dans une minute », dit Lucius d’une voix plus douce.
Draco n’eut pas besoin qu’on lui dise deux fois. Il alla directement dans la bibliothèque sans dire un mot.
Une fois dans la bibliothèque, il ouvrit son livre de DCFM et prit la feuille avec la liste de tous les devoirs qu’il devait rédiger cet été. Il parcourut le parchemin cherchant un sujet de devoir avec lequel commencer. N’arrivant pas à se décider, il prit le premier sujet sur la liste. Les Trolls.
« Allons-y pour les Trolls alors », pensa-t-il avec enthousiasme. Il avait toujours trouvé les Trolls fascinants.
Il y avait une liste d’ouvrages à consulter pour faire le devoirs. Draco en trouva dans la bibliothèque et se remit à travailler. Lucius le trouva, dix minutes plus trad, dans la bibliothèque en train de prendre des notes. Ravis de voir que son fils travaillait sérieusement sur ses devoirs, il s’avança et regarda par dessus l’épaule de son fils. Il vit que ce dernier lisait un livre sur les Trolls pour son premier devoir.
« J’aurai dû m’en douter. Les garçons trouvent toujours ces créatures fascinantes » , pensa Lucius en regardant son fils travailler.
Il se dirigea vers des rayons de la bibliothèque pour trouver un autre livre sur les Trolls afin d’aider son fils s’il avait des questions à lui poser sur le sujet. Trouvant celui qu’il avait à l’esprit, il s’assit dans un fauteuil et se mit à le lire.
Remarquant que son père s’était assis en face de lui, un livre sur les Trolls à la main, Draco déplaça quelques uns de ses livres pour laisser plus de place à son père. Il se remit ensuite à lire le chapitre sur les Trolls et à prendre des notes.
Une demi-heure plus tard, Draco avait couvert de notes un parchemin tout entier et se mit à rédiger son essai. Il écrivit un tiers de son rapport avant de poser sa plume et demander à son père : « A quoi sert la potion Trogilsh ? »
« Je ne suis pas sûr, tu devrais plutôt demander à Sévérus. Il le saura probablement et aura sûrement envie de la concocter avec toi pour te montrer », dit Lucius avec un brin de curiosité.
« D’accord, je lui demanderai », dit Draco avant de retourner à son travail.
« Papa », demanda Draco un peu plus tard. « Quand on sera chez Sévérus, est-ce que je pourrai passer un peu de temps avec lui ? Ou est-ce qu’on sera toujours tous les quatre ensemble ? », demanda Draco avec un peu de crainte.
« Je ne veux pas avoir l’air égoïste ou quoique ce soit. C’est juste que j’aimerai bien passé un peu de temps avec lui », ajouta-t-il pour se justifier.
« Si tu demandes à Sévérus de passer du temps seul avec lui, je suis sûr qu’il dira oui. Et je pense que tantôt on sera tous les quatre, tantôt non. Sévérus m’a demandé, une fois que Harry se sera habitué à l’idée, d’essayer de lui parler pour qu’il s’ouvre sur son passé. Quand ce sera le moment, j’aurai besoin de temps en tête à tête avec Harry », expliqua Lucius.
« Que lui est-il arrivé ? », demanda Draco.
« Sévérus n’est pas sûr, mais il pense qu’Harry a été sérieusement négligé et mal traité pendant son enfance », répondit Lucius avant de changer complètement de sujet. « Tu devrais te dépêcher de finir ton essai. A ce rythme-la tu n’auras pas fini aujourd’hui. » Il n’avait pas envie d’aborder certains sujets avec son fils, pas tout de suite. Il pensait aussi qu’Harry n’aimerait pas que l’on parle de lui comme ça.
« Oui, monsieur », répondit Draco. Il reprit sa plume et se remit au travail.
Trente minutes plus tard, son essai était terminé. Il le tendit à son père pour qu’il le lise. Pendant ce temps, Draco commença son devoir de Charmes. Il n’eut pas besoin de regarder les différents sujets car il en avait déjà choisi un le jour d’avant. Il avait opté pour les charmes de feu.
« Draco, cet essai est très réussi », complimenta Lucius. « Tu m’as demandé tout à l’heure si tu pouvais aller dehors. Tu peux aller dehors terminer tes devoirs du jour. Prends tes livres et ta plume. »
« Ouais ! », cria Draco. Il rassembla ses livres et se dirigea vers la porte de la bibliothèque.
« Draco, ton essai d’abord, après tu pourras faire du patin ou voler. Mais pas avant que ton devoir soit fini. Tu as compris ? », rappela fermement Lucius.
« Oui, monsieur. Pas de hockey ou de vol tant que je n’ai pas fini mon devoir », répondit Draco. Ceci dit, il quitta la bibliothèque et sortit directement dehors.
Lucius, resté seul, mit le livre de côté et décida d’aller voir ce que faisait sa femme.
Il la trouva dans la salle de gym, faisant son yoga journalier et ses exercices de boxe. Décidant de l’accompagner, il alla dans le vestiaire et se changea. Il enfila un short et un t-shirt. Il sortit rejoindre sa femme. Narcissa qui avait vu son mari aller dans le vestiaire avait sorti un autre punching-ball et un autre tapis de sol pour lui.
Lucius rejoignit sa femme et tous les deux se mirent d’accord sur des exercices de yoga. Ils prenaient toujours beaucoup de plaisir à faire leur gym ensemble. Les mouvements de yoga détendait énormément Lucius. Ils prirent encore plus de plaisir à travailler ensemble car ils savaient qu’ils ne pourraient pas le refaire de si tôt une fois que Lucius et Draco seraient chez Sévérus et Narcissa chez son amie.
Pendant ce temps dehors.
Draco travaillait sur son essai quand il remarqua son balai posé contre un arbre. Draco se mit à réfléchir en même temps qu’il essayait de se concentrer sur son devoir. « Peut-être qu’un tout petit tour autour du jardin. Papa ne le saura pas. » Il se réprimanda intérieurement de se laisser séduire par un balai. « Non, je dois faire mes devoirs avant », se dit-il en se replongeant dans son essai.
Il réussit à écrire encore six lignes avant de succomber à la tentation. « Papa ne saura pas que je suis allé voler. Je vais juste faire un petit tour et je reviens travailler », pensa-t-il en prenant son balai. Une minute plus tard, il était dans les airs faisant des tours sur lui-même et des pointes de vitesse. Il prenait beaucoup de plaisir à voler. Il en oublia complètement ses devoirs.
Lucius et Cissy venaient de finir leurs exercices et rangeaient le matériel. « Chéri, quelle heure est-il ? », demanda Lucius à sa femme.
« 11h30. Pourquoi ? », demanda Cissy en ressortant de la salle où était stocké le matériel. Elle se demandait bien pourquoi il voulait savoir l’heure.
« Je vais vérifier où en est Draco dans ses devoirs. Ca lui prend un temps fou et je veux être sûr qu’il n’ai pas trop de difficultés à le faire », répondit Lucius en sortant de la salle de gym, sa femme à ses côtés.
Draco était toujours en train de voler quand il remarqua son père sortir de la maison. « Merde, il est pas sensé sortir de la maison », se marmonna-t-il à lui-même en venant se cahcer derrère des arbres.
Lucius fut surpris. Il était sorti pour voir où en était Draco et ce dernier n’était même pas dehors. Se disant qu’il n’avait peut-être pas vu son fils dans la maison, il rentra pour s’assurer qu’il y était bien.
Draco qui avait regardé son père caché derrière son arbre, le vit retourner vers la maison. Il décida de revenir rapidement à la table où il y avait ses livres. Il prétendrait ne s’être absenté qu’une minute. Il vola vers le sol, mais il s’accrocha à une branche.
Il y avait un amas de grosses épines qui s’enfoncèrent dans sa jambe. Il gémit de douleur quand l’une d’elles s’enfonça dans son mollet. Il commit l’erreur d’essayer d’arracher d’un coup sa jambe des épines. Il ne fit que les enfoncer encore plus dans sa chaire, la branche s’enroula autour de sa jambe et enfonça encore plus d’épines dans la jambe.
« Aah, papa, papa ! », cria-t-il à l’attention de ton père. Il savait qu’il allait recevoir une punition pour avoir voler sur son balai au lieu de travailler, mais il avait besoin d’aide.
« Papa, papa ». Il hurla quand les épines s’enfoncèrent une nouvelle fois dans sa jambe.
Lucius allait entrer dans la maison quand il entendit son fils l’appeler. Comprenant que quelque chose n’allait pas, il appela son balai et s’envola vers la forêt.
Il trouva Draco quelques minutes plus tard à trois mètres du sol coincé dans un arbre à épines. Regardant la jambe de son fils, il remarqua que autour de la partie qui n’était pas couverte par ses vêtements il y avait une branche pleine d’épines.
« Papa, s’il te plait, aide-moi, ça fait mal », haleta Draco quand il vit son père à ses côtés. Il se retenait de pleurer.
« Ne t’inquiète pas, tiens bon », dit Lucius très concerné par l’état de son fils. Il regarda la jambe de son fils et il sut qu’il allait devoir retirer manuellement les épines enfoncées sur le côté. Celles devant et derrière pourraient être enlevées par magie. Elles n’étaient pas aussi enfoncées que les autres.
Décidant de commencer et de retirer ce qu’il pouvait avec la magie, il prit sa baguette. « Draco, je ne peux en retirer que quelque unes avec ma baguette, les autres, je devrais le faire à la main. Elles sont trop enfoncées », expliqua Lucius à son fils.
Il jeta le sort et la moitié des épines sortirent. Puis, juste avant de retirer le reste, il regarda son fils dans les yeux et lui dit : « Essaie de rester le plus immobile possible. Ca va faire mal et il n’y a rien que je puisse faire contre ça. » Il compatissait avec son fils, lui-même avait déjà vécu une aventure similaire.
« Ok », répondit Draco en attrapant un bout de la veste de son père pour tenir bon. « D’accord, vas-y maintenant », dit-il en essayant de ne pas avoir l’air trop effrayé. Pour dire la vérité, il était mort de trouille.
Lucius se pencha sur la première épine et l’attrapa entre le pouce et l’index avant de la retirer d’un coup sec.
Draco poussa un cri à chaque épine retirée de sa jambe. Quand toutes les épines furent retirées, sa jambe était couverte de plaies sanguinolentes.
Lucius serra le garçon dans ses bras à la fois pour le réconforter et pour le maintenir en équilibre sur son balai. Puis, à l’aide de sa baguette, il referma les blessures. Une fois ceci fait, Lucius pu tenir son fils sans risque de lui faire mal. Il le plaça devant lui sur son balai, passa un bras autour de son torse pour être sûr qu’il ne tombe pas et utilisa son autre main pour saisir le balai de son fils.
Il vola ensuite en direction de la maison. Il entra directement dans la maison et aida Draco à monter dans sa chambre.
« Tu restes dans ta chambre et n’imagine même pas aller ailleurs, jeune homme. Je vais aller te chercher une crème pour atténuer la douleur et ensuite, nous allons avoir une sérieuse discussion quant à ton comportement de cet après-midi », dit Lucius d’une voix ferme avant de quitter la pièce et d’aller chercher la crème dans la salle de repos à l’autre bout du couloir.
« Oh mec, j’ai vraiment merdé cette fois », se dit Draco avant que son père ne revienne.
Son père revint quelques minutes plus tard avec la crème. Il la tendit à Draco qui commença à en appliquer sur sa jambe. Il laissa échapper un soupir de soulagement. Une fois fini, il tendit le tube de crème à son père qui le déposa sur la commode de Draco.
Lucius n’était pas content de l’attitude de son fils. Draco aurait pu le dire d’après le regard que son père lui lançait.
Lucius s’assit à côté de son fils sur le lit et se mit à le réprimander d’une voix sévère : « Que faisais-tu à voler alors que tu n’avais pas écrit la moitié de ton devoir. Je t’avais dit que tu devais finir ton devoir et me l’apporter avant de pouvoir aller voler. Ne te l’avais-je pas dit ? »
« Oui, monsieur », répondit Draco la tête baissée, honteux de ce qu’il avait fait.
« Regarde moi quand je te parles », commanda Lucius d’une voix ferme. Draco leva la tête et regarda son père. « Tu m’as non seulement désobéit mais tu t’es aussi caché quand je suis sorti. Ensuite, tu a réussi à te coincer dans un arbre à épines t’attirant encore plus d’ennuis. Tu ne vas pas t’en sortir aussi facilement », dit son père d’une voix sévère.
Il se leva et alla vers le placard de Draco. Il rassembla les affaires de hockey de rue laissant l’équipement fait pour la glace dedans. Draco comprit ce que son père faisait.
« Papa, s’il te plaît non, pas mes affaires de hockey. Tu sais que je ne peux pas jouer au hockey sur la glace en été. S’il te plaît ne me les prends pas., s’il te plaît. « Draco étati tombé à genoux et suppliait son père complètement désespéré.
« Papa, non tu n’as pas le droit de prendre mes affaires. Ce n’est pas les tiennes. Papa, s’il te plaît, je t’en supplie ne me les prends pas ! », supplia Draco dans une dernière tentative pour garder ses affaires.
« Draco, je prendrai ce qu’il me plaira et tu n’es pas en position pour me dire ce que je peux et ne peux pas faire. Maintenant, tu t’assois sur ton lit et tu ne bouges pas avant que j erevienne », dit Lucius avant d’aller mettre les affaires de hockey de Draco dans sa chambre là où Draco n’y aurait pas accès.
Une fois qu’il eut ranger les plus précieuses affaires d’été de Draco, il retourna vers la chambre de son fils. Sur le chemin, il rencontra Cissy dans le couloir. Ils purent tous les deux entendrent Draco bouder dans sa chambre, se plaignant et marmonnant entre ses dents. Il y avait des choses pas très agréables qu’il disait sur son père.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? », demanda la mère de Draco, d’une voix inquiète.
« Il m’a délibérément désobéit. Il est allé voler avant de finir ses devoirs et à essayer de se cacher derrière des arbres quand il m’a vu sortir de la maison. En se cachant derrière les arbres, il a réussi à se coincer la jambe dans une branche couverte d’épines. Je viens de lui confisquer ses affaires de hockey de rue. Il ne les récupérera pas avant notre retour de chez Sévérus », répondit Lucius.
« Oh, maintenant je comprends, tu devrais aller le voir et régler ça », lui dit Cissy ayant compris ce que la situation exigeait.
« J’y vais. Ca va prendre un peu de temps, tu préfères peut-être aller attendre en bas. Je sais que tu n’aimes pas l’entendre pleurer quand ce n’est pas toi qui le discipline », suggéra Lucius à sa femme.
« Je vais jeter un sort de silence sur sa chambre. Je vais aller faire mes bagages, ou plutôt tes affaires », dit Cissy avant d’aller vers la chambre de Draco.
Lucius attendit que sa femme lance le sort. Une fois ceci fait, il marcha vers la chambre de Draco. Draco était sur son lit et boudait toujours en marmonnant entre ses dents.
Il leva la tête en entendant la porte s’ouvrir. Lucius entra et referma la porte. Il s’assit sur une chaise sans accoudoir près du lit de Draco. « Pourquoi m’as-tu délibérément désobéit fils ? », demanda Lucius d’une voix posée.
Draco haussa les épaules et à ce moment-la trouva que son short était fascinant à regarder.
« Draco, regarde moi quand je te parle et je veux que tu me répondes avec ta bouche », ordonna Lucius.
« Parce que », commença Draco en regardant son père dans les yeux.
« Comme tu n’as pas l’intention de me le dire, nous allons passer directement à ta punition. Tu ne récupéreras tes affaires de hockey de rue que quand nous reviendrons de chez Sévérus. Tu vas aussi recevoir une fessée », dit Lucius.
« Tu n’es pas sérieux ! Tu vas va me confisquer mes affaires de hockey pendant cinq jours ! Tu n’as pas le droit !», protesta Draco en colère même s’il avait déjà des ennuis.
« Oh si j’ai le droit et je l’ai déjà fait. Maintenant, si j’étais toi je m’inquiéterais plus pour mes fesses que pour mes affaires de hockey. Viens ici, Draco Thimothy », ordonna Lucius d’un voix implacable.
« On ne peut pas parler de ça comme des adultes, p’pa ? », demanda Draco nerveux, sachant maintenant qu’il ne pouvait pas s’échapper. Il essaya de prendre un air calme d’adulte mais rata misérablement.
« Draco, tu ferais mieux de venir ici tout de suite car si je dois me lever et amener tes fesses ici, ça ne fera que rendre les choses plus difficile pour ton postérieur. On peut faire ça de façon calme ou les choses peuvent empirer pour toi. A toi de décider », prévint Lucius. Il ne put s’empêcher de sourire intérieurement au combat interne de son fils. Mais son visage ne montrait que de la sévérité.
Draco savait ce qu’il risquait à laisser son père venir le chercher : une fessée déculottée. Il ne voulait pas ça. Choisissant le moindre mal, il avança vers son père, se mit à côté de lui et attendit.
Lucius prit le bras de Draco et le tira pour pencher son fils en avant et le placer sur ses genoux. Il prit ensuite les poignets de son fils et les tint dans le creux de son dos. Dans cette position Draco se sentait encore plus petit que ses onze ans.
Lucius leva la main et l’abattit fermement sur les fesses de Draco. Il lui donna six bonnes claques avant de commencer à parler. « Draco, si tu étais sortie de ta cachette et que tu t’étais montré, tu aurais été seulement consigné. Mais tu as choisi de mentir et voilà ce qui te vaut d’être dans cette position. », dit Lucius.
Une fois ceci dit, il recommença à fesser le garçon. Clac, clac, clac, clac, clac. Draco essaya de rester silencieux autant qu’il le put. Mais au bout de la dixième claque, il commença à se tortiller et à gémir. Après la douzième claque, Lucius leva la main aussi haut qu’il le put et l’abattit à l’endroit où les fesses et les cuisses se touchent. Après les cuisses, c’était l’endroit le plus sensible et Draco fondit en larmes.
Dix claques plus tard, Draco chialait comme un bébé en lançant des « je suis désolé, je ne te désobéirai plus » et en donnant des coups de pied dans le vide.
Lucius continua à administrer des claques cuisantes. Quand Draco fut sur le point de le frapper des ses coups de pied, Lucius s’arrêta le temps de coincer les jambes de son fils sous sa jambe droite. Il se remit ensuite à fesser le garçon. A la vingt-septième claque, il sentit Draco s’affaisser sur sa jambe. Draco resta immobile ayant atteint la limite de ce qu’il pouvait endurer.
Retirant la jambe de celles de son fils, il souleva son genoux droit et administra les trois dernières claques cuisantes à l’endroit où on s’assoit. Il commença à caresser le dos de son fils pour le calmer. Il laissa Draco pleurer encore un peu, allongé sur ses genoux, et attendit qu’il se calme avant de le prendre dans ses bras. Il serra son fils en attendant que les larmes cessent.
« Ca va fils, tout va bien, c’est fini », dit Lucius pour réconforter son fils.
Après quelques minutes, Draco arrêta de pleurer et ne faisait plus que renifler par-ci par-là. Lucius sut qu’il était tant de lui parler.
« Draco, est-ce que tu as compris pourquoi je t’ai donné cette fessée ? », demanda gentiment Lucius.
« Parce que j’ai menti, et je t’ai désobéit », répondit Draco d’une voix tremblante. « Je suis vraiment désolé papa. »
Lucius resta assis avec son fils un moment encore avant de se lever et de lui dire : « tout est pardonné. »
Il prit une nouvelle fois son fils dans ses bras et le serra fort avant de le regarder en lui disant : « Draco, va dehors chercher tes affaires d’école. Ensuite, vas directement à la bibliothèque. Je te rejoindrai là-bas. Tu as encore ton devoir à finir. »
Draco obéit et alla chercher ses livres. Une fois ses affaires en main, il repassa par sa chambre pour prendre une autre plume et de l’encre et aussi ses affaires pour faire son devoir de Charmes. Il alla enfin à la bibliothèque.
Ce qu’il trouva là-bas quand il entra le fit rougir comme une tomate. Sur la chaise où il était sensé s’asseoir était posé un coussin moelleux.
Voyant la gêne de son fils, Lucius lui dit : « J’ai pris la liberté de t’amener un coussin. Merlin sait que tu dois avoir les fesses en feu. »
Lucius essaya mais n’arriva pas à retenir un petit rire en disant ces mots. Il reprit le contrôle de ses émotions et se dit qu’il n’y avait pas besoin d’embarrasser son fils davantage.
Draco ne dit pas un mot, s’assit et commença rapidement à faire ses devoirs. Lucius se mit à lire un livre, un petit sourire aux coins des lèvres.
Voilà, c’est tout ce que j’ai pour cette histoire.