Posté le 14.02.2008 par fandefessees
Voilà la suite. Bonne lecture. aI-je besoin de rappeler que ceux sont vos messages qui me motivent pour continuer à traduire? :)
Je rappelle que cette histoire est de Perry.
Un nouvel endroit pour grandir, chap11 2/2
« Ce n’était pas la vie toute rose et choyée que vous pensez », déclara Harry. « On ne me donnait pas tout ce que je désirais, personne ne faisait attention à moi et je détestais vivre là-bas. Mes parents étaient morts, et la sœur de ma mère ne m’a pris que parce qu’elle était la seule famille qu’il me restait. Mon oncle me détestait, il détestait tout ce que je faisais ou disais parce que j’étais différent. Il m’appelait le monstre et d’autres choses pire encore. Mon cousin était plus grand et plus costaud que moi et lui et ses amis s’amusaient à me courir après pour pouvoir me rosser. J’ai dû vivre dans un placard sous les escaliers et porter les habits de mon cousin qui étaient toujours trop grands pour moi, et ils me faisaient faire toutes les corvées et ils ne me laissaient jamais jouer avec les enfants de mon âge. »
Harry prit une profonde inspiration. Il attendit une réplique ou une réaction de la part de Rogue. Une partie de lui espérait que Rogue se mette en colère face à uen telle injustice et qu’il menace de jeter un sort sur les Dursley pour les transformer en crapauds le reste de leur vie. Une autre partie d’Harry espérait que Rogue se sente mal de la façon dont il avait été traité et qu’il lui laisse plus de liberté pour qu’il puisse faire ce qu’il veut le reste de l’été parce qu’Harry avait eu une terrible enfance.
Mais le visage de Rogue resta imperturbable et il dit d’une voix plate et neutre : « Est-ce tout ou avez-vous autre chose à dire, Potter ? »
« Oui, il y a d’autres choses », répondit Harry d’un ton indigné en se redressant sur les coudes pour s’asseoir sur le lit. « Ils en m’ont jamais donné de cadeau, pas même pour mon anniversaire. Et s’ils me donnaient des cadeaux à Noël, c’était une paire de chaussettes ou un porte manteau. Et ils ne me parlaient jamais de mes parents, pas même pour me dire à quoi ils ressemblaient. J’ai dû me l’imaginer jusqu’à ce que j’ai une photo d’eux. Et mon oncle me menaçait toujours de m’enfermer pour de bon. Ils m’ont enfermé un été et Ron et ses frères ont dû venir me délivrer. Ma tante me faisait toujours travailler pendant que mon gros lourdaud de cousin restait assis à ne rien faire. Et ils m’enfermaient dans mon placard quand j’étais ‘méchant’ pour me donner une leçon. »
« Et vous étiez souvent méchant ? », demanda Rogue d’une voix calme.
Harry rougit et détourna le regard. « Ce n’est pas la question. Ils étaient horribles avec moi, et vous ne trouvez rien de mal à la façon dont ils m’ont traité. Vous auriez sûrement préféré qu’ils soient encore pire. »
« Je n’aurais rien préféré de la sorte », dit Rogue d’un ton presque sévère, ses yeux noirs fixés sur Harry. « Quelques fois, les gens ont une enfance difficile et éprouvante et ils grandissent et ont une vie agréable. Vous avez été maltraité pendant votre enfance… »
« Horriblement mal traité, affamé et enfermé », ajouta Harry.
« Mais maintenant vous êtes le héro du monde des Sorciers », continua Rogue en ignorant l’interruption. « Qui peut dire qu’une enfance misérable ne peut pas se transformer en une vie meilleure ? Une enfance difficile, un célèbre jeune homme ? Qu’y a-t-il de mieux ? »
Harry regarda autour de lui incrédule et furieux de ne pouvoir se défendre mieux que cela. « Ce… ce n’est pas comme ça ! Ce n’est pas plus facile pour moi maintenant ! Un ennemi essaie de me tuer, les Mangemorts me pourchassent, des professeurs essaient de me tuer. En quoi est-ce que ça rattrape quelque chose ? »
« Préfèreriez-vous être de nouveau enfermé dans votre famille, prisonnier de votre placard et porter des affaires trop grandes ? »
« Non ! »
« Alors les circonstances ont dû s’améliorer d’une certaine façon ou vous voudriez retourner d’où vous venez. Alors vous devez aimer être le sauveur pourchassé destiné à faire de grandes choses plutôt que personne dans un placard. Parce que vous avez choisi cette vie de reconnaissance et de célébrité, vous êtes responsable de votre comportement en tant due héro. »
« Je n’ai rien choisi du tout », insista Harry, abasourdi. Il n’avait aucune idée de la façon dont Rogue l’avait amené à cette conclusion.
« Mais vous avez choisi de combattre le Seigneur noir, vous dépasser pour sauver les autres et battre le mal qui a infesté le monde de la Magie depuis si longtemps. Si vous tenez tant à devenir un héro, pourquoi êtes-vous surpris que les gens s’attendent un plus grand sens des responsabilité et un contrôle de soi plus grand venant de votre part ? Vous ne pouvez pas avoir la gloire sans le poids des responsabilités qui va avec. Vous aurez la reconnaissance ce vos semblable et leur admiration mais les gens attendront plus de vous que de vos amis. Maintenant, évitons d’écoutez d’autres plaintes sur votre enfance ou votre statu de héro pour ce soir », dit Rogue.
Il se leva et repoussa la chaise contre le mur.
« C’est pas vrai. Vous…vous déformez tout », protesta Harry, agacé et confus. « Je sais comment était mon enfance, je le sais ! Ce n’était pas amusant. Ils étaient méchants et cruels, et Dudley avait deux télés et un vélo qu’il a cassé pendant que moi je n’avais rien si ce n’est un Esquimaux au zoo, et je ne suis pas un héro…attendez, laissez moi vous le redire d’une autre façon. Et après vous verrez mieux. »
« Il est trop tard, c’est l’heure de dormir », dit Rogue en repoussant Harry sur les oreillers et en remontant les couvertures sur ses épaules. « Maintenant calmez-vous. Et vous feriez mieux de rester au lit ou je vous fais revenir dans ma chambre pour dormir sur le sofa. »
Harry voulait protester, prêt à clarifier les faits de son enfance, la vie horrible qu’il avait eu chez les Dursley, la façon dont ils l’avaient maltraité comme un chien galeux qu’on ne veut pas, combien ils l’avaient fait se sentir inutile. Mais il était fatigué, et il n’y avait aucune chance de raisonner avec Rogue quand ce dernier était passé en mode tyrannique. De plus, le lit était doux et confortable surtout après trois nuits passées sur l’étroit sofa. Il devrait attendre le lendemain pour argumenter avec Rogue.
« Vous avez tort », murmura Harry en se tournant de l’autre côté et en fermant les yeux.
« Je suis sûr que c’est vrai », répondit Rogue austère en éteignant la dernière bougie, plongeant la pièce dans la pénombre. « Mais pour ce soir, nous ne pourrons que croire que je sais de quoi je parle. Arrêtez de vous en faire et dormez. »
Harry hocha la tête et s’endormit. Toute la nuit, il rêva qu’il jetait des poignets de boue sur son placard assis les fesses dans la marre et en argumentant sur son enfance horrible et sur la cruauté des Dursley. Mais il mélangeait tout, et à un moment, l’oncle Vernon devint un Esquimaux que Dudley essayait de manger en tapant sur la télévision. Harry dit aux truites de la marre qu’il ne voulait pas être un héro mais elles se mirent à rire et filèrent comme des serpents.
Harry se réveilla en pleine nuit enveloppé par la pénombre. Il eut l’impression de sentir une main réconfortante sur son épaule, mais avant qu’il n’est pu se réveiller complètement, la main avait disparu. Convaincu qu’il rêvait encore, Harry se rallongea sur les oreillers et se rendormit aussitôt.
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Le matin suivant en s’habillant, Harry prit la résolution de finir la discussion avec Rogue à propos de la dureté de son enfance une bonne fois pour toute. Rogue devait perdre au moins une fois ; l’homme ne pouvait pas passer sa vie à gagner des luttes contre des enfants de quinze ans sans jamais être vaincu. Ce n’était pas normal, et il était grand temps que la balle revienne au centre. Harry avait des faits indiscutables de son côté, des faits durs, froids et indéniables, et Rogue n’avait que des arguments faux et tordus pour le troubler et remporter la discussion. Cela n’allait pas marcher cette fois-ci, et il saurait qu’Harry avait raison, même si Harry devait mourir pour remporter ce point.
Habillé et armé de ses souvenirs pour se défendre, Harry descendit lourdement les escaliers et entra rapidement dans la salle à manger pratiquement en tapant des pieds. Rogue était assis à table, parcourant le journal du jour. Harry sourit, se focalisant sur son adversaire et se prépara pour l’affrontement.
Sans même lever les yeux de son journal, Rogue montra l’autre bout de la pièce de son index et dit : « allez mettre votre nez au coin. »
« Quoi ? », fit Harry outré. « Je n’ai encore rien fait ! »
Rogue lui lança un regard perçant. « Je vous ai entendu taper du pied et dévaler les escaliers comme une horde d’hippogriffes. Vous cherchez l’affrontement, et vous êtes déjà bien remonté, considérant le fait qu’il n’est que huit heures du matin. Alors, allez vous mettre au coin vingt minutes, et réfléchissez à ce que vous allez dire ensuite. Je n’ai pas envie de commencer la journée en me disputant avec vous, et je n’ai pas envie de supporter vos bouderies. Allez mettre votre nez au coin jusqu’à ce que vous soyez calmé. »
Harry eut l’air prêt à commettre un meurtre, et il se crut vraiment capable de donner un coup de poing à Rogue et d’envoyer valser son journal pour éviter d’exploser. Mais au lieu de cela, Harry ravala sa colère, s’étouffant presque, et alla se mettre au coin, tapant des pieds à chaque pas. Une fois au coin, il tapa le pied dedans et fixa les deux murs blancs, marmonnant des paroles peu flatteuses sur son Maître des Potions.
« Ne croyez pas que je ne vous laverai pas la bouche au savon une fois que vous serez sorti du coin », lui rappela calmement Rogue en prenant un petit pain dans le panier et en se penchant pour attraper le pot de confiture. « Je ferais mieux de ne pas entendre le moindre mot ou je saurais que vous ne réfléchissez pas à votre comportement. »
« Harry ferma les yeux et s’imagina transformer Rogue en rat et d’avoir Crookshanks le pourchasser à travers les couloirs de Poudlard. Il pouvait presque entendre les petits cris frénétiques de Rogue le Rat couinant pour sa vie. D’une façon ou d’une autre, Rogue paierait.
Bien que cela ne fut que la deuxième fois qu’il se retrouvait au coin, Harry commençait à voir un cheminement se former. Pendant les premières minutes, il bouillait, prêt à étriper Rogue de ses mains nues. Ensuite, il commençait à se raisonner et à se dire que s’il se tenait bien, Rogue n’aurait plus à le punir, alors il serait judicieux d’obéir à son parrain et de ne pas provoquer de disputes. Rogue était plu grand et plus fort, et c’était sa maison, et il avait une baguette alors Harry ne pouvait pas se défendre. Après quinze minutes à se trenir debout au coin, Harry se sentit si ennuyé qu’il aurait été prêt à dire amen à tout pourvu qu’il puisse sortir du coin. Ses jambes étaient fatiguées et ses épaules lui faisaient mal. Il avait faim aussi et il avait envie de s’asseoir et non de fixer ces stupides murs. Quand il aurait sa propre maison, il construirait des pièces ovales et comme ça quand quelqu’un lui dirait d’aller se mettre au coin, il pourrait répliquer : « je ne peux pas parce qu’il n’y en a pas ! » Bien sûr, Rogue lui dirait alors de se mettre face au mur et de rester silencieux. Et bien, Rogue ne serait pas invité dans sa maison, jamais. Harry mettrait des barrières qui laisseraient passer tout le monde sauf Rogue, et Rogue n’aurait qu’à rester dehors seul et dans le froid et sans ami pendant qu’Harry s’amuserait à l’intérieur.
« Est-ce que vous avez fini de bouder ? », demanda Rogue de la table sur le ton de la conversation comme s’il parlait de la pluie et du beau temps.
Il prit une gorgée de son thé comme si cela ne l’intéressait pas que M. Potter choisisse ou non de quitter le coin.
« Oui », dit Harry en faisant demi tour en même temps et en rejoignant la table. « Je ne fais pas la tête, je ne suis pas en colère, j’ai juste faim. »
Rogue hocha la tête autorisant Harry à s’asseoir. Harry se mit immédiatement à manger au cas où Rogue change d’avis et ne le renvoie au coin pour une plus longue méditation. Pour le moment, cela n’avait plus d’importance de finir la discussion. Harry pourrait toujours se disputer avec Rogue après pour savoir qui avait raison et qui n’était qu’un sale type.
« Deux lettres sont arrivés pour vous aujourd’hui », fit Rogue en désignant deux enveloppes près de l’assiette d’Harry. « Une du jeune Wesley et une autre de mademoiselle Granger. Vous les attendiez ? »
Harry secoua la tête en prenant les deux lettres. L’enveloppe d’Hermione était lisse et l’écriture parfaite. Celle de Ron était un peu froissé et il avait écrit Potter avec un seul ‘t’. Mais Harry sourit en ouvrant les deux lettres, près à entendre les nouvelles de ses deux amis. Il n’avait aucun doute que Rogue trouverait un moyen de lire les lettres, mais pour le moment tout ce qu’il voulait s’était entendre des voix familières dans son univers devenu incertain.
A suivre.
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Posté le 13.02.2008 par fandefessees
En fait c'est déjà les vacances pour moi! Mais j'avais ma belle famille donc j'ai pas pu écrire ni traduire. Je privilégie l'écriture et j'ai déjà deux histoires à écrire et poster. Si tu aimes HP, sur mon nouveau blog, j'en ai mis d'autres. Sinon, je vais essayer de finir le chapitre 11 d'un nouvel endroit pour grandir.
Mais j'ai aussi ma fic sur HP que j'aimerai poursuivre! Et oui, c'est dur d'être en vacances!
:)
Posté le 03.02.2008 par fandefessees
Fire, Fire, Burning Bright
By thesassycelt et traduite par Emilie
Suite et fin
Il avait entendu plus tôt dans le club, des gens parler d’un démon Torloch et maintenant il avait une bonne idée sur l’endroit où son bandit de fils se cachait.. C’était une des raisons pour laquelle il aimait traîner au Thanatos. Il pouvait généralement prendre des informations utiles dans ses excursions, juste en gardant les yeux et les oreilles ouvertes autour des patrons ivres. Connor imaginait Angel et sa joyeuse bande de débiles gaspillant plusieurs heures en mettant au point un plan excessivement compliqué pour traquer, localiser et puis soumettre le démon, donc il ne serait jamais prit. Pourquoi ne pas faire simplement le travail lui-même qu’on en finisse, conclu-t-il d’un air suffisant. Il était un bien meilleur traqueur que n’importe lequel d’entre eux et il savait déjà où se trouvait la créature qu’il aurait été tout disposé à partager avec son père s’il n’avait pas joué les papas autoritaires. De plus, pensa Connor, ce n’était pas comme si cela allait être difficile. Trouver le démon. Combattre le démon. Tuer le démon.
Il était presque 4 heures quand Connor rentra de sa patrouille au parc. C’était une bonne nuit, pensa Connor en arrivant derrière l’hôtel. Bien qu’il n’ait pas réellement trouvé le démon de feu, il était parvenu à avoir plus d’informations d’un couple de vampires derrière le Thanatos avant de les réduire en cendre. Fatigué par sa promenade nocturne, Connor pensait pouvoir dormir quelques heures et ressortir ensuite pour trouver la tanière du démon. Avec sa confiance habituelle, Connor grimpa sur le côté de l’hôtel, la fenêtre de sa chambre encore ouverte.
L’ado fatigué balança une jambe par-dessus la fenêtre et se traîna dans sa chambre. Il jeta le sac d’armes et sa veste en cuir sur le lit avec aise, se souriant à lui-même. Le sourire disparut rapidement de son visage quand la lumière de sa chambre s’alluma brusquement. Angel se tenait contre la porte de sa chambre, le visage fermé.
« La balade était bonne ? » demanda Angel.
Connor se figea à la vue de son père et Angel fixait son fils avec un regard glacial.
« Quel est le problème Connor ? Tu n’espérais pas que personne ne s’inquiète pour toi ? »
« Bordel !» Connor jura doucement pendant qu’il reculait près de la fenêtre, prudemment pour garder son lit entre lui et Angel.
« ASSIED TOI !»
Connor déglutit, évaluant ses options, ses yeux passant de la fenêtre ouverte directement derrière lui vers le visage glacial d’Angel et puis vers la porte fermée de sa chambre. Angel savait exactement ce qui se passait dans la tête de son fils et il fit un pas d’avertissement vers Connor pour lui montrer qu’il avait une SEULE option et que c’était de faire exactement ce qu’Angel lui dirait. Connor s’assit doucement sur le couvre lit mais lança à Angel un regard noir boudeur pour lui montrer qu’il n’approuvait pas totalement.
Angel étudia son fils un moment notant avec une certaine irritation les traces sales sur le visage de Connor et d’autres détails subtils, signe que le garçon avait récemment combattu. Il pouvait sentir le sang venant des coupures des mains de Connor. Regardant la nouvelle veste en cuir sur le lit a côté de Connor, Angel fronça les sourcils. Il se demanda où Connor avait obtenu cette veste. Angel ne lui avait pas achetée et il était sûr qu’aucun des autres ne l’avaient fait. Et donc, Angel, fatigué, réalisa que Connor l’avait probablement volé. Super…un autre problème à ajouter à la liste croissante des infractions que son fils avait commises récemment. Angel soupira intérieurement, réalisant qu’un changement de tactique parentale était à l’ordre du jour.
« Bon…… nous allons nous regarder fixement toute la nuit ou quoi? », s’emporta finalement Connor.
« Très drôle. » Angel sourit froidement, « mais quand je t’ai dit que tu était puni, je ne sais pas.., » il fronça le nez, « j’avais pensé que ce que je disais était assez clair. »
Angel s’avança vers l’autre côté du lit et maintenant il se tenait debout, les bras croisés, devant Connor. L’ado maussade rencontra le regard de son père, pas impressionné par ses sarcasmes. Angel attendait que Connor dise quelque chose mais le garçon s’assit simplement et le regarda fixement, donc Angel continua, sa mâchoire se crispant sous la colère.
« Je t’ai dit de rester dans ta chambre, Connor. Quelle est la partie que tu n’as pas compris ? »
Connor leva les yeux au ciel. « Je suis juste sorti quelques minutes, quel est le problème ? J’étais juste dans le jardin derrière, si quelqu’un s’était donné la peine de regarder. »
Angel n’était pas content. « Essaie encore » grogna t’il.
« Qu’est ce que tu veux dire ? demanda Connor, ses yeux se rétrécissant.
« Qu’est ce que tu fais avec un sac d’armes, Connor ? » Angel indiqua le sac sur le lit avec un signe de tête. « Où bien est-ce tes habituels jouets de jardin ? Angel fit une pause, les yeux fermés. « Où était-tu ? »
Connor regarda rapidement au loin, son front se plissant sous la colère d’avoir été attrapé. Il refusa de rentrer dans ce jeu. Il haussa les épaules avec désinvolture comme s’il ne savait pas de quoi son père était en train de lui parler.
« J’étais dehors dans le jardin, ok ? répéta t’il. « Et je ne savais pas que j’avais besoin d’une permission pour m’entraîner avec mes propres armes. Je veillerai à t’envoyer un mot la prochaine fois. »
« Tu ferais bien de changer d’attitude, jeune homme », répliqua Angel, imperturbable. « Et ce mensonge aurait pu fonctionner si je ne t’attendais pas ici depuis une heure et demie. »
Connor grimaça légèrement à ces nouvelles. Angel sourit sinistrement à Connor qui commençait à être gêné.
« Tu vois, je suis venu ici pour être sûr que tu suivais mes ordres devien ce qui s’est passé? Hé bien, tu n’étais pas dans ta chambre ! Je savais bien que tu essayerais de repasser par la fenêtre tôt ou tard, donc, je me suis installé confortablement et je t’ai attendu. Tu n’a pas déçu ton cher vieux papa, n’est ce pas ? »
« Je m’ennuyais donc je suis allé faire un tour, alors quoi ? répondit Connor l’air renfrogné.
« Non » riposta Angel avec colère, « Tu as désobéi à mes ordres et puis tu m’as menti ! Et pourquoi as-tu été envoyé dans ta chambre en premier lieu, Connor Stephen ? »
Connor soupira, réalisant qu’il n’allait pas sortir de ce sermon, spécialement quand Angel commençait à utiliser ses premier et deuxième prénoms ensemble. Il n’était vraiment pas d’humeur et il s’emporta.
« Je n’ai pas à me justifier envers toi ! » répondit-il furieusement.
« Si tu le dois », lui dit Angel en s’approchant de lui.
« C’est de ta faute de toute façon ! »grogna Connor. « Si tu m’avais laissé parler tout à l’heure au lieu de me donner des ordres, je t’aurais dit où était la tanière de ce satané démon et donc je n’aurais pas eu à sortir pour essayer de le tuer moi-même ! »
Angel regardait son fils en silence, abasorudi. « Tu es allé chercher le démon Torloch toi-même !? »
Les lèvres de Connor se courbèrent dans un sourire suffisant. « Ouais, et je vais le massacrer aussi. Je parie que vous les mecs vous ne savez pas encore où regarder ? »
Angel prit un moment pour contrôler sa rage avant de parler. Sa voix était calme mais plein de menaces. « Si tu était resté dans ta chambre, Connor, comme je te l’ai ordonné, alors tu aurais été présent quand je suis venu te voir et tu aurais pu me dire tout ce que tu savais à propos de ça. » Angel croisa les bras sur sa large poitrine et regarda son fils d’un air furibond. « A la place, tu as agi comme gosse irréfléchi et tu t’es sauvé de ta chambre et tu as mis ta vie en danger juste pour essayer de m’impressionner. En tant que père, j’ai le plus grand intérêt à te garder en vie, Connor, mais tu ne me rends pas la tâche facile. »
Connor se renfrogna à ces paroles et la mâchoire d’Angel se contracta sous la colère.
« Chacun a fait de gros efforts pour que tu te sentes ici comme chez toi, allant même jusqu’à accepter ton comportement sauvage et ton attitude irrespectueuse. » Angel le sermonnait tout en arpentant la chambre de long en large. Il s’arrêta et se retourna vers Connor. « Je suis ton père, mon garçon, que tu le veuilles ou non. Et je pense que je n’ai pas bien joué le rôle de parent en laissant passer toutes tes bêtises. »
« Et alors quoi ? » riposta Connor, pas impressionné par le petit discours d’Angel, « Tu penses que parce que tu mis enceinte ton ex-copine vampire que cela te donne le droit de contrôler ma vie ? »
Angel se figea. Le commentaire à propos de Darla et lui était blessant mais il ne voulait pas que Connor le sache. Il leva les mains devant Connor.
« Ok, j’ai essayé de jouer le mec sympa, Connor, et laissé les choses filer, mais c’est terminé. Car tu vois, je suis de la vieille école, et cela signifie que je crois fermement qu’il y a des conséquences pour chaque action. »
« Et alors ? » la voix de l’ado était pleine de sarcasmes.
Angel choisit de l’ignorer et continua. « Donc, comme je suis ton père, je vais devoir te punir pour t’être sauvé de l’hôtel encore une fois et pour m’avoir désobéi. Tu es maintenant puni pour un mois entier » Angel agita une main en pointant son doigt sur les murs de la chambre. « Cette chambre sera ton existence pour les trente prochains jours. »
« C’est pas juste ! » Connor regarda son père avec toute la haine et le mépris qu’il pouvait rassembler. « Tu ne peux pas m’obliger à rester ici pendant un mois ! »
Connor commença à se lever de son lit voulant prouver son point de vue, mais Angel bougea si vite qu’il ne fut qu’une silhouette floue quand il se planta devant son fils. Il posa sa main sur l’épaule de Connor et le repoussa sur le lit. Angel se pencha, une main toujours sur l’épaule de son fils, pour se mettre à la hauteur du garçon. Sa voix était furieuse, à peine contrôlée, quand il s’adressa au garçon.
« Je ne t’obligerai pas seulement à rester ici, Connor, j’irais beaucoup plus loin. Soit tu commences à coopérer ou bien je mets ma menace à exécution. Tu te souviens de ce que je t’ai promis ? », l’avertit Angel.
Angel reçut le silence de l’adolescent pendant que Connor tirait son épaule hors de portée de son père, sa respiration devenant bruyante. Angel pouvait sentir le cœur de Connor battre rapidement pendant que son visage devenait rouge de colère et d’embarras. Père et fils se toisèrent pendant un moment avant que Connor ne baisse les yeux vers le plancher en signe de défaite. Angel se retourna pour partir pensant qu’il avait fait comprendre son point de vue quand soudainement Connor se déplaça presque aussi vite que son père plus tôt. L’ado était à mi-chemin en dehors de la fenêtre ouverte quand Angel sauta au dessus du lit et saisi un des pieds de l’adolescent pour arrêter son évasion précipitée. Angel jura.
« Toi, petit…. »
« Laisses moi partir » siffla Connor et il essaya de donner un coup de pied au visage de son père avec sa jambe libre.
Angel évita de peu le coup. Il maintient rapidement les deux jambes du garçon et le tira à nouveau dans la pièce, le renversant violemment sur le lit. Connor ne perdit pas de temps pour sauter sur le côté opposé du matelas pour éviter qu’Angel ne l’attrape. Le garçon se leva du lit et se dirigea avec hâte vers la porte mais Angel fut plus rapide cette fois. Il bloqua facilement le chemin de Connor et essaya à nouveau de l’attraper mais Connor anticipa son geste et se pencha sous le bras d’Angel tout en assénant un coup de coude dans les côtes du vampire. Connor fit une tentative désespérée vers la poignée de la porte pendant que son père essayait de reprendre son souffle. Angel virevolta pour attraper une des mains de Connor agrippé à la porte.
« Va te faire foutre ! », hurla Connor essayant de s’échapper de l’emprise de son père.
Ne réussissant pas à gagner sa liberté, Connor se tourna et sans réfléchir, planta ses dents dans le bras d’Angel pensant que son père le laisserai partir et qu’il pourrait s’échapper par la fenêtre. Mais, à la consternation de Connor, cela n’arriva pas. Angel jura dans un souffle à la morsure de son fils dans la chair de son poigné mais ne laissa pas partir le garçon. C’était une bataille de volonté et Angel le savait. Etant de plus en plus fatigué par la révolte de son fils, Angel aurait pu abandonner pour essayer d’être gentil. Au lieu de cela, il utilisa sa main libre pour attraper une des oreilles de l’adolescent et la pinça. Connor hurla de douleur et de surprise, sa bouche s’ouvrant suffisamment pour qu’Angel extirpe son bras mordu des dents de son fils.
« Je ne voulais pas le faire de cette façon » murmura Angel, furieux, quand il commença à lutter pour éloigner Connor de la porte. « mais tu ne me laisses pas d’autres choix »
Angel n’avait été aussi furieux depuis des années et Connor aurait dû s’en rendre compte mais il le réalisa trop tard. La seconde d’après, Angel était assis sur le bord du lit avec son enfant, grondant et donnant des coups de pieds, le visage vers le bas étendu en travers de ses genoux.
« Tu sais Connor, » indiqua calmement Angel pendant qu’il regardait en bas vers son déchaîné de fils, « C’était une très mauvaise idée de ta part pour tellement de raisons, tu as juste gagné un voyage sur les genoux de ton papa. Tu es sur le point d’apprendre une vieille leçon d’école, petit garçon, et je devine avant même d’avoir commencé, que t’asseoir ne sera plus un bon souvenir pour toi ! »
Après ceci, Angel leva haut sa main et alors l’abattit violemment sur le postérieur de Connor. L’adolescent haleta et puis quand la main d’Angel frappa à nouveau son postérieur, le garçon laissa échapper un hurlement de douleur.
« Oh ! Hé ! AIEEE! Arrête ça!
Angel ignora les protestations de son fils et continua à fesser durement Connor, couvrant son postérieur avec une série de claques de plus en plus douloureuses. Connor hurla plus fort et essaya d’éloigner ses fesses loin de la source du mal, mais Angel avait une prise ferme sur lui. Il appliqua plusieurs autres claques au garçon puis cessa.
« Je ne veux plus JAMAIS que tu aies ce genre de comportement, jeune homme ! », ordonna sévèrement Angel. « Tu m’entends ? »
« Très bien ! Stop ! Je promets!” supplia Connor, son postérieur horriblement douloureux sous la main de son père.
Angel inclina la tête, puis, au grand étonnement de Connor, agrippa la ceinture du jean du garçon et la tira d’un coup sec le faisant descendre, le slip du garçon avec. Il commença à fesser à nouveau le derrière déjà bien endolori de son fils.
« J’ai dit que je ne recommencerai pas ! », protesta Connor en hurlant.
« Oui je sais, et je suis heureux de l’entendre, mon garçon » Angel rit froidement n’arrêtant pas la cadence, « mais maintenant nous devons régler le problème du mensonge, du vol et le manque de respect constant envers toutes les figures d’autorité. »
Connor pleurait misérablement pendant qu’il subissait les douloureuses claques de son père, son postérieur dénudé dans un moment de pur agonie. Des larmes de douleur et d’humiliation coulaient de ses yeux et sur son visage. Angel s’arma de courage et continua la punition s’assurant que le derrière de Connor serait rouge foncé. Il voulait être sûr que son fils avait compris qu’il ne pourrait plus duper son monde. Angel arrêta finalement, laissant sa main sur le postérieur de son fils. Il senti les larmes de Connor et regarda son enfant pleurer avec tristesse.
« Que tu le veuilles ou non, Connor, je suis ton père et tu devras faire ce que je te dis ou bien tu te retrouveras encore dans cette position. C’est clair ? »
« O-Oui », Connor renifla.
Angel aida Connor à se relever, l’aida à remonter son pantalon et mit le garçon devant lui. Connor recouvra son visage avec une main refusant de rencontrer le regard de son père.
« Regarde moi » exigea calmement Angel en prenant le menton de Connor dans sa main.
Connor fixa Angel le regard enflammé mais soumis. Il ne l’avait pas vu arriver, bien qu’Angel l’ai prévenu plus tôt de ce qu’il risquait s’il continuait à être désobéissant. Etre fessé comme un petit garçon sur les genoux de son père était totalement humiliant sans parler du fait que son père était beaucoup plus fort qu’un simple humain. Le derrière de Connor le cuisait péniblement pendant qu’il se tenait là en silence.
« Je ne voulais pas faire ça mon fils », indiqua Angel « mais tu ne m’as pas laissé d’autre choix. Je dois pouvoir te faire confiance Connor. Je ne veux pas que tu me mentes et que tu me désobéisses encore. C’est une grande ville et c’est l’enfer et je ne peux pas passer mon temps à te courir après, en évitant que tu te fasses tuer »
Connor garda le silence regardant une tâche sur la chemise d’Angel.
Angel soupira. « J’ai bien l’intention de faire ce que j’ai dit, Connor. La période copain-copain est terminée, tu enfreins les règles, tu seras puni. Tu me pousses trop loin….et ça se terminera comme ce soir, avec un postérieur très douloureux et désolé. »
Connor regarda vers Angel, une pointe de crainte dans les yeux. « Tu ne peux pas simplement… Je suis trop vieux pour ça ! », rétorqua-t-il, frustré.
Angel sourit pendant que les mains de Connor glissèrent derrière lui pour se protéger. « Désolé de te le dire, gamin, mais aussi longtemps que je pourrais te tenir sur mes genoux, la fessée sera définitivement au menu. »
Connor ne sut pas quoi répondre à ça. Ceci était nouveau pour lui et bien qu’il n’était pas particulièrement ému par la situation, il ne voyait aucune façon de s’en sortir. Connor hocha la tête pour montrer à Angel qu’il avait bien reçu le message, fort et clair. Angel prit Connor dans ses bras et pour une fois celui-ci ne battit pas en retraite. Angel ébouriffa les cheveux de son fils, se leva du lit et se dirigea vers la porte. Il se retourna et jeta un dernier regard à son fils qui se tenait, déconcerté, au milieu de la chambre.
« Fais moi une faveur mon garçon et commence à obéir, ok ? » demanda doucement Angel. « Tu es un enfant futé Connor. On ne devrait pas avoir à te dire de te servir de ta tête et d’obéir aux ordres Je fais des règles pour une raison. La principale étant que je ne veux pas te perdre. »
Angel devint silencieux, une boule se formant dans sa gorge. Il s’éclaircit la gorge et ouvrit la porte vers le vestibule. « En attendant, tu ferais mieux de t’habituer à cette pièce pendant quelques temps »
Connor souffla et leva les yeux aux ciels. « Bien, qu’est-ce que je suis supposé faire toute la journée puisque que l’on ne permet rien d’autre que de respirer ? »
Angel montra de la tête le bureau dans le coin où Wesley avait laissé quelques livres pour Connor. « Prends un des livres ouverts et commence à lire. »
« Tu veux que je lise un bouquin ? Tu es sérieux? Plus personne ne lit de livres ! »
« Tu ne veux pas lire? Bien, nettoie ta chambre, c’est le bordel ! »
Angel et Connor regardèrent tous les deux autour de la chambre : les piles de vêtements jetés sur le plancher, le lit qui n’était pas encore fait, les meubles poussiéreux et les plats sales sur le bureau près des livres. Tous les deux prirent un visage de dégoût. Soupirant fortement, Connor se dirigea vers le bureau et attrapa le livre au dessus de la pile en jetant des regards sombres à son père. Il jeta un coup d’œil au titre.
« L’Unique et Futur Roi… ça a l’air rasoir… », dit Connor mécontent pendant qu’il feuilletait les pages.
« Tu pourrais le trouver intéressant quand tu l’auras commencé ,» dit Angel en souriant pendant qu’il se dirigeait hors de la chambre du garçon. » « Bon nombre de chevaliers, de quêtes et autres trucs du genre. Un peu comme tes jeux de X-Box ».
Le regard que Connor lui offrit valut de l’or. Angel referma fermement la porte derrière lui. Il espérait sincèrement qu’il n’aurait plus jamais à fesser son fils mais il savait très bien que la nature têtue de Connor n’allait pas s’apprivoiser en une seule nuit. Tel père tel fils, pensa t’il en descendant les marches pour rejoindre à nouveau la bande.
FIN
Posté le 02.02.2008 par fandefessees
Pour les fans inconditionnels de HP et des fessées puisqu'il y en a dedans, j'ai un nouveau blog juste sur HP.
C'est http://lnlune.skyrock.com/1.html
En espérant lire vos messages.
Et pour le plaisir des yeux, la jolie photo! Moi la réponse c'est YES! :)
Posté le 29.01.2008 par fandefessees
Voici une nouvelle fic traduite par Emilie.
Fire, Fire, Burning Bright
By thesassycelt
Angel regarda vers le néon rougeoyant posé sur le coté de l’ancien bâtiment de brique et soupira fortement. L’enseigne faisait mélodramatique dans la ruelle sombre où elle était posée, avec du sang semblant s’écouler sur chacune des lettres du nom du club, THANATOS. Thanatos était le dieu de la mort, se rappela Angel. Quelque chose qu’il avait appris dans l’un des nombreux livres de Mythologie qu’il avait eu la chance de lire durant les deux siècles de sa vie. Mais la mort ne signifiait rien pour un vampire, et donc Angel n’était pas effrayé ou même impressionné par le nom quand il atteignit la poignée de la porte en métal en dessous de l’enseigne. Il secoua la tête, laissant s’échapper un autre soupir.
Il traquait son idiot de fils depuis les sept dernières heures avec un sentiment croissant de colère, qui avait commencé doucement et qui, à une heure trente du matin, s’apparentait désormais à de la fureur. Angel jeta un regard rapide vers le ciel, reconnaissant ; l’aube ne serait là que dans quelques heures. Connor était plus humain que vampire et n’était pas affecté par la lumière du soleil mais il n’était pas imperméable au types méchants qui trainaient dans les ruelles comme celle-ci, attaquant les fêtards ivres quand ils sortaient de cet endroit. Et malgré le fait que son fils revendiquait avoir compris l’idée, Connor semblait repousser les limites de sa propre mortalité à chaque fois qu’il en avait l’occasion. Cette manie de sortir furtivement pour les fêtes jusqu’au petit matin était la dernière limite pour Angel.
Il ouvrit violemment la porte et fut immédiatement assailli par un mur assourdissant de musique rock industriel, la basse si forte qu’il pouvait sentir le battement se propager dans tout son corps. L’intérieur du club était sombre avec des lumières noires accrochées autour du bar et des salles et quelques lumières de laser colorés qui battaient au rythme de la musique pendant qu’il transperçait le second niveau de danse remplis de corps endiablés.
« Fais bonne figure » se dit- il, en bougonnant, à lui-même. C’est dans un bar à démon que va ton fils. »
L’endroit était rempli de vampires, pour ne pas mentionner les diverses autres atroces créatures, petites ou grandes. Angel pouvait les sentir, avec l’odeur de la cigarette et du sang frais. Ses yeux de vampires s’ajustèrent facilement à l’obscurité pendant qu’il se dirigeait vers le bar au fond de la salle. Il ne fut pas surpris de voir que le barman était un démon, un Mocta’Ar pour être exact. Sa peau bleu clair et ses yeux rougeoyaient dans les lumières noires.
« Qu’est ce que ce sera ? » lui demanda le démon. « On sert un cocktail special ce soir. 3 dollars 50 le verre. »
« Je recherche un garçon ». Angel se pencha au dessus du bar pour être entendu au-delà de la musique vrombissante.
« Environ 17 ans, yeux bleus, des longs cheveux bruns, sourire spécial… »
Le Mocta’Ar grimaça, ses dents en rasoir lui faisant un regard plus que grimaçant. « Ah un connaisseur! »Le démon inclina la tête élogieusement, « pas quelque chose de bon marché pour vous, n’est-ce pas ? Bien, nous avons du frais….. pour ce qui peuvent se le permettrent. »
« Non, vous ne comprenez pas » Angel commença mais le démon l’interrompit en levant la main.
« Bien sûr que si, mon ami. Et ne vous inquiétez pas, nous en gardons un stock au frais dans votre genre » Le barman atteignit l’arrière du bar et revint avec un talkie walkie cabossé. « Bon, Vous voulez quelque chose de jeune, un garçon n’est-ce pas ? »
Il commença à approcher le talkie walkie de son visage mais Angel l’en empêcha en saisissant son bras a demi levé. Le peu de patience qu’il lui restait, avait maintenant disparu de pair avec la connaissance que le club avait des humains en stock pour les clients fortunés. Le barman regarda Angel de manière confuse jusqu'à ce que celui-ci lui lâche le bras. Le Mocta’Ar se détendit alors mais ce sentiment fut de courte durée car Angel atteint soudainement l’autre côté du bar et attrapa le col du barman soulevant facilement le démon, plus petit, outre ses pieds palmiers, pour l’approcher a mi-chemin au dessus du comptoir, de sorte que leurs deux nez se rencontrent. Les yeux furieux d’Angel donnèrent toute la mesure au démon, le soulevant plus haut. Sa voix était calme mais portait avec elle la promesse de douloureux dommages.
« Je n’aime pas me répéter donc écoutes-moi attentivement, sparky. Je cherche mon fils. Il a 17 ans, mes cheveux, les yeux de sa mère et réponds au nom de Connor. Tu l’as vu?”
Le barman déglutit, les yeux grands ouverts. “Vous vous moquez de moi? Il y a des douzaines d’enfants avec cette description. » Il pointa la piste de danse remplit à l’étage au-dessus d’eux et alors ses yeux jaunes se rétrécirent. « Hé, attends une minute! un fils? Tu es un vampire, donc comment cela ….?”
Angel interrompit le démon en serrant durement son cou et coupa la circulation de son air. « Je ne suis pas humain mais j’ai un fils et le mot dit qu’il est ici. Donc si tu as pour projet de respirer rapidement, je te suggère de répondre à ma question ! »
Angel donna une secousse au barman pour appuyer ses paroles et puis relâcha son emprise sur le démon pour lui donner de l’air. Avant que le démon ne puisse lui répondre, Angel sentit une lourde main crochue sur son épaule. Une main toujours autour du cou du barman, Angel tourna lentement la tête pour voir le visage renfrogné d’un démon Fyarl plutôt grand.
« Voilà Hank, le videur. » le barman respirait péniblement.
Angel laissa partir le barman, tapotant sa chemise et se retourna vers son nouvel adversaire.
« Pas aimer Mel bobo » grogna le démon Fyarl à Angel.
Angel jeta un coup d’œil au dessus de son épaule vers le barman et inclina la tête « je devine que tu es Mel »
C’est tout ce que pu dire Angel avant que ‘Hank’ décide de l’utiliser comme bélier. Il souleva Angel comme un sac de farine et le projeta à travers la pièce et contre un mur en béton. Angel heurta le mur de plein fouet, sentant la douleur irradié dans son dos alors que certains blocs de béton tombèrent derrière lui. Délicatement, il se releva du plancher, épousseta son manteau de cuir et se secoua, malgré la douleur, avant de prendre son visage de vampire. Quand il regarda vers Hank et Mel à l’autre bout de la salle, il avait des yeux jaunes et des crocs pointus.
« Angelus !!! »
Quelqu’un dans une des salles voisines avait hurlé son nom et il avait été repris par d’autres qui avaient reconnu le célèbre nom. Un chemin se dégagea rapidement entre Angel et le bar où Mel se tenait, la bouche grande ouverte pleine de crainte et de peur.
« tu… tu es Angelus ?” Mel poussa un cri aigu.
“Le seul et unique” Angel sourit laissant ses crocs luirent dans la lumière noire. « Tu te sens capable de sortir vivant d’ici ce soir ? »
Angel parcourut lentement le chemin qui le séparait du comptoir où il trouva Mel et Hank plus serviables. Mel le dirigea vers la piste de danse et Angel fit immédiatement un signe de tête, puis se retourna dans la direction que le barman avait pointée, son visage reprenant son aspect normal.
Angel poussa et se serra contre les couples se tortillant sur la piste de danse, ses yeux balayant la foule en cherchant Connor. Il sentit le parfum familier de son fils quand il se rapprocha du centre de la piste de danse et Angel le vit… et le perdit presque aussitôt. Il se tenait là, furieux, quand il vit Connor danser, ou plutôt s’accoupler avec une jeune femme plutôt bien faite, habillée d’une mini jupe et d’une simple corde comme haut. Les yeux de la fille étaient fermés, les mains levées en l’air pendant que son corps frôlait Connor de manière suggestive au rythme de la musique. Et Connor semblait apprécier cette attention, un peu trop au goût d’Angel.
Grimaçant joyeusement, Connor jeta un coup d’œil désinvolte vers sa partenaire et se figea quand il aperçut le regard qu’Angel lui adressait. La fille fronça les sourcils quand elle sentit du changement dans l’attitude de son partenaire.
Elle ouvrit ses yeux, contrariée, et pleurnicha au dessus de la musique. « Hé, qu’est-ce… ? » avant de s’arrêter quand elle se retourna et vit l’homme très grand et visiblement très en colère qui se tenait à moins de 6 mètres d’eux les regardant comme une machine sévère.
« Oh, c’est pas bon », Connor déglutit.
Angel se dirigea directement vers eux et aboya un seul mot « MAINTENANT »
La rudesse du bruit fit que la plupart des autres ados à proximité sursauta. Connor pensa se retourner et courir comme un fou pour s’échapper pendant une minuscule fraction de seconde avant de soupirer profondément et de se tourner pour donner à sa partenaire un sourire honteux.
« Je crois que mon chauffeur est là ! », lui dit-il en guise d’explication douteuse pendant qu’il se risquait à jeter un autre regard vers son père qui lui semblait sur le point de commettre un meurtre.
La fille sourit à Connor en battant des cils et se souleva sur la pointe des pieds pour l’embrasser sur la joue laissant une marque rose à cet endroit.
« Appelle-moi ? » hurla-t-elle à Connor quand celui-ci marchait lourdement vers Angel, la tête baissé et mortifié.
Le retour à l’Hypérion fut horrible pour ne dire que ça, Connor traîna des pieds jusqu'à la voiture d’Angel, l’air renfrogné.
« Tu viens de t’attirer de très gros ennuis, jeune homme » murmura Angel tout en restant concentré sur la route devant lui. « Un club de Démons, Connor !? »
« Papa, ce n’était pas…. »
« Tu as 17 ans Connor ! Tu ne vas dans aucun club, encore moins dans un club qui approvisionne les vampires qui apprécient le sang servi en robinet ! » Il donna à son fils un regard d’avertissement du coin de l’œil. « Est-ce que tu as bu ? »
« Quoi ? »
« Est-ce que tu as bu de l’alco… ? »
« NON ! » répondit Connor, irrité « J’étais juste là-bas pour danser. La seule chose que j’ai bu ce soir, c’est un soda. Et y avait même pas de bulles. »
« Bien, je pense que servir des sodas n’est pas vraiment une priorité dans les menus offerts. » répondit aigrement Angel
Connor prit une expression qui lui rappela celle que Buffy utilisait quand elle était fâchée avec lui. Angel conduisit en silence pendant un moment jusqu’à ce qu’ils atteignent le feu rouge. Il arrêta la voiture et se retourna vers Connor.
« Qui était ton amie ? » demanda t’il à l’adolescent, le regard sévère pendant qu’il attendait.
« Mon amie ? Oh…tu veux dire Stacey ? » Connor regarda Angel avec un air innocent. « Je viens de la rencontrer ce soir » Il mentait.
« Tu mens » Angel grogna et appuya sur l’accélérateur quand le feu passa au vert. Il jeta un coup d’œil de plus à son fils et puis de nouveau à la route. « Qui est-elle Connor ? »
« Personne » répondit une toute petite voix assise à côté de lui. Attends, comment sais tu que je mens ? »
Angel ria d’un air mauvais « Ta voix a changée légèrement »
Connor n’aimait pas ça. Il fronça les sourcils et joua avec un bouton de sa chemise pendant un moment. « C’est juste une fille que j’ai rencontrée à …. » sa voix s’éteignait doucement.
« Rencontrez où ? » lui demanda Angel. Il s’arrêta sur une bordure près de l’hôtel, mit la voiture au parking, éteignit le moteur et attendit la réponse de son fils. « Rencontrez où Connor ? »
Connor se tortilla sur son siège ne voulant pas répondre. Le seul bruit dans la voiture était le ventilateur du moteur qui se refroidissait.
Il se risqua à jeter un coup d’œil à son père et le regretta car celui-ci lui jeta un regard mortel qui n’était pas encourageant.
« Au club » chuchota finalement Connor.
« Quoi ? »
« Je l’ai rencontré au club, okay ? »
« Donc, ce n’est pas la première fois que tu vas dans ce club, c’est ce que tu es en train de me dire ? » lui demanda Angel.
Connor regarda Angel, sa voix légèrement plaintive. « C’est juste un stupide club de danse ! C’est quoi le probl… »
Angel, furieux, coupa le garçon. « C’est un bar à vampires qui passent leurs temps à boire des margaritas de sang, Connor ! Juste pour savoir, à quel moment avait tu prévu de me dire que tu quittais l’hôtel cette nuit ? »
Connor se mordit la lèvre et regarda fixement le plancher. Angel secoua la tête en direction de son fils. « Tu ne dois pas retourner là-bas, une seule fois, tu entends ? »
« Alors comment je suis supposé revoir….. » Connor s’arrêta réalisant ce qu’il venait de dire mais il était trop tard, Angel avait entendu.
« Revoir qui ? Ta petite amie ? » La voix d’Angel était pleine de sarcasmes.
Connor soupira lourdement, frustré et l’air renfrogné. « Ce n’est pas ma petite amie ! Je veux dire, oui, c’est une amie et c’est une fille mais, tu sais…. Nous n’avons pas de rendez-vous ou autre chose. »
Angel montra un signe d’assentiment. « Bien. Donc ça ne te posera pas de problèmes si je te défends de l’approcher. »
« C’est pas juste ! » cria Connor, son front plissé par la colère.
Angel fut intransigeant. « La vie n’est pas juste, petit garçon, il faudra t’y habituer. » Il ouvrit la porte de la voiture et commença à en sortir. « Tu es puni » dit il à Connor. « Pour les deux prochaines semaines, je ne veux pas te voir ailleurs que dans ta chambre. »
L’expression de consternation sur le visage de Connor grandit rapidement à l’idée de devoir rester dans sa chambre 24h/24, qui en plus était située près de la chambre d’Angel.
« Ca craint trop ! », répliqua Connor et il croisa les bras contre sa poitrine.
Angel ignora le commentaire furieux de l’adolescent et lui fit signe de descendre de la voiture. « Allons-y mon garçon, tu as une chambre pour broyer du noir. »
Connor descendit de la voiture refusant de croiser le regard furieux de son père et traîna les pieds, l’air renfrogné, jusqu'à l’hôtel et la porte principale. Angel était juste derrière lui, la colère affichée sur son visage Tout le monde regarda vers le bureau du concierge quand ils entrèrent tout les deux dans l’hôtel.
« Hé, tu l’a trouvé!” Fred pleura de joie, puis reprit son calme quand elle vu le regard sombre de son patron pendant qu’il conduisait son fils vers l’escalier principal de l’entrée.
« Selon moi ce merveilleux garçon ne voulait pas être retrouvé » commenta discrètement Lorne, notant le regard révolté de Connor.
« Des problèmes ? » demanda Gunn à Angel.
« Des problèmes! » Angel se retourna avec désinvolture « Tu veux dire autre qu’un démon Fyard m’utilise comme projectile ou bien le fait que mon ado de fils était en train de danser dans un club de danse démoniaque avec une lolita cornée ? Non, pas de problème ! »
«Hou la, quelqu’un de tout à fait intéressant…. » La voix de Cordélia s’éteignit doucement devant la mine déplaisante qu’Angel lui renvoya.
Il n’était pas d’humeur pour entendre ses plaisanteries sarcastiques à ce moment. Elle offrit à Angel un faible sourire et se retourna à la hâte pour étudier la carte se trouvant sur le comptoir voisin comme si elle contenait les secrets du monde en elle.. Connor, en attente, faisait de son mieux pour paraître à la fois indifférent et intéresser en même temps. Chacun garda le silence pendant un très désagréable moment et puis Gunn parla.
« Bien, tu n’es pas le seul à avoir bossé cette nuit, patron. Pendant que tu cherchais Junior, ici, nous avons essayé de traquer un démon Torloch. » Gunn montra une carte de la ville posée sur le comptoir. « Et nous essayons toujours en fait. »
« Un démon de feu ? », demanda Angel, oubliant un instant Connor. « Tu es sûr ? »
« Positif » Wesley l’interrompit en entrant dans l’entrée portant un gros tome poussiéreux.
Connor se retira près de l’escalier ne voulant pas énerver son père davantage qu’il ne l’était mais ne voulant pas non plus lui obéir totalement. Il écouta avec intérêt maintenant que Wesley avait ouvert le livre et où son doigt marquait une page.
« Il est dit ici que les démons Torloch sont connus pour leur agressivité et leur sens du territoire et leur prédilection pour se régaler de cœurs et de cerveaux humains grillés. Ces démons de feu ont pour habitude d’avoir leurs nids de reproduction au-dessus ou près de grand vortex d’énergie les utilisant pour augmenter leurs puissances et leur invulnérabilité face aux moyens de destructions habituels. »
« hé, tu as dit un démon torloch ? » demanda Connor. Il s’était rapproché du groupe, poussant son père pour voir la carte sur le comptoir, sa voix devenant plus excitée. « Vous savez, certains types au club parlaient de …… »
Connor n’eut pas le temps de finir. Angel posa une main sur son épaule et le poussa vers les escaliers.
« Monte ! » ordonna t-il au garçon en montrant les escaliers.
Connor donna un regard sombre à son père mais obéit et se dirigea lentement vers les marches.
« L’Anglais rappelle toi qu’il y avait quelque chose dans le journal l’autre jour au sujet d’étranges disparitions à Canyon Park » mentionna Gunn. « On peut supposer que ça doit être le terrain de chasse des méchants »
« Oui, l’article disait que plusieurs personnes étaient portées disparues dans cette zone depuis quelques semaines »dit Wesley. « Aucun corps n’a été trouvé, mais il y avait des marques de brûlures peu communes dans l’herbe… »
« On dirait que notre démon a eu sa propre soirée barbecue » commenta Cordélia.
« Oui, avec flambée d’humain en plat principal » ajouta Lorne
Gunn acquiesça et pointa le parc sur la carte devant lui. « Regarde, nous devrions peut-être patrouiller autour du parc. Qu’est ce que tu en penses Angel ? »
Connor, passa soudain la tête au milieu du groupe ignorant les regards étonnés. « Les gars, je pense que je sais… »
Une fois de plus, Angel interrompit le garçon au milieu de sa phrase, cette fois saisissant rudement le dos de la chemise du garçon et le retourna vers les escaliers. Un muscle se contracta dans sa mâchoire quand il approcha de l’oreille de Connor. « Tu ne voudrais vraiment me pousser à bout ce soir mon garçon. Monte dans ta chambre maintenant et commence ta punition. » Angel se retourna et lança un regard a tous ses amis. « D’ailleurs, Connor est puni pour les deux prochaines semaines. Pas de télé, pas de skate, pas de GameBoy, pas d’ordinateur, rien ; il reste dans sa chambre. »
« Compte sur moi » dit Gunn
« Nous garderons un œil sur lui » Fred acquiesça et regarda le garçon.
Connor leva les yeux au ciel aux regards de fausse sympathie venant du groupe « Comme si j’avais besoin d’une baby-sitter », remarqua-t-il sèchement.
« Après cette nuit, oui, tu en as besoin », lui rétorqua Angel. Il dirigea à nouveau Connor vers les escaliers et sachant que le garçon ne le ferait pas de lui-même, il le traîna à contrecœur en haut des marches. « Dans ta chambre. Maintenant » ordonna Angel.
“Bien. Quoique! C’est pas comme si je ne pouvais pas m’échapper à nouveau », Connor marmonna la dernière partie de sa phrase dans un souffle.
Angel s’arrêta au milieu des marches, tirant Connor. Il avait entendu la remarque du garçon et n’était pas du tout satisfait par sa défiance continuelle. Angel tira Connor vers lui, laissant peu d’espace entre lui et son fils. Il regarda Connor d’un œil furieux, la voix basse et en colère.
« Tu quittes encore ta chambre sans ma permission, Connor, je te mets sur mes genoux et je te donne une fessée si dure que tu ne pourras plus t’asseoir.. Jamais ! »
Angel prononça le dernier mot entre ses dents. Connor regarda Angel d’un air surpris, rougissant à la pensée que n’importe qui dans l’entrée avait entendu la menace de son père. Il regarda nerveusement vers le groupe rassemblé autour du comptoir mais chacun semblait concentré sur la carte. Donnant à son père un regard menaçant pour l’avoir embarrassé encore une fois, Connor tira son bras de l’emprise de son père et se retourna pour monter les escaliers avec autant de dignité qu’il lui restait.
« T’es trop nul ! » hurla Connor à Angel pendant qu’il faisait une pause au deuxième étage et puis il s’éloigna.
Quelques instants après, la porte de la chambre de l’ado claqua avec une brutalité dont l’écho se répandit dans tout l’étage. Angel soupira exaspéré.
« Il tient ça de sa mère » se murmura t’il a lui-même pendant qu’il rejoignait Wes, Cordy, Gunn, Lorn et Fred.
Connor s’assit sur le lit dans la chambre sombre laissant la rage l’envahir pendant qu’il énumérait les diverses raisons d’en vouloir à son père pour ce dernier affront. Personne ne lui avait dit quoi faire…il était son propre patron….et il pouvait se prendre en main tout seul sans avoir Angel qui interférait tout le temps.. C’était déjà suffisant que son père essait toujours de l’enfermer dans cette pièce de cet hôtel de merde, remarqua Connor en colère, mais maintenant il intervenait aussi dans sa vie personnelle. Il lança des regards méprisants vers la porte de sa chambre. Et être traité comme un gosse de trois ans devant tout le monde en bas était la touche finale.
Ce serait tellement cool s’il pouvait trouver le démon Torloch et le tuer avant son père et sa bande. Cela montrerai à Angel qui était le meilleur chasseur de démon et prouverait qu’il n’avait pas besoin de baby-sitter ! Le garçon se leva de son lit et se dirigea vers la fenêtre à côté de lui. Il repoussa les lourds rideaux et souleva la fenêtre, prenant un moment pour regarder la vue de L.A la nuit.. Sa fenêtre donnait sur le jardin de l’hôtel. Connor sourit- personne ne le verrait faire sa sortie.
Le garçon se mit à genoux à côté de son lit pour atteindre le sac d’armes qu’il avait gardées là. Il saisit également sa nouvelle veste en cuir, celle qu’il avait volé l’autre jour, et l’enfila pendant qu’il jetait le sac sur son épaule. Connor retourna vers la fenêtre et se laissa tomber silencieusement à terre. Il jeta un regard derrière lui, se sourit à lui-même, puis d’un air désinvolte, fit un doigt d’honneur vers l’hôtel et commença à prendre le chemin de la porte arrière du jardin et se retrouva dans la nuit.
A suivre
Posté le 26.01.2008 par fandefessees
Oups! En fait, les messages peuvent pas dépasser une certaine longueur alors voici la suite et fin. Bonne lecture.
« Est-ce que tu as eu l’impression que je voulais que tu partes, fils ? », demanda le vampire d’une voix lourde d’émotion.
Connor baissa la tête et répondit : « Pourquoi ne le voudrais-tu pas, je ne suis qu’un voleur et un menteur, et maintenant tu le sais. »
Angel prit son fils par le bras et l’amena près du lit où il s’assit et fit asseoir Connor à côté de lui. « Je ne dis pas que tu as fais les bons choix Connor, mais une grande partie de ce qui s’est passé n’était pas de ton faute, mais celle de Justine. Elle a pris la décision de voler cette femme, pas toi. Et maintenant, elle essaie de se servir à nouveau de toi pour des fins personnelles. »
Angel continua : « Et comme Cordélia a du te le dire que je l’a trouverais sûrement, et bien oui j’ai retrouvé Justine ce soir à l’endroit de la vision de Cordy. Elle m’a dit exactement la même histoire que tu viens de me raconter. Elle ne me l’a pas dit de son plein gré, mais elle me l’a dit quand même. Je lui ai dit que si elle revenait près de toi encore une fois qu’elle le regretterait et je le pense Connor. Et en ce qui concerne ton départ, et bien non, tu restes ici. C’est ta maison et nous sommes ta famille et nous t’aimons. Je suis désolé de t’avoir mis dehors après ce que tu m’as fait. Ce n’était pas la bonne façon de résoudre le problème. J’aurai dû te donner une fessée cette nuit-la et continuer de le faire jusqu’à ce que tu marches droit. »
Connor n’aima pas le son de ces paroles et surprit Angel en disant : « Peut-être que d’avoir été mis à la porte n’était pas une si mauvaise chose après tout. »
Son père répondit en lançant à l’adolescent un de ses rares sourires. « Justine m’a dit combien d’argent avait été volé, et où. Demain, Gunn ira porter une enveloppe avec cette somme plus un supplément pour les intérêts et la remettra à la bonne personne. Il le fera sans t’impliquer. »
Connor soupira de soulagement, mais Angel n’avait pas fini. « Mais toi mon fils, tu travailleras pour moi à salaire minimum pour me rembourser cet argent jusqu’au dernier centime. »
Connor acquiesça se disant que ce n’était pas trop dur. Au moins, il arrêterait de se sentir coupable pour ce qu’il avait fait. Il fut surpris quand son père lui dit : « Ne sois pas si soulagé fils, ce n’est pas fini. Il faut qu’on aborde maintenant la question de ta punition. »
Connor sentit son ventre se nouer.
« Tu as mis ta vie en danger ce soir en escaladant le mur de ta chambre et tu a menti à Cordélia et à moi. Tu nous as également caché la vérité sur la nuit où tu as rencontré Justine. Et tant qu’on y est, il y aussi le fait que tu aurais simplement pu dire non à Justine, je ne veux pas voler cette femme. Alors toutes choses prises en considération, ce n’était pas exactement les bonnes décisions à prendre jeune homme. »
Connor grogna sachant où cela allait le mener. Angel se leva et revint vers la chaise et s’assit dessus. « Viens fils, tu sais ce qui t’attend. Finissons-en. »
Connor sentit son cœur s’emballer dans sa poitrine et il ne voulait pas que ça arrive encore. Mais il savait aussi que cela arrangerait les choses, et il voulait que les choses redeviennent comme avant, et une plus grande partie de lui savait qu’il le méritait.
Dès qu’il fut près d’Angel, il sentit son père lui attraper le bras et le mettre sur ses genoux. Connor retint sa respiration attendant qu’Angel lui baisse son pantalon. Mais à sa grande surprise cela n’arriva pas. Mais trop rapidement, il sentit la douleur de la première claque, et bien que cela lui faisait mal, ce n’était rien comparé à la dernière fois.
Mais maintenant, les claques d’Angel devenait de plus en plus douloureuses et Connor se rendit compte qu’il n’arrivait plus à rester en place. Son père resserra son étreinte autour de sa taille et continua à le fesser. Connor savait qu’il allait bientôt se mettre à pleurer et il ne voulait pas que ça arrive. Il avait espéré pouvoir subir cette punition comme un homme. Il combattit ses larmes et essaya de rester immobile et d’encaisser les claques. Très rapidement, il se rendit compte que cela lui était impossible.
Angel s’arrêta et reposa sa main sur le postérieur bien fessé de son fils. Il pouvait sentir la chaleur irradier à travers son jeans. Ne voulant pas prolonger l’inconfort de son fils plus longtemps il se mit à parler.
« Ca c’est pour avoir mis ta vie en danger et avoir filé en douce Connor. » Il administra au garçon cinq claques cinglantes qui le firent crier.
« Et ça c’est pour avoir suivit Justine, les deux fois. » Il donna à nouveau à son fils cinq claques retentissantes sur les fesses. Connor sanglotait maintenant car il savait que le fait d’avoir menti était sur le point d’être évoqué.
« Et ça c’est pour avoir menti, et j’espère qu’après ce soir ça n’arrivera plus jamais. » Il claqua violemment les fesses déjà bien endolories de son fils huit fois de suite.
« C’est tout fils, c’est fini. »
Connor resta allongé sur les genoux de son père à pleurer. C’était une sensation étrange, car même si ses fesses le faisaient atrocement souffrir, il se sentait mieux. Il savait que tout était passé et que Cordy et son père lui avait pardonné. Il sentit son père le relever et se lever à côté de lui. Il se sentit ensuite prit dans une grande embrassade. « Je t’aime mon fils, et je suis désolé que cela ait été nécessaire. Je te pardonne d’avoir fait des erreurs. Crois-moi que tu n’es pas le seul à prendre de mauvaises décisions. Mais tu sais que je dois recommencer cette leçon je le ferai, n’est-ce pas ? »
L’adolescent acquiesça. Il regarda son père les larmes aux yeux et dit : « j’ai compris, pas de mensonge, pas de sortie nocturne, pas prendre de risque avec ma vie surtout avec Justine. »
Son père le serra à nouveau dans ses bras. « Je crois que tu as compris le message, fils. »
Connor ne put s’empêcher de passer ses mains derrière lui et de frotter ses fesses. Il avait l’impression que le feu dans son postérieur reprenait vie. « C’était dur de ne pas comprendre surtout avec ta façon d’expliquer. »
L’adolescent fut surpris d’entendre son père s’esclaffer. Angel serra son fils une nouvelle fois dans ses bras et lui dit qu’il était temps pour eux deux de dormir un peu. Engel se baissa et délaça les chaussures de Connor. Il lui demanda de lever les pieds pour pouvoir lui retirer ses chaussures.
Cette action fit émerger un souvenir dans la tête de Connor. « Papa, est-ce que tu m’avait enlevé mes chaussures ? », demanda-t-il.
Angel hocha la tête. « Pourquoi ? », demanda Connor.
Son père était en train de se battre avec son autre chaussure quand il répondit : « je me suis dit que tu n’aurais pas envie de t’asseoir pour les retirer. »
L’adolescent apprécia cette initiative, remercia son père et se retrouva à nouveau serré dans les bras de ce père qu’il avait si longtemps détesté.
Avant qu’il n’ait eu le temps de penser à autre chose, son père lui tendit le pantalon de jogging dans lequel il dormait tout le temps, et lui demanda de se changer. Il obéit et alla se changer dans la salle de bain et se brosser les dents. Quand il retourna dans sa chambre, il s’allongea au lit sur le ventre et son père s’assit à côté de lui.
« Le jour est presque levé fils alors essaie de dormir un peu. » Connor sentit son père lui caresser la nuque et les épaules et cela faisait tellement de bien. Il ne se souvenait pas d’un seul moment où Holtz ait été affectueux avec lui et pourtant Angel lui ne manquait pas une occasion pour lui montrer ses sentiments. Conno finissait par oublier pourquoi il avait tant détesté son père. Tout ce qu’on lui avait dit n’avait été que mensonge.
Il savait maintenant que son père l’aimait et qu’il ne souhaitait que son bonheur. Et il était sincèrement désolé pour tous les problèmes qu’il avait pu causer à Angel. Il commençait à se sentir fatigué et réalisa qu’il sombrerait bientô dans le sommeil. L’adolescent voulait que son père sache ce qu’il ressentait. Il souleva la tête de son oreiller et lui dit : « Je suis désolé, papa. »
Angel lui dit que tout allait bien, qu’il avait été puni et pardonné.
« Non papa, je suis désolé de ne pas t’avoir laissé une chance. Ce que je t’ai fait était horrible et tu ne le méritais pas. J’aurai tant aimé au moins essayer de te connaître. Merci d’être si patient avec moi. » Connor leva les yeux sur son père et vit qu’il avait des larmes dans les yeux. Il culpabilisa encore plus pour ce qu’il avait fait.
« Pourquoi ne pas juste me punir encore, je le mérite, pour ce que je t’ai fait », dit Connor d’une voix abattue.
« Hé, c’est moi qui décide si tu dois être puni ou pas et pour quoi. Et je n’ai pas l’intention de te punir pour ça. Nous avons un nouvel avenir qui commence toi et moi, et pour le moment ce dont tu as besoin c’est de dormir. Je t’aime mon fils. Maintenant ferme les yeux. »
Angel n’arrivait pas à croire que son fils s’était enfin confié à lui et de nouvelles larmes coulèrent sur son visage.
En ouvrant la prote de la chambre, il entendit Connor dire d’une toute petite voix : « JE t’aime aussi, papa. »
Angel lui souhaita à nouveau une bonne nuit et referma doucement la porte de la chambre. Il s’adossa à la porte et autorisa enfin ses larmes à couler librement. Il n’aurait jamais pu espérer que sa relation avec son fils atteigne ce point-la. Le vampire avait l’impression qu’on lui avait livré le monde sur un plateau d’argent, et il fit le serment d’être l’homme et le père que son fils méritait. Il franchit les quelques mètres qui menaient à sa chambre et à celle de Cordélia.
Il savait qu’elle l’attendait et il espérait qu’elle soit endormie. Son sourire s’élargit à la pensée de sa bien aimée l’attendant dans le lit doux et confortable. Il ouvrit la porte de sa chambre et elle était là. Elle était assise dans sa chaise et l’attendait. Contrairement à l’époque de Sunnydale où elle était toujours habillée à la dernière mode, elle portait ce soir-la un de ses boxers et un de ses t-shirt sans manche.
Et si cela était possible, elle était encore plus belle qu’avant. Il y avait quelque chose à propos de Cordélia et du coton qui le rendait fou. Dès qu’elle le vit, elle bondit sur ses pieds. Il resta un moment sans voix.
« Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Est-ce qu’il t’a tout raconté. Est-ce qu’il va bien avec la fessée et le reste ? »
Angel la regarda confus et demanda : « Comment tu sais que je lui ai donné une fessée ? »
Elle se tapa la tête et dit : « vision. »
Angel la rejoint en deux enjambées. « Tu vas bien, est-ce que ça t’a fait mal ? »
« Non, gros balot, je plaisante, je n’ai pas eu de vision. Je sais que tu lui as donné une fessée parce que allo, j’étais dans la pièce d’à côté ! Il n’a pas été aussi bruyant avec les aouh, aïee que la dernière fois mais j’ai tout de même entendu beaucoup de claque-claque et assez de aouh ahaaa pour comprendre ce qui se passait. »
« Alors, tu m’as dit que tu avais eu une vision pour te moquer de moi ? » Il commença à avancer sur elle et elle recula. Un bond et il l’attrapa, il la souleva et la chargea sur son épaule. Elle criait et riait en même temps en lui disant de la reposer par terre. Il la posa sur le lit, sauta à côté d’elle et la fit rouler sur lui.
Il se souleva et l’embrassa passionnément mais soudain elle se repoussa. « angel, attends, est-ce qu’il va bien ? J’ai besoin de savoir ce qui s’est passé ? Sérieusement, j’étais inquiète. »
Elle se redressa et s’assit sur le lit. Angel put voir dans le regard de sa bien aimée qu’elle était troublée. « Il va bien et il m’a tout raconté sur Justine. Il a plutôt bien accepté sa punition. Ensuite, il m’a dit qu’il était désolé de la façon dont il m’avait traité depuis son retour de Quor-Toth. »
Cordélia poussa un ‘yahoo’ et se jeta dans les bras d’Angel. « Oh mon dieu, Angel c’est la meilleur nouvelle que j’ai entendue. »
Elle regarda le vampire et fut surprise de voir des larmes dans ses yeux. Elle lui laissa un moment car elle savait qu’il avait besoin d’un peu de temps mais qu’il finirait par se confier. « Il m’a dit qu’il m’aimait Cor. »
Cette fois, ce fut à son tour d’avoir les larmes aux yeux.
« Oh Angel »,, fut tout ce qu’elle arriva à dire. Elle le serra dans ses bras et ensuite l’aida à retirer son sweater. Il l’aida à retirer ses chaussures et son pantalon.
« Viens là, vampirounet, ça a été une longue, dure et magnifique journée. » Angel s’allongea à ses côté, passant ses bras autour de son corps. Il savait que quoiqu’il arrive, ils feraient face ensemble. La dernière pensée qui traversa son esprit fut qu’il devrait reprendre contact avec Willow pour lui restaurer son âme car il avait l’impression que le bonheur ultime était à porter de main.
FIN
Posté le 24.01.2008 par fandefessees
J'avais pas vu qu'il n'y avait pas la fin! :)
« Tais-toi Dean », commandai-je. « Sam, allonge toi sur le bord du lit. Tout de suite ou ce sera pire pour toi. »
« Mais…mai sBobby », murmura-t-il, lançant à Dean un regard effrayé. « Allez quoi, j’ai vingt-trois ans. »
« Si tu avais agi comme tel, tu ne seras pas là », lui dis-je, refusant de faire machine arrière. « Ce n’est pas négociable, Sam. Sur le lit, maintenant. »
Dean remuait sur sa chaise, se demandant s’il devait ou pas venir en aide à son frère.
« Tu restes tranquillement assis Dean ou ton tour dureras plus longtemps », dis-je menaçant.
Dean se figea sur sa chaise.
Sam déglutit, lança à son frère un dernier regard désespéré et lentement se pencha sur le bord du lit. Il était si grand que ses genoux touchaient le sol pendant que son torse reposant sur le lit.
« Redresse toi un peu », lui dis-je, la voix dure.
Sam avança un tout petit peu et se redressa jusqu’à ce que ses genoux ne touche plus le sol. Son postérieur était en parfaite position, assez haut pour que je n’ai pas à me baisser.
Je commençai à déboucler ma ceinture.
Entendant le son, Sam me regarda le souffle coupé. A l’autre bout de la pièce, les yeux de Dean s’agrandirent, et il avait l’air sur le point de sauter sur ses peids pour m’attaquer.
J’avais pensé au début n’utiliser que ma main, mais je me dis que la ceinture aurait un meilleur impact. J’aurai besoin de moins de coup pour atteindre le même résultat, et la ceinture semblait plus appropriée pour leurs âges. Ne vous y trompez pas, je peux délivrer une fessée cuisante rien qu’avec ma main si je le dois, mais j’avais décidé que la ceinture ferait l’affaire pour aujourd’hui.
Sam essaya de plaider sa cause une dernière fois. « Bobby, s’il te plait…je ne voulais pas casser la télé…vraiment pas. »
« Ce n’est pas que pour ça », dis-je inflexible en retirant la ceinture des boucles de mon pantalon. « C’est pour ton attitude en générale. Vous deux avez été trop imprudents et inconscients, et tu n’as pas arrêté de t’apitoyer sur ton sort, Sam, d’après ce que m’a dit Dean. Il a peur que cela affecte tes performances pour la chasse. »
« Il ment ! », la voix de Sam était montée d’un octave dans une tentative désespérée d’arrêter ce qui allait lui arriver.
« Pas sur ça », dis-je, pliant la ceinture en deux dans ma main, tenant la boucle pour ne pas blesser Sam avec. « Reste tranquille que je termine ça rapidement. »
J’abattit la ceinture sur ses fesses recouvertes de son bas de pyjamas.
« OOhh », cria-t-il, relevant la tête. De l’autre côté de la pièce, Dean avait un air meurtrier sur son visage, serrant la chaise de toute ses forces et me fixant avec des yeux plein de haine. Je lui lançai un regard signifiant qu’il ne devait pas bouger et j’administrait à Sam un autre coup de ceinture.
« Oaahha ! », gémit Sam. Et quand je lui donnai le suivant : « Ohha ! Bobby, je suis désolé. »
« Pour quoi ? », demandai-je en délivrant un autre coup de ceinture.
« Pour…pour m’être battu avec Dean. Aaaah ! Bobby, s’il te plait, je suis trop vieux pour ça. AAooh ! »
« Quoi d’autre ? », continuai-je en lui donnant des coups de ceinture lent et bien placés.
« Heu », Sam jetait des regards partout essayant désespérément de trouver quelque chose à répondre. « Pour avoir crié après Dean…ohh !...pour lui avoir dit qu’il était stupide. Pour m’être disputé avec lui à l’autre hôtel. Ooaha, Bobby ! »
« Et ? », poursuivais-je sans arrêter de lui claquer les fesses avec la ceinture.
« Je ne sais pas. » Je pouvais entendre les larmes dans la voix de Sam bien que je ne voyais pas son visage. « Pour…pour causer autant de problèmes ! »
Il se mit à pleurer pour de bon, ses épaules tremblant quand il cacha son visage dans ses mains sur le lit. Mais il n’avait pas essayé une fois de bouger pour éviter les coups.
« Hé », dis-je en posant une main sur une de ses épaules. « Tu ne causes pas de problèmes .Tu es un jeune homme talentueux et plein qualités. C’est juste pour te remettre dans le droit chemin. Et c’est presque fini. »
Je reculai et demandai d’une voix ferme : « Quoi d’autre ? »
« Je… ne sais… pas », hoqueta Sam. « Peut-être pour m’être encore battu ce soir ? Pour avoir crié après Dean quand on faisait nos bagages ? »
« Ca me va », dis-je en abattant plusieurs fois la ceinture sur ses fesses. Il recommença à pleurer, essayant d’atténuer ses sanglots dans le creux de ses mains.. Je n’avais pas vraiment une liste de bêtises que je voulais qu’il récite, mais j’avais dans l’idée que ce qui dévorait Sam de l’intérieur sortirait pendant que je le punissais. Peut-être que s’il nommait chacune de ses mauvaises actions, il aurait l’impression d’être puni pour chacune d’elles et il arrêterait de se torturer l’esprit avec. « Rien d’autre ? »
« Je suis désolé de m’inquiéter de devenir mauvais », ajouta-t-il à bout de souffle. « Je suis désolé d’avoir été possédé… »
« Hé, c’était pas sa faute ! », objecta Dean de sa chaise.
« Dean », dis-je en fronçant les sourcils dans sa direction.
« Ca l’était pas ! », protesta-t-il.
« Pas un mot de plus », ordonnai-je avant de me retourner vers Sam.
« C’était de ma faute…c’est vrai », admit Sam entre deux sanglots. « J’ai pas arrêté de m’enfuir parce que…j’étais…j’avais peur. Peur de blesser quelqu’un. Toi, Jo, Dean. J’arrête pas de blesser les gens. Je le fais pas exprès, mais ça arrive quand même. »
Je n’avais plus le cœur à continuer. Je ne lui avais donné que vingt-cinq coups, et j’avais décidé de lui en donner au moins trente, un joli compte rond qui lui aurait permis de passer outre son chagrin, mais je ne pouvais plus continuer. Je posai la ceinture sur le lit et plaçai à nouveau ma main sur son épaule. « Ca va, c’est fini maintenant », lui dis-je. « Assis-toi. »
Très lentement, Sam se redressa. Son visage était rouge et strié de larmes qui continuait à couler sur ses joues. Il s’assit avec précaution sur le lit et commença à essuyer ses larmes en essayant de calmer ses pleurs, ressemblant à un enfant de six ans.
Je m’assit sur le lit à côté de lui et passa, hésitant, un bras sur ses épaules. J’étais persuadé qu’il allait me repousser, mais au lieu de ça il m’entoura de ses deux bras et enfouit sa tête sur mon épaule. Son embrassade me coupa presque le souffle, mais je le laissait me tenir en lui tapotant dans le dos en ce que j’espérais était un geste de réconfort.
« Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé », pleurait-il sur mon épaule.
« Hé, ça va », le réprimandai-je gentiment. « C’est fini maintenant. Tu vas bien. Prends le temps de te calmer et d’oublier. Bon garçon, bon garçon. »
Les mots d’encouragement glissèrent de ma bouche avant que j’ai pu réaliser ce que j’avais dit, et Sam me serra encore plus fort en se remettant à pleurer. Je me demandai combien de temps il allait rester accroché à moi, pas que je me plaigne. Malgré sa taille et sa force, il avait l’air d’un petit garçon, ayant besoin d’être réconforté et rassuré qu’il n’était pas tout seul.
« Je suis désolé pour papa », dit-il d’une voix étouffé. « Je suis désolé de m’être disputé avec lui, et je suis désolé qu’il soit mort sans savoir ce que je ressentais vraiment pour lui. »
« Allez, allez », le réconfortai-je. « John était tellement fier de toi. Quand il parlait de toi, il disait toujours combien tu étais intelligent et combien il t’aimait. Il disait qu’il se disputait quelques fois avec toi parce qu’il voulait que tu sentes que tu faisais partie de la famille, qu’il avait besoin de toi, que tu aies un chez toi. L a dit que ça l’avait déchiré quand tu aies parti, et il était persuadé que tu reviendrais, il voulait tellement te voir, mais il ne savait plus quoi de dire après ce qui s’était passé. Mais il t’a toujours aimé, plus qu’il n’aurait su me le dire. »
Je pu sentir Sam trembler contre moi en même temps qu’il prenait de grandes inspirations étranglées. Ma chemise commençait à être plus qu’humide là où le coton absorbait ses larmes, mais je continuait à le tenir dans mes bras pendant qu’il pleurait.
Au bout d’un moment, il finit par se calmer. Il respirai normalement maintenant et il desserra son étreinte, exténué. Je savais qu’il fallait que je le remette sur ses pieds sinon il allait s’endormir sur moi.
« Ok », dis-je en retirant mon bras de sur ses épaules. Il se tint droit. Il essuya ses dernières larmes, se frottant les yeux avec une main comme les gamins. Il lâcha une profonde expiration et eut l’air si fatigué que j’eu mal pour lui. A l’origine, j’avais eu l’intention de l’envoyer au coin pendant que je m’occupait de son frère, mais je trouvai maintenant que c’était un peu trop sévère. Alors je lui dis : « Va dans la salle de bain et passe toi de l’eau sur le visage. Ensuite, reviens ici et tu t’assiéras à la place de Dean jusqu’à ce que je te dise d’aller au lit. »
Sam hocha la tête, le visage triste et se leva. Il passa sans un mot devant Dean, mais son frère le suivit du regard jusqu’à ce qu’il ait fermé la porte. Ensuite, Dean se tourna vers moi.
« Tu vas payer pour ce que tu as fait », me menaça-t-il en se levant. « Tu n’avais pas le droit. »
« Oh, vraiment ? », demandai-je calmement.
« On allait très bien », déclara Dean, s’arrêtant à un mètre de moi. « Tu peux pas débarquer et mettre ton grain de sel dans nos affaires. »
« C’est pas ce que j’ai fait », répondis-je. « Vous m’avez appelé. »
« Pour nous aider avec le trickster, pas pour frapper Sammy ! », répliqua-t-il.
« Je ne l’ai pas frappé, je lui ai donné une fessée avec ma ceinture », répondis-je. « Et tu ai en train de me dire que je peux aider que pour ce que tu veux et quand tu veux ? »
« Ouais ! », rétorqua Dean.
« Et bien, désolé, la famille ça marche pas comme ça », répondis-je m’aventurant exprès sur un terrain glissant.
« Tu n’ai pas vraiment… »
« Je suis ce que vous avez de plus proche d’une famille maintenant », l’interrompis-je avant qu’il pu finir. « Tous les deux, vous vous sentez peut-être seuls au monde, mais vous ne l’êtes pas, et je ne vais pas vous laisser vous comporter de cette façon. Et si ça te plait pas, c’est bien dommage. »
Dean respirait bruyamment, sifflant l’air entre ses dents, mais ne trouvant rien à répliquer. Alors je décidai qu’il était temps d’arrêter de parler et d’agir.
« Sur le lit, comme Sammy », lui ordonnai-je.
Dean croisa les bras. « T’es complètement à côté de la plaque si tu crois que je vais te laisser me donner des coups de ceinture. »
« Tu ne vas rien me laisser faire du tout », répliquai-je sèchement. « Je pourrai te flanquer sur le lit et t’immobiliser si je voulais, tout comme John pourrait le faire s’il le voulait. Mais je ne vais pas me battre avec toi car tu sais que tu le mérites autant que je le sais. Alors tu peux arrêter de faire le malin et t’allonger sur le lit, et on pourra peut-être avoir le temps de finir avant que ton frère ne sorte de la salle da bain. »
Dean jeta un regard haineux à la porte fermée de la salle de bain. « Je ne vais pas te laisser me faire ça avec lui ici », siffla-t-il.
« Alors c’est ok pour toi de regarder Sam recevoir une fessée, mais pas pour lui de te voir ? », demandai-je en levant un sourcil.
« Tu n’aurais pas dû le faire », dit Dean. « Il ne le méritait pas, en aucune façon. »
« Si c’était vrai », dis-je en regardant attentivement Dean. « Si tu pensais vraiment que j’allais le blesser, rien ne t’aurai empêché de m’arrêter. Je te connais, Dean. Tu ferais n’importe quoi pour le sauver. Tu savais que je n’allais pas le blesser et qu’il avait besoin de ça, et c’est pourquoi tu n’es pas venu à son secours. »
Dean bougeait d’un pied sur l’autre et continuait à respirer bruyamment entre ses dents, mais il ne dit rien.
« Et tu sais que ce n’est pas juste que Sammy soit puni et que toi non quand vous avez tort tous les deux. Alors tu vas t’allonger sur ce lit et je ne me répèterai pas. »
Dean eut l’air sur le point de me tuer, mais je put voir qu’il était tiraillé entre le fait d’accepter la punition pour être juste avec Sammy et l’envie de me taper dessus.
« Fils de pute », marmonna-t-il. Je laissai son juron passer pour cette fois car il était déjà allongé sur le bord du lit.
Je n’eu pas à lui dire de bien se placer car il s’était mis dans la même position que Sam, torse sur le lit, les jambes pliées pendant dans le vide et les orteils touchant le sol.
« Alors ? », lança Dean. « Tu commences ou tu vas me mater le cul toute la nuit ? »
Je dus me mordre l’intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire. Contrairement à Sam qui avait essayé de se sortir de ce mauvais pas en raisonnant avec moi, Dean lui me lançait son attitude « amène-toi, vas-y, gars ! », en véritable guerrier. Dean aimait faire face au combat la tête levée, forçant ses adversaires à agir, mais je refusais de rentrer dans son jeu.
« Si je le veux, je resterai ici toute la nuit, et tu resteras là sans bouger et en silence », déclarai-je fermement.
« Espèce de sale pervers », marmonna-t-il.
J’eu retint encore mon rire. Le gamin essayait de m’énerver pour se sentir en contrôle de la situation au lieu de se sentir impuissant et effrayé. Je fus tenté de le laisser mariner un peu plus, pour lui apprendre à me répondre, mais je savais qu’il détestait se sentir impuissant, et c’est ce qu’il avait dû ressentir un paquet de fois ces derniers temps avec Sam qui s’était enfui et s’était retrouvé possédé. Ne voulant pas prolonger son agonie émotionnelle, je décidai de mettre fin à sa misère et de commencer. Je ramassai ma ceinture sur le lit et me repositionnai derrière lui sur sa gauche.
Tout comme avec Sam, je ne perdit pas de temps à parler. Je pu voir Dean agripper le dessus de lit, ses bras musclés tendus en attendant le premier coup. Les ligaments de son cou étaient également tendus. Tout son corps attendait la suite.
C’était la différence entre les deux garçons. Sam avait essayé de me dissuader de le faire et Dean lui serrait les dents et allait encaisser quoique j’ai l’intention de lui faire. Je levai la ceinture et l’abattit brutalement sur son bas de pyjamas qui recouvrait son postérieur.
Il prit une inspiration sifflante mais n’émit pas un son, agrippant la couverture un peu plus fort.
Je lui donnai un autre coup. Il souffla entre ses dents, mais ce fut tout.
Alors il était prêt à subir sa punition en silence. Ca avait du sens. Même petit, Dean avait toujours voulu que Sammy le voit comme un grand, dur, solide grand frère qui était presque invincible. Apparemment, cela avait continué jusque dans leur vie d’adulte, et bien que Sam n’avait l’air d’avoir aucun problème que Dean le voit pleurer et confesser ses fautes, Dean ne voulait absolument pas que Sam le voit faire la même chose.
Un troisième coup, et je pu voir les mains de Dean agripper la couverture avec tout ce qu’il avait, mais sans émettre le moindre son.
« Tu crois vraiment que ça va marcher ? », lui demandai-je.
« De quoi ? », rétorqua-t-il avant d’expirer entre ses dents sous un autre de mes coups.
« Le truc avec le silence. »
« Quoi ? », gronda Dean entre ses dents. « Tu veux que je me mettes à chialer comme une gonzesse ? Et de dire combien je suis désolé ? Ca n’arrivera pas. »
« Dean », dis-je d’une voix calme en continuant à lui donner des coups de ceinture.
« Tu n’as qu’à continuer à me frapper », répliqua-t-il. « Je peux encaisser. »
« Ce n’est pas la question », commençai-je, mais il me coupa visiblement en colère.
« Ah bon ? Tu veux que je me débarrasse de mon sentiment de culpabilité, que je me sente mieux en me bottant le cul ? T’es encore plus bête que ce je croyais. »
J’étais soulagé que Sam soit encore dans la salle de bain car je ne savais pas ce qu’il aurait pu répondre à ça. Je ne savais pas s’il m’aurait défendu ou s’il aurait été d’accord avec son frère, mais d’une façon ou d’une autre, ce fut une bonne chose qu’il resta dans la salle de bain.
« Je peux continuer autant que tu en as besoin », lui dis-je en lui administrant deux solides coups de ceinture qui le firent bouger.
« Et bien fais ce que tu as à faire et je ferais ce que j’ai à faire », dit-il mais sa voix avait légèrement faibli.
« Dean, ça n’a rien à voir avec le fait de me montrer combien tu peux encaisser », lui dis-je sèchement. « Ce n’est pas les vestiaires où deux mecs s’échangent des coups de serviettes mouillées jusqu’à ce qu’un des deux cri « oncle ! ». C’est à propos de ton frère et de toi. Tu veux deviner la suite ? »
« Non », répondit-il, mais je pu voir qu’il avait relâché la couverture. Et c’était une bonne chose car s’il les avait serré un peu plus fort, il aurait fini par les déchirer et il aurait fallu payer pour ça en plus de la télé.
« Aller », insistai-je tout en lui donnant de sévères coups de ceinture. La ceinture produisait un claquement impressionnant chaque fois qu’elle s’abattait sur ses fesses et je savais que la répétition de ce bruit aiderait à briser son entêtement plus que toute autre chose. Je continuait à délivrer les coups au même rythme, pas trop rapide. « Ton frère n’a eu aucun mal à tout déballer. Tu le peux aussi. »
« Ouais, et bien, Sammy est un bébé », dit Dean. Il essuya son visage rapidement et prétendit qu’il n’avait rien fait de tel, mais je l’avait vu.
« Et tu es M. Gros Dur », dis-je sarcastique. « Tu ne montres jamais tes sentiments et tu ne te trompes jamais. »
« Papa ne m’a jamais fait montrer mes sentiments ! », aboya Dean.
Je laissai presque tomber ma ceinture, abasourdi. D’où c’était venu ? Je continuais à le fesser avec ma ceinture, agissant comme si je m’étais attendu à ça. « John te laissai agir n’importe comment et ne te sautait jamais dessus ? »
« Non, il m’a toujours puni mai sil ne m’a jamais fait nommer mes erreurs et il ne m’a certainement jamais fait pleurer quand il me punissait ! »
« Je n’ai pas dit que tu devais pleurer », lui dis-je sincèrement. « Je voudrais juste que tu me montres que tu comprends pourquoi je fais ça. »
« Ouais, tu veux imiter mon père », cria Dean.
Je lui donnais des coups de ceinture depuis plus longtemps que ce que j’avais fait avec Sam, et une partie de moi se demandait si Dean ne prolongeait pas sa punition parce qu’il pensait en mériter une plus longue. J’avais l’impression que malgré son attitude de petit malin, Dean avait l’habitude de garder tout en lui, se torturant avec sa culpabilité, se faisant bien plus mal que quiconque le punissant. Je n’étais pas surpris que John le punisse fréquemment, surtout après le départ de Sam. John voulait probablement que le gamin se sente avoir été suffisamment puni pour pouvoir se consacrer à la chasse sans que Dean ne ressasse ses erreurs. Qu’allait-il falloir pour venir à bout de cette tête de mule ? »
« Je ne suis pas ton père », dis-je fermement, augmentant la force de mes coups, espérant qu’il craquerait bientôt. « Je n’ai pas l’intention de le remplacer. Je suis fatigué de vous voir vous battre toi et ton frère, et de vous fourrez dans des problèmes. Je suis fatigué que vous paniquiez pour rien et que vous déversiez votre frustration au visage de l’autre ou que vous gardiez ça au fond de vous pour finalement vous déchirer. Maintenant, dis-moi ce que tu as à dire. Pourquoi je suis en train de te donner une fessée ? »
« Parce que je suis un raté ! », beugla Dean, en frappant ses poings sur le lit. « Parce que je bousille tout. J’ai entraîné Sammy avec moi quand je pouvais pas trouver papa. Je fais le con tout le temps parce que je sais que si je commence à être sérieux, je bousille tout ! J’aurai du mourir à l’hôpital. J’aurai du mourir à la place de papa ! Et je sais qu’il est quelque part à souffrir à cause de moi, et ça me rend fou et je peux plus me contrôler, c’est insupportable. JE voudrais mourir, je voudrais être malade, je pourrais faire n’importe quoi pourvu que ça s’arrête, mais ça s’arrête pas ! Ca continue encore et encore, une torture qui n’en fini jamais, et je déteste ça ! Et je sais que papa ne voudrait pas que je sois comme ça, et ça me rend tellement furieux que je pourrais tuer quelqu’un. Je suis fatigué de devoir tout supporter. Je suis fatigué de faire semblant, de devoir avancer. J’en ai ras le cul de ce putain de monde. J’aurai tant aimé mourir dans cet hôpital et que tout soit enfin fini ! »
Et il craqua finalement et se mit à pleurer. Ses épaules tressautaient, et il attrapa une nouvelle fois les couvertures, et il cacha sa tête dans ses bras, combattant la douleur.
Au milieu de son aveu, Sam était sorti de la salle de bain, mais il était resté figé. Et quand Dean continua à hurler sa peine, Sammy ne bougea pas et de nouvelles larmes coulèrent sur ses joues.
J’avais arrêté de fesser Dean mais il ne fit aucun mouvement pour se relever. Je m’assit à côté de lui sur le lit. Dean ne bougea pas et continua à trembler sous les sanglots.
« Hé, hé », dis-je ne posant une main sur son épaule. « Je sais que c’est dur. Vous les garçons, vous n’avez pas eu la vie facile, avec la mort de votre mère, et votre père voulant retrouver son assassin. Ca a été dur, je l’admets. Mais tu ne peux pas continuer à te blâmer pour ça. Et je sais que je ne suis pas ton père, et ce que je vais te dire n’aura pas autant d’impact que si c’était ton père qui te le disait mais tu dois me croire quand je te dis que ça va aller. Tu n’es pas un raté. Tu as peut-être fait des mauvais choix, mais tout le monde le fait, même ton père. Non, écoute », insistai-je quand il se mit à secouer la tête. « John n’était pas parfait. Il faisait des erreurs comme tout le monde. Mais il avait un bon fond, tout comme toi et ton frère. Vous avez fait le mieux que vous pouviez avec ce que vous saviez. C’est sûr que n’importe qui peut regarder en arrière et se dire ‘j’aurai dû faire ça’, ou ‘si j’avais su, cela aurait été différent’. On peut toujours regarder en arrière et penser et ce dire qu’on aurait pu faire autrement. Mais tu as aussi fait de très bonnes choses. Tu as sauvé ton frère quand il était petit, n’est-ce pas ? »
Il hocha faiblement la tête et garda la tête baissée.
« Tu l’as toujours protégé et tu as sauvé des tas de gens aussi. Il n’y a rien à redire. Tu as essayé d’être un bon fils et tu as fait ce que John te demandait même si tu n’étais pas toujours d’accord. Tu es un bon chasseur et malgré les erreurs que tu as pu commettre, et bien tu es toujours en vie. C’est la vie, faire des erreurs et apprendre de nouvelles leçons. »
Dean releva finalement la tête. Ses yeux étaient rouges et son, visage humide de larmes, mais il avait l’air de quelqu’un à qui on vient de retirer un lourd fardeau des épaules.
« Tu te sens mieux ? », demandai-je.
« Ouais », répondit-il en hochant la tête. « Je veux dire que mon cul est en feu et je ne t’apprécie pas beaucoup en ce moment mais ça va aller. »
« Tu es sûr ? », demanda Sam qui se tenait près de la porte de la salle de bain.
« Putain ! », s’ecxlama Dean et se redressant. « Depuis combien de temps t’es là à regarder ? »
« T’es sûr que ça va aller ? », demanda à nouveau Sam en avançant vers son frère.
« Ne recommence pas à jouer le sentimental avec moi », dit Dean en se redressant, essuyant les dernières larmes sur son visage et essayant d’avoir l’air stoïque.
« Dean », dit Sam en le regardant droit dans les yeux, passant outre cette barrière.
« Ouais, ça va aller », grommela Dean. Il essaya d’avoir l’air furieux contre moi, mais il n’arriva tout juste qu’à bouder. Il se frotta furtivement les fesses quand Sam regarda dans ma direction.
« Ok, alors vous deux, vous cous serrez la main, vous vous prenez dans les bras ou quoique ce soit que vous faites pour faire la paix et redevenir ami », leur dis-je. « Et après on va aller dormir et mettre cette journée dernière nous une bonne fois pour toute. »
Les deux frères s’approchèrent maladroitement l’un de l’autre. Dean tendit la main pour que Sam la serre, mais Sam tendit les bras pour embrasser son frère. Ils finirent par d’abord se serrer la main et ensuite se serrer dans leurs bras en se tapant dans le dos. Je résistais à l’envie de lever les yeux au plafond. Pauvre John, il avait dû se crever à élever ses deux-la !
« Maintenant, au lit », dis-je.
Sam prit une grande inspiration. Je crois que l’embrassade avec son frère avait fini de l’achever sentimentalement. Entre le stress de ces derniers jours, leur bagarre et leur punition, il avait l’air crevé. « Et la télé ? », demanda-t-il.
Je regardai la télé gisant par terre, complètement éclatée. « Je m’en occuperai demain matin. Je peux payer et vous vous viendrez chez moi faire deux trois travaux dans la maison. »
« Vraiment ? », demanda Sam surpris par ma proposition.
« Ouais, c’est une vieille maison, et elle a besoin d’être réparée assez souvent. Dean pourra faire ça et toi tu pourras m’aider à ranger mes livres. J’en ai des tonnes qui auraient bien besoin d’être triés. »
Sam lança un regard à Dean, et Dean hocha la tête, pensant manifestement que c’était une bonne idée.
« Aller au lit », répétai-je.
« On ne peut pas », protesta Dean d’une petite voix. « Ils n’ont pas apporté de matelas supplémentaire. »
« Prends les oreillers, dis-je en montrant les oreillers sur le lit, et mets-les entre vous deux dans le grand lit. Comme ça vous pourrez chacun avoir un côté et vous ne cous donnerez pas de coup de pied pendant la nuit. »
Sam attrapa les oreillers, mais Dean secoua la tête.
« On est trop vieux pour partager le même lit », dit-il inflexible.
« Dean, aller », le pressa Sam. « Fais le c’est tout. »
« Mais… »
« Ecoute », murmura Sam, comme si je ne pouvais pas l’entendre à un mètre de lui, « on vient de se faire crier dessus et fesser, alors fais ce qu’il dit. »
Dean rougit mais il attrapa le reste des oreillers. « Tu restes de ton côté où je te vire du lit à coups de pied », menaça-t-il.
Je m’écartai, espérant qu’ils règleraient leurs affaires sans se disputer à nouveau. JE savais que le fait que Dean ait exprimé ses sentiments était bien fini et il était revenu au mode gros malin que l’on connaissait et que l’on aimait.
« Nous faire partager un lit », ronchonna Dean en alignant avec Sam les coussins au milieu du lit. « Il se prend pour qui ? »
« Mec », commença Sam. « Tu n’apprends jamais rien ? »
« Commence pas », le menaça Dean. « Hé, y a plus de place de ton côté. »
« Je suis plus grand », répliqua Sam d’un ton suffisant.
« Ouais, c’est la taille pas la largeur », rétorqua Dean. « Mets-les au milieu. »
« C’est qui le bébé là ? », marmonna Sam en déplaçant les oreillers de quelques centimètres.
« T’as entendu ça ? », interrogea Dean d’un air renfrogné.
« Mec, tout le monde a dû l’entendre. Tu criais assez fort », dit Sam en souriant, ayant l’air content de lui.
« Au moins je pleurais pas comme une gonzesse », rétorqua Dean.
« C’est ce que tu es supposé faire quand tu reçois une punition comme ça », dit Sam, refusant de s’agacer. « Il a été plus long avec toi parce que tu refusais de parler. Grossière erreur. »
« Cause toujours », dit Dean en s’asseyant sur le lit.
Du coin de l’œil, Sam le vit grimacer. Il rit tout bas et Dean lui lança un regard noir.
« Mec, si tu dis ça à quelqu’un… », dit Dean en laissant la menace planer.
« Tu voudrais que je le dise à qui ? », demanda brusquement Sam. « On ne connaît personne. »
« Ouais, c’est sûr », dit Dean en roulant sur le côté pour être plus confortable. « A notre prochaine affaire, au lieu de serrer tout le monde dans tes bras, tu vas te mettre à partager ce que tu as vécu. ‘Oh, l’autre jour, moi et mon frère on a reçu des coups de ceintures alors on sait ce que ça fait d’avoir mal’. »
« Tu l’as ferme jamais ? », demanda Sam.
« Apparemment non », dit Dean en se mettant sur le ventre. « Tu te couches ou pas ? »
« J’ai un peu mal », dit Sam d’une faible voix, se sentant soudain mal à l’aise.
« T’es vraiment qu’une pédale », grogna Dean en serrant son oreiller sous sa tête. « Tu as eu la punition la moins sévère. Viens dans le lit et arrête de te plaindre. »
Sam ronchonna et s’allongea sur le lit. Il roula immédiatement sur le côté, faisant face à son frère.
Je ne savais pas quoi faire. J’avais songé à rester à côté de leur lit et de leur dire : « que ça vous serve de leçon », mais ça semblait un peu exagéré, surtout qu’ils avaient fait ce que je leur avait demandé. Mais je n’avais pas envie d’aller me coucher sans leur avoir dit quelque chose, parce que le lendemain on se serait senti mal à l’aise en se disant au revoir. Je pris mon sac de couchage et le dépliai sur le petit lit.
« Ok, extinction des feux. Et plus de bavardage. »
J’éteignis la lumière de la pièce, laissant la lumière de la salle de bain filtrer faiblement dans la pièce.
« Bonne nuit les garçons », dis-je ne me dirigeant vers la salle de bain.
« Bonne nuit Bobby », répondit immédiatement Sam.
« Ouais », lança Dean.
J’entrai dans la salle de bain pour prendre une douche. Je laissai la porte entre ouverte pour écouter un peu ce qu’ils avaient à se dire pendant que je me rasais et que je me lavais les dents.
« Qu’est-ce qui lui a pris ? », murmura Sam.
« Comment je le saurais ? », ronchonna Dean, raisonnant comme s’il avait la tête écrasée sur son oreiller. « Je pense qu’il a trop traîné avec papa. »
« Il n’était pas comme papa », protesta Sam, faisant attention de garder sa voix pas plus forte qu’un murmure. « Papa était, tu sait, différent. Bobby essayait de nous aider, il nous a puni pour qu’on parle. »
« Oui, j’aurai préféré juste parler, ça fait moins mal », dit Dean.
« On s’est pas mal battu », admit Sam en soupirant. « Tu crois que ça va aller maintenant.
« Comment je le saurais ? Tu vas sûrement te barrer une nouvelle fois. »
« Et toi tu vas continuer à allumer les filles », répliqua Sam.
« Papa n’a jamais eu de problème avec moi et les filles », dit Dean.
« Est-ce que tu draguais les filles devant lui ? »
« Non, mais… »
« Tu as déjà parlé de sexe avec lui ? »
« Bien sûr que non. »
« Tu es sorti avec une fille devant lui ? »
« Non, mais t’es taré ou quoi ? »
« Alors, papa n’a jamais vu l’espèce de pervers que tu es, n’est-ce pas ? », dit Sam, satisfait de son argumentation.
Dean renifla bruyamment incapable de penser à une bonne réplique. « Très bien, mais maintenant on va devoir aller aider Bobby avec sa maison pour le rembourser. »
« Et alors ? », rétorqua Sam. « On a souvent du temps entre deux jobs. On s’arrêtera chez lui un week-end et on l’aidera. Vraiment, mec, t’es trop égoïste ! Il a fait beaucoup pour nous. »
« J’aurai préféré qu’il en fasse moins », dit Dean, toujours râleur. « J’espère juste qu’il ne va pas trop s’enflammer avec son rôle d’oncle Bobby. »
« Oncle Bobby ? », demanda Sam septique.
« C’est comme ça que je vais penser à lui », répondit Dean. « Ce sera plus facile demain matin de me rappeler que j’ai été ^puni par mon oncle Bobby plutôt que de penser que l’ami de papa que je considère comme notre ami nous a donné des coups de ceinture. »
« Ouais, t’as raison, ça sonne mieux », dit Sam pensif.
« Bien. Qu’est-ce qu’il va falloir que je fasse encore pour que tu l’as ferme et que tu dormes ? »
« Je ne sais pas », répliqua Sam, sarcastique. « Demande à ‘oncle Bobby’ de venir nous raconter une histoire ou de nous chanter une chanson. »
« Je vais t’étouffer avec l’oreiller », dit Dean.
« Vas y, essaie », ricana Sam. « Et je te fout par terre à coups de pied ! »
Ayant peur qu’ils s’exécutent et qu’on ait droit à une autre plainte téléphonique, je fis un pas hors de la salle de bain. Je les vis immédiatement se rallonger sur leur oreiller et fermer les yeux. Ils commencèrent à respirer plus lentement, comme s’ils dormaient depuis une heure.
Je cachai mon sourire en disant d’une voix ferme : « Les garçons, arrêtez de papoter. »
Sam hocha la tête coupable, mais Dean ouvrit un œil et le referma sans dire un mot.
Je revins dans la salle de bain.
« Tu as failli nous attirer des ennuis », murmura Sam.
« C’est toi qui parlait », répliqua Dean.
« Crétin », lança Sam.
« Pétasse », marmonna Dean.
« Des fois j’ai vraiment envie de me casser pour de bon », souffla Sam.
« Je te retrouverai et je t’amènerai à Bobby pour qu’il te botte le cul », marmonna Dean. « Maintenant, la ferme. »
Pendant quelques instants, le silence s’imposa. Puis Sam murmura à nouveau : « Je crois que papa aurait été content qu’on appelle Bobby. »
Dean grogna, partageant à moitié ce point de vue.
« Je veux dire, il ne peut pas remplacer papa, mais c’est cool d’avoir quelqu’un à qui parler. Papa ne nous laissait pas vraiment parler. Il était plutôt du genre ‘faites ce que je dis’. Pas que je lui en veuille pour ça, mais…aïe ! Dean c’était mon pied ! »
« Et je le tape encore si tu l’as ferme pas ! », menaça Dean en grognant.
« Les garçons ! », lançai-je de la salle de bain.
Et ils se turent. Après avoir pris ma douche, je revins dans la pièce sombre. Ils étaient profondément endormis. Dean avait sa tête enfoncée dans son oreiller, un bras pendant hors du lit et il respirait doucement. Sam dormait sur le côté, en serrant les couvertures contre lui.
Je n’entendis pas un autre son émaner d’eux le reste de la nuit.
FIN.
Posté le 23.01.2008 par fandefessees
J'ai posté le premier chapitre de Sabaaku à Poudlard sur mon autre blog comme tu me dis que tu n'arrives pas à y accéder. Si tu aimes bien fais le moi savoir.
Posté le 21.01.2008 par fandefessees
Je viens de poster ton histoire cadeau sur mon autre blog. J'espère qu'elle te plaira. :)
Posté le 20.01.2008 par fandefessees
Au cas où les fics de fessées avec Rogue t'intéresse, je les poste donc sur un nouveau blog:
http://lnlune.skyrock.com/