La tutelle chapitre 7
Il était huit heures moins dix et Harry avait un petit problème. Il n’avait aucune idée d’où il se trouvait, tout ce qu’il savait c’est qu’il était dans la propriété de Rogue. Il était en colère quand il avait quitté la maison et il n’avait pas fait attention à où il allait. Et tout d’un coup, il s’était retrouvé au milieu de la forêt.
« Mince, où suis-je ? Si je ne retourne pas à l’intérieur avant dix minutes, Rogue va me botter les fesses », pensa-t-il en essayant de retrouver le chemin pour sortir du bois.
Il continua d’avancer pendant quinze minutes avant de s’affaler sur un tronc d’arbre renversé, complètement frustré. Regardant autour de lui, il essaya de trouver où il était et comment sortir de cette fichue forêt. Après être resté assis pendant encore quelques minutes, il se leva et se mit à marcher vers ce qu’il espérait être l’entrée du bois.
Finalement, après avoir marché pendant vingt minutes, il se retrouva à la lisière de la forêt. Laissant échappé un soupir de soulagement, il sortit de la forêt et se dirigea vers le Manoir de Rogue.
Regardant sa montre, il nota qu’il était en retard. Il était déjà neuf heures vingt.
« Bordel, je suis dans la merde. « Cette pensée en tête, il se mit à courir vers le Manoir.
Rogue était fumant de rage. Le garçon avait plus de vingt minutes de retard. « Il ferait mieux d’avoir une bonne excuse », pensa-t-il.
Décidant de vérifier si Harry était en train de revenir, il sortit et se tint sous le porche. Il aperçu bientôt Harry courir vers la porte.
« Oh caca, je suis mal », pensa Harry en arrivant à la hauteur de Rogue.
« A l’intérieur, tout de suite », dit ce dernier d’une voix faible mais ferme. « Tu as plus d’une demi-heure de retard jeune homme. Tu ferais mieux d’avoir un bonne excuse », dit Rogue sévèrement.
« Je me suis perdu dans les bois, je ne m’étais pas trop enfoncé dedans mais à chaque fois que j’essayais de revenir sur mes pas je me perdais de plus en plus. Je suis désolé », répondit Harry.
« Je te laisse filer avec un avertissement pour cet fois. La prochaine fois que tu vas te promener ne va pas dans les bois à moins que je ne sois avec toi. Même moi je me perds quelques fois dans la forêt et je vis ici depuis plus de vingt ans. Bon maintenant, tu as le choix. Tu peux soit t’asseoir et faire tes devoirs ou prendre l’aspirateur et commencer tes corvées. Qu’est-ce que ce sera ? », demanda Rogue d’une voix moins dure.
« Je vais commencer par mes corvées. Où est l’aspirateur ? », demanda Harry.
« Monte dans le hall où tu dois aspirer et claque des doigts en disant aspirateur et il apparaîtra », répondit Rogue.
Harry monta à l’étage et se mit à faire ses corvées pendant que Severus alla dans son laboratoire pour travailler sur des potions.
Deux heures plus tard, Harry avait fini toutes ses tâches ménagères. Il alla dans sa chambre, sortit ses livres et commença à travailler. Il décida de commencer par son devoir de Transfiguration. Levant les yeux sur l’horloge, il vit qu’il était onze heures, alors il se dit qu’il travaillerait sur son devoir jusqu’à midi et quart.
Pendant ce temps…
« Mince, et une autre potion qui ne marche pas ! », s’énerva Severus.
Il avait travaillé sur une nouvelle potion pendant les deux dernières heures sans le moindre trace de succès. Il se sentait de plus en plus frustré. Il décida alors qu’il valait mieux qu’il fasse une pause avant de fracasser la table de son laboratoire. Il mit de côté ses ingrédients et remonta dans sa chambre.
Sur le chemin, il vit Harry dans sa chambre qui étudiait. Il était satisfait de voir que le garçon avait passé l’aspirateur dans le hall. Il entra dans sa chambre et s’allongea sur le lit pendant un moment avant de décider d’aller dans la salle de jeux pour écouter un CD afin de se détendre un peu en attendant le déjeuner.
Ce qu’il vit dans la salle de jeux l’étonna. Toutes les fenêtres avaient été lavées. Les couvertures dans le coin étaient pliées. Sur la table basse, il n’y avait plus le tas de magazines mais à la place un petit vase avec des fleurs. Chaque centimètre carré du sol à l’exception de l’endroit où se trouvaient les meubles avait été aspiré.
Arrivant devant la collection de CD, il eut une autre surprise. Chaque boite de CD et jacket de films avaient été dépoussiérées.
Oubliant de choisir un CD, il alla dans la chambre d’Harry. La porte était entre ouverte mais il frappa quand même.
« Entrez », dit Harry en écrivant la réponse à une question de son devoir.
Entendant la réponse d’Harry, Severus entra. Voyant que le garçon était sur le point de finir son devoir du jour, il s’assit sur le lit et attendit qu’Harry finisse de mettre ses livres de côté.
Je me demande ce qu’il a, pensa Harry en finissant de ranger ses affaires.
« Harry, viens une minute je voudrais te parler. J’ai remarqué quand je suis allé dans la salle de jeux que tu avais nettoyé plus que les vitres. Pourquoi donc ? »
« Comment savez-vous que c’est moi qui ait nettoyé la pièce et pas un des elfs de maison ? », demanda Harry.
« Je connais le planning des elfs, ils ne nettoient cette pièce que deux fois par semaine. Le reste du temps, c’est moi qui la nettoie. Aujourd’hui ce n’est pas un jour où les elfs de maison nettoie la salle de jeux. Ce n’est pas avant dimanche après-midi. Alors je te repose la question, pourquoi t’es-tu donné ce mal ? »
« Parce que j’en avais envie. Et je ne voulais pas que vous pensiez que je n’étais pas doué pour nettoyer comme en Potions où vous l’avez toujours souligné en classe. Je l’ai fait pour que vous ne puissiez pas faire de remarques désagréables sur ma façon de nettoyer, parce que, Merlin le sait, je sais nettoyer. » Harry avait prononcer cette dernière phrase avec force se rappelant le temps où chez les Dursley.
« Et bien tu as fait un très bon travail. Je suis fier de toi. Tu as fait plus qu’il ne fallait. Cela rendrait n’importe qu’elle tuteur fier », dit Severus avec un sourire sincère.
Des larmes lui montant aux yeux, Harry dit d’une petite voix : « J’en faisais toujours plus chez les Dursley et ils n’étaient jamais fiers de moi. »
« Ils auraient dû l’être, comme n’importe quel parent aurait été fiers de leur enfant », répondit Severus. « Pourquoi n’irions-nous pas dans la salle à manger pour prendre notre déjeuner ? Ensuite tu pourras venir dans mon laboratoire et m’aider à faire cette nouvelle potion sur laquelle je travaille », proposa-t-il changeant de sujet.
« D’accord. Qu’est-ce qu’on mange ? »
« On verra une fois là-bas », répondit Severus en se dirigeant vers la porte, Harry sur ses talons.
Ils venaient tout juste de s’asseoir quand leur dîner apparut. C’était un déjeuner assez simple comparé à ceux qu’ils avaient eu auparavant : un sandwich coupé en deux et une salade. Comme boisson, il y avait du thé, du jus de citrouille ou du lait.
Ils mangèrent tout deux en silence. A la fin du repas, Harry décida de demander à Rogue quelle genre de potion il essayait de mettre au point.
« Quelle genre de potion vous inventez ? », demanda-t-il quand son assiette eut disparut.
« Une potion d’histoire, cela permettra à celui qui la boit d’expérimenter une période de l’histoire. Jusqu’à maintenant, je n’ai réussi qu’à remonter deux secondes dans le temps », répondit Severus quand lui et Harry se dirigeait vers le laboratoire dans les sous-sols du Manoir.
« Vous allez l’utiliser pour quoi ? »
« Dumbledore me la demandé pour la classe d’histoire de la Magie à Poudlard. Il veut voir si cela rendrait la classe un petit peu plus intéressante », expliqua Rogue en sortant le chaudron et les ingrédients nécessaire à la confection de la dite potion.
« Ce serait génial, Professeur Binns est très ennuyeux », dit Harry.
Les deux se mirent au travail, Harry éminçant les ingrédients et Severus lui disant quel ingrédient mettre dans le chaudron. Harry se rendit à peine compte qu’il apprenait des choses sur différentes potions, potions qu’il n’avait pas compris en classe.
Une heure plus tard, Severus se rendit compte qu’il ne ferait pas plus de progrès avec cette potion à moins d’acheter ou de faire pousser d’autres ingrédients. Même s’ils avaient réussi à avancer dasn la potion, celle-ci n’était pas encore complète.
« On ne pourra pas faire mieux pour l’instant Harry. Pas avant que je mette la main sur des feuille de chêne et des fleurs des bois », dit Severus.
« Pourquoi avez-vous besoin de ces ingrédients ? Pourquoi ne pouvez-vous pas les remplacer par d’autres ? », demanda Harry en montant les escaliers.
« Quand on invente une potion pour la première fois, on ne change pas les ingrédients. Une fois qu’on se sent à l’aise avec sa confection, on peut expérimenter. Autrement, on ne sait pas quel ingrédient provoque tel ou tel effet », expliqua Severus.
« Oh. Et quand pourrez-vous les avoir ? »
« Je peux soit les faire pousser et attendre quelques semaines ou je peux aller les acheter chez l’herboriste. D’une manière ou d’une autre, cela prendra deux semaines. »
Severus regarda sa montre, il était quinze heure trente. Se disant qu’Harry voudrait sûrement aller voler, il lui dit d’aller prendre son balai.
Harry n’eut pas besoin qu’on lui dise deux fois. Il fut dans sa chambre en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire. Une fois revenu en bas, il ne put cacher sa joie. Severus l’attendait, balai en main.
« Tu es prêt ? »
Harry hocha la tête, excité.
« Allons-y alors », dit Severus en sortant dans le jardin.
Dès qu’Harry fut dehors, il enfourcha son balai, tapa du pied et se retrouva dans els airs. Rogue avait amené son vif d’or et le relâcha avant de s’élancer à son tour dans les airs.
Harry, après avoir repéré le vif d’or, partit à sa poursuite. Il l’attrapa après quelques rapides mouvements. Revenant vers Severus, qui flottait aux alentours, il lui tendit le vif d’or et lui dit : « voyons si vous êtes capable de l’attraper aussi vite et en seulement quelques coups de balai. »
« Très ben, je vais le faire. Donne moi le vif d’or. »
Harry lui donna le vif d’or et vola un peu plus loin pour lui lasser de la place. Severus relâcha le vif d’or et partit à sa poursuite. Avec une rotation rapide et un flip il l’attrapa en quelques secondes.
Harry put seulement regarder avec respect. « Comment avez-vous fait ça ? C’est trop cool », dit-il en volant vers Sévérus.
« Avec des années d’expérience et de pratique », répondit Sévérus en remettant le vif d’or dans sa poche.
« Vous connaissez d’autres trucs comme ça ? », demanda Harry en volant en cercle autour de Rogue.
« Oui, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée de te montrez. Ils sont plutôt dangereux et je ne veux pas que tu essaies de les faire. Tu pourrais avoir un accident et te rompre le cou », dit Sévérus.
« Juste un peu, s’il vous plait. Peut-être vous pourriez me montrer les moins dangereux. Je promets que je n’essaierai pas de les faire », supplia Harry.
« D’accord, je vais te montrer un autre tour, mais un seul. Et tu dois me donner ta parole que quoiqu’il arrive, tu n’essaieras jamais ce tour sans ma surveillance », dit Sévérus d’une voix déterminée.
« Oui, monsieur, je vous le promets. »
« Très bien. Allons y », dit Sévérus en volant à quelques mètres de là.
Il se mit à voler en rond de plus en plus vite. Ensuite, il fit pivoter son balai vers la droite. Allant toujours à vive allure, il croisa sa jambe gauche sur sa jambe droite et se laissa pendre la tête en bas. Puis il se mit à faire tourner le balai comme une toupie tout en continuant à tourner en rond.
Harry n’en croyait pas ses yeux. Il n’avait jamais vu quelqu’un capable de faire ça avec un balai ou tout autre chose d’ailleurs. Et surtout pas à la vitesse où volait Rogue.
Ralentissant, Rogue se remit sur son balai et revint près d’Harry. Ce dernier avait toujours l’air ahuri.
« C’était trop cool ! », s’exclama Harry en volant à sa rencontre et le rejoignant à mi parcours.
« Merci », répondit Sévérus avant de reprendre un air très sérieux. « Il vaudrait mieux que je ne te vois pas faire ce genre de tour. Jamais. Maintenant nous devons retourner bientôt à la maison alors je te suggère de faire quelques tours de terrain de Quidditch. »
« Je promets que je n’essaierai pas ce tour », dit Harry en commençant à faire des tours de terrain.
« Il vaudrait mieux pas », dit Sévérus en rejoignant Harry et en faisant des tours avec lui.
« On fait la course », proposa Harry en entamant leur troisième tour.
« D’accord, on commence où. Je placerai un drapeau pour marquer le départ », répondit Sévérus relevant le défi d’Harry.
« Et pourquoi pas à partir de ce poteau qu’on vient de passer ? » dit Harry en s’arrêtant.
« Tu es sûr ? », demanda Sévérus pour confirmer le départ.
« Ouais, c’est parfait », répondit Harry.
« Dans ce cas », dit Sévérus en faisant apparaître un drapeau à l’endroit qu’avait montré Harry.
« On vole jusque là et ensuite la course commence. Le premier qui fait cinq tours à gagné », dit Harry.
« Je suis partant », dit Sévérus en même temps qu’ils se dirigeaient vers le point de départ.
« A vos marque, prêt, partez », crièrent-ils en cœur.
Et la course démarra en trombe. Harry fut devant pendant les deux premiers tours. Ensuite Sévérus le rattrapa et ils volèrent côte à côte un tour, puis Sévérus prit la tête de la course. Dans le dernier tour, Harry réussi à le rattraper et à passer devant d’un cheveux juste avant la ligne d’arrivée.
Faisant la danse de la victoire sur son balai il se mit à chanter : « Mais il est où, mais il est où, mais il est où le Sévérus ? »
« Oui, oui, on a tous pu voir que tu avais gagné. Mais ne prends pas la grosse tête. Je te battrai la prochaine fois », dit Sévérus en souriant. « Maintenant, il est l’heure de rentrer. Je dois m’occuper de deux trois choses. »
« Oh, on ne doit pas rentrer tout de suite, si ? », demanda Harry d’une voix plaintive.
« Harry, ne commence pas. Oui, nous devons rentrer. Alors commence à voler vers la maison », répondit fermement Sévérus.
« Génial », répliqua Harry en faisant la tête.
Sévérus volait juste derrière lui. Arrivé devant la porte, Harry l’ouvrit et monta à l’étage pour ranger son balai pendant que Sévérus se dirigea vers la bibliothèque.
Harry le retrouva là quinze minutes plus tard.
« J’ai fini de lire le livre que vous m’aviez prêté et je me demandais si vous en aviez un autre que je pourrai lire », dit Harry.
« Monte cet escalier en colimaçon et va dans la partie au dessus de moi. Il doit y avoir plusieurs livres qui te plairont. »
Harry monta dans la mezzanine et se mit à regarder les livres. Quand il arriva aux E, il trouva un livre qui avait l’air intéressant. « Le jeu d’Ender ». Décidant de choisir celui-ci, il redescendît au niveau inférieur où se trouvait Rogue.
« Lequel as-tu choisi ? », demanda Sévérus en s’approchant d’Harry lui même ayant un livre à la main.
« Le jeu d’Ender. »
« Je ne me suis jamais intéressé à celui-la, mis mon frère adorait la série », dit Sévérus.
« Vous avez un frère ? », demanda Harry intrigué.
« Oui, il s’appelle Westin et il vit à une heure d’ici », répondit Sévérus.
« Pourquoi ne m’en avez-vous pas parlé avant ? C’est un partisan de Voldemort ? », demanda Harry.
« Non, ce n’est pas un Mangemort. Je n’ai pas pensé à te le dire c’est tout. Si tu veux, je peux essayer de le convaincre de venir déjeuner la semaine prochaine », proposa Sévérus en sortant de la bibliothèque Harry le suivant de près.
« J’adorerai. Je vais aller lire mon livre maintenant », dit Harry.
« Viens avec moi alors. Je vais dans la salle de lecture, comme j’aime l’appeler », dit Sévérus.
« Ok », dit Harry, suivant Sévérus dans la pièce deux portes plus loin en face de la bibliothèque.
La pièce avait une petite cheminée, une table pour prendre le thé et cinq canapé deux places. Chaque canapé était d’une couleur différente, un rouge, un bleu, un vert, un beige et un noir. Il y avait aussi un futon dans le coin.
Ils s’assirent chacun sur un des canapés, Sévérus dans le vert et Harry dans le bleu. Il ouvrir leur livre et commencèrent à lire en silence. Ils lurent chacun leur livre le reste de l’après-midi jusqu’au souper.